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Publié par YVAN BALCHOY

~~LA LIBERTE DANS L'OEUVRE DE DOSTOÏEVSKI : ÊTRE LIBRE, CE N'EST PAS CHOISIR A TOUT VENT, C'EST ÊTRE SOI-MÊME. (344)

Le pouvoir pénal de l’Eglise n’est pas contesté en principe par lui mais il le ramène au domaine purement spirituel.

L’excommunication en est la sanction la plus grave. « S’il y avait actuellement un seul tribunal ecclésiastique, l’Eglise n’enverrait personne au bagne ou au supplice.

Elle excommunierait le criminel et le réfractaire mais elle n’abattrait pas les têtes (1)

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(1) "Les frères Karamazov », page 66

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Le clergé n’a aucun droit ni aucun intérêt d’ailleurs à conduire les hommes à la vérité du Christ autrement que par les moyens mis à disposition par le Maître lui-même.

Sinon quels que puissent être ses succès apparents, il ne réaliserait pas sa vocation essentielle.

Malgré certaines outrances de langage, dues à son caractère bien plus qu’à ses convictions, Dostoïevski était convaincu que l’humilité, pleine d’amour, est une des forces les plus utiles et les plus persuasives qui soient. (2)

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(2) CF. »La critique de la conception occidentale », fév.1877, page 473 : CF. en cette étude, page

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Toute « inquisition », c’est-à-dire toute pression non respectueuse du caractère inviolable de la personne humaine de même que toute tentative pour forcer les gens à penser, parler ou agir autrement que sous leur propre impulsion, sont absolument à bannir.

En ce sens Fédor Mikhaïlovitch, est un partisan résolu de la liberté religieuse.

Ainsi au terme d’un article où, en dépit de ses bonnes intentions, il tombe plus d’une fois dans un antisémitisme agressif, l’écrivain opte néanmoins pour la liberté religieuse en lui donnant précisément la liberté chrétienne pour fondement.

« En dépit de ce que j’ai écrit plus haut, je n’en suis pas moins pour l’égalité pleine et définitive des droits, parce que telle est la loi du Christ, parce que tel est le principe chrétien. (3)

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(3) « Journal d’un écrivain » mars 1877, page 500

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