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Publié par YVAN BALCHOY

BRUITS DE BOTTES AUX UNIVERSITES DU BRESIL

BRUITS DE BOTTES AUX UNIVERSITES DU BRESIL

À trois jours du second tour, la presse progressiste du Brésil, et d’autres titres dont le journal de la droite libérale Folha de Sao Paulo, rapportent que trente universités fédérales -publiques- dans tout le pays, ont fait l’objet d’actions répressives menées par la police militaire, et fédérale, les juges du Tribunal supérieur électoral, et ce en violation totale de l’autonomie des Universités, stipulée par la Constitution. -5/10/1988-. Ces médias signalent que ces actions se sont déroulées dans des universités du nordeste, du nord, du centre-ouest, du sud -est du Brésil.

 

A cet effet, comment ne pas lire ces actions répressives à la lumière de la publication du décret numéro 9527 du 16 octobre 2018, signé conjointement par le président usurpateur Temer et le général Etchegoyen, qui met en place à compter du 26 octobre, soit deux jours avant le second tour, une puissante structure d’information dédiée à la « lutte contre les organisations criminelles auxquelles est confrontée l’État brésilien », sans que soient fournies des précisions sur la signification  et la portée de ces termes.

Un mot sur cet homme de l’ombre, nostalgique de la dictature, et membre de l’armée depuis 1971. Totalement inféodé au puissant lobby sioniste du Brésil, il est le fils d’un général qui fut un zélé serviteur de la dictature militaire, dont la Commission Vérité a établi l’implication dans les actes de torture.

J’ouvre une parenthèse sur cette pratique monstrueuse pour noter que le « spécialiste » des questions internationales sur CNews, Harold Hyman, interrogé ce jeudi 25 octobre sur la situation au Brésil par Yves Calvi, dans l’émission L’Actu. L’Info Du vrai de CNews, a admis l’existence de la torture sous la dictature militaire : « oui il y a eu de la torture », pour très vite nuancer : « …mais pas de manière excessive ». À ces propos tout simplement ignobles, une question : combien de torturés vous faudra-t-il, Monsieur le spécialiste, pour juger que la torture « a été excessive » ? Fermons cette parenthèse.

Le général, fils du général Etchegoyen, s’est naturellement élevé contre l’implication, documentée par la Commission Vérité, de son père, et réaffirmé à de multiples occasions sa fierté et sa reconnaissance filiales. Sa signature conjointe, plus qu’étrange, du décret présidentiel, doit bien évidemment à sa nomination par Temer au lendemain du golpe parlementaire, en tant que ministre en chef du Cabinet de Sécurité Institutionnelle, – Gabinete de Segurança Institucional- à la présidence de la république, ce qui ne s’était jamais vu depuis la « fin » de la dictature.  En vérité, cette structure est l’exacte réplique du sinistre Service National des Informations-SNI- créé en juin 1964 par la dictature militaire, et spécialisé dans la répression, l’arrestation et la disparition des opposants. Les forces progressistes considèrent que ce personnage est un membre caché de l’équipe de coordination électorale de Bolsonaro. Sa nomination par Temer, lors du golpe néo-libéral-fascisant comme nous l’avions écrit en mai 2016 préfigurait le scénario que vit aujourd‘hui le Brésil-ibidem-, et en fait l’homme fort du golpe anti Dilma Rousseff.

 

 

Vous pourrez lire l'intégralité de cette article publié sur Investig'action de Michel Collon sur le site Investig'action

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