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Publié par YVAN BALCHOY

Cet article risque d' en irriter plus d'un, pourtant c'est un conviction assez ancrée en moi que ne puis l'esquiver devant vous.

A Strasbourg, c'est vrai cinq personnes atteintes parle français  islamiste Sherif ont été tuées et 11 blessées, ce qui qui fait de cet assassinat collectif  perpétré par un individu probablement seul et armé sommairement un acte gravissime.

Vous voyez bien que je n'utilise pas le mot terroriste,, utilisé à toutes les sauces par nos états dits démocratiques et nos Media.

Mais quand j'étais enfant, le premier usage de ce mot signifiant, je crois "qui donne ou crée la terreur", était utilisé par les occupants nazis de mon pays pour désigner les courageux maquisards qui les combattaient pour le libérer.

Je refuse donc un mot utilisé  chez nous officiellement pour déqualifier les résistants justes de Palestine luttant, y compris par la violence, contre les occupants criminels qui les abattent comme on ne le ferait plus pour des bêtes féroces. Au lei d'employer ce mot, utilisé, sincèrement (mais pas justement) de part et d'autre d'un conflit, je préférerais donner à chacun son vrai nom, assassin, colonialiste, islamistes, fasciste.

Je n'excuserai donc pas ce jeune français, issu de l'émigration, d'un crime odieux et gratuit. Mais en réduisant le nombre de morts à cinq, on voudrait, me semble-t-il, se venger de lui en lui niant sa qualité d'homme.

 En affirmant cela, je ne veux en rien diminuer sa responsabilité écrasante mais simplement rappeler qu'il était lui aussi un humain comme ses victimes et que sa mort, qui n'était pas la conclusion nécessaire, de son méfait, reste un acte dont je ne puis me réjouir.

Je sais bien, que nombre de mes concitoyens, dont beaucoup d'amis que je respecte profondément, probent un matérialisme général qui fait de la vie humaine  un phénomène passager, lié à un agglomérat provisoire de cellules utiles ou non, profitables ou non à la société.

Personnellement, je continue à croire que ce monde, qui n'a pas en lui sa raison d'être, a bien pour origine une intelligence supérieure, s'expliquant par elle-même, que presque tous les peuples de tous les continents ont appelés Dieu ou un nom de substitution.

J'ai chez moi un tableau peint par mon ami artiste Charles Hemand qu'il a intitulé "LE PROPHETE" qui résume l'essentiels l'anthropologie chrétienne.

Ce prophète représente un être humain , sorte de pont entre le ciel et la terre, aspiré littéralement par le ciel qui l;'appelle et lourdement collé par ses pieds à la terre dont il est aussi le fils.

Je ne suis pas croyant au sens de Voltaire, qui découvrant le monde comme une merveilleuse montre scientifique ne pouvait le comprendre sans un Horloger à la base de sa conception

Cet être suprême peut bien ETRE, rien ne dit qu'il s'intéresse à ses créatures. Il me laisse donc froid  même si j'admire son oeuvre.

Je me suis interessé à Celui d'où dérive tout ce qui existe matériellement et vitalement grâce à  la personne de celui que j'aime appeler L'HOMME DE NAZARETH, Jésus qui nous a parlé de Celui qu'il appelle son Père en nous affirmant que cette filiation qui est la sienne peut-être un peu la notre si nous l'acceptons.

L'homme a mes yeux a donc deux dimensions essentielles, une horizontale qui le lie par l'évolution à tous les êtres vivants ou non de l'univers et devrait être la base de ce que nous appelons ECOLOGIE mais aussi tout autant une dimension verticale qui le relie à la source de tout ce qui existe par LUI et grâce à Lui. (je pense que cette dimension verticale concerne toute la "CREATION"

Tout être de l'univers et particulièrement l'homme aussi est et reste, comme la Genèse l'a procclamé, l'image de Dieu et même si par notre liberté qui, si conditionnée qu'elle soit, reste pourtant vraie nous pouvons tenter de détruire cette image de Dieu, nous ne pourrons jamais y parvenir totalement.

Shérif, ce garçon, avant vécu peut-être dans un environnement d'injustices et de pauvreté qui l'a révolté dès ses dix ans, réaction que je peux  comprendre mais non justifier a choisi de lutter contre cette société qui peut-être lui paraissait hostile à son épanouissement.

Certes l'exemple de milliers de millions d'autres êtres humains ayant connu telle situation  prouve que  la violence dans laquelle s'est complu le jeune homme est loin d'être la conclusion unique de cette difficile condition humaine.

A Strasbourg, Shérif, séduit peut-être par un Islam imaginaire, furieux d'une action de police qui le menaçait, a décidé peut-être d'en finir avec cette chienne de vie mais aussi d’emmener avec lui des femmes et des hommes choisis au hasard en les abattant sans raison. crime abominable bien sûr !

Mais aucun acte, si noir soit-il, ne peut priver l'homme de cette dimension verticale qui le relie à l'Origine de toute vie, dont il porte en lui, malgré ses exactions, l'image ineffaçable.

Shérif est mort en crimine !

 Je regrette cette idéologie rampante quai peu à peu, tente de rétablir subrepticement cette peine de mort, heureusement abolie en France   par un homme qui avait pourtant par son histoire toute raison de se raidir devant le mal ontologique de l'homme qui doit être puni certes et très fermement parfois mais en faisant de cette peine une ouverture si petite soit-elle d'une rédemption possible.

En tuant, presque d'office, tout "terroriste, même parfois armé d'un seul couteau face à dix policiers armés jusqu'aux dents les autorités, à mon avis, revisitent l’histoire à contre sens en nous ramenant aux terreurs de jadis.

Quand on peut blesser un criminel sans le tuer ni surtout risque d'être tué ou de laisser un innocent être tué, on respecte l’humanité.

Je ne suis pas sûr que c'est aujourd'hui la praxis  dominante policière et c'est dommage.

Dans le cas de Shérif, il semble bien qu'on est pas du tout dans ce cas, il voulait sans doute la mort en la faisant payer le plus cher possible.

Difficile donc pour les policiers d'agir autrement.

Mais le cadavre du jeune homme, abattu comme on dit, par sa mort même, n'aurait plus du être un objet de terreur mais un homme à l’humanité abîmée certes par lui-même mais restant malgré tout  image de Dieu flétrie peut-être mais toujours clignotant, une victime donc d'elle-même ou peut-être  aussi d'une société injuste sous certains aspect mais aussi juste sous tant d'autres.

Tout homme mort mérite, malgré ses actes parfois, un respect fondamental. C'est toujours un être humain, donc notre frère même coupable.

Ne l'oublions pas !

Yvan Balchoy

"LE PROPHETE" DE CHARLES HERMAND

"LE PROPHETE" DE CHARLES HERMAND

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