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Publié par YVAN BALCHOY

ADAMA TRAORE

ADAMA TRAORE

Le 19 juillet 2016, Adama Traoré décédait à la suite d'une interpellation musclée à Beaumont-sur-Oise. Les juges d'instruction chargés de l'enquête auraient clos les investigations depuis mi-décembre sans avoir prononcé de mise en examen.

Plus de deux ans après la mort d'Adama Traoré, ce jeune âgé de 24 ans au moment des faits, la lumière sur cette affaire n'a toujours pas été faite. L'AFP a appris ce mardi de sources concordantes, que les juges d'instructions parisiens en charge de l'enquête sur les conditions de sa mort aurait clos le dossier mi-décembre, sans que la mise en examen des possibles responsables ne soit ordonnée.

Le 19 juillet 2016 à Beaumont-sur-Oise, Bagui Traoré est recherché par le Peloton de surveillance et d'intervention de la Gendarmerie (PSIG) pour une affaire d'extorsion. Contre toute attente, c'est Adama, son frère qui prend la fuite. Interpellé une première fois par l'un des gendarmes, il réussit à prendre la fuite et se réfugie dans le domicile familial. Les gendarmes contraints de faire usage de la force pour l'arrêter, le maintiennent au sol au poids de leurs corps avant de le menotter et de l'emmener à la gendarmerie de Persan. Il fait un malaise dans le véhicule. Le décès est constaté quelques heures après.

Cette affaire déclenche une haine dans les quartiers, face à cette violence policière, non justifiée selon eux et face à l'absence d'assistance de la part des forces de l'ordre quand Adama s'est plaint de gênes respiratoires. En effet, il serait resté menotté jusqu'à l'arrivée des pompiers. S'en suivent plusieurs nuits de violences à Beaumont-sur-Oise, dans le quartier de Boyenval. Lors du placement en détention provisoire de deux des frères d'Adama, Bagui et Youssouf pour outrage et menaces sur personnes dépositaires de l'autorité publique, les violences repartent. Quelques jours plus tard, Yacouba, un autre de ses frères, a incendié un bus à Beaumont-sur-Oise lors de ces nuits de violences, fait pour lequel il a été condamné à trois ans de prison ferme.

La famille elle, souhaite que justice soit rendue à Adama et se mobilise au sein du Comité Justice pour Adama. Plusieurs marches vont être organisées en sa mémoire et pour que justice lui soit rendue. L'affaire prise en charge par le parquet de Pontoise n'avance guère. Une expertise médicale va venir plaider en octobre 2018 en faveur des gendarmes, en indiquant un état de santé préoccupant du suspect avant son interpellation. En effet, Adama souffrait d'une drépanocytose et d'une pathologie rare qui serait à l'origine de l'asphyxie qui aurait entraîné sa mort. La famille en colère, demande une contre-expertise, jugée irrecevable mi-février. Un nouveau rapport médical, réalisé à la demande de la famille a été transmis aux juges d'instruction ce lundi. Celui-ci vient contredire le précédent qui attribue le décès du jeune homme à son état de santé antérieur. Adama Traoré serait mort suite à un «syndrome asphyxique aiguë». Les médecins invitent à se poser la question de «l'asphyxie positionnelle ou mécanique», ce qui remet en cause les conditions de l'interpellation. Ils dénoncent également des «conclusions biaisées sur le plan intellectuel, voire de l'éthique médicale».Quant aux gendarmes, accusés d'avoir fait usage de la force non nécessaire au vu de la situation, ils ont été placés sous le statut de témoins assistés, ce qui induit qu'ils ne sont pas directement responsables.

» LIRE AUSSI - Adama Traoré: la famille dénonce le premier expert devant l'ordre des médecins

Ce mardi, les parties civiles craignent que l'enquête ne se close sur un non-lieu. Lundi, l'avocat de la famille Traoré, Me Yassine Bouzrou, a demandé que les trois gendarmes soient de nouveau entendus, dans l'espoir d'une possible mise en examen. Le parquet doit à présent prendre ses réquisitions avant que les juges ne rendent leur ordonnance finale.

 

 

 

www.lefigaro.fr/actualite-france/2019/03/12/01016-20190312ARTFIG00159-affaire-adama-traore-les-investigations-terminees-sans-aucune-mise-en-examen.php

 

Plusieurs années après les faits, ce qui n'est pas anodin mais fait partie d'une tactique bien étudiée pour faire oublier les affaires ennuyeuses pour les autorités, telle est cette affaire d'Adame Traore que des juges tentent de cloturer sans poursuites pour les policiers brutaux qui l'ont étouffé sous leur lâche triple poids.

Oh je sais bien qu'au départ de l'affaire, un médecin légal astucieux avait tenté d'attribuer à Adama une maladie très rare qui aurait convenu parfaitement pour disculpé les policiers.

Cela n'a pu jamais être prouvé et avec le temps passé, on imagine bien que certaines personnes se soient imaginé que l'opinion publique finirait par estimer qu'Adama Traore était mort par malchance et que l'affaire, sans procès à charge des responsable de cette mort atroce, allait se terminer par un "NON LIEU".

Heureusement des médecins, mandatés par la famille, contestent les affabulations des experts (?) au service de la police et réclament un vrai procès pour ce qui ressemble de plus en plus à une triste bavure.

Je ne sais quelle suite sera apportée à cette mini affaire Dreyfus (pensez-vous que si le jeune homme avait été fils d'un ministre, tout se serait passé de la même façon !)

Je ne suis pas trop optimiste car en France les responsables de la vérification d'une bavure  sont juge et partie de l'autorité publique.

Quelle différence de traitement entre un jeune arrêté en comparition immédiate et un policier qui ne sera réellement poursuivi qu'après des mois, s'il l'est, même si une vidéo non trafiquée prouve sa culpabilité. Selon la nature du coupable, le justice est bien différente et je ne compterais pas sur le Pouvoir ou le Ministère de la Justice, en dépit du dogme, pas toujours vérifié de la séparation des pouvoirs pour rappeler à la police et à la justice que l'uniforme n'est pas qu'un passe-droits pour commettre des méfaits mais une raison d'être à la hauteur des idéaux de la République : LIBERTE-EGALITE-FRATERNITE

Yvan Balchoy

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