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Publié par YVAN BALCHOY

Le Pape François et Mgr Romero, Martyr du Christ
Le Pape François et Mgr Romero, Martyr du Christ

Le Pape François et Mgr Romero, Martyr du Christ

FEMMES DE MAI
FEMMES DE MAI

Cher Frère François,

Je vous écris avec tout le respect que je dois au successeur de Saint Pierre heureux du souffle évangélique que vous insufflez depuis votre intronisation à Rome.

Votre désir actif de ramener l’Eglise à la pauvreté évangélique nous rappelle l’exemple du Poverello d’Assise qui en son temps et selon ses moyens a rappelé la place privilégiée de pauvres dans le message de Jésus.

Je sais combien vous avez choisi d’être aux côté des plus pauvres dans votre ancien diocèse et cela nous rassure.

Pourtant, dans votre Argentine natale, lorsqu’une dictature sanglante, suscité en partie par les Etats-Unis, a ensanglanté toute la nation, alors que vous étiez provincial des Jésuites, il vous a été reproché de n’avoir pas défendu avec suffisamment d’énergie deux de vos frères qui furent, comme tant d’autres torturés par le criminel Général Videla et ses infâmes co-tortureurs.

Il est de notoriété publique que l’Eglise à cette occasion, s’est trop souvent gravement compromise avec le pouvoir corrompu en place.

Je citerai comme exemple, l’attitude dure et incompréhensible vis-à-vis des mère de Mai, parfois appelées à tort, les folles, devant lesquelles un évêque indigne refuse l’accès à la cathédrale quand des militaires les poursuivaient.

Je me rappelle également combien votre prédécesseur Jean Paul II s’est montrée, dur, brutal même face à ces femmes de disparus, comme il le fut face à un prêtre catholique qui au Nicaragua avait choisi de participer à un gouvernement représentant réellement le petit peuple.

Pourriez-vous, solennellement condamner tout ce qui fut commis, à cette époque contre l’esprit évangélique, y compris éventuellement vos éventuelles propres faiblesses, qui nous rappellent celle de Saint Pierre et qui, bien entendu, ne vous empêchent pas aujourd’hui d’être le juste porte-parole de Jésus- Christ.

Si je vous parle ainsi si, c’est parce qu’autrefois, j’ai rencontré des sœurs rentrées de votre pays qui m’ont parlé avec beaucoup de sympathie des généraux de la junte qu’elles fréquentaient, en oubliant les nombreux martyrs assassinés parce que partisans de la théologie de la libération et des prêtres ouvriers.

Une déclaration solennelle de votre part, condamnant sans équivoque les dictatures qui ont ensanglanté l’Amérique latine, et les réactions équivoques de beaucoup de prélats qui n’ont pas osé condamner l’inacceptable, redonnerait tout son lustre à l’Evangile qui fut si bafoué par ces généraux imbéciles mais aussi certains prélats sans honneur.

Bien entendu, je n’oublie pas des prêtres et laïcs qui ont souffert, parfois au prix de leur vie leur fidélité au Christ, Je pense particulièrement à Mgr Romero, qui, canonisé par son propre peuple, aurait du se voir reconnaître cet honneur bien avant d’autres prélats moins méritants selon moi.

Vous dites parfois, et j’espère que vous vous trompez que vous pensez ne disposer que de peu de temps dans votre fonction apostolique, raison de plus de hâter certains réformes évangéliques susceptibles de ramener le peuple chrétien à la foi évangélique

. Je pense à la place des femmes vis-à-vis des sacrement à la lumière de Saint Paul qui nous a rappelé qu’en Christ il n’y a plus ni hommes ni femmes.

Comme vous l’avez suggéré plus d’une fois, l’Eglise devrait être plus accueillante pour, sans pour autant accepter la dissolution du mariage sacrement, accepter les divorcés remariés, pécheurs comme nous tous, à l'accès des sacrements dont ils ont besoin aussi.

Je suis convaincu aussi qu’il est possible, sans délégitimer le mariage, d’être plus tolérants face aux hommes et aux femmes qui, sans que ce soit leur caprice, sont attirés par leur propre sexe. Ils méritent eux aussi de trouver une place spécifique dans l’Eglise peuple de Dieu, selon la miséricorde que jésus nous a révélée.

Enfin, frère François, humblement, je serais heureux que tu penses à canoniser toi-même, cet abbé Français, qui dans la résistance en faveur de son pays, puis en rappelant la place des pauvres et les injustices qu’ils subissent, s’est attiré la sympathie de tout le peuple français, croyant ou non.

Il s’appelait Pierre, comme le premier Pape et , en dépit des faiblesses qu’ils a confessées et vaincues, il reste un chrétien exemplaire et prophétique qui mérite d’être proposé comme exemple de croyant actif à tous.

Cher Frère Pape, j’espère que la personne du Vatican qui recevra ce mail, de la jetera pas à la corbeille mais d’une façon ou l’autre te la fera parvenir. Merci de ton écoute et surtout du renouveau évangélique que tu représentes en l’Eglise d’aujourd’hui.

Yvan Balchoy

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