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Publié par YVAN BALCHOY

Qu'importe, s'ils sont vains, puisque j'y bois ton âme.

Quel parfum mets-tu sur ta bouche?

Si dans un tel baiser tu ne fus pas à moi,

Si quelque volonté te retenait encore,

Si, madone de chair, tu veux que l'on t'adore

Et qu'on souffre-de toi

Si l'heure différée était l'heure impossible,

L'heure chimérique et qui ne sonnera pas

Si l'instant doit venir, où, statue impassible,

Tu me dédaigneras Si ces mains repoussaient les miennes

Si ces yeux se faisaient cruels

Si le gouffre noir où vont les choses anciennes

Dévorait ces amours faits pour être éternels.

Conserver comme note, 2 mai 1887, matin

. http://www.poesies.net/remydegourmont.html

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