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Publié par YVAN BALCHOY

FILM "CAPITAL" DE COSTA-GRAVAS

Costas Gravas dans cette peinture féroce des milieux financiers et d’une banque qui, contrairement à ce que je lis dans certaines critiques n’appartient pas à un passé révolu.

Comme le cinéaste le rappelle plusieurs fois dabs le film la banque, institution type de la finance nationale et internationale a pour vocation de donner aux riches ce dont elle prive les pauvres.

Le sujet est traité sérieusement, un peu trop peut-être pour séduire un grand public. Beaucoup de critiques n’ont pas apprécié ce film le trouvant parfois caricatural ce qui est peut-être vrai dans la forme sinon dans le fond.

Ce petit banquier, manipulé par Wall Street qui espère l’utiliser pour se faire de gros profit au dépend de sa banque, démasque le complot et roule des américains plus vrais presque que nature. Mais son succès n’est qu’apparent, il y laisse sa famille, le peu d’idéal qu’il lui restât dans la scène finale s’inscrit à son tour dans la finance la plus crapuleuse, celle d’ailleurs que dans la réalité du monde actuel nous avons pu voir à l’œuvre tant de fois durant ce nouveau siècle.

Bien sûr le titre du film qui évoque le grand Marx et le sérieux de son analyse du rôle de l’argent dans le monde moderne est un peu usurpateur car l’indignation du cinéaste ne me semble pas aussi sincère et surtout efficace que par exemple sa condamnation du fascisme dans l’aveu….

La critique est parfois féroce, mais en soulignant des failles évidentes d’un film peut-être un peu cérébral, elle ne réussit pas toujours à cacher ses accointances perverses avec le milieu scandaleux de beaucoup d’institutions bancaires qui sont le cœur même de cette exploitation de l’homme par l’homme que révèle le vrai e grand Capital de Marx qui reste plus actuel que jamais.

Petit aperçu sur quelques critiques concernant ce film au sujet combien juste et actuel mais malheureusement insuffisamment réalisé cette fois par Costas Gravas

Virgile Dumez

Portrait au vitriol du monde de la finance et des excès du capitalisme sauvage, le nouveau brûlot de Costa-Gavras divisera une fois de plus, mais ne laissera personne indifférent.


Nouvel Obs. (François Forestier)

Engagé comme pantin à la tête d’une institution bancaire, notre homme va apprendre la ruse, le cynisme, l’amoralité. Comme « Z », « l’Aveu » ou « Bissing », le filmest né de la réalité, et Costa s’amuse à reprendre le titre de Marx : « le Capital » est, ici, une fable effrayante. Conclusion : nous sommes tous des pigeons

(LE MONDE) Thomas Soutine

Emprunté au romancier Stéphane Osmont plutôt qu'à Karl Marx, ce titre, qu'on ne peut tout à fait recommander aux investisseurs en billets de cinéma, en raison de son intérêt insuffisant, recouvre les aventures d'un méchant banquier

Je vous conseille vivement, si ce n’est déjà fait, de visionner ce film féroce qui, malgré ses déficiences, dépeint, l’inhumanité féroce d’une financequi tend peu à peu à gouverner le monde, y compris politique et qu’il est grand temps de mettre au pas en la ramenant à son rôle de serviteur du bonheur des hommes fonction qu’elle a abandonné depuis longtemps

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