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Publié par YVAN BALCHOY

Quelle abime ce matin entre la réflexion de l'émission judaïque sur le Sabbat (écrit CHABAT) et surtout une tentative d'explication par un rabbin des multiples interdits qui affectent les fidèles juifs durant ce jour.

Toutes ces interdictions auraient pour raison essentielle de pousser le fidèle à se recentrer comme Dieu lors de la Création: découvrir la création comme la Genèse comme un "TOV" (BON)

Tout à fait d'accord mais quand le rabbin tentait d'expliquer dans ce cadre l'interdiction d'utiliser l'électricité ou de trier quoi que ce soit, j'ai trouvé les réponses ?? très alambiquées et peu crédibles.

Dommage que cette émission venant du peuple qui a fait don à l'humanité du monothéisme le plus pur soit trop souvent renfermée sur elle-même et perde le spectateur non juif et selon moi aussi souvent juif moyen dans des détails intéressants plus pour des spécialistes du judaïsme que pour les personnes juives ou non qui suivent cette émission.

C'est vrai qu'étant non juif, je n'ai pas à reprocher à des rabbins de présenter leur foi comme ils le désirent.

Je ne suis pas non plus protestant mais j'ai été emballé par le prêche d'un pasteur dont je suis incapable de vous donner le nom. Je me souviens qu'il a nommé d'abord Sören Kierkegaard, ce grand philosophe mais aussi théologien fondateur d'un existentialisme qui, contrairement à ce qu'on pense trop souvent en pensant à Jean Paul Sartre, n'est pas nécessairement athée.

Après cette liste interminable d'interdits détaillés par le rabbin, ça m'a fait du bien d'entendre rappeler avec force que pour le Christ issu pourtant lui aussi du judaïsme la différence entre sacré et tabou perd toute sa de suite

Pour Le Christ, rappelons-le, ce n'est plus le temple de Jérusalem qui est au centre de la foi mais l'amour du prochain comme soi-même, le sabbat est fait pour l'homme et non l'homme pour le Sabbat.

Ce n'est pas la nourriture non plus qui souille l'homme, comme Paul l'a rappelé aux juifs convertis qui voulaient imposer aux païens devenus chrétiens certains tabous alimentaires du judaïsme.

Parlant de le rencontre de Jésus avec une femme adultère déjà entourée de d'hommes rappelant que selon la loi de Moïse, il faut lapider de type de femmes sans tenir compte de son complice qui, étant un homme semble bénéficier de l'indulgence d'une religion masochiste un peu comme la plupart des monothéismes.

A ce propos le pasteur protestant rappelle combien les femmes sont infériorisées aussi bien dans le judaïsme, le Christianisme et l'Islam et il a bien raison.

Aujourd'hui, certes il n'est heureusement plus question de lapider une femme adultère mais qui peut dire que, ce que Paul disait "Dans le Christ, il n'y a plus ni homme ni femme" est mis en pratique par exemple dans la Foi catholique.

Rappelons ce que disait Saint Augustin "Aime et fais ce que tu veux", ce que ce pasteur à compris de l'attitude du Christ face à la femme adultère et j'ai l'impression qu'il a réussi à donner de l'air, de la profondeur à ces émission religieuses qui trop souvent tournent à l'apologie de la confession concernée. Ce ne fut pas le cas, ce dimanche, merci à ce pasteur qui fut vraiment témoin du Christ et de sa Foi libératrice.

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