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Publié par YVAN BALCHOY

LA LIBERTE DANS L'OEUVRE DE DOSTOÏEVSKI : ÊTRE LIBRE, CE N'EST PAS CHOISIR A TOUT VENT, C'EST ÊTRE SOI-MÊME. (386)

A mon avis, la Légende doit être resituée dans le cadre plus vaste de la Christologie dostoïevskienne

. Guardini appuie ses réserves sur la personnalité de l’auteur de la Légende, Yvan avec son athéisme et ses visions diaboliques.

L’apparition ou l’intervention de Satan dans le cas d’Yvan n’implique pas pour autant que l’écrivain refuse tous ses propos. Le contraire est parfois certain (1)

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(1) Cf. cette étude, page..

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Guardini pense pour sa part que le Christ donne raison à Yvan et même qu’il représente une tentative d’autojustification de la part du « frère savant ».

C’est négliger le sens que l’auteur lui-même donne à la Légende dans sa correspondance et ses notes personnelles. (1)

Il y exprime, de son propre aveu, l’essence de son message spirituel

Qu’il s’exprime par l’intermédiaire d’un athée ne change rien à l’affaire.

Il est dommage que Romano Guardini, si perspicace d’habitude, interprète cette fois à contre sens un texte si capital.

Si elle était vraie, son opinion dénaturerait à coup sûr la signification religieuse de l ;’œuvre de Fédor Mikhaïlovitch dans la mesure où la Légende condense l’essentiel de ses conceptions religieuses

. Bien entendu le Théologien allemand a le droit de donner son avis personnel à propos de la Légende mais pas, me semble-t-il, en contredisant son auteur Dostoïevski.

Si Romano Guardini met en doute l’authenticité du Christ de sa Légende et donner raison au Grand Inquisiteur, Rudolf Kassner pense pour sa part que dans ce combat entre le Christ et le vieil archevêque, tous deux ont raison ; il rapproche le romancier russe de Pascal, Goethe et Kierkegaard.

Le Père Tilliette rejette cette hypothèse.

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