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Publié par YVAN BALCHOY

LA LIBERTE DANS L'OEUVRE DE DOSTOÏEVSKI : ÊTRE LIBRE, CE N'EST PAS CHOISIR A TOUT VENT, C'EST ÊTRE SOI-MÊME. (384)

QUELQUES ECRIVAINS QUI ONT AUSSI REFLECHI AU MESSAGE RELIGIEUX DE DOSTOÏEVSKI

Gabriel Marcel dans « Les hommes contre l’humain » rejoint le refus exprimé dans « Les Démons » ; « Babel » de Pierre Emmanuel semble avoir subi la même influence, de même de « HELIOPOLIS » de Ernst Jünger.

Le Père Tilliette, dans son introduction à la « Légende du Grand Inquisiteur » signale même que tout ce qui s’écrit « pro et contra » sur le marxisme entre en compétition avec Dostoïevski, de Maximilien Rubel à Simone Weil (Oppression et Liberté) Dans son œuvre « Idéologie et Réalité »,

Jeanne Hersch note que la vision apocalyptique de Dostoïevski semble avoir éclipsé la prescience dialectique de Marx.

Le philosophe allemand part de « La Légende » pour dénoncer « d’une façon irréfutable » l’autorité lorsqu’elle dégénère en fanatisme.

On pourrait pareillement établir un parallèle entre le docteur Jekyl de Stevenson et « Le Double » de Dostoïevski.

Par ailleurs « Le Disciple » de Paul Bourget, « Lord Jim » de Conrad et « Prélude d’une aventure » de Malaparte peuvent être avantageusement être rapprochés de « Crime et Châtiment »

. « L’immoraliste » d’André Gide rappelle à certains égards le « Locataire du Sous-sol » , de même peut-être que « l’Etranger» de A. Camus.

L’œuvre de Lawrence à propos de « La légende du Grand Inquisiteur » où il reconnaît un peu de sa pensée, celle de Huxley, de Somerset Maugham offrent de pareilles similitudes.

Cette influence ne sera sans doute pas sans suite, comme le Père de Lubac et Nina Gourfinkel l’ont rappelé : l’activité de Dostoïevski de cesse de croître.

E. Thurneysen dans son « Dostoïevski ou les confins de l’homme » (1) insiste sur la méfiance

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(1) Paris, « Je sers » 1934 (essayistes)

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Du romancier russe vis-à-vis du Christianisme officiel ; il rapproche judicieusement Dostoïevski de Kirkegaard dans une perspective plus ou moins Barthienne en montrant combien sa notion de la Foi et du Christianisme était existentielle :

« Il a prévu et annoncé le message de Zarathoustra sur la fin de l’homme...Il a éprouvé une radicale méfiance pour le Christianisme officiel… et, ce qu’il a aimé dans son Eglise russe, c’est ce qui en elle n’était pas officiel. (2

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(2) idem, page 16-21

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