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Publié par YVAN BALCHOY

3) LA LIBERTE DANS LA SOCIETE FUTURE ESCHATOLOGIQUE LORSQUE L'ETAT SERA DEVENU EGLISE.

 

Dans la théocratie chrétienne finale, la liberté règnera comme à aucune autre époque. Pour étayer son affirmation Dostoïevski prend pour exemple l’organisation judiciaire. Il n’y aura plus alors de tribunaux séculiers.

Le jour où la société entière (1) se convertira en Eglise, alors non seulement la justice de l’Eglise influera sur l’amendement du criminel tout autrement qu’à l’heure actuelle, mais les crimes eux-mêmes diminueront dans une proportion incalculable. (1)

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(1) « Les Frères Karamazov », page 69

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« Lorsque l’Eglise aura tout absorbé (2) elle se contentera d’excommunier le criminel et le réfractaire sans jamais abattre les têtes.

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(2) « Les Frères Karamazov » page 66 ; les idées sur la théocratie future sont développées dans « Les Frères Karamazov » par Yvan ; il semble bien que Dostoïevski ait attribué au « frère savant » les conceptions qu’avaient développées devant lui son ami Vladimir Soloviev. (CF. cette étude page..) C’était une idée traditionnelle dans le Christianisme russe ainsi que le note Nicolas Berdiaev : « En tout cas, le monisme de l’Etat totalitaire est incompatible avec le Christianisme, puisque c’est l’Etat qui se transforme en Eglise. » Les sources et le sens du communisme russe, page 370 (collection « idée »)

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En agissant ainsi, elle acculera le pécheur au seul châtiment qui puisse réellement l’effrayer et l’apaiser, c’est-à-dire l’aveu de sa propre conscience. Les travaux forcés et les peines de prison n’amendent pas vraiment le criminel et donc ne préservent nullement la société Pour un criminel arrêté ou exécuté, il en surgit donc deux aussi résolus. (3)

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(3) « Les Frères Karamazov », page 67

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La seule protection valable dont jouit la société et qui peut amender le criminel et en faire un autre homme, c’est la loi du Christ : « Ce n’est qu’après avoir reconnu sa faute comme fils de la société du Christ, c’est-à-dire de l’Eglise, que le criminel le reconnaîtra devant la société elle-même : c’est-à-dire devant l’Eglise, il est capable de reconnaître sa faute et non devant l’Etat. » (4)

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(4) « Les Frères Karamazov », page 67

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