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Publié par YVAN BALCHOY

 

L'histoire a-t-elle un sens ?

L’homme moderne se caractérise par sa conscience historique, c’est-à-dire qu’il se représente tout ce qui l’entoure comme soumis au changement : qu’il s’agisse de la réalité matérielle (villes, paysages, objets, etc.) ou de la réalité spirituelle (idées, mœurs, institutions…). Il n’en a pas toujours été ainsi, et il n’en sera pas toujours ainsi.

Le sentiment de notre propre historicité peut nous donner le vertige lorsque nous arrivons à l’idée que tout ce qui nous définit pourrait être, au fond, contingent (c’est-à-dire non nécessaire, lié aux circonstances), et par conséquent absurde, sans justification, sans raison.

Contingent/Nécessaire

Spontanément, nous résistons à ce sentiment d’absurdité, parce que nous concevons généralement que l’humanité est en route vers quelque chose, que l’Histoire a un sens :

  • D'une part l'histoire se dirigerait vers une fin, un but.
    NB : Le mot « fin » peut avoir deux sens : ou bien celui de but, d’objectif (comme dans l’expression « la fin justifie les moyens ») ; ou bien celui de terme, de cessation, l’arrêt (comme dans « la fin du monde », « la fin des beaux jours »)

  • D'autre part, grâce à cette fin, l'histoire aurait une signification, une unité, une logique.

L’idée de progrès

Autrement dit, on résiste spontanément au sentiment d’absurdité parce qu’on conçoit l’Histoire comme un processus continu orienté vers le « mieux », parce qu’on la pense en termes de progrès.

NB: Au sens strict, une évolution n’implique pas nécessairement d’amélioration, contrairement à l’idée de progrès. Une évolution peut se faire dans le sens du meilleur ou du pire....

On pourrait toutefois douter de la réalité de ce progrès. En effet, l’Histoire prend souvent des allures de spectacle tragique dans lequel règne une violence aveugle (pensez à la récurrence et à la gravité des guerres, des massacres). Les efforts de l’homme sont-ils vains ?

Par ailleurs, si nous avons bien le sentiment d’être les acteurs de notre histoire (individuelle ou collective), nous n’avons pas toujours l’impression d’en être les auteurs, d’en maîtriser le cours. Il arrive que « les événements nous dépassent », que l’Histoire nous échappe.

La notion de progrès convient-elle alors pour caractériser le cours de l’Histoire ? Le progrès peut-il se faire malgré nous ? Si oui, vers quoi l’Histoire progresse-t-elle ?...

 

Pascal, dans sa Préface sur le Traité du vide, essaie de justifier cette idée en avançant que l’homme, privé de connaissances initiales à la différence des autres animaux, n’a d’autre choix que de développer lui-même son propre savoir.

Rémi Clot-Goudard

 

 

 

L'histoire a-t-elle un sens ?

L’homme moderne se caractérise par sa conscience historique, c’est-à-dire qu’il se représente tout ce qui l’entoure comme soumis au changement : qu’il s’agisse de la réalité matérielle (villes, paysages, objets, etc.) ou de la réalité spirituelle (idées, mœurs, institutions…). Il n’en a pas toujours été ainsi, et il n’en sera pas toujours ainsi.

 

 

 

NB: Au sens strict, une évolution n’implique pas nécessairement d’amélioration, contrairement à l’idée de progrès. Une évolution peut se faire dans le sens du meilleur ou du pire. Dire que « l’homme évolue », c'est vague ! Que veut-on dire au juste par là ? Que l’homme change ? Mais en quoi ? Change-t-il d’un coup, complètement ? Ou bien y a-t-il des choses en l’homme qui ne changent pas ? Et qu’est-ce qui le fait changer : les circonstances, lui-même ? Etc. En se posant ces questions, on fait de la philosophie.

On pourrait toutefois douter de la réalité de ce progrès. En effet, l’Histoire prend souvent des allures de spectacle tragique dans lequel règne une violence aveugle (pensez à la récurrence et à la gravité des guerres, des massacres). Les efforts de l’homme sont-ils vains ?

Par ailleurs, si nous avons bien le sentiment d’être les acteurs de notre histoire (individuelle ou collective), nous n’avons pas toujours l’impression d’en être les auteurs, d’en maîtriser le cours. Il arrive que « les événements nous dépassent », que l’Histoire nous échappe.

La notion de progrès convient-elle alors pour caractériser le cours de l’Histoire ? Le progrès peut-il se faire malgré nous ? Si oui, vers quoi l’Histoire progresse-t-elle ?

En réalité, l’idée de progrès est d’abord une image, une métaphore, que l’on applique à l’Histoire : progresser, c’est avancer ; c’est l’idée de se développer, de s’étendre.

L’idée que le cours de l’Histoire est un progrès semble s’imposer quand on considère le domaine de la connaissance, ou celui de la technique. (Essayez de trouver des exemples historiques de ce type de progrès) ...

Pascal, dans sa Préface sur le Traité du vide, essaie de justifier cette idée en avançant que l’homme, privé de connaissances initiales à la différence des autres animaux, n’a d’autre choix que de développer lui-même son propre savoir.

 

 

Vous pourrez lire l'article intégral et surtout répondre pour votre part au titre de cet article en consultant l'adresse suivante :

https://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/logphil/notions/histoire/esp_prof/synthese/senshist.htm

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