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Publié par YVAN BALCHOY

LA QUESTION PRÉALABLE DES SOURCES DE LA SÉRIE « APOCALYPSE STALINE » SUR FRANCE 2 (ANNIE LACROIX RIZ),

J'ai déjà explicité en ce blog l'écoeurement ressenti devant cette émission pseudohistorique, digne des pires propagandes de la C.I.A. que le secteur information d'Antenne deux, qui n'en n'est pas, en la matière, à son coup d'essai a voulu rapprocher des "Apocalypses" consacrés au nazisme.

Il s'agissait pour ses peu scrupuleux propagandistes du capitalisme occidental d'entraîner le lecteur  dans leur croyance que lors de la dernière guère mondiale, hormis les USA et leurs alliés, parfaits défenseurs des droits de l'homme et des lois de la guerre, comme on l'a vu à Nagasachi et Hirochima !, tant le camp des  vaincus que celui des vainqueurs du conflit n'étaient  dirigés que des monstresx humains.

Tant pis  pour les dizaines de millions de Russes qui sont morts au chant d'honneur souvent en criant l'amour de leur patrie la Russie et de son chef Staline.

Annie Lacroix-Riz est contrairement aux propagandistes "d'Apocalypse Staline" est une vraie historienne. Quand Antenne 2, permettrai-elle un débat honnête sur ce que fut Staline, qui  malgré tout ce qu'on peut lui reprochder,  est  reconnu  encore aujourd'hui par beaucoup de russes, comme un des tout premiers héros de leur peuple.

 

En tout cas, je ne remercierai pas ~~ Isabelle Clarke et Daniel Costelle  pour cette falsification de l'histoire en particulier à travers des commentaires plus politiques qu'historiques.

Yvan Balchoy

LA QUESTION PRÉALABLE DES SOURCES DE LA SÉRIE « APOCALYPSE STALINE » SUR FRANCE 2 (ANNIE LACROIX RIZ),
LA QUESTION PRÉALABLE DES SOURCES DE LA SÉRIE « APOCALYPSE STALINE » SUR FRANCE 2 Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d’histoire contemporaine, université Paris 7

L’HISTOIRE DE GUERRE FROIDE ENTRE GÖBBELS ET L’ÈRE AMÉRICAINE

Les trois heures de diffusion de la série « Apocalypse Staline » diffusée le 3 novembre 2015 sur France 2 battent des records de contrevérité historique, rapidement résumés cidessous.

Une bande de sauvages ivres de représailles (on ignore pour quel motif) ont ravagé la Russie, dont la famille régnante, qui se baignait vaillamment, avant 1914, dans les eaux glacées de la Baltique, était pourtant si sympathique

« Tels les cavaliers de l’apocalypse, les bolcheviques sèment la mort et la désolation pour se maintenir au pouvoir. Ils vont continuer pendant 20 ans, jusqu’à ce que les Allemands soient aux portes de Moscou. […] .

Lénine et une poignée d’hommes ont plongé Russie dans le chaos » (1er épisode,« Le possédé »).

Ces fous sanguinaires ont inventé une « guerre civile » (on ignore entre qui et qui, dans cette riante Russie tsariste). L’enfer s’étend sous la houlette du barbare Lénine, quasi dément qui prétend changer la nature humaine, et de ses acolytes monstrueux dont Staline, pire que tous les autres réunis, « ni juif ni russe », géorgien, élevé dans l’orthodoxie mais « de mentalité proche des tyrans du Moyen-Orient » (la barbarie, comprend-on, est incompatible avec le christianisme).

Fils d’alcoolique, taré, contrefait, boiteux et bourré de complexes (surtout face au si brillant Trotski, intelligent et populaire), dépourvu de sens de l’honneur et de tout sentiment, hypocrite, obsédé sexuel, honteux de sa pitoyable famille,

Staline hait et rackette les riches, pille les banques, etc. (j’arrête l’énumération). On reconnaît dans le tableau de cet « asiate » les poncifs de classe ou racistes auxquels le colonialisme « occidental » recourt depuis ses origines.

Vingt ans de souffrances indicibles infligées à un pays contre lequel aucune puissance étrangère ne leva jamais le petit doigt.

