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Publié par YVAN BALCHOY

CATHERINE SAUVAGE

CATHERINE SAUVAGE

Pour écouter la chanson évoquée par Paul Arrighi référez-vous à l'adresse suivante :

https://www.facebook.com/paul.arrighi.33?fref=nf&pnref=story

P A U L   A R R I G H I

«Tu n'en reviendras pas», ce magnifique texte contre la bêtise de la guerre fut écrit par Louis Aragon, et mis en chanson par Léo Ferré et bien d'autres interprètes talentueux

. Nous pouvons y peu lire dans le dernier quatrain:

«Déjà vous n'êtes plus que pour avoir péri».

Quel dommage d'être obligé de devoir écrire cette plainte pour une vie humaine, pour ce pauvre «vieux joueur de manille».

Quel dommage de ne pouvoir en dire autant pour ce projet de «loi travail» qui n'en créera aucun, mais qui a déjà mis des centaines de milliers de manifestants dans les rues

. Je note aussi que ce projet de loi a déjà nécessité tellement de versions que l'on a du abattre des forêts entiers d’arbres qui ne demandaient qu'à pousser et à vivre. Cette loi est désormais un texte pas seulement nocif et si mal préparé par un exécutif qui s'est trompe de rôle, mais un «texte mourant».

Ce projet de loi est désormais placé en

«soins palliatifs»

Seule l'idée et le sentiment d' «orgueil» nourri par cette peur des faibles d’«apparaître faible» maintient artificiellement en vie ce mauvais texte qui ne ressemble plus à rien et devrait être donné à manger aux cochons

En effet, la force ou la faiblesse d'un texte ne résulte, lui-même, que de la force politique de celui qui le présente ! En réalité l'initiative et la faute initiales ont été d'écouter les lobbies intéressés et nos éternels «bons élèves» si obéissants et parfois courtisans, qui nous si mal préparés ce brouet indigeste

. Or c'est un exécutif moribond qui a porté ce texte, sans aucun mandat populaire tiré de son propre programme électoral qui l'a pourtant amené au pouvoir.

Ce texte maudit, ne correspond à aucune vraie demande, en ce sens, de la société civile qui a plutôt besoin de protections accrues et d'être rassurée. C'est pour cela que ce texte ne pouvait donner à ce gouvernement ce surcroît de force politique qu'il a gaspillé et perdu, lui-même, en ne menant pas la politique de gauche pour laquelle il avait été élue.

Ce texte ne pouvait que choquer le cœur de son électorat, le monde des salariés, de la jeunesse et de cette multitude de nouveaux précaire qui se multiplient comme autant de coquelicots au printemps

. Il n'a, en quelque sorte, été mis sous transfusion que par Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, qui en se retirant du mouvement, l'a sauvé d'une mort précoce. Sauvé peut-être pour quelque temps mais dans quel état ? -

Disparue quasiment dans les ondées d'avril la ministre qui lui a donnée son premier nom sans vraiment, ni le vouloir ni le pouvoir de l'écrire, elle-même. - Recroquevillé, le premier Ministre, Manuel Valls, qui en avait fait, à la fois son marqueur social-libéral et en quelque sorte son «joujou» dérisoire

- Reste désormais une pénible et laborieuse discussion parlementaire qui tient du «chemin de croix« et fait penser à ce genre d'opération risquée que les rares témoins horrifiés nomment : «acharnement thérapeutique». Oui le mot est jeté

C'est bien par. «acharnement législatif» qu’un exécutif aux abois tente désespérément de prolonger la vie de ce texte. Mais il est reçu par avec les mêmes sentiments de honte et la même peur que lors des acharnements thérapeutiques. - Qu'importe à nos nouveaux «apprentis sorciers» que ce projet de loi survivant soit prive de toute disposition utiles ou presque. - Qu'importe aussi, qu'il faille racler les fonds de tiroir de la République impécunieuse pour faire basculer l'UNEF dans son camp !

Nos anciens criaient dans une telle circonstance : «A la soupe !» Ce texte quasi mort bouge et tressaille encore mais comme un ectoplasme. Il va falloir bientôt faire appel à «SOS fantômes» et à quelques réanimateurs ! Bientôt, ce projet englué n'aura plus d'existence que dans la fausse illusion de n’oser point le retirer. Mais après tout, or l'orgueil blessé, quel mal y aurait-il à retirer un texte inutile ?

Loin de paraître faible envers vos adversaires politiques de droite qui vous attendent de toute façon en embuscade dans les prochains débats parlementaires et surtout dans les médias, cette sage et salubre décision de retrait, vous vaudrait, si elle était suivie immédiatement de mesures significativement «de Gauche» de retrouver la confiance et le soutien de votre électorat.

- Mais les inventeurs de ce texte qui divise si profondément la société, le veulent-ils ? - Croient-ils encore en, «La Gauche», à ses vraies valeurs fondatrices et de toujours ? - Veulent-ils encore vraiment gouverner pour le Peuple et non contre le Peuple ? - Si oui, qu'ils osent sortir du piège dans lequel ils se sont enfermés et qu'ils sachent retrouver enfin un souffle de vie politique qui se nomme confiance du Peuple et qu'ils le saisissent vite !

- Qu'ils jettent vite ce texte dans les tiroirs déjà bien encombrés de notre République ! - Qu'ils aient le courage et certainement l'humilité et la grandeur de laisser ce texte mourir en paix de sa belle mort.

L'on ne sort jamais assez tôt de ses erreurs funestes et aucun pouvoir n'aura jamais raison contre la plus grande part de notre jeunesse qui est désormais, dans les rues et sur les places, même de nuit. Un grave incident ou pire un accident affreux pourrait nous plonger dans une crise majeure dont nous n'avons certainement pas besoin !

Surtout Mesdames et Messieurs les décideurs, je vous en conjure, ne prenez pas le risque fin de mettre en danger des êtres humains, des citoyens de notre pays, pour ce projet de texte moribond ! Vous ne pouvez, vous ne devez pas prendre ce risque et le faire prendre à la société toute entière !

Notre Peuple, notre commune République n’a été déjà que trop blessée et même plus que cela par nos ennemis. Cela suffit à ce jour pour notre peine. Aucun texte de circonstance et surtout pas ce texte ne mérite que l'on puisse prendre de tels risques

. J'en appelle à votre conscience d'élus socialistes, et plus largement j'en appelle à toutes et tous les députés et responsables des Partis de gauche à ne pas laisser la porte ouverte à la politique du risques inconsidérés, de risques mal calculés et à la politique du pire qui risque de verser à tombereau ouvert dans la crise.

La politique ne se joue pas aux dés, elle ne peut qu'émaner du vrai mandat politique clair et net reçu du Peuple.

Paul Arrighi

https://www.youtube.com/watch?v=Vvl01w-jQz8

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