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Publié par YVAN BALCHOY

LA LIBERTE DANS L'OEUVRE DE DOSTOÏEVSKI : ÊTRE LIBRE, CE N'EST PAS CHOISIR A TOUT VENT, C'EST ÊTRE SOI-MÊME. (381)

C) LA CRITIQUE ETRANGERE

En voici un bref aperçu qui se limitera aux écrivains francophones qui ont réfléchi aux aspects religieux de Dostoïevski : parmi eux André Gide, Henri Troyat, écrivain français d’origine russe, Albert Camus, Thurneysen qui a écrit un ouvrage nettement marqué par l’esprit de la Réforme sans oublier ces écrivains qui nous ont dévoilé efficacement l’univers de Fédor Mikhaïlovitch, Romano Guardini, le Père Tillette ainsi que le Père de Lubac qui a bien voulu me conseiller à propos de cette étude.

1) ANDRE GIDE

Il a contribué pour beaucoup à « mettre à la mode » Dostoïevski en France. (1)

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(1) En dépit des critiques qu’il faut lui adresser (méconnaissance du génie de Dostoïevski, massacre de certains de ses romans) Melchior de Vogüe a le mérite des premières traductions du romancier russe.

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Il a surtout été frappé par l’attitude dite anti-intellectuelle de l’écrivain, en particulier à propos de Mychkine. L’enfer, d’après Dostoïevski, c’est au contraire la région supérieure, la région intellectuelle.

A travers tous ses livres, pour peu que nous les lisions d’un regard averti, nous constaterons une dépréciation non point systématique, mais presqu’involontaire de l’intelligence ; une dépréciation évangélique de l’intelligence.

L’intelligence, pour lui, c’est précisément ce qui s’oppose au Royaume de Dieu, à la vie éternelle, à cette béatitude en dehors du temps, qui ne s’obtient que par le renoncement de l’individu pour plonger dans le sentiment d’une solidarité indistincte. (2)

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(2) André Gide : Dostoïevski (col. idée), page 180

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Ce Royaume de Dieu n’est-il pas de facture un peu trop Gidienne ? Le critique français reconnaissait franchement : « Dostoïevski ne m’est souvent qu’un prétexte pour exprimer mes propres pensées. » (3)

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(3) Cité par Madame Nina Gourfinkel : « Dostoïevski, notre contemporain », page 8

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