Il y a bien une allusion sybilline aux années de guerre 1918-1920 qui auraient fait « dix millions de morts » : les ennemis bolcheviques sont encerclés partout par une « armée de gardes blancs ».

On n’aperçoit pas la moindre armée étrangère sur place, bien qu’une cinquantaine de pays impérialistes étrangers eussent fondu, de tous les points cardinaux sur la Russie, dont la France, l’Angleterre, l’Allemagne, les États- Unis, etc.

(c’est au 2e épisode seulement, « L’homme rouge », qu’on apprend que Churchill a détesté et combattu l’URSS naissante : quand? comment?).

Atmosphère historiographique générale depuis l’ère Furet, Lacroix-Riz, L’histoire contemporaine toujours sous influence, Delga-Le Temps des cerises, 2012 2 « Le peuple soviétique » est Propagande

Les sources d’« Apocalypse Staline » sur France2 par Annie Lacroix-Riz France2 a diffusé, le 3 novembre 2015, un documentaire remarquable à la fois par la qualité de sa réalisation et par sa malhonnêteté intellectuelle. Sous le titre Apocalypse Staline, il s’agissait d’accuser le « petit père des Peuples » de tous les crimes et de l’assimiler à Hitler.

Le professeur émérite Annie Lacroix-Riz, historienne du XXe siècle de réputation internationale, réagit à cet incroyable bourrage de crâne. Réseau Voltaire | Paris (France) | 6 novembre 2015 L’Histoire de la Guerre froide entre Göbbels et l’ère états-unienne

Pour Isabelle Clarke et Daniel Costelle comme pour les historiens et publicistes qui ont occupé la sphère médiatique depuis les années 1980, la Terreur est endogène, et dépourvue de tout rapport avec l’invasion du territoire par l’aristocratie européenne. Et, de 1789 à 1799, expérience atroce heureusement interrompue par le coup d’État, civilisé, du 18 Brumaire (9 novembre 1799), la France a vécu sous les tortures des extrémistes français (jacobins), mauvaise graine des bolcheviques.

« Le peuple soviétique » est soumis sans répit aux tourments de la faim notamment à « la famine organisée par Staline au début des années trente, catastrophique surtout en Ukraine », où elle aurait fait « 5 millions de morts de faim », victimes de l’« Holodomor » , à la répression permanente, incluant les viols systématiques, aux camps de concentration « du Goulag » (« enfer pour les Russes du désert glacé », où toutes les femmes sont violées aussi) si semblables à ceux de l’Allemagne nazie (un des nombreux moments où les séquences soviétique et allemande sont « collées », pour qu’on saisisse bien les similitudes du « totalitarisme »). Mais il gagne la guerre en mai 1945. On comprend d’ailleurs mal par quelle aberration ce peuple martyrisé pendant plus de vingt ans a pu se montrer sensible, à partir du 3 juillet 1941, à l’appel « patriotique » du bourreau barbare qui l’écrase depuis les années 1920.

Il n’empêche, quel mystère que ce dévouement à l’ignoble Staline, qui vit dans le luxe et la luxure depuis sa victoire politique contre Trotski, alors que « le peuple soviétique » continue d’être torturé : non pas par les Allemands, qu’on aperçoit à peine dans la liquidation de près de 30 millions de Soviétiques, sauf signalement de leur persécution des juifs d’URSS, mais par Staline et ses sbires. Ainsi, « les paysans ukrainiens victimes des famines staliniennes bénissent les envahisseurs allemands ». Ce n’est pas la Wehrmacht qui brûle, fusille et pend : ces Ukrainiens « seront pendus par les Soviétiques revenus, » et filmés à titre d’exemples comme collabos. Staline fait tuer aussi les soldats tentés de reculer, tendance bien naturelle puisque le monstre « déclare la guerre à son peuple » depuis 1934 (depuis lors seulement ?), qu’il a abattu son armée en faisant fusiller des milliers d’officiers en 1937, etc.

: il est d’autant plus impossible de reconstituer le puzzle des événement morcelés que les faits historiques sont soigneusement épurés, sélectionnés ou transformés en leur exact contraire (c’est ainsi que les perfides bolcheviques auraient attaqué la Pologne en 1920, alors que c’est Varsovie qui assaillit la Russie déjà envahie de toutes parts).

