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Publié par YVAN BALCHOY

LA LIBERTE DANS L'OEUVRE DE DOSTOÏEVSKI : ÊTRE LIBRE, CE N'EST PAS CHOISIR A TOUT VENT, C'EST ÊTRE SOI-MÊME. (389)

C O N C L U S I O N

Au terme de cette étude, je crois avoir justifié le titre que je lui ai donné.

La liberté chrétienne est bien en effet au centre même de l’anthropologie et du Christianisme de Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski.

L’analyse de quelques personnages clefs du romancier conduit à distinguer deux cheminements antithétiques propres à l’homme : la voie du consentement ou du paradis d’une part, celle de la révolte et de l’autodestruction de l’autre.

Dostoïevski parle aussi de personnages « positifs » et « négatifs ».

La leçon de cette confrontation est évidente.

Dostoïevski a cru à la réussite finale de ceux qui ont adopté l’idéal de l’Homme-Dieu, en consentant aux exigences évangéliques.

Il rejette pareillement l’idéal du dieu-homme, incarné par les personnages révoltés.

Cet idéal de l’auto-affirmation de l’homme souterrain est bien dans la ligne de l’athéisme moderne présent un peu partout dans les options généralisées à la suite de l’Idéalisme allemand que l’on retrouve dans le marxisme et l’existentialisme athée, le positivisme et les formes contemporaines de structuralisme.

L’écrivain est persuadé que cette conception disloque progressivement la personne humaine.

A cette règle générale, quelques exceptions dont la plus apparente est celle du prince Mychkine, héros malheureux de « l’Idiot », qui, en dépit de son esprit chrétien, sombre à la fin du roman dans une folie sans appel ? Échec si surprenant que le romancier lui-même en a été atterré, constatant qu’il n’a pu exprimer le « dixième » de son idée.

Cependant, comme noté plus haut en cette étude (1) la faillite externe de l’Idiot se situe dans la même perspective que le destin tragique dont il est le symbole mystérieux.

L’Idiot ne peut se lire valablement qu’à la lumière d’une vie de Jésus qui s’achèverait pour l’incroyant sur la vue du Golgotha.

L’aube de la résurrection n’y apparaît que sous la forme d’un vague espoir.

Aliocha, lié comme dit déjà (1) à Mychkine, reprendra cette étincelle pour l’embraser au grand feu de l’espérance chrétienne.

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Cf. cette étude, page …

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