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Publié par YVAN BALCHOY

Gwendolyn Rutten (Open Vld) et Jean-Claude Marcourt (PS) se sont récemment prononcés pour une privatisation des intercommunales. Pour le PTB, « la privatisation ne va pas pousser les intercommunales à être gérées de façon plus démocratique, éthique, au service des citoyens et des communes mais va simplement permettre la privatisation de la corruption ».

Ce matin, la présidente de l’Open Vld, Gwendolyn Rutten, a déposé une proposition de loi au Parlement flamand visant à privatiser les intercommunales flamandes. Ce week-end, c’était Jean-Claude Marcourt (PS), qui, dans une autre langue, déclarait : « Mettons, pourquoi pas, une partie de Nethys en Bourse. »

Pour Damien Robert, en charge du dossier intercommunales pour le PTB, ce n’est pas le caractère public de Publifin qui a permis à des représentants des partis traditionnels de s’enrichir sur le dos de la population. « La véritable raison de ce hold-up réside dans l’absence d’éthique car ces partis traditionnels ont confondu propriété privée et propriété publique », explique Damien Robert.

Les secteurs d’intérêt public n’ont pas à être privatisés. « Cela fait des décennies que l’on privatise les secteurs et les services publics et on voit les résultats désastreux de cette politique : les services sont plus chers, la qualité n’est pas meilleure et une minorité d’actionnaire met la main sur le patrimoine collectif. »

Dans une société privée, le contrôle sur les rémunérations est tout simplement inexistant, les décisions se prennent de manière opaque et ne sont basées que sur la recherche de profit.

Pour le PTB, il faut justement moins de privatisation : « Il est sain que des secteurs échappent aux lois du marché et à la logique de profit des actionnaires. Tout ce qui ressort de l’intérêt public et communal doit revenir dans le giron d’une intercommunale totalement publique et de la même façon, les sociétés anonymes qui sont constituées à partir de capitaux publics doivent redevenir des sociétés publiques contrôlées par la population et des règles strictes », estime Damien Robert.

Il faut aussi moins de libéralisation dans les secteurs traditionnels des intercommunales. Pour Damien Robert, « la libéralisation de secteurs entiers comme celui de la production ou de la distribution d’électricité, le ramassage des déchets et les câblo-opérateurs poussent les intercommunales des secteurs libéralisés à changer leur façon de fonctionner : soit elles se font bouffer soit elles grossissent en adoptant les mêmes règles que le privé pour pouvoir affronter d’autres acteurs du même marché. C’est ce qui s’est passé avec Nethys ».

Et Damien Robert de conclure : « Plus de privé ne fera simplement que faciliter la corruption et le fric facile pour les patrons du privé. Pour éviter que la corruption, le trafic d’influence et l’argent facile ne règnent dans les intercommunales, il faut plus de contrôle de la population, une éthique au service des citoyens et un intérêt public renforcé dans la gestion de ces sociétés. »

 

 
 

Vous rappelez-vous quand nous avions la Caisse d'Epargne publique comme banque et tous les ennuis que nous a apportés BNP Parisbas Fortis.

La Privatisation multiplie par ??? le risque de corruption et l'institution cherche d'abord le bien être, c'est à dire de donner le maximum de fric à sa actionnaires et les miettes pour les clients. NON, NON

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