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Publié par YVAN BALCHOY

Je me rappelle aujourd'hui un triste fait divers d'accident dans les Alpes françaises qui devint dramatique telle que le relatèrent les journaux télévisés ainsi que l'hebdomadaire Paris Match.

L’événement est lointain, vingt ans sûrement, un ou peut-être deux alpinistes lors d'une hivernale dans les alpes furent surpris par une tempête de neige et on leur envoya un hélicoptère pour les sauver.

Malheureusement, arrivé jusqu'à eux, une bourrasque de tempête précipita l'engin sur la neige et il leur fallut bien ainsi que l'équipage redescendre à pied vers la vallée.

Malheureusement, un des alpinistes, les pieds gelés ou victime d'une chute, je ne me souviens plus, était incapable de se déplacer lui-même et les sauveteurs, vu la complexité de l'escalade en ces lieux, ne pouvaient le transporter à dos d'homme.

Ce fut sûrement pour chacun d'eux un choix terrible : appeler un autre hélicoptère c'était prendre le risque d'un nouvel accident plus grave peut-être que le premier. Il était théoriquement possible d'envoyer une autre équipe d'alpinistes à partir de la vallée mais, compte-tenu de la tempête, c'était lui faire courir le plus grand risque.

Il fut finalement décidé que tous les hommes valides allaient tenté de redescendre par leur propre moyen tandis qu'on coucha dans six ou sept duvet le malheureux paralysé en lui promettant de revenir très vite le chercher.

On le fit certes deux ou trois mois plus tard pour aller recueillir son cadavre, ce qu'on pressentait dès le début sans oser le dire ouvertement.

En commentant ce triste événement, on loua certes l'audace et le courage de l'équipage de secours, on se réjouit de la vie sauve pour ceux qui réussirent à retrouver la vallée, on pleura le jeune victime, en regrettant bien sûr que la promesse qu'on lui avait faite ne fut pas tenue, car elle aunait mis en danger certain plusieurs vies humaines.

Tout le monde parla d'échec et manque de chance, une certaine culpabilité fut ressentie en particulier par ceux qui prirent le dure décision d'abandonner leur compagnon mais, autant que je me rappelle, on n'appela pas héroïsme leur décision, tout en la comprenant et sans doute en l'approuvant. Certains reprochèrent de n'avoir rien tenté pour aller récupérer l'abandonné mais était-ce possible ?

Nous venons de vivre dans l'Himalaya un drame assez similaire lorsque une alpiniste chevronnée française et son compagnon Polonais se trouvèrent dans une situation similaire à 7500 mètres dans l'Himalaya à une hauteur où la respiration devient très difficile. L'alpiniste Polonais, touché psychiquement autant que physiquement ne pouvait plus progresser.

La jeune femme par radio appela à l'aide et une équipe d'alpinistes polonais, beaucoup plus bas, se proposa d'aller les retrouver.

Il faisait tellement froid que l'alpiniste française, pour survivre et disons-le comme elle pour sauver sa peau, prit la dure décision de quitter son compagnon pour entamer la descente  courageusement dans des conditions terribles.

Heureusement pour elle et grâce au courage des montagnards polonais, la réussite fut au rendez-vous et l'alpiniste fut sauvée.

A e moment-là, comme ce fut le cas autrefois dans les Alpes, les sauveteurs durent se résigner à renoncer à remonter à 7500 mètres pour tenter de sauver leur compatriote. Qui pourrait les condamner, sûrement pas moi mais si j'avais vécu un tel choix déchirant je n'aurais sûrement pas qualifier d'héroïque l'action de cette jeune alpiniste que j'aurais sans doute imiter.

Peut-être ses sauveteurs méritent d'être appeler ainsi mais en faisant équipe avec son compagnon, je ne trouve pas qu'elle puisse dénier cette équipe qu'elle faisait avec lui alors de cette ascension réussie à deux et cette descente un peu ratée puis sauvée grâce au courage de ses sauveteurs.

Personne ne peut être obligé à donner sa vie pour tenter, sans doute vainement en ce cas de sauver son frère, mais en ce cas parlons de courage, de vaillance , sûrement pas d'héroïsme.

Cette jeune alpiniste parle de reprendre très vite ses ascensions, qu'elle soit peut-être un peu plus prudente et personnellement, même si j'étais un excellent alpiniste, ce qui est faux, je ne choisirais pas à gravir l'Everest avec elle.


 

Yvan Balchoy

 

 

 

 

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