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Publié par YVAN BALCHOY

 

 

Le billet de Colette Mercier

 

Plusieurs images et vidéos sont visibles sur internet et sur les pages Face Book des gilets jaunes qui montrent la violence extrême, disproportionnée et totalement injustifiée de la répression ; notamment de la part des CRS et de la police nationale.

 

 

Une violence policière inouïe

 

Ainsi on a pu voir des personnes âgées rudement tabassées alors qu’elles levaient les bras en l’air, jetées au sol et très violemment bastonnée de concert par plusieurs membres de forces de l’ordre. Particulièrement choquante, l’image d’un commandant de police brutalisant à coups de matraque une frêle jeune femme alors que plusieurs de ses hommes la maintenaient au sol. On a également pu voir des tirs tendus de flashball à quelques mètres en pleine face et des tirs de grenades GLI-F4 potentiellement létales car contenant 25 grammes de TNT. C’est une de ces grenades qui a tué le malheureux Rémi FRAYSSE à SIVENS.

Malgré la censure et malgré leur effacement par Facebook et par YouTube, chacun peut voir les très nombreuses vidéos faisant état de ces violences gravissimes. Malgré l’occultation de ces faits par les médias main-stream, ils n’ont pas pu être dissimulés. Il est trop tard, tout le monde sait, tout le monde a vu, la parole se libère, partout les gens filment les exactions policières en direct.

Par ailleurs, la rumeur court -et une vidéo semble le montrer-, d’un tir à balle réelle qui aurait fait s’effondrer un manifestant isolé ce samedi à PARIS. En fin de séquence, on voit des membres des forces de l’ordre accourir immédiatement pour extraire le corps 

https://liguedumidi.com/entetement-du-pouvoir-violences-policieres-le-cap-de-tous-les-dangers/

 

 

Face aux Gilets jaunes, l’escalade des violences policières

5 décembre 2018 Pierre Isnard-Dupuy (Reporterre) 

      

Face aux Gilets jaunes, l'escalade des violences policières

Face aux manifestations des Gilets jaunes, les forces de l’ordre, équipées d’armes dangereuses, ont causé de graves mutilations, un manifestant dans le coma et la mort d’une octogénaire.

  • Marseille (Bouches-du-Rhône), correspondance

Samedi 1er décembre, la France a connu un épisode d’émeute inédit depuis les émeutes des quartiers populaires en 2005. Le mouvement des Gilets jaunes descendait une nouvelle fois dans la rue pour montrer sa colère : bataille autour de la place de l’Étoile à Paris, préfecture incendiée au Puy-en-Velay (Haute-Loire), ou encore gendarmes chargés au Pouzin (Ardèche)… Les actes d’une partie des manifestants ont été l’expression violente d’une rare colère. De Paris à Toulouse, en passant par Marseille, des barricades enflammées ont été érigées, des vitrines et des véhicules ont été vandalisées. « Je n’accepterai jamais la violence », a déclaré Emmanuel Macron depuis le G20, à Buenos Aires, en Argentine. Auditionné par la commission des lois de l’Assemblée nationale lundi, Chrisophe Castaner, le ministre de l’Intérieur, a qualifié les actes des manifestants violents « d’extrêmement graves, d’indignes et de honteux ». Il a loué sans nuance « le courage et l’abnégation » des forces de l’ordre.

Elles se sont pourtant rendues responsables d’actions, contraire à la déontologie et à l’origine de graves blessées et d’un décès.

Trois mains arrachées depuis le 17 novembre

Les manifestants ont subi un déluge de munitions sans précédent. Rien qu’à Paris, les CRS ont tiré 10.000 grenades de tous types, dont près de 8.000 lacrymogènes et 800 grenades de désencerclement. Ils ont tellement tiré que certaines unités se sont retrouvées en « rupture de stock ». Ces chiffres ne comptabilisent pas les moyens employés de leur côté par les gendarmes mobiles déployés à Paris. À titre de comparaison, les gendarmes avaient fait l’usage de 11.000 projectiles en 10 jours d’opération sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes ce printemps.

Le 1er décembre à Paris, les CRS ont aussi lancé 339 grenades explosives du très controversé modèle GLI-F4. Il est à l’origine de graves blessures et amputations. Depuis le déclenchement du mouvement des Gilets jaunes, un fonctionnaire du GIPN (Groupe d’intervention de la police nationale) a perdu une main à La Réunion le 21 novembre, et deux manifestants ont dus pareillement être amputés à Paris le 24 novembre et à Tours le 1er décembre. La GLI-F4 contient 25 grammes de TNT. Sa dangerosité est connue. Au printemps, à Notre-Dame-des-Landes, elle avait arraché la main d’un étudiant et a par ailleurs causé des blessures irréversibles.

 


 

La France est le seul pays d’Europe à utiliser ce genre de grenade offensive contre sa propre population. Un modèle proche de la GLI-F4 a tué Rémi Fraisse sur la Zad de Sivens en 2014 et le militant antinucléaire Vital Michalon en 1977. La grenade qui a tué Rémi Fraisse a été interdite. Le type GLI-F4 ne sera pas recommandé une fois le stock épuisé, a promis le ministère de l’Intérieur en juin 2018. Mais, pour l’instant, il épuise les stocks.

Un jeune homme dans le coma à Toulouse

Le lanceur de balle de défense (LBD), autrefois appelé Flash-Ball, est l’autre arme très dangereuse dans l’arsenal des forces de l’ordre. Ses balles de caoutchouc de 40 mm causent de graves blessures. Le 24 novembre, Patrick, 59 ans, était venu de l’Essonne manifester pour la première fois de sa vie. Il a reçu un projectile qui pourrait être une balle de LBD et qui lui a fait perdre son œil gauche. Le 1er décembre, à Bordeaux, un manifestant sexagénaire, Guy Bernier, s’est fait arracher la joue par un tir de LBD. Ce même samedi, une jeune homme de 28 ans est resté sur le carreau à Toulouse : Benoit a reçu un tir de LBD dans le crâne. Il souffre de multiples fractures au visage et au crâne. À l’hôpital, il a été plongé dans le coma. Ses jours sont menacés.

Guy Bernier, gilet jaune blessé à Bordeaux samedi 1er décembre par un tir de lanceur de balle de défense (Flash-Ball).
Un jeune homme passé à tabac à Paris

En matière de violences policières, une vidéo tournée dans le huitième arrondissement de Paris agite la toile depuis ce week-end. On y voit huit policiers en tenue anti-émeute s’acharner à coups de matraques et de pieds sur un jeune tout seul et au sol. « Fils de pute », l’insultent-ils copieusement.

https://reporterre.net/Face-aux-Gilets-jaunes-l-escalade-des-violences-policieres

 

Devant le matraquage, par exemple sur LCI, et je ne pense pas que c'est un cas unique, de l'attitude inqualifiable de quelques voyous, peut-être pas gilets jaunes, contre trois policiers motocyclistes, on ne peut penser à une manoeuvre venue d'en haut pour déconsidérer les gilets jaunes auprès de la population française.

Ce qui n'est pas juste, c'est que d'autres violences aussi scandaleuses ont touché des gilets jaunes à partir de forces de l'ordre. Il faut les montrer aussi et surtout les condamner Messieurs les journalistes de LCI et d'ailleurs d eleur parti-prix qui n'est pas juste.

Yvan Balchoy

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