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Publié par YVAN BALCHOY

LA LIBERTE DANS L'OEUVRE DE DOSTOÏEVSKI : ÊTRE LIBRE, CE N'EST PAS CHOISIR A TOUT VENT, C'EST ÊTRE SOI-MÊME. (357)

Il existe une controverse assez vive concernant la portée morale de l’œuvre de Dostoïevski. Korab-Bzrozowski a consacré à ce sujet une thèse à l’université de Fribourg.

Il commence par noter avec justesse que les idées sont quelque chose de vivant pour un homme tel que notre écrivain et que sa métaphysique n’a rien d’abstrait.

De là, le caractère profondément existentiel de toute son œuvre et des situations morale qu’il y décrit

Le critique cite à ce propos Jacques Madaule et Paul Evdokimov affirmant l’inexistence d’un système tout fait chez Dostoïevski et la nécessité d’une sorte de communion intérieure avec lui pour en élaborer une Korab-Bzrozowski détaille les nombreuses contradictions qui opposent tous ceux qui ont voulu émettre un jugement de valeur sur le Christianisme Dostoïevskien.

Il en profite pour aborder le problème du roman chrétien. UN écrivain authentiquement chrétien devrait selon lui réussir à prouver qu’il a su dominer le déchirement intérieur de sa propre nature, vaincre son dédoublement et arriver à un équilibre tel que la tendance exprimée dans l’œuvre ne laisse au lecteur aucun doute sur les convictions chrétiennes et les intentions morales de l’auteur. (1)

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(1) Korab-Bzrozkowski : Controverse sur la valeur morale de l’œuvre de Dostoïevski, page 48

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Sans doute estime-t-il sans importance que l’auteur exprime ses idées d’une façon positive ou négative, mais, en aucun cas, un écrivain chrétien ne peut pas ne pas être un moraliste : « on doit lui demander ce sacrifice. »

Avec de pareilles conceptions comment éviter la « morale de patronage ». Pourtant Dostoïevski ne mérite pas ce reproche.

Le critique conclut donc en affirmant qu’il est impossible d'établir objectivement la morale de l’œuvre de Fédor Mikhaïlovitch, ni de juger à sa juste valeur l’importance d’une telle œuvre dans la vie spirituelle de l’humanité.

Tous ceux qui, selon lui, cherchent à démontrer la portée morale de l’auteur des 3frères Karamazov » ne feront qu’une réflexion subjective à partir de leurs propres idées personnelles sur le romancier.

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