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Publié par YVAN BALCHOY

Au début de leurs négociations en 2009 et 2013, presque personne ne parlait du CETA et du TTIP. Trois années, 3,4 millions de signatures et 1.800 localités « hors-TTIP » plus tard, ces traités sont en train de devenir le cauchemar de l'establishment européen.

En Belgique, la mobilisation est passée de 4 000 manifestants en octobre 2015 à 15 000 le 20 septembre dernier dans les rues de Bruxelles. En Allemagne ils étaient 250 000 en octobre 2015 et plus de 300 000 encore le 17 septembre. Syndicats, les mutualités, ONG, associations environnementales, féministes et de défense des droits démocratiques, associations de consommateurs, mouvements citoyens, gauche radicale, c'est toute la diversité du mouvement social qui s'oppose à ces accords sur-mesure pour les multinationales.

Et cela se traduit dans les sondages d'opinions. En Belgique, un récent sondage montre que si encore seulement 36 % des belges ont entendu parler du TTIP, ils sont 25 % à le rejeter contre seulement 13 % à le soutenir. En Allemagne, selon une enquête réalisée par l'institut YouGov pour la Fondation Bertelsmann, seuls 17% des Allemands estiment que le TTIP est une bonne chose, contre 55% il y a deux ans. Si ce soutien reste majoritaire dans certains pays d'Europe où le mouvement de contestation est moins fort, il est toutefois en diminution partout

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