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Publié par YVAN BALCHOY

LA LIBERTE DANS L'OEUVRE DE DOSTOÏEVSKI : ÊTRE LIBRE, CE N'EST PAS CHOISIR A TOUT VENT, C'EST ÊTRE SOI-MÊME. (354)

IV) SECTION :

Chapitre 1 : APERCUS CRITIQUES DU CHRISTIANISME DE DOSTOÏEVSKI

Parvenu au terme de cette approche sur le thème de la liberté dans l’œuvre de Dostoïevski, il est temps d’en établir un bilan.

Que l’œuvre de ce grand romancier soit inégale, c’est l’évidence même. Inutile de s’attarder ici sur certaine de ses outrances.

Fédor Mikhaïlovitch écrivait avec sa chair et son sang, la démesure de tant de ses écrits en fait foi.

On reproche souvent au christianisme dostoïevskien, surtout en Occident, de sous-estimer le rôle de l’Eglise hiérarchique et même parfois le caractère proprement « surnaturel » de la foi chrétienne.

Beaucoup déplorent « l’immoralité » apparente de beaucoup de personnages de ses romans, alors qu’il les décrit par ailleurs comme des chrétiens authentiques.

Enfin la « Solution sociale » de l’auteur des Frères Karamazov a fait couler beaucoup d’encre ; on a parlé d’utopie, de nationalisme agressif, de racisme parfois, sans mettre de côté l’objection essentielle des marxistes qui lui reprochent de ne pas avoir tiré les conclusions logiques des tableaux de décadence sociale de l’Empire tsariste qu’il a peint avec tant de réalisme.

PLACE DU SURNATUREL DANS L’EGLISE

Au terme d’ouvrage consacré à notre auteur (1), Jacques Madaule, critique représentatif du catholicisme trouve que l’ensemble de son œuvre est « une question sans réponse ».

  1. Le christianisme de Dostoïevski

Cherchant la raison de ce qu’il considère comme un grand échec, il met en cause le caractère désincarné de l’orthodoxie telle que vécue par lui, qui l’aurait empêché de trouver une solution aux problèmes qui le tourmentaient tant.

Dostoïevski proclamerait avant tout que Dieu est absent du monde et il attribuerait les horreurs qu’il décrit dans son œuvre à cette absence.

Aussi, note-t-il, le romancier russe « mériterait tout au plus une curiosité, s’il n’était pas avant tout un grand artiste ; sa lecture, ajoute-t-il apporte peu au chrétien confirmé dans sa foi. »

Toutes ces objections se ramènent en définitive à une seule qui est sans doute qui est sans doute le grief essentiel du critique.

« Dostoïevski est venu nous dire que nous ne sommes pas arrivés pour allumer en nous une soif que seule étanchera l’eau du puits de Jacob, l’eau que Jésus versa à la Samaritaine. Ce drame se joue sur le porche de l’Eglise. A nous maintenant dans la plénitude d’une liberté souveraine de franchir ce seuil mystérieux. » (2)

(2)CF. cette étude, page :

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