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Publié par YVAN BALCHOY

25-08-20-LA PENSION A POINTS DU MINISTRE ( ?)  BAQUELAINE, UNE ARNAQUE ? (BENJAMIN PESTIEAU)- ARTICLE DE 2018 QUI PROUVE LE BON SENS BELGE FACE AUX MENSONGES DE M. MACRON

 

Daniel Bacquelaine l’a encore rappelé hier, il veut imposer encore cette année ce qu’il appelle la « PENSION A POINTS ». Un nouveau système pour nous faire travailler plus longtemps pour moins de pensions. Un nouveau système où on ne saura que trois ans à l’avance quand on pourra partir à la pension. Avec ce nouveau système, le ministre Bacquelaine veut répondre à deux grandes inquiétudes du monde patronal liées à l’augmentation du nombre de pensionnés. 
Premièrement, pour la FEB (la plus grande fédération patronale du pays), plus de pensionnés, cela veut dire plus de dépenses sociales: « les dépenses en matières de pensions ‘ne feront que croître’, s’inquiète la FEB. Avec l'augmentation du l'espérance de vie, les coûts du vieillissement passeront de 10,1% du PIB à 12,8% du PIB d'ici à 2040. Oulalala. Mais qu’est-ce que ça veut dire ces chiffres? C’est simple. Avec l’augmentation du nombre de pensionnés et bien on va dépenser plus….pour les pensions et les soins de santé des personnes âgées. Une horreur pour la FEB. Car plus de dépenses sociales cela veut dire moins de cadeaux pour les entreprises. Pour la FEB, un être humain n’est pas un être humain. Pour elle, un être humain ne prend de la valeur que s’il peut produire et être une source de profit pour les actionnaires. Alors vous pensez, un vieux! 
Ce que la FEB ne dit pas, c’est que nous produisons toujours plus de richesses. Les travailleurs et travailleuses produisent toujours plus de richesses. On appelle ça l’augmentation de la productivité. Avec toutes ces richesses en plus on va faire quoi? Tout donner aux bénéfices des entreprises ou en consacrer une partie à financer des meilleurs salaires et un temps de travail plus court (sur la semaine ou sur la carrière)? 
Ce que la FEB ne dit pas, c’est que ce chiffre de 12,8% - censé être impayable - est largement inférieur à ce que l’Autriche, la France ou d’autres pays consacrent… aujourd’hui à leur système de pensions. Pourquoi ce qui est possible dans ces pays ne serait pas possible ici? 
Mais il y a une deuxième grande inquiétude pour la FEB. Elle en fait des cauchemars. Si le nombre de pensionnés augmentent, le chômage risque de… diminuer. Une horreur de plus! Le patronat a besoin de chômage. Il veut maintenir les plus âgés sur le marché de l’emploi pour éviter une diminution du nombre de demandeurs d’emplois. « Car dans ce cas, nous ne serons plus en mesure de contrôler la hausse des salaires », peut-on lire dans les documents de la FEB. Moins de chômeurs, cela veut dire moins de concurrence entre salariés. Moins de concurrence cela veut des travailleurs qui ont moins peur de perdre leur boulot. Des travailleurs qui ont moins peur, cela veut dire plus de luttes et des augmentations de salaires. En d’autres termes, le gouvernement et la FEB veulent faire travailler plus longtemps les aînés aujourd’hui pour éviter que demain les jeunes ne gagnent plus.
Vous l’aurez compris, il n’y a rien de bon dans tous ces plans. La manifestation contre la pension à points du 19 décembre dernier a été une bonne entrée en matière. 40.000 personnes qui ont commencé à faire hésiter le gouvernement à moins d’un an des élections. Si nous continuons à faire monter la pression, les hésitations se transformeront en recul. 
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#MaPensionUnDroitPasUneTombola

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