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Publié par YVAN BALCHOY

J’aime écouter chaque matin Jean Jacques Bourdin journaliste d’exception et de dialogue qui permet à chacun de s’exprimer dans un esprit d’ouverture heureusement tempérée par un sens certain de l’équité.

En revanche quelles calamités les deux émissions qui suivent, les « grosses gueules » qui grossièrement comme des chiffonnier, comme on dit, en médisant de cette utile profession.

Un véritable pugilat oratoire où chacun coupe la parole à l’autre, avec des affirmation à l’emporte-pièce. On a souvent l’impression que le gagnant est celui qui gueule le plus.

Bien sûr, dans ce chaos contradictoire, certains intervenants soutienenent des thèses raisonnables, mais d’autres sortent des conneries à tomber par terre.

Ainsi ce matin, parlant de cette réunion du comité d’entreprise de AIR France, où deux membres de la direction ont été molestés officiellement par du personnel mécontent de décisions de la Direction.

Les « socialistes ? » Macron et Vals (qui vient de fourguer un de ses copains à la direction d’Air France) recommande une modération aux pilotes qui refusent de travailler cent heures de plus par ans sans aucune compensation.

C’est vrai que leur situation financière n’est pas à plaindre.

Devant leur intransigeance, la Direction supprime des lignes et des appareils ce qui va donc entraîner des centaines ou plus de licenciements.

En opposant les pilotes au reste du personnel la Direction sait bien qu’ainsi elle règnera davantage dans la société.

Si au moins, les directeurs d’Air France, qui ont leur part de responsabilité, importante, dans les ennuis de la société, acceptaient eux aussi de faire un effort au moins égal à celui des pilotes, leurs décisions serait sans doute susceptible d’être davantage agréée par l’ensemble du personnel
Or il semble qu’au moins le directeur général s’est octroyé une substantielle augmentation, il y a peu de temps.

Je sais bien que l’impudeur de ces directeurs qui justifient ce type d’augmentation en mettant des milliers de familles au chômage est très fréquent comme si il leur semble tout normal de faire payer au petit personnel les erreurs des responsable cent fois plus payés>.

Ce matin les grosses gueules ont certes à juste titre condamné la violence exercée contre deux directeur, en l’appelant parfois lynchage ce qui n’est pas exact ; de la passager d’une personne qui selon des témoins directs n’était absolument pas dû à des violences physiques.

Heureusement des intervenants extérieurs en replaçant les évènements actuels dans l’ensemble des actions et décisions et erreurs passées de la direction pour expliquer les réactions violentes d’une partie des syndiqués.

J’ai l’impression que pour la majorité des grandes gueules, les privilèges exorbitants des patrons sont presque « du droit divin » tandis que le petit personnel, doit accepter le chantage de la direction soi-disant pour sauver la société.

Ces syndiqués connaissent bien la ficelle utilisée par leurs patrons, car il y a deux ou trois ans on leur a déjà joué l’obligation de se serrer la ceinture pour qu’Air France puisse vivre.

Il serait intéressant de savoir dans quelle mesure cette direction s’est associé au niveau salarial à cet effort ?

Après les « grandes gueules » vient le pire, l’émission d’Éric Brunet, qui affiche fièrement son attachement à la droite et au pire du capitalisme sort des énormités souvent imbéciles pour ne pas employer un mot qui rapproche Guy Bedos et Nadine Morano.

Aujourd’hui, il réclame tout simplement d’exclure de la négociation les syndicats dont certains membres auraient participé aux violences d’hier. Il n’a pas assisté à ces évènements et bien entendu ne de donne sa crédibilité qu’aux allégations des forces de l’ordre et de la Direction.

Vous me direz qu’il invite ceux qui ne sont pas d’accord à l’appeler pour intervenir dans l’émission.

Mais le principe même de choisir un journaliste, nom qu’il ne mérite pas, un engagé manifestement en harmonie avec le MEDEF et les patrons, pour chaque jour critiquer le gouvernement et la gauche décivilise la neutralité de la chaîne.

Si au moins, de temps en temps il était remplacé par un partisan de la gauche, on pourrait parler d’une émission équitable mais ce n’est pas le cas ; voilà pourquoi le cas d’Éric Brunet prouve nettement la sympathie de cette chaîne dirigées comme tant d’autres par le grand capital et ne le cachant guère.

Monsieur Erric Brunet, si vous vous sentez un vrai journaliste, je vous en prie, casser ce contrat honteux qui vous lie à RMC et défendez non la droite systématiquement mais la vérité qui vibre tantôt à droite, tantôt à gauche.

Yvan Balchoy

P.S. Ce mercredi matin, monsieur Blanc, auprès duquel Nadine Moran paraîtrait une personne très intelligente s'est fait joliment "mouché" par un salarié d'Air France, attaché à son entreprise qui l'a ridiculisé en comparant sa lutte à lui pour le survie juste de sa compagnie d'aviation avec la lutte de M. Blanc pour la survie de ses fromages en France vis à vis de la concurrence étrangère. Bien fait !

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