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Publié par YVAN BALCHOY

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A propos de l'élection du futur procureur de Paris,  la presse s'interroge :

Les trois candidats favoris…

Début juillet, trois candidats à sa succession, sur une dizaine, ont été reçus par la ministre de la Justice Nicole Belloubet : Maryvonne Caillibotte, avocate générale à Paris, Marie-Suzanne Le Quéau, procureure générale de Douai et Marc Cimamonti, procureur de Lyon. Ce dernier était, de sources concordantes, le candidat favori de Nicole Belloubet.

 

Selon Le Monde, le premier ministre Édouard Philippe a à son tour reçu ces trois hauts magistrats en juillet, "dans une forme inédite d’examen oral".

… déboutés par Macron ?

Le décret de nomination était attendu fin août, puis mi-septembre. Puis lundi, la chancellerie a lancé un nouvel appel à candidature pour la succession de François Molins, prenant par surprise le monde de la magistrature.

Le même jour, le ministère proposait Marc Cimamonti au poste de procureur général de Versailles, auquel il était candidat, même si le prestigieux parquet de Paris était, selon une source proche, son premier choix.

Pourquoi ce nouvel appel à candidature ? Selon le Canard enchaîné publié ce mercredi, Emmanuel Macron a "biffé les noms des trois candidats au poste de procureur de Paris, poste stratégique s’il en est".

https://www.sudouest.fr/2018/09/26/l-elysee-accuse-d-intervention-dans-le-choix-du-procureur-de-paris-5425844-4697.php

De nombreuses nominations de procureurs, à commencer, par celui de Paris et selon de nombreuses sources sérieuses, le seigneur Macron entend censurer à grosses ratures ce que la Magistrature lui présente peut-être pour qu'à la fin ne reste plus que son candidat malléable et surtout capable de négocier les dosssiers potentiellement sensibles pour le Maître, comme par exemple l'affaire Benlalia dont le jugement est plein de risques pour l'Elysée.

Le mouvement en marche a mis plein de bâtons dans les roues à la commission du Sénat (après avoir torpillé grâce à la Présidente appartenant bien entendu au même mouvement à la Chambre) au nom de la séparation des pouvoirs mais le Président est bien moins soucieux de respect de cette séparation quand il s'agit du pouvoir judiciaire.

C'est là une décision dangereuse pour la France mais aussi, n'en doutons pas, pour lui pris les mains dans le bocal de confiture d'une façon qui pourrait un jour  invalider sa fonction pour faute grave ?

Si l'on n'y prend garde, pour préserver ses intérêts ou ceux de ses copains politiques, le Président, ne va-t-il pas peu à peu transformer le haut de la justice française (puis le bas bien sûr) en une chapelle à sa dévotions pour lui éviter des affaires fâcheuses comme l'affaire Benlalla.

A surveiller attentivement car manifestement le Président outrepasse ici ses fonctions.

 

Je voudrais rappeler ici comment deux faits divers judiciaires, ayant quelques similitudes, se sont déroulées contradictoirement d'une façon qui au minimum fait réfléchir.

Tarik Ramadan est en prison depuis pas mal de temps , en dépit, d'un état de santé douteux pour des raisons sérieuses que je n'entends pas à nier ici.

Mais en même temps, le Maire ou l'ex-maire de Tourcoing, ancienne personnalité à la pointe de la droite la plus réactionnaire et ayant, comme le Ministre des Finances,a  compris que l'opportunité d'avoir un maroquin ministériel valait bien une courbette devant Macron.

Mais voilà deux femmes n'ayant rien à voir se sont plaintes devant la justice affirmant à tort ou à raison concernant Mr Darmanin, ayant, qu'elles avaient accepté de coucher avec lui moyennant une promesse d'intervenir en leur faveur pour je ne sais quel avantage social peut-être.

Le Ministre ne nie pas avoir passé une nuit avec ces jeunes femmes mais bien entendu réfute toutes conditions possibles à ce "cadeau" sexuel. C'est vrai qu'il est plutôt bel homme et donc normal que la justice scrute bien  les deux plaignantes pour voir si elles ont dit vrai.

Mais voilà, la justice, sans aucune pression  au moins officiellement a estimé bien vite qu'il n'y avait pas là de quoi fouetter une chat et a renvoyé les deux plaignantes.

J'entends ce matin qu'à propos d'une des affaires qui le maintient depuis des mois en prison pour viol; les dénégations de monsieur Ramadan, à la lumière de  SMS échangés avec son accusatrice, semblent prouver qu'une fois au moins le relation entre eux a été consentie. Les Magistrats à la lumière d'autres SMS présument, un peu vite peut-être, q'une autre relation n'a pas été entièrement consentie. Heureusement que ce raisonnement n'est pas étendu à toutes les relations sexuelles car en ce cas  serait temps de construire des dizaines de prisons.

Je pense que si Tarik Ramadan n'était pas soupçonné d'Islamisme, il ne serait peut-être pas laissé  si longtemps en prison avant son procès tandis que les femmes évoquées à propos d'un ministre du gouvernement actuel méritaient peut-être un examen plus attentif de leur cas par la justice. En fait ce Ministre, c'est sûr n'était pas musulman et de plus  a semblé aux autorités  très utile au développement économique de la France;

C'est à la justice de déterminer objectivement si  Tarik Ramadan est un violeur oui ou non  et si, par ailleurs,  Monsieur Darmanin, Ministre apprécié des jolies femmes, ce qui évidemment n'est pas un délit, a abusé ou non de son charme. Je ne réclame pas son emprisonnement car la mise en détention avant un jugement devrait rester l'exception.

Mais la comparaison des deux affaires me persuade encore plus que la séparation des pouvoirs entre l'exécutif, c'est à dire Monsieur Macron ou ses amis, et la justice est plus nécessaire que jamais et j'espère que la presse jouera son rôle nécessaire en surveillant attentivement des nominations qui risquent d'être partisanes du fait d'un Président qui confond peut-être  ses intérêts et ceux de la France.

Yvan Balchoy

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