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Publié par YVAN BALCHOY

09-01-19- QUEL CONTRASTE ENTRE BERNARD TAPIE EN SOUTIEN DES GILETS JAUNES ET LE PREMIER MINISTRE PHILIPPE EN TRISTE PÈRE FOUETTARD

Gilets jaunes" : "Il ne faut pas que le mouvement se termine mal", affirme Bernard Tapie

 17h45, le 06 janvier 2019

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Bernard Tapie refuse de jouer un rôle dans le mouvement des "gilets jaunes". © AFP

Je n'aime pas ce résumé qui trahit plutôt qu'il ne résume le témoignage de Bernard Tapie hier sur LCI face au journaliste Pujadas.


 


 

 Contrairement à ce mauvais résumé plus haut , Bernard Tapie, vis à vis duquel mes sentiments ont bien évolué depuis ses avatars sportifs d'autrefois qui m'agaçaient jusqu'à sa lutte acharnée contre la maladie aujourd'hui s'est montré à la hauteur du drame que vit la France.

Je me rappelle sa lutte épique contre le Front National puis contre le parti républicain. Il n'est pas devenu maire de Marseille. Dommage sans doute quand on considère l'état actuel de l'administration de la ville.

Ses propos hier à propos des Gilets jaunes m'ont plu par leur optimisme mesuré mais réel. 

J'ai beaucoup aimé l'éloge que fit Bernard de son père, communiste déterminé et sincère dont il est fier en rappelant ce qui'était l'administration généreuse et souvent gratuite de ces cités où sport et culture étaient accessible à tous, ce qui pour le gouvernement libéralissime d'aujourd'hui apparaît comme une utopie dangereuse.

L'homme, c'est évident a muri sans perdre un once de sa vitalité combative qu'il a mis hier soir au service de ces gilets jaunes, méprisés, c'est évident, par un pouvoir arrogant et têtu.

Bernard Tapie m'a semblé, en dépit de sa lutte pour survivre apaisé et plus que jamais soucieux d'une France juste et sociale.

Il en reconnaît des prémices dans ce mouvement si divers et peu charpenté mais tellement prometteur.

Tout au long de son intervention, les autres chroniqueurs se sont tu, subjugué je crois par la sincérité et la force de ses propos.

Un instant, l'intervention de Tapie se mua en duel avec Pujadas, mais celui-ci, selon moi, mordit la poussière de son arrogance de l’establishment.



 

Un peu plus tard, l'intervention d'Edouard Philippe, sombre, comme une porte; j'ai envie de dire de ministère plutôt que de prison se centra uniquement sur les actes de violences inqualifiables du dernier samedi, se gardant bien d'esquisser l'ombre d'une critique sur cette autre violence, visible sur les réseaux sociaux, d'une police excédée, fatiguée certes mais qui à Toulon n'a pas été à la hauteur de sa mission.

Je ne critiquerai pas les mesures prévues contre la violence des casseurs plutôt que des gilets jaunes;  elle sont sans doute nécessaires mais le respect des manifestants déterminés à crier leur colère reste un "must".

Le premier Ministre, peut-être sur les instruction de Jupiter voulant se garder le bon rôle, n'a pas eu un mot pour reconnaître le juste du combat des Gilets jaunes.

Ce n'est pas que triste, c'est honteux et après le formidable témoignage de Bernard Tapie l'intervention du chef de gouvernement me semble lamentable.

Les Gilets jaunes méritaient mieux que ces invectives partiellement justifiées certes mais tellement partielles et partiales.

Yvan Balchoy

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