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Publié par YVAN BALCHOY

LA LIBERTE DANS L'OEUVRE DE DOSTOÏEVSKI : ÊTRE LIBRE, CE N'EST PAS CHOISIR A TOUT VENT, C'EST ÊTRE SOI-MÊME. (356)

Ceci explique pourquoi il passa sans continuité, pour ainsi dire, d’une vision globale

Essentielle du Mystère de l’Eglise aux déterminations pratico-pratiques de la vie quotidienne. De l’Eglise, peuple de Dieu indifférencié, il passe immédiatement aux problèmes concrets, telle la manière de présenter la Parole de Dieu dans la prédication, le salaire du clergé etc…

Les questions intermédiaires sont généralement omises ; l’écrivain préfère les réserver aux spécialistes. On trouve cependant quelques indications sur la vie sacramentaire dans l’Eglise, ainsi que certaines références liturgiques. (1)

(1) CF. cette étude, page…

La plupart date de l’époque assez tardive où le romancier avait repris la pratique religieuse. Elles laissent entrevoir qu’il connaissait bien et admettait l’enseignement traditionnel de l’orthodoxie. (2)

(2)CF. cette étude, page…

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On pourrait regretter que le Christ soit longtemps resté dans son œuvre davantage le fruit d’une quête si sincère soit-elle d’un idéal plutôt qu’un donné gratuit.

Une certaine recherche existentielle du Christ, trop peu soucieuse de l’autorité de la Révélation risque en définitive de n’aboutir qu’à une religion toute humaine. Longtemps l’itinéraire de l’écrivain, marqué par cette lacune et son souci de trouver une « solution » aux aspirations humaines l’a rendu hésitant sur certaine portée du Mystère du Christ.

Le message de Fédor Mikhaïlovitch est souvent plus riche de ce combat que de ce mystère. L’immense succès de son œuvre s’explique par la chaleur qui s’en dégage et par sa robustesse esthétique, mais c’est là aussi la raison d’une certaine faiblesse au plan du témoignage de la Foi. L’écrivain a longtemps cherché un amour qui réponde aux aspirations de son cœur, tout en cheminant dans un doute pénible où déisme, athéisme et adhésion au Christ-Idéal se mêlaient, n’a sans doute pas réussi à vivre l’accueil de la Révélation dans la sérénité totale, même s’il a découvert finalement la gratuité du don divin sans commune mesure avec les interrogations humaines.

C’est vrai que les doutes et la révolte d’Yvan Karamazov sont sans doute ceux de l’écrivain tout autant que la force et la sincérité de l’amour du Christ d’Aliocha.

Que de tourments sont nés en lui de cette dichotomie, si évidente dans « Les Frères Kararmazov ».

Fédor Mikhaïlovitch témoigne ainsi de l’âpreté de la lutte qu’il faut mener pour enfin dire « OUI » au Christ, non comme un acte intellectuel mais comme une adhésion totale à son Mystère, vécu en Eglise et en Esprit dans la prière et dans l’action où même dans la prière qui devient action et l’action qui devient prière..

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