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Publié par YVAN BALCHOY

Il y a longtemps que le concours de l'Eurovision gangrené par une organisation symbolisant bien la marchandisation commerciale des media a perdu pour moi tout intérêt artistique et c'est bien dommage.

La plupart des pays, oubliant la promotion de leur propre culture, chantent d'ailleurs dans la langue de la mondialisation qui veut tout niveler, l'anglais.

La chanteuse choisie par l'Ukraine, liée au monde Tatar, a rappelé l'histoire de sa grand-mère, en chantant dans sa langue maternelle le refrain de sa chanson qui rappelait la déportation forcée d'une grande majorité du peuple tatar par Staline en 1944 sous le" prétexte" ou "à cause" de l'adhésion de beaucoup d'entre eux à la cause nazie durant la dernière guerre.

J'ai essayé d'y voir plus clair sur Internet mais il est clair que pour les articles disponibles pour nous, la cause est entendue. Les Tatars, en grande majorité n'ont pas trahi l'URSS et certains vont même à parler de génocide à propos de cette expulsion brutale qui n'est certes pas un haut fait de Staline.

Pourtant, si l'on se remet dans le contexte de la fin de la deuxième guerre mondiale, où L'Union soviétique pleurait la mort de plus de vingt millions de ses filas assassinés par la barbarie nazie, on peut, sinon comprendre, au moins expliquer pourquoi Staline, devant le défection d'une partie significative de ce peuple frontalier à un moment où la Patrie commune souffrait tant, a décidé, sans doute pas seul, de punir l'ensemble de ce peuple en l'envoyant en Sibérie dans des conditions certes condamnables.

Je pense que ce qu'a fait le généralissime de l'URSS, beaucoup d'autres pays l'auraient fait et l'ont fait d'ailleurs dans des conditions semblables, ce qui bien sûr n'est pas une justification d'une punition collective.

Je ne veux pas blâmer cette jeune femme qui a bien chanté le drame vécu par sa grand-mère qui reste bien sûr la sienne par attachement familial.

 

Ce qui me plait moins dans cette dernière Eurovision c'est l'exploitation politique, interdite pourtant, à travers laquelle l'Ukraine actuelle, où de nombreux partisans des traitres pronazis d'autrefois ont le vent en poupe dans un pays manipulé trop souvent par les USA qui veulent encercler une Russie qui dérange leur désir de domination mondiale.

 

Il ne faudrait tout de même pas oublier, je le rappelle le vingt-sept millions de soviétiques martyrisés pour ne pas dire génocidés par les nazis et leurs alliés, en autres en Ukraine, ni Shoah qui fut très active en Crimée et chez les Tatars .

Un petite allusion à ces millions de morts, sans justifier la décision de Staline, aurait permis au public de comprendre que ce qui s'est passé en Crimée en 1944 n'était pas totalement, ce qu'il était pourtant aussi, un acte de racisme ni un génocide comme certains n'hésitent pas à le proclamer au risque de dévaloriser ce terrible mot.

Le drame des Tatars est inséparable du drame soviétique et les malheurs de la grand-mère de la jeune femme, condamnables certes, sont dus à ceux qui ont trahi leur patrie en pensant trouver la liberté de la main des plus grands ennemis du respect des plus faibles dans la société.

Je ne crois pas que l'Eurovision a pour vocation ou intérêt d'attiser les querelles entre les peuples en favorisant aujourd'hui la politique d'ostracisme de la Russie sous la pression du pays qui respecte le moins peut-être la liberté et la dignité des autres nations du monde.

Yvan Balchoy.

 

P.S. EN MAI 2017 : Rien à ajouter nà cet article de l'an passé ; en tout cas j'ai boycotté cette institution complètement dévoyée et de plus  vouée à l'anglicanisme  quasi forcée de notre terre. (Y.B.)

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