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Publié par YVAN BALCHOY

L'Histoire de ce jeune homme, victime il y bien des années d'un grave accident, n'est pas hélas unique. Dans un coma persistant depuis des années, il n'est pas cliniquement mort, ce qui veut dire que son cerveau n'est pas sans activité; certains médecins ne considèrent plus son existence que comme végétative, alors que d'autres parlent de conscience minimum ce qui est tout autre chose.

Il n'a rien écrit ni dit apparemment à propos de ses dernières volontés dans une situation telle que celle qu'il vit au jour le jour, certains de ses proches prétendent interpréter ce qu'il aurait prévu en ce cas , ce qui me semble très osé.

Son épouse, ainsi qu'un de ses frères, je crois, désirent qu'on mettent fin à sa vie-calvaire, sa mère, par contre et d'autres membres de sa familles s'opposent très fort à sa "mise à mort" sous la forme de la privation de nourriture et de boisson qui le ferait à coup sûr mourir au bout d'une dizaine de jour d'une agonie, douce selon certains médecins grâce à des calmants, pas si douce que cela selon moi car j'ai eu l'occasion de rencontrer un membre de ma famille en pareille cas et j'avoue que ce fut horrible !

Il s'agissait d'un de mes cousins, prêtre catholique victime d'un cancer. En Belgique dans des cas semblables, il est aujourd'hui autorisé par la loi, à la demande expresse préalable du patient, de mettre fin à sa vie et ses douleurs en le plongeant dans l'inconscience puis en lui ingérant un produit mortel qui agit très vite. C'est vraiment la mort rapide voulue par l'intéressé dans une sorte de sommeil.

On a laissé mourir mon cousin dans les conditions prévues par la nouvelle loi française de faim et de soif et je l'ai vu de longues minutes n'arrêtant pas de remuer comme s'il cherchait une position plus favorable avec un visage que j'ai trouvé tout sauf serein malgré les calmants; cette agonie intolérable a encore duré plusieurs jours.

La Belgique ainsi que d'autres pays, propose aujourd'hui dans des cas semblables, une forme d'Euthanasie tout à fait différente. Elle y est autorisée par la loi, à la demande expresse du patient, de mettre fin à sa vie et ses douleurs et consiste à le plonger dans l'inconscience puis en lui ingérer un produit mortel qui agit très vite. C'est vraiment une mort rapide dans une sorte de sommeil.

Cette fin de vie, demandée bien entendu par l'intéressé, qui entend terminer sa vie dignement me plait au point que je me sens prêt à signer les documents nécessaires pour y avoir accès le cas échéant bien entendu le plus tard possible car je ne crois pas au caractère rédempteur par principe de toute souffrance inhumaine sans espoir de progrès.

Face au problème de l'Euthanasie, la France a voulu faire un pas de plus par rapport à l'ancienne loi Léonetti qui, à juste titre, défendait cette autre solution respectable que sont les soins palliatiques.

Cette fois la solution choisie, hypocritement je le répète, est indigne car priver un homme de nourriiture et de boisson même sous calmants est un supplice intolérable et qu'on le reconnaîsse ou non une vraie mise à mort pour moi aussi active qu'une piqure mais bien plus douloureuse et moins respectueuse de la dignité humaine.

Je trouve que s'il est légitime de légaliser quelque peu sur la fin humaine, il n'est pas normal que la vie d'un être humain dépende d'une juridiction nationale ou internationale.

Elle ne devrait dépendre que de l'interessé à travers une déclaration préalable, des médecins bien entendu en tous les cas, des parents parfois aussi devant des souffrances intolérables d'enfants incapables de choisir eux-mêmes mais non de juridictions externes qui risqueraient de mener à des dérives comme la prise en compte de la valeur économique d'une vie humaine.

Revenant au cas d'où je suis parti, où le conflit est vif entre une épouse qui pour des raisons connues ou inconnues pense qu'il faut laisser mourir son mari et sa maman qui pour d'autres raisons ne peut se résoudre à supprimer tout espoir, si minime soit-il de voir son fils se réveiller un jour, comme on l'a parfois constaté dans des cas très rares, c'est vrai.

Ayant été autrefois devant un beau frère, soumis à un coma proche de celui dont il est question, j'avoue que jamais je n'aurais pensé , sans une demande de sa place, à mettre fin à sa vie, surtout par cette procédure cruelle que la France a osé légalisé.

Dans le cas actuel, je ne trouve donc pas acceptable que l'on prive de soins si élémentaires ce malheureux patient pour des raisons qui, peut-être, relèvent plus de la volonté de certains de ses proches que de sa propre situation, partagée d'ailleurs plusieurs centaines d'autres malades, bien soignés par un personnel admirable dans des cliniques spécialisées.

Entre l'avis de l'épouse, qui parfois pourrait désire retrouver sa liberté et celle d'une mère qui restera toujours attachée à son enfant, faut de consignes précises du patient, je préfère donner raison à la maman.

Par ailleurs, je vous réédite, ce jour, l'article d'une amie, qui a connu, elle-aussi, un long coma et a entendu, du sein même de ce coma, des médecins dire qu'elle était perdue et qu'on pouvait parler librement de ses problèmes en sa présence.

Cela ne l'a pas empêchée de revenir à la conscience et de mener une vie très riche ultérieurement.

Tant qu'on change des lois liberticides nées d'un passé dépassé, OK.

Mais je n'accepterai i jamais l'Euthanasie évidente que fut la mort de cet innocent qui n'avait pas choisi l'euthanasie selon l'énoncé de la loi. Oui, maintenir en vie ce grave handicapé coûtait cher à l'état et de plus gênait peut-être le désir de renouveau d'une femme. Ce n'était pas à mes yeux un motif suffisant pour revenir à la barbarie antique ! (YB)

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