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Publié par YVAN BALCHOY

Je voudrais aujourd’hui vous rapporter les propos d’une amie qui me semble un avis précieux pour celles et ceux qui aspirent à aimer durablement.

Nous connaissons tous des proverbes du type de « Balai neuf fait place nette » qui rappellent combien l’amour passion ou débutant est aussi enflammé que parfois aveugle.

Bien, entendu, cette situation est commune à la plupart des couples débutants, ceux qui vont durer et ceux qui seront feu de paille.

Dans chaque rencontre amoureuse ou amicale, tôt ou tard l’autre, au début, projection souvent, de nos désirs les plus secrets commence, un jour à résister à notre imagerie mentale.

C’est évidemment alors que, chez ceux qui sont incapables de renoncer à leur désir ou vision de l’autre, le risque est grand de voir peu à peu la passion devenir non pas raison mais contradiction et séparation.

Dans la première phase d’un couple fusionnel, chacun des deux protagonistes ne découvre l’autre qu’à partir de son attente et même rejette inconsciemment le plus souvent ce qui pourrait le gêner dans les attitudes ou expression de l’autre.

A ce stade la rencontre n’est pas vraiment réelle. Imaginons une comparaison.

Quand je rencontre un autre sans aucune résistance, un peu comme un doigt enfoncé dans du beurre, il ne m’enrichit pas car il n’est pas vraiment étranger à moi.

En revanche, lorsqu’il me heure parfois par sa dualité, sa différence un peu comme mon poing qui se cogne péniblement à un mur en brique, je ne puis élude la différence de l’autre.

C’est alors que je ne suis plus seul et que mon ami-amant, que je saisis comme vraiment différent de moi peut vraiment m’enrichir.

Cette découverte est souvent le « moment de vérité « du couple, celui où il se renforce ou se désagrège devant la vérité d la rencontre, la disparition progressive de l’autre imaginé par moi remplacé par l’autre qui existe en soi différent et complémentaire de moi.

Comme mon amie Florette, me l’a souvent rappelé en m’assurant qu’elle a constaté dans beaucoup de couples durables et constructifs, que souvent on y aime son conjoint-ami non seulement malgré ses défauts mais à cause d’eux.

Ce n’est pas sans doute un fait majoritaire mais il est plus fréquent qu’on ne le pense.

Une chose en tout cas est sûre et chacun devrait en être conscient. C’est seulement quand l’autre résiste en un sens à mes désir et à la projection de lui que j’ai en moi qu’il existe vraiment en mon couple et que je puis vraiment l’aimer et construire avec lui une vie durable et heureuse

Yvan Balchoy

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