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Publié par YVAN BALCHOY

Sur le télépro de cette semaine, présentation du documentaire sur Arte du 31 juillet 2018

HITLER-STALINE, LA DIAGONALE DE LA HAINE

"L'un pense en terme de races, l'autre en termes de classes. Ils ont en commun leur antisémitisme.

Tous deux sont animés par une forme de paranoiaé.

Ce ddocumentaire met en parallèle ,les trajectoires d'Hitler et de Staline, deux dictateurs qui ne se sont jamais rencontrés."

 

J'ai trouvé sur le BLOG la réponse adapté à ce pamphlet anticommuniste dans le style outrancier - le mot est faible- du pseudo-historien Stéphane Courtois qui trône à France Culture.

Ce n'est pas la première fois, qu'ARTE, reflétant en la matière l'impérialisme teinté d'anti-russisme  de l'Union Européennne qui semble sombrer peu à peu dans plusieurs de ses états dans une forme de racisme bêtement ordinaire.

STALINGRAD LIBEREE - L'HORREUR D'AUSWICHZ
STALINGRAD LIBEREE - L'HORREUR D'AUSWICHZ

STALINGRAD LIBEREE - L'HORREUR D'AUSWICHZ

Arte diffusait mercredi soir, 8 avril,  un téléfilm* retraçant les rapports entre  Hitler et Staline, au regard de la guerre engagée par l’Allemagne nazie contre  l’Union soviétique,  du 22 juin 1941 au 9 mai 1945.
Le parti pris du réalisateur de focaliser le conflit sur la personnalité des dirigeants des deux Etats n’est pas neutre : le but recherché est d’établir une similitude entre « deux dictateurs » - et les deux régimes -  rendus également dangereux, horribles et méprisables. Il s’agit, par cette équation, d’illustrer la thèse des « deux totalitarismes » du XXème siècle, qui prévaut dans l’historiographie officielle, enseignée dans les établissements scolaires de l’Union européenne.

Pour atteindre cet objectif, l’auteur du téléfilm a recours aux mensonges par omission, aux raccourcis systématiques, à une personnalisation abusive des évènements , avec une mise en scène inspirée de la dramaturgie wagnérienne pour peser, à travers l’image, sur la perception biseautée des faits.

 

Bien entendu, nous avons droit, en permanence à un flash-back historique. Le film s’attarde sur l’évocation du pacte de non-agression signé par l’Allemagne et l’URSS le 23 août 1939 et sur les rencontres diplomatiques entre Berlin et Moscou. L’objet est de montrer la « connivence » et la « traîtrise » des Soviétiques, accusés de collusion avec Hitler.

Mais aucune image, aucun commentaire, n’essaie de rappeler les évènements antérieurs : les Accords de Munich signés le 28 septembre 1938 par les représentants de la France, Edouard Daladier, président du Conseil et Sir Neville Chamberlain, Premier ministre de Grande-Bretagne, en présence de Mussolini, le dictateur italien....
Moscou, mis à l’écart,  se trouvait ainsi isolé à l’Est.

Pas d’allusion non plus, dans le téléfilm, au rapprochement antérieur entre la France et l’Allemagne, acté par la visite d’Etat du ministre nazi des Affaires Etrangères, Joachim von Ribbentrop, à Paris le 6 décembre 1938; ni, à cette occasion, la promesse faite au représentant d’Hitler de « mettre les communistes français à la raison ». Promesse concrétisée début 39, avec les restrictions imposées au droit de manifestation, par l’ouverture de camps de concentrations en Lozère, en févier, où vont s’entasser les réfugiés antinazis, et, plus largement, venus d’Europe centrale, nommés alors « les indésirables » Et cela, rappelons-le,  huit mois avant le fameux pacte de non-agression…

 

En fait, Staline a conscience d’être joué par ceux-ci : s’il y a conflit, l’URSS risque fort d’être isolée et victime d’une agression allemande, sans soutien de la France et de la Grande- Bretagne.

Leur passivité à l’Ouest, durant la campagne militaire allemande en septembre 1939, donne raison à la prudence soviétique. Moscou vise donc à gagner du temps et à retarder le danger d’une attaque de Berlin. Aussi, Staline signera le traité de non-agression avec l’Allemagne le 23 août. Il obtient ainsi un  délai pour préparer militairement son  pays au conflit, qu’il juge inéluctable. Mais il est abusé par la force supposée de l'armée  française, dont il escomptait, une résistance efficace et longue, le temps que l’Armée rouge soit prête.

La défaite française en cinq semaines, au printemps 40,  surprend Staline. Il n’est pas le seul dans ce cas...

Aussi, l’Union soviétique va contraindre l’Allemagne à accepter l’été suivant de repousser ses frontières le plus possible à l’ouest, en récupérant  les territoires de l’empire russe, baltes, polonais et moldaves, enlevés par les traités dictés  par les Occidentaux après la Révolution d’Octobre.

Les fulgurantes victoires hitlériennes en Pologne et en France, ont réduit le temps nécessaire à l’Armée rouge pour se préparer à un assaut prévu par l'URSS, un an plus tard.

Le 22 juin 1941, les troupes hitlériennes, aidées de forces roumaines, hongroises et finlandaises, franchissent les frontières de l’Union soviétique.

C’est la relation honnête de tous ces évènements qui font, volontairement, défaut au téléfilm.

Les caractères personnels de Staline et d’Hitler, sur lesquels il est essentiellement basé, brouillent la compréhension des évènements historiques. C’est d’ailleurs le but de cette œuvre, par ailleurs, mal faite, avec des erreurs factuelles (Le maréchal Joukov n’était pas, en 1941, l’interlocuteur militaire de Staline, celui-ci l’ayant nommé ultérieurement au commandement suprême, le nom du ministre de la Défense en juin 41, Vorochilov, n’est pas mentionné...).

Par contre, la levée en masse du peuple moscovite pour défendre Moscou et le régime, en novembre 41, la popularité de Staline, telle qu’elle apparaît à sa mort, démentent les assertions répétées d’une opposition farouche entre le peuple de l'Union soviétique et ses dirigeants.

Le téléfilm n’aborde pas les conditions de l’accession de Hitler au pouvoir et des soutiens sans faille du grand patronat allemand au parti Nazi et à son chef, depuis 1930 jusqu’à 1945.

 

 

Sans les victoires de Moscou, de Stalingrad et de Koursk, les Alliés n’auraient jamais pu débarquer en Normandie, le 6 juin 44.

* Téléfilm  « Hitler-Staline » La diagonale de la haine.

d’Ullrich Kasten (Allemagne 2008)

 

Pour lire l'article intégrale, cf. l'adresse suivante :

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-30067860.html

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