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Publié par YVAN BALCHOY

Les combats de la Résistance (contre l'occupant nazi et contre le régime de Vichy)


 

La défaite rapide de la France à l'été 1940 provoque l'effondrement de la Troisième République. Sur ses ruines, le maréchal Pétain fonde un nouveau régime réactionnaire, l'État français, qui fait le choix de la collaboration avec l'Allemagne nazie. Mais une partie des Français refuse d'abandonner le combat et de cautionner l'abandon du régime républicain. C'est ainsi que naît la Résistance qui s'exerce à la fois contre les Allemands et contre leurs collaborateurs français. Elle prend des formes très diverses et l'un de ses principaux défis est d'assurer son unité pour être plus efficace.

1. Une résistance née du refus de capituler devant l'ennemi

• Dès juin 1940, au terme de l'incroyable débâcle de l'armée française, vaincue en quelques semaines par la Wehrmacht presque sans combats, deux conceptions radicalement opposées de l'avenir de la France s'affrontent. Pétain a été appelé au pouvoir pour tenter de sauver la situation. Il est encore auréolé de son statut de général vainqueur de Verdun. Mais c'est surtout un traditionnaliste, antidémocrate, anticapitaliste, anticommuniste et conservateur, attaché aux valeurs de la religion et du retour à la terre. Il est très hostile à la iiie République qu'il tient pour responsable de tous les problèmes de la France et mènera sous Vichy une politique ouvertement antisémite.
Le 17 juin 1940, il annonce la capitulation de la France : le Nord et l'Ouest sont occupés par les troupes allemandes, l'Alsace et la Lorraine redeviennent allemandes et le pays doit payer au iiie Reich de lourdes réparations. L'armistice est signé le 22 juin à Rethondes dans des conditions humiliantes pour la France.

• Cette politique est tout de suite dénoncée par des hommes et des femmes d'origines sociale et politique diverses, mais qui se retrouvent dans le patriotisme, dans la défense des valeurs républicaines et dans la lutte contre le nazisme. Le 18 juin 1940, le général de Gaulle lance depuis la BBC de Londres, où il s'est réfugié, un appel à poursuivre le combat. Il marque clairement son opposition à l'armistice demandé par Pétain et se met par là même « hors la loi », surtout lorsque ce qui reste du Parlement français vote le 11 juillet un acte constitutionnel qui abolit la iiie République et met en place un régime autoritaire où Pétain a tous les pouvoirs.

La résistance n'est encore qu'embryonnaire en 1940, mais de Gaulle réussit à imposer l'existence d'une force française autonome aux Britanniques (Churchill ne l'aime pas). Il devient ainsi le « chef des Français libres ». Les 7 000 personnes qui ont alors rallié la Grande Bretagne font désormais partie des Forces Françaises Libres qui se battent avec les troupes alliées comme les pilotes français qui défendent les frontières britanniques dans les avions de la Royal Air Force.
Deux ans plus tard, les FFL sont fortes de plus de 70 000 hommes, y compris de soldats issus des colonies françaises. Dans la France occupée et dans la zone libre, des personnes se rebellent spontanément contre le régime de Vichy et contre l'occupant. Cette résistance intérieure spontanée n'est pas structurée ; elle prend la forme de distribution de tracts clandestins destinés à contrebalancer la propagande allemande et la propagande de Vichy.
Lorsque les lois antisémites de Vichy sont promulguées, des filières d'évasions des Juifs via l'Espagne ou la Suisse sont mises en place. Des familles, pas forcément politisées, cacheront des enfants juifs pendant la guerre. Certains vont jusqu'à s'en prendre aux troupes d'occupation ou à Vichy par des sabotages. Ils aident également les services de renseignement alliés.

Vous pourrez lire l'intégralité de l'article à l'adresse suivante :

 

https://www.assistancescolaire.com/eleve/1S/histoire/reviser-le-cours/les-combats-de-la-resistance-contre-l-occupant-nazi-et-le-regime-de-vichy-1_his_06_s

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