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Publié par YVAN BALCHOY

Fallait-il que la société européenne soit bien rouillée et malade et les social démocraties européennes, bien décervelées et privées de réflexion de long terme, pour avoir abandonné l’outil commercial que constituait lors de la création du « marché commun » : « la préférence communautaire » et avoir laissé disparaître une grande partie de son armature industrielle dans les pays du Sud de l’Europe et préféré pratiquer des « politiques d’austérité » et rendre un culte au dogme de la «concurrence libre et parfaite» plutôt que de reconstruire une offre et de mener une politique de demande ciblée ?

Or les vrais problèmes de l'Europe sont bien autres :

- 1 ° - C'est d'abord, le vieillissement de ses populations entraînant un manque de projection et d'optimisme dans l'avenir. L'Allemagne, toujours citée comme modèle, ferait mieux de réfléchir a son faible taux de fécondité plutôt que de s'acharner a promouvoir un allongement toujours plus élevé de l'âge d'accès a la retraite des seniors de l'Europe toute entière !

- 2° - C'est ensuite, son décrochage en matière d'investissements, son décrochage alarmant en matière recherche développement et de capacité à générer suffisamment de grappes d'innovations techniques.Or ces questions majeures dépendent de l'adoption de nouveaux dispositifs universités/entreprises et dispositions favorables aux chercheurs et aux innovateurs sociaux.

- 3 °- Le troisième grand facteur freinant notre développement provient de la trop grande place donnée à un mode de gestion bureaucratico-technocratique et bancaire. 
- L'exemple de Bercy en France et de l'eurocrate de Bruxelles nous montrent ce qu'il ne faut surtout pas faire et l'urgence de réduire une suradministration bureaucratique qui se conjugue bien souvent avec la mal-administration, des gaspillages et un coût excessif du « haut de l’appareil d’Etat » qui n’inflige des « purges » qu’à sa base.

- 4° - plutôt que de mener unbe politique de rapprochement des protections sociales et d'égalisation des impôts sur les sociétés et les capitaux et sur les GAFAM et la taxe Tobin; les coalitions au pouvoir en Europe ont constamment menées des politiques d'abaissement des coûts salariaux, laissant sans vraie défense leurs Peuples à une Mondialisation aussi effrénée qu'inégalitaire.

A l'inverse, ce dont nous manquons terriblement c'est d'un véritable entrepreneuriat ayant une vraie aptitude à innover et à prendre de vais risques, pour partie, avec ses propres capitaux.Mais hélas, tout comme le haut clergé sous l'ancien Régime, ceux et celles, qui détiennent le monopole de proposer les réformes aux politiques ne le font qu'en s'exemptant eux-mêmes de la charge commune et en faisant peser le fardeau des changements sur le seul salariat et les seules couches moyennes.Il en résulte que le terme de «réforme» est devenu le plus grand «mot menteur» de la langue Française et l'impossibilité dans un tel contexte d'iniquité d'aboutir à une société de confiance et de transformation en commun.L'absence de vraies expertises contradictoires sur les choix constitue l'un des plus grands facteurs de blocage et de frein de notre société Française et européenne lesquelles vivent sous des gouvernements de conditionnements médiatiques et de quasi despotisme peu éclairé.

.Paul Arrighi ( Toulouse, le vendredi 08 02 2019)

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