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Publié par YVAN BALCHOY

LA LIBERTE DANS L'OEUVRE DE DOSTOÏEVSKI : ÊTRE LIBRE, CE N'EST PAS CHOISIR A TOUT VENT, C'EST ÊTRE SOI-MÊME. (388)

Le chapitre intitulé "Confrontation avec Nietzsche" relate l'histoire des relations entre Dostoïevski et le grand philosophe allemand.

Le Père de Lubac a bien saisi la parenté spirituelle des deux penseurs dont le premier, s'il ne connut pas le second, sut le prévenir et d'avance le réfuter. Le second chapitre est consacré à l'opposition des deux "idées les plus opposées" au monde, la rencontre de l'Homme-Dieu et du dieu-homme. Si Fédor Mikhaïlovitch, comme Nietzsche a prévu l'apostasie de l'Europe, il n'a jamais douté du retour ultime de cette Europe au Christ. (1

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(1) Ouvrage cité page 277

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Le troisième chapitre du "Drame de l'Humanisme athée" confronte diverses expériences d'émergence du monde temporel dont a parlé Dostoïevski. Le théologien jésuite trouve plusieurs d'entre elles ambigües et donc inaptes à véhiculer une authentique expérience religieuse. L'extase d'Aliocha est une heureuse exception. (2)

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(2)Cf. cette étude page...

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L'œuvre du Père de Lubac se termine par un "chant d'espoir" qui fait de Dostoïevski le prophète de l'autre vie, d'un paradis où il n'est pas possible de parvenir sans traverser l'expérience de la mort, dont l'épilepsie est peut-être, l'approche la plus immédiate.

"Le drame de l'humanisme athée" situe excellemment la portée métaphysique et religieuse de l'œuvre du grand romancier russe au regard des grands conflits idéologues d'hier et d'aujourd'hui. Il fait tout particulièrement apparaître comment Fédor Mikhaïlovitch a répondu d'avance, pour les avoir vécues lui-même, aux objections de l'athéisme actuel.

On pourrait résumer ainsi l'attitude générale des écrivains catholiques face à notre auteur au-delà de leurs divergences : admiration et reconnaissance devant la sincérité et l'authenticité de la Foi professée et devant les perspectives ouvertes sur l'avenir, compréhension de l'hostilité envers le catholicisme mais regret de certaines omissions ou déficiences, spécialement dans le domaine de l'Ecclésiologie ou de la morale "objective".

Tout cela est indiscutable, mais parfois ces critiques catholiques, oublient le caractère littéraire de l'œuvre ou majorent certaines réalités catholiques, attaquées par Dostoïevski, réalités dont Vatican II a montré le caractère parfois relatif.

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