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Publié par YVAN BALCHOY

La disparition de l'Humanité ne serait pas catastrophique. Elle serait bien plus que ça.

Comment comprendre le mouvement du printemps dernier dont les cheminots constituaient la locomotive ? Comment savoir l'étendue des protestations contre les lois Travail ? Comment appréhender les enjeux de la lutte des gilets jaunes ? Comment se positionner face au référendum sur le traité constitutionnel européen ? Tout cela, et tant de choses encore, je l'ai lu dans l'Huma. Pas dans la presse traditionnelle trop souvent aux ordres des décideurs, de manière directe ou indirecte. 
La lutte climatique peut-elle être traitée de manière correcte et sérieuse si à la page suivante se trouve une publicité pour Veolia ou Total ? L'Humanité est pour moi une lecture nécessaire. Je le lis autant par besoin que par plaisir.

L'Huma parle pour la classe des travailleurs. Les mots du quotidien fondé par Jaurès s'adressent à ceux-ci. Un orteil, une oreille, à la Fête de l'Huma suffit pour comprendre le monde dont parle le journal. C'est celui des travailleurs, des créateurs de richesses.

Lors d'une interview à Solidaire, François Ruffin déclarait : « Il n'y a que deux journaux marxistes en France : l'Humanité et Les Echos. » Je refuse un monde où le quotidien patronal serait le dernier à avoir une analyse de classe. Car la voix de la mienne disparaitrait des kiosques.

(Dessin de Fred Sochard)

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