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Publié par YVAN BALCHOY

Cette nuit, in capable de dormir, je me suis branché vers trois heures du matin discrètement sur la station Europe 1 qui m'a permis de retrouver l'émission matinale de Morandini.

Sa manière un peu arithmétique de transformer quantité en qualité n'est pas ma tasse de thé encore qu'heureusement l'émission, à travers, les avis émises par les auditeurs rehaussent souvent l'intérêt de cette suite un peu longue de chiffres.

Je me limiterai ici à la présentation du film "Apocalypse" consacré au généralissime Staline.

Tout d'abord interrogés, certains responsables de cette œuvre rapprochent honteusement communisme et nazisme comme deux aberrations aussi inhumaines l'une que l'autre.

Ainsi la vainqueur du Nazisme Staline n'est guère plus qu'un Hitler de gauche.

Ainsi nos livres d’histoire trop souvent ne reconnaissent comme les seuls vainqueurs honorables du troisième Reich que les anglo-saxons et à travers eux le Capitalisme tellement humain comme il l’a prouvé plus tard à Nagasaki et Hiroshima.

Il est évident qu'à travers Staline et ses erreurs indiscutables, c'est le communisme qu'on veut atteindre comme une idéologie meurtrière "ad vitam aeternam".

Quand la guerre s'est terminée, j'avais 8 ans et je me rappelle avec quelle reconnaissance nous considérions, bien que non communistes, l'action de l'armée Rouge, personnalisée par celui que nous appelions le petit père des peuples.

Dans ce blog, j'ai rappelé l'estime que Churchill avait apportée à Staline, considéré par lui comme un génie politique et militaire au rôle essentiel dans la chute d'Hitler.

Les présentateurs de l'émission Apocalypse, parlent avec justesse de procès truqués dans les année 30 qui resteront une tache criminelle indélébile comme les massacres de Katyn dans la carrière de celui dont le nom signifiait "l'homme de fer".

A propos des Goulags dont la comparaison avec les camps d'extermination est une grossière approximation, c'est vrai que ces lieux dits de rééducations se transformèrent trop souvent en camp de travail forcé sinon de concentration.

La majorité de ceux qui s'y trouvaient étaient des « droits-communs », même si trop de prisonnier politiques y furent enfermés.

Il y a eu, à ce propos une continuité regrettable entre la politique carcérale des tsars et du pouvoir communiste.

Il suffit de lire "La Maison des morts" de Dostoïevski qu'on peut rapprocher de celle de Boris Pasternak nettement inférieure en qualité littéraire.

Si on se réfère aux millions de personnes en prison aux USA, traités trop souvent d'une façon brutale et inhumaine, sans oublier le caractère raciste de la population carcérale, on se rapproche des chiffres de l'Union soviétique, beaucoup trop importants, eux aussi, j'en conviens

.De plus en attribuant à des famines , liées parfois aux guerres en Ukraine entre les russes blancs aidés par les pays occidentaux et la jeune république soviétique, à une volonté génocidaire de Staline, comme la pire propagande anticommuniste ne cesse de le répéter, on dénature l’histoire de l’Union soviétique.

Il n'en demeure pas moins qu'au moment de l'invasion des nazis en Russie, Staline, qui nuança certes alors l'intolérance du régime marxiste, en rappelant le souvenir de la Russie éternelle et orthodoxe, personnalisa de façon exceptionnelle son peuple et sa lutte pour la libération de la Patrie.

Vingt millions de Russes, (à comparer aux centaines de milliers de soldats américains) perdirent la vie en se battant héroïquement contre la bête immonde.

Combien d’entre eux donnèrent leur vie pour le salut non seulement de leur patrie mais aussi le nôtre en proclamant avec fierté le nom de Staline qui les galvanisait dans ce corps à corps meurtrier.

Je me rappelle, quand Staline est mort, les larmes sincères, non des politiciens qui furent souvent ses auxiliaires mais du peuple russe qui était fier de que en un peu plus de vingt ans leur pays était devenu, une nation égalitaire et moderne qui allait bientôt envoyer le premier homme dans l'espace

Aujourd'hui encore, n'en déplaise aux mentors du capitalisme qui, gomment les crimes moins visibles mais combien plus universels du capitalisme depuis près de deux siècles, quand on demande au peuple russe quels sont les grands hommes de son histoire, beaucoup mettent encore Staline en tête de leurs préférences..

Non je refuse ce parallélisme ignoble entre l'œuvre du généralissime Staline et celle du Führer, rapprochement qui plait tellement aux défenseurs de l'idéologie capitaliste qui aujourd'hui domine le monde au nom de l'inégalité entre les hommes.

Sous sa botte, une toute petite minorité de l’humanité s'est emparé de la quasi-totalité des richesses d'une planètes pillée et affaiblie comme elle ne l'a jamais été..

A propos de la technique utilisée par les auteurs de ce reportage déséquilibré et nettement dirigé, le refus d'une suite chronologique de la présentation de la vie de Staline serait dû à l’admiration des auteurs du films pour les séries américaines qui confondent souvent actions et profondeur.

Voilà pourquoi, même si je ne considère pas Staline comme le modèle d’un dirigeant d'un état socialiste, (il en est fort loin, c’est vrai) je ne puis non plus le dissocier de la victoire héroïque, de son peuple.

Voilà pourquoi une émission sur la vie du dirigeant de l’U.R.S.S. mérite une autre appellation que celle d’Apocalypse, surtout après l’utilisation de ce terme pour peindre ce que fut le nazisme.

Yvan Balchoy

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