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Publié par YVAN BALCHOY

19-08-18- LE DIRIGEANT DE LA POSTE NATIONALE CONTINUE A  SABOTER SA MISSION. LICENCIONS-LE POUR FAUTE SOCIALE GRAVE
19-08-18- LE DIRIGEANT DE LA POSTE NATIONALE CONTINUE A  SABOTER SA MISSION. LICENCIONS-LE POUR FAUTE SOCIALE GRAVE

Le CEO deBPOSTt, Koen Van Gerven, estime dans le Soir que « nous sommes arrivés au bout de notre modèle ». Et d’annoncer notamment la fin des tournées quotidiennes. En clair, il s’agit pour lui d’encore augmenter les profits. Pour le PTB, au contraire, une poste publique qui tourne selon les besoins de gens et le respect des travailleurs est nécessaire.

Mais de quel modèle parle-t-il exactement ?

Koen Van Gerven reconnaît lui-même que les chiffres de bpost sont bons, avec 400 millions de de bénéfices opérationnels prévus cette année. « Nous sommes devenus une entreprise très efficace et très rentable », avoue-t-il.

Mais voilà, pour Van Gerven, ce n’est pas suffisant. Dans sa logique, bpost ne doit pas seulement être en bénéfices. Elle doit rivaliser avec les géants de la distribution comme Amazon ou eBay. Et pour cela, il faut être beaucoup plus concurrentiel, peu importe les conséquences sur les travailleurs ou les usagers.

Or, Van Gerven a épuisé ses cartouches traditionnelles pour augmenter le profit chez bpost. Diminuer les salaires ? Ceux-ci sont déjà tellement bas que l’entreprise ne trouve plus suffisamment de travailleurs. Licencier ? En 15 ans, 14 000 emplois ont déjà été supprimés. Augmenter le prix du timbre ? bpost l’a tellement fait que l’IBPT (Institut belge des services postaux et des télécommunications) refuse d’aller plus loin. Investir dans de nouveaux secteurs ? On se souvient de l’expérience malheureuse du rachat de Radial aux USA pour 820 millions, qui a fait chuter la valeur de bpost en bourse de moitié…

À l’assaut du service universel

Koen Van Gerven a donc décidé de s’attaquer à nouveau morceau : le service universel. Le service universel, c'est ce qu'il reste de l'héritage de notre poste publique. C'est l'obligation pour bpost de garantir un service de qualité et abordable sur tout le territoire, et notamment la distribution quotidienne du courrier. S’il fait sauter ce verrou, Van Gerven sait que rien ne pourra plus l’arrêter pour faire de bpost une sorte d’Amazon bis.

Sans obligation de service universel, il pourra moduler les tournées comme bon lui semble pour que chaque geste du facteur soit rentabilisé au maximum. Et tant pis si les gens doivent attendre pour leur courrier. Et tant pis si cela augmente encore la charge de travail des postiers. Et tant pis si, à terme, certaines zones ne sont plus desservies, ou si les prix varient en fonction de la distance parcourue. Le seul souci de Van Gerven, c’est le profit.

Derrière la question des tournées quotidiennes se joue donc quelque chose de très grave. Cette mesure, si elle passe, risque d'être le cheval de Troie pour briser tout ce qu’il reste de notre poste public.

Pour une poste d’avenir : publique et au service des gens

Le PTB, au contraire, a une tout autre vision de ce que devrait être notre service postal. Nous refusons la logique du profit comme seul guide pour développer l’entreprise. Notre point de départ, c’est les besoins des gens et le respect des travailleurs.

  • Nous voulons une poste avec de vrais facteurs de quartier, qui connaîtraient les habitants et auraient du temps pour faire convenablement leur travail, pour rendre un petit service, comme c’était le cas avant.
  • Une poste accessible, avec du personnel en suffisance, qui offrirait dans chaque commune des services de qualité pour le courrier, les colis, la banque.
  • Une poste où l’on irait de l’avant, avec plus de bureaux, plus de boîtes aux lettres, et, pourquoi pas, des nouveautés comme un compte e-mail gratuit pour chaque citoyen ou un service de livraison des objets perdus.
  • Une poste dont la continuité du service serait garantie par l’État, pour la protéger des diktats du monde financier.

Bref, une vraie poste publique, au service des gens et non du profit.

 
 
 
 

Réflexion d'Yvan Balchoy

J'ajouterai à ce texte éloquent lamentable que la plupart des heures de levées du courrier ont été avancées à 13 H

Ainsi à Mouscron, même dans la boîte qui se situe au seuil de la poste la levée est indiquée à 13 H. Il n'y a plus apparemment  que dans le bureau de poste lui-même qu'elle est possible jusque 17H,  heure bien entendu de fermeture de la poste.

Monsieur  Van Gerven se plaint  de la baisse du C.A. de la poste. Bien sûr, Internet joue un rôle dans cette évolution mais la politique bornée d'un ministre qui, je pense, n'a sans doute pas pensé à adapter ses revenus à l'évolution de la Poste, ajoute à la crise informatique des mesures stupides comme cette levée unique souvent le matin et à présent un courrier distribué tous les deux ou trois jours (bientôt sans doute une fois par semaine ?) avant d'obliger peut-être les citoyens à aller chercher leur courrier à la poste.

Je ne sais à quel parti le responsable national de la poste appartient peut-être,  mais je me demande depuis quand un responsable d'une autre région, a eu cette responsabilité et j'ose espérer que dans le sud du pays on pourrait  une autre mentalité que le libéralisme capitalistique le plus obtus qui semble être l' alpha et l’oméga de nos dirigeants postaux depuis pas mal de temps.

Mettons enfin à la tête de la poste, non un banquier avide comme la plupart  de ses semblables mais un homme sensible au bien public et social ce qui tout différent.

Monsieur Van Gerven démissionnez de la poste à laquelle vous faites tant de mal, devenez si vous voulez, si vous pouvez un administrateur d'une vraie banque ce que ne devait pas devenir la POSTE, vous ne perdrez rien financièrement mais vous ne ferez plus de tort au peuple belge. (qui ne se résume pas aux citoyens les plus fortunés)

Yvan Balchoy

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