On nous explique souvent que le montage d’un film est fondamental, l’escroquerie Apocalypse Staline, qui y ajoute le mensonge permanent et les ciseaux du censeur, le confirme. La conjoncture est au surplus du côté des auteurs :

1. La propagande antisoviétique est depuis 1917 obsédante en France comme ailleurs en « Occident », mais elle a été infléchie pendant quelques décennies, à la fois par une fraction du mouvement ouvrier (surtout) et des intellectuels et par les circonstances, en particulier celles qui ont précédé et accompagné la Deuxième Guerre mondiale. Ce n’est plus le cas depuis les années 1990 où le mouvement ouvrier, toutes tendances confondues, s’est aligné sur les développements du Livre noir du communisme : seul défenseur de l’URSS depuis la naissance de la Russie soviétique, le PCF ne cesse depuis 1997 d’expier ses affreuses années staliniennes et de déplorer sa non-condamnation du si funeste pacte germano-soviétique. Rappelons que sa mise en œuvre offrit aux Soviets un répit de près de deux ans et leur permit de doubler les effectifs de l’armée rouge à leurs frontières occidentales (portés de 1,5 à 3 millions d’hommes).

Laurent Joffrin, dans un article qui se veut nuancé sur le « bourreau » Staline, auquel cependant « nous devons beaucoup », a légitimement relevé qu’il était délicat naguère de raconter en France absolument n’importe quoi sur l’URSS mais que l’obstacle a été levé par les rapports de forces internationaux et intérieurs

. La liquidation de l’histoire scientifique française de l’URSS a été d’autant plus aisée depuis les années 1980 que l’offensive antisoviétique et anticommuniste s’est accompagnée d’une entreprise de démolition de l’enseignement général de l’histoire, soumis à une série de « réformes » toutes plus calamiteuses les unes que les autres. Le corps enseignant du secondaire l’a déploré, mais sa protestation n’est plus guère soutenue par des organisations autrefois combatives sur le terrain scientifique comme sur les autres. « Les jeunes gens », auxquels la casse de l’enseignement historique inflige désormais 1° la suppression de pans entiers de la connaissance, 2° l’abandon de la chronologie, sans laquelle on ne peut pas saisir les origines des faits et événements, et 3° le sacrifice des archives originales au fameux « témoignage », se sont trouvés, s’ils ont eu le courage de supporter les trois heures de ce gavage, en terrain particulièrement familier.

Les conseillers historiques d’Apocalypse Staline L’Institut d’histoire sociale de Bouris Souvarine et Pierre Rigoulot

Boris Souvarine, célèbre et précoce transfuge du communisme (1924) qui, fut, selon une tradition née en même temps que le PCF, embauché par le grand patronat français. Souvarine, trotskiste proclamé antistalinien (catégorie de « gauche » très appréciée pour la lutte spécifique contre les partis communistes [12]), fut employé comme propagandiste par la banque Worms..

M. Rigoulot n’est pas un historien mais un idéologue, militant au service de la politique extérieure des États-Unis, officiellement apparenté depuis les années 1980 aux « néo-conservateurs », selon Wikipedia, qu’on ne saurait taxer d’excessive complaisance pour le communisme : aucun des ouvrages qu’il a rédigés sur l’URSS, la Corée du Nord (sa nouvelle marotte depuis sa contribution sur le sujet dans Le Livre noir du communisme), Cuba, ne répond aux exigences minimales du travail scientifique.

Conclusion On pourrait proposer au spectateur de visionner, en supprimant le son de cette projection grotesque,

On attend le « débat » qu’impose la malhonnêteté avérée de l’entreprise. J’y participerai(s) volontiers.

Quant aux témoignages de ce prix Nobel de littérature dont le choix antisoviétique et même anti-russe est évident, il décridibilise une fois de plus l'Académie Suédoise qui nous a offert Obama comme un prix Nobel de la paix !

Annie Lacroix-Riz [1]

Vous pourrez lire l'intégralité de l'article à l'adresse suivante :

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.annie_lacroix-riz.051115.htm

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