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Publié par YVAN BALCHOY

27-04-18 - LA FEMME AU TABLEAU - FILM DE SIMON CURTIS

En ces temps où l'antisémitisme hélas est encore d'actualité dans nos mémoires et surtout sur nos médias souvent contradictoires, ce film "la Femme au tableau" rappelle le vol en Autriche des biens de juifs au temps du nazisme.

Une femme, dont la famille a été décimée, et vit aux États-Unis se décide à faire un procès à l’Autriche qui dans son musée "Belvédère" expose un tableau  de Klimt intitulé "Les femme en or" représentant effectivement sa tante et arraché par les nazis aux murs de sa maison Viennoise.

Le film rappelle avec justesse que c'est bien à tort, que les Autrichiens se présentent souvent, comme les victimes du Nazisme, alors que les actualités démontrent avec évidence l'enthousiasme de la population lors de l'arrivée d'Hitler à Wien.

Entre temps de tableau, dont on a soigneusement caché l'origine juive, est devenu un peu, le film le rappelle plusieurs fois,un peu comme la "Joconde" de l'Autriche et ce pays s’oppose juridiquement à sa restitution à sa famille d'origine.

Un testament, contesté par la tante en question le destine effectivement au Musée Belvédère mais c'était son mari, assassiné par les nazis, qui en était le légitime propriétaire.

Devant l'impossibilité d'obtenir justice en Autriche, la plaignante, à l'occasion d'une exposition de ce tableau aux USA, porte plainte devant le justice américaine. Mais l'affaire est tirée en longueur par les avocats de l’état Autrichien au point que la plaignante envisage de capituler.

C'est sans compte sur un ami qui la soutient de puis le début et ils décident de reprendre leur plaine an Autriche où un juris d'arbitrage leur donne finalement raison.

Ceci n'est que l'histoire fort résumée de l'intrigue du film mais celui-ci, à travers des évocations filmées du passé, montre ce que fut le calvaire des juifs autrichiens sous la terreur hitlérienne.

On devine bien combien l'Autriche actuelle a du mal à se reconnaître  sous les horreurs qu'elle a infligés à des dizaines de milliers ou plus de ses concitoyens non à cause de leurs actions mais de leur être.

Il n'est pas question pour moi, d'excuser ou de mettre en veilleuse ce passé sulfureux qui déshonore le passé d'un grand pays européen.

Cette femme a eu raison de revendique ce tableau familial et en même temps de rappeler ce que fut la sinistre Shoah.

Aujourd'hui, les actualités nous montrent hélas, un pays, s'appelant officiellement Israël,en occuper sûrement un autre la Palestine en y pratiquant un régime d'apartheid inadmissible.

Les crimes odieux des Nazis à Wien, bien mis en évidence par ce film, ne doivent pas occulter nos consciences face aux assassinats de Palestiniens, déjà maltraités et relégués à Gaza, par des personnes, qui pour rappeler leur appartenance passée à Jérusalem, se donnent le droit de persécuter celles et ceux qui y demeurent depuis plus de mille ans.

Oui, Simon Curtis a raison de nous rappeler l'ignominie subie par les juifs en Autriche nazis mais le premier Ministre de Belgique a tort de condamner un défenseur des Palestiniens, qui n'est en rien un négationniste de la Shoah en occultant de façon sélective ce qui rapproche hélas l'action des victimes d'hier et des bourreaux actuels qui refusent à leur tour aux Palestiniens leurs droits fondamentaux en oubliant les leçons tragiques du passé.

Yvan Balchoy

 

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