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Publié par YVAN BALCHOY

Tony Busselen
5 h

ElLECTIONS EN RDC : la CENCO a pu observer 20% des bureaux de vote avec 40.000 observateurs payés par des contributions des gouvernements étasunien, Britannique et Belge + selon des sources chez l'UDPS, 40.000 smartphones envoyé par les financiers de Lamuka. Au moment que la CENI dit qu'ils n'ont encore pu compiler que 20% des votes, la CENCO raconte qu'ils savent déjà qui a gagné et que la CENI ferait mieux de donner le même nom que leur "gagnant".
Herman Cohen, lobbyiste pour le compte de Lamuka, et ancien diplomate étasunien, a le culot d'expliquer "la vraie signification de ce message de Cenco" sur son twitter :
" This is the church's subtle way of saying that Kabila's chosen heir, Ramazani Shadary, did not win."

En contraste avec toute cette arrogance et manoeuvres des forces néocoloniales, je vous mets l'analyse de Colette Braeckman dans Le Soir du 2 janvier, au moins elle écrit ce qu'elle entend et collecte d'informations sans compromis ou sans se soucier à qui cela plairait ou pas :

"À parcourir la ville, à écouter les informations qui viennent de l’intérieur du pays, un constat s’impose : des millions de Congolais ont voté pour le changement, mais ce vote s’est porté sur une opposition divisée, qui a échoué à proposer un candidat unique qui l’aurait sans doute emporté haut la main. Et surtout, ayant longtemps misé sur un nouveau report du scrutin, voire sur une « transition sans Kabila » ou un nouveau dialogue qui aurait remis tour le monde « autour de la table » sinon autour du gâteau, l’opposition a fini par être prise de court. Les moyens ont manqué, car les fonds de Moïse Katumbi, qui a largement soutenu Martin Fayulu ne sont pas inépuisables, pas plus que ceux de Jean-Pierre Bemba et les militants disponibles ont fait défaut également. Même si les observateurs étaient présents dans presque tous les bureaux de vote, les témoins des FCC, la coalition soutenant Shadary, étaient nettement plus nombreux et mieux pourvus, même sur le plan des indemnités journalières et des casse-croûte ! Or les PV produits par chaque bureau sont signés par les témoins des partis politiques qui doivent se mettre d’accord sur un comptage commun. En cas de contestation, seuls ces PV seront pris en compte et, avec un million de témoins à travers le pays, les FCC contrôlent sans aucun doute le processus de consolidation des votes. Quant aux observateurs, nationaux ou internationaux, s’ils sont nombreux et vigilants, ils n’ont cependant pas de force délibérative.

Autrement dit, même si elle a bénéficié du soutien d’un électorat acquis au changement, l’opposition s’est trouvée confrontée à la coalition de la majorité présidentielle organisée de longue date, avec l’efficacité d’une machine de guerre, présente sur tout le territoire. « Nous réalisons trop tard à quel point, comme le chat et la souris, nous avons peut-être été piégés, sans qu’il soit même nécessaire d’enfreindre la loi », murmure Frank, qui promet de retenir la leçon…

« Kinshasa, c’est un paquet de voix et la capitale a trouvé son leader (Fayulu) Mais elle ne représente pas tout le pays et les campagnes, que Shadary ratisse consciencieusement depuis des mois, pourraient réserver des surprises : cet homme, mieux que les politiciens de la ville, connaît la territoriale et il n’a rien laissé au hasard… »

voici encore une réponse de la CENI à toutes ces pressions et attaques à son indépendance : Corneille Nangaa : « arrêtez d’intimider la CENI »
https://zoom-eco.net/…/corneille-nangaa-arretez-dintimider…/

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