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Publié par YVAN BALCHOY

 

Michel PEYRET

«  Aujourd’hui, les vieux textes de Marx-Engels qui conseillaient aux dirigeants ouvriers de ne pas perdre la tête et de demeurer inébranlablement sur la voix révolutionnaire, sont plus actuels que jamais.

«  C’est faute d’avoir perdu complètement cette claire vision de classe, à laquelle tous les partis faussement «  communistes » ou socialistes, ont substitué le défaitisme petit-bourgeois social-démocrate, critiqué sans pitié par Marx-Engels, que le prolétariat international est impuissant de nos jours, dans un monde où la force seule a voix au chapitre. »

UN POSITIONNEMENT POLITIQUE TRES «  PARTITISTE »

C’est Roger Dangeville qui écrit cela en 1975 dans l’introduction par laquelle il présente divers textes de Marx-Engels relatifs à la social-démocratie allemande.

Sur le site «  Smolny », sa bibliographie «  consiste essentiellement en textes dont Roger Dangeville n’est pas l’auteur mais qu’il a contribué à rendre accessibles par ses traductions nouvelles, parfois inédites, ses introductions ou notes - sans jamais masquer son positionnement très «  partitiste » puisque Dangeville défendait des principes bordiguistes (2) en filiation avec le P.C.International où il avait milité auparavant, c’est-à -dire avant d’entamer ce travail éditorial de publication de textes de Marx principalement. »

Roger Dangeville poursuivait :

LA VIOLENCE DE L’ETAT POLICIER

«  C’est la raison pour laquelle le prolétariat lui-même réagit si souvent de façon petite-bourgeoise, en l’absence d’une véritable organisation de classe, et que l’on applique partout les méthodes bismarckiennes : frapper fort l’adversaire que l’on a isolé et diffamé au nom de la morale et du citoyen pour l’écraser sous le poids de la violence de l’Etat policier, toute action parce que faite à l’ombre de l’Etat ou de la force armée étant bonne, c’est-à -dire légalisée.

«  Qui plus est, ce sont toujours l’Etat et la société qui se disent agressés et parlent de se défendre, et l’on déchaîne la meute sur le trouble-fête.

«  La répression est toujours massive et organisée, et elle ne manque jamais de prendre à témoin l’esprit conformiste et bien-pensant de la benoîte classe moyenne - c’est-à -dire de la nation - soit l’esprit servile des sujets-citoyens.

«  Dès lors, l’Etat de droit, chrétien, démocratique ou «  fasciste » comme l’appellent les idéologues, mais simplement bourgeois pour les marxistes, fait tuer ses adversaires politiques jusque dans les prisons... et on assassine avec la conscience du devoir accompli...

LA QUESTION MYSTIFICATRICE DE LA DEMOCRATIE

«  En Allemagne, montre Dangeville, plus clairement que dans d’autres pays de capitalisme moins concentré, la question mystificatrice de la justice, de la liberté, du droit, de la démocratie apparaît pour ce qu’elle est sous le capitalisme - une phrase creuse, tout en étant simplement un problème de rapports de force et d’énergie révolutionnaire ici ou contre-révolutionnaire là . »

Selon lui, les dirigeants sociaux-démocrates avaient déjà lâché pied une première fois devant les foudres de Bismarck au moment de la promulgation de la loi anti-socialiste (1879) par peur.

Et, dit-il, Engels d’expliquer qu’ils étaient contaminés par l’esprit de servilité et de soumission, «  ce vieux poison du philistinisme borné et de la veulerie petite-bourgeoise » : «  il se trouve qu’au premier choc après les attentats et la loi anti-socialiste, les chefs se sont laissés gagner par la panique - ce qui prouve qu’eux-mêmes ont vécu beaucoup trop au milieu des philistins et se trouvent sous la pression de l’opinion petite-bourgeoise. »

La loi avait atteint son but mystificateur, conclut-il.

LA LOI EST UNE VIOLENCE POTENTIELLE

Dangeville reprend : «  La loi est une violence potentielle, qui couve et n’éclate que si la paralysie due à la terreur cesse. Dès que l’adversaire bouge de nouveau, alors la loi (la violence potentielle) devient cinétique, entre en mouvement, et c’est la violence répressive... »

«  Quelle est l’attitude du marxisme ? », interroge-t-il.

Au moment de la promulgation de la loi anti-socialiste, Engels dit simplement : Considérons le rapport de force entre Bismarck et nous ? Et après avoir constaté que «  nous sommes dans le rapport de 1 à 8 », il conclut : il faudrait être fou pour rechercher maintenant le contact (et le heurt) ; nous l’établirons lorsque nous aurons une chance de l’emporter, «  mais le parti révolutionnaire ne peut jamais se soumettre moralement, dans son for intérieur - par peur philistine - à la légalité ou à la terreur. »

Il ne considère jamais que l’emploi de la violence est une simple rétorsion à une autre violence, mais aussi un moyen indispensable d’initiative politique

 

Pour lire l'article intégral de >Michdel Peyret CF. l'adresse suivante :

https://www.legrandsoir.info/_PEYRET-Michel_.html

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