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Publié par YVAN BALCHOY

PREMIER EPILOGUE DE LA PRIMAIRE DES SEPT CROQUANTS DU PETIT PEUPLE FRANCAIS

Un fois de plus, comme aux USA, les sondages, se sont lourdement trompés.

Personnellement j'ai une méfiance instinctive face à une science humaine tellement contrôlée par l'argent, l'argent d'un parti qui ne se contente pas de plus de savoir où il en est dans la préférences du corps électoral mais espère modifier ainsi la sympathie ou l'antipathie de certaines opinions parmi les électeurs.

C'est si facile de bien choisir les personnes qu'on va interroger. Hier un responsable d'un institut de sondage critiquait ses collègues en prétendant qu'en prenant un peu au hasard ses cobayes, ils risquaient de donner trop d'importance à une population paupérisée, sans grand ressort social au détriment des élites, bien sûr moins nombreuses mais ayant tellement plus d'influence dans la direction de la société.

Je croirai un peu plus à la valeur des sondages le jour où ils seront confiés à une autorité neutre et juste comme la justice par exemple à l'abri de la recherche de profit qui est la seule raison des sociétés commerciales.

Ne trouvez-vous un peu compréhensible qu'une société de sondage questionnée par un part politique, même si elle cherche sincèrement le degré de sympathie que recueille ce qu'on peut considérer comme son "employeur".

Si semaine prochaine, la progression fulgurante de Fillion se réalisait de façon inverse en faveur de Juppé, ce serait certes une surprise de plus mais même si elle est improbable, elle n'est pas pour autant impossible.

Cela dit, si j'étais français cela ne changerait rien à mes intentions de votes car honnêtement je me sens incapable de voter pour aucun de des sept candidats qui ont pour dénominateurs commun  'à part peut-être un ?) de préférer toucher aux revenus si bas pourtant des plus pauvre en protégeant de façon scandaleuse les revenus spoliateurs de ce même petit peuple.

N'oublions pas ce 10 % des français qui possède (ou plutôt ont mis illégalement le grappin) sur bien plus que la moitié de la richesse nationale. Alors que l'impôt, c'est à dire la contribution personnelle de ces exploiteurs et comparativement très faible, on parle de supprimer l'impôt sur la richesses en n 'hésitant pas à ajouter deux points à une TVA qui est l'impôt le plus injuste.

Le vainqueur d'hier est présenté souvent par les média comme libéralissime et "catholique".

Oui c'est vrai, on l'a souvent constaté, plus on est catholique pratiquant en France, plus on vote à droite, plus on dispose de revenus confortables, plus on est hostile aux impôts liés à la richesse, plus on se barricade même géographiquement contre la pauvreté. Rappelons-nous le tintamarre de cet arrondissement de riches contre la présence de quelques émigrés qui allaient souiller leur beau quartier.

Ce catholicisme catégoriel politique français est l'envers même de l'Evangile. Sa bonne nouvelle, celle de Fillion, si l'on examine ses propositions de gouvernement, est bienheureux les riches, protégeons-le de la jalousie des plus pauvres qui sont seuls responsables de leur pauvreté alors que ce sont ceux qui exigent des revenus plus de cent fois supérieurs à leurs frères que le Christ condamne dans son jugement dernier en leur rappelant que le pauvre, le prisonnier, le malade, l'étranger qu'ils ont rejeté c'est le seul vrai Christ d'aujourd'hui et que leur présence à la messe dominicale de leur riche paroisse ne les sauvera pas de l'échec que Jésus appelait enfer.

Oh je ne me considère pas comme un chrétien exemplaire, je sais trop bien le péché qui est en moi et je le regrette. Je pense à présent à un chrétien que je considère comme un des plus grand saints que j'ai pu connaître en ma vie. Dans ses sincères mémoires, il a reconnu des failles dans son idéal mais cela ne l'a pas empêché d'être considéré par l'immense majorité du peuple français comme un saint ou un homme fraternel non seulement miséricordieux mais exigeant quant au partage des richesses que tant de gens qui se disent chrétiens ne voulaient pas.

Je ne peux ni ne veux juger l'homme Fillion ni Juppé en tant qu'individu, qui sont peut-être généreux mais qui peut considérer comme évangélique une politique qui favorise les plus riches, ceux qui confisquent le travail et l'argent des plus pauvres en ne leur laissant que les miettes comme dans l'histoire de Job dans la Bible.

Le catholicisme des 7 croquemorts du peuple du parti républicain me rappelle le pharisaïsme qui était une forme de piétisme dans la société juive basé sur un orgueil de caste qui le coupait d'un Dieu dont ils se croyaient les préférés.

Sans juger l'homme Jupé ni l'homme Fillion, je pense sincèrement que leur programme pour redresser la France , s'il n'est pas nécessairement tout le contraire d'un certain catholicisme dur et hautain souvent racisme et dur pour les faiblesses des petits, aussi proche de Jésus que l'inquisition du Moyen âge, est surent le contraire de la vraie bonne nouvelle que Jésus nous a offerte en son Evangile.

Je ne puis m'empêcher, avant de terminer cet article de appeler ce scandale en Belgique où  quelques politiciens dévoyés aidé par un avocat indigne ont modifié la législation pénale  d'un pays, qui condamne une mère qui prend un peu de nourriture dans un supermarché pour nourrir sa famille alors qu'un escroc d'envergure a proposé  peut-être au Ministre de la justice une peine  minime au regard de son crime pour éviter un procès plus que gênant. Si la justice était vraie au Royaume de Belgique tout ce petit monde devrait disparaître des mandats politiques qui représentent le peuple non seulement des plus riches et aussi des plus pauvres.

Oui ,'aurais aimé voter pour un Martin Luther King, un Gandhi ou un Abbé Pierre (qui fut rappelons-le député français), aujourd'hui encore j'accepterais de voter sans enthousiasme pour François Hollande malgré mes désillusions mais jamais pour ce mec prétentieux qui pour rentrer chez lui n'hésitait pas à se payer un avion alors que tant de français doivent vivre avec quelques centaines d'euros pour vivre ou plutôt survivre.

Je suis sûr que ni Jupé ni Fillion ne seont pas leur sauveur car ils préfèrent baisser les impôts de celles et ceux qui vivent du luxe engeandré par le capitalisme destructeur de l'égalité proclamée par la constitution française.

 

Yvan Balchoy

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