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  • 13/02/1936
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  • Poésie Jésus Marx
  • Ce que j'ai envie de dire de moi, vous pouvez l'imaginer à partir de mes articles et surtout de ma poésie
Jeudi 22 juillet 2010 4 22 /07 /2010 20:37

 

 

 

C’est donc sans aucun enthousiasme qu’il commença par rejoindre son ancien bureau pour reprendre ses affaires.

 

Quand il y arriva, son ancienne assistante, seule, tapait un rapport à la machine. En le voyant arriver, elle rougit soudain et lui tendit la main d’un air gêné :

 

     -« Bonjour, Monsieur Mignolet, j’espère que cela va pour vous. Je tiens à vous dire que je ne suis rien pour ce qui vous arrive. Je pense que la Direction ne vous a pas pardonné les risques que vous avez pris au détriment de votre travail ici ; vous savez, c’est moi qui ai du mettre en ordre vos papiers pour la poursuite des expériences ; cela n’a pas été une tâche facile, je vous l’avoue. En tout cas, j’ai remis dans ce tiroir tous vos papiers personnels, vous pouvez les emporter. »

 

Ghislain se rappela sa gentillesse à l’égard de cette employée plus que médiocre ; il bredouilla un vague « Ne vous en faites pas, j’en ai vu d’autres… » et vida consciencieusement le contenu du tiroir dans son attaché-case.

 

Puis, sans plus dire un mot, il se rendit à l’autre bout du bâtiment où se trouvait son nouveau poste.

 

En route, il rencontra deux, trois collègues qui le saluèrent rapidement, sans lui montrer un brin de sympathie. Décidément, se dit Ghislain, comme on est vite oublié dans une société où pourtant il avait vécu plus de dix ans, apparemment estimé du plus grand nombre.

 

Arrivé enfin dans son nouveau bureau, il n’y trouva personne. En attendant le retour du collègue avec lequel il allait devoir travailler, il s’installa sur un vieux bureau vide, ajouté à la hâte qui manifestement lui était destiné. Rien ne lui serait donc épargné pour ce retour dans son entreprise.

 

Qu’allait-il faire comme travail ici ? A priori, du pur administratif, ce qu’il détestait le plus et, qui plus est, avec ce collègue qui n’arrêtait pas de se moquer de lui, de le narguer en public, de se moquer de ses expériences inutiles et coûteuses ?

 

 

 

(à suivre)



Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

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Mercredi 21 juillet 2010 3 21 /07 /2010 10:42

 

 

 

Rapprocher le comportement de certains éléments, situées souvent au plus haut du pouvoir de l’Etat raciste et fasciste d’Israël  de certains crimes que commettaient les nazis contre les minorités qui leur déplaisaient, juifs, tsiganes, homosexuels, handicapés et même communiste est hélas innévitable.

Je n’ai pas envie d’appeler nazis ou néo-nazis certains criminels Israéliens mêmes si beaucoup de leurs actes nous rappellent les exactions nazies chez nous, pas toutes bien sûr comme (L’horrible solution finale) 

 

Admettons, avec Monsieur Pasquier, qu’il est scandaleux d’appeler Israël un état nazi. Mais je demande à cet ami inconditionnel de l’Etat hébreu, qui va jusqu’à couvrir certaines de ses inactions inacceptables comment il faut appeler un Etat…

 

- Qui, impunément, grâce à l’appui criminel des USA viole les lois internationales et les décisions de l’ONU qui l’oblige à quitter les territoires conquis par les Sionistes sur les terres Palestiniennes y compris Jérusalem EST qui est la capitale de la Palestine, Israël qui colonise impunément jusqu’ici la Cisjordanie et Israël est une des dernières colonies à extirper de notre terre. (Je ne dis pas qu’il faut expulser de la Terre sainte des juifs qui sont aussi chez eux à condition qu’ils cessent d’être des colons face à des populations colonisées.)

 

- Qui dans ses geôles puantes détient des milliers de jeunes résistants, en dépit du droit international qui reconnaît aux résistants Palestiniens le mêmes droits qu’avaient nos résistants français ou belges face aux occupants. La défense d’un soldat de Tsahal capturé par le  Hamas, expression authentique née d’élections libres du peuple Palestinien, me fait penser que pour Monsieur Pasquier un Israélien, fût-il franco-israélien mérite plus de considération qe des milliers de  jeune résistants palestiniens parfois de 15 ans qui, comme Jean Moulin et ses compagnons, défendent leur pays occupé illégalement.

 

- Qui n’arrête pas de chasser par tous les moyens possibles des Palestiniens QUI SONT CHEZ EUX MEME A JERUSALEM EST de leurs terres, qui rend impossible leur vie de tous les jours à travers un nouveau mur de Berlin, qui détruit les oliviers qui permettent aux paysans arabes de subsister, crime horrible dans ce Moyen Orient, où Israël par sa faute apparaît parfois comme un cancer occidental au sein du Moyen Orient alors qu’il aurait du s'intégrer à la culture du Moyen Orient.


- Qui transforme le territoire de Gaza, sous prétexte qu’il a mal voté, dans le plus grand camp de concentration du monde ; même si les gens y étaient bien traités et nourris, ce qui n'est pas le cas.

 


- Qui n’hésite pas à créer, des lieux, des chemins, des territoires réserver aux colons sionistes et d’autres, toujours plus misérables pour les habitants autochtones Palestiniens. Ce n’est pas par hasard qu’il y avait des connivences entre l’Etat sioniste et l’Etat de l’Apartheid, en Rhodésie et en Afrique du sud.


 

 

Oui cet Etat d’Israël, qui, sous sa forme actuelle, n’a pas sa place au Moyen Orient, n’est pas un état nazi, convenons-au, mais il me rappelle sous tant d’égards le comportement des soldats allemands chez nous (et je l’ai connu enfant), la mentalité des racistes d’Afrique du Sud et de certaines colonies anglaises d’Afrique, et surtout la mentalité des colonialistes de tous poils, y compris belge, qui ont utilisé surtout le tiers-monde pour s’enrichir au détriment des populations autochtones.

 

 

Dans mon pays, j’ai rencontré des belges, israéliens par surcroit qui se vantaient d’aller "casser «du Palestinien pendant leur période militaire en Israël. Je leur enlèverais la nationalité belge et je les exilerais sur le champ.

Quand un Palestinien va aider en Afghanistan ses frères, colonisés par l’OTAN, on l’arrête comme terroriste. N’est-ce pas le même jugement qu’on devrait appliquer aux belges qui vont tuer et piller des Palestiniens chez eux ?

 


Monsieur Pasquier, je considère le CRIF, comme une antenne de l’Etat d’Israël en France même si  beaucoup de juifs authentiques français ne sont pas d'accord avec lui. je lui dénie tout droit à représenter l’ensemble de la population française qui sait bien ce qu’est l’Etat d’Israël et ses crimes contre l’humanité sur la terre sainte.

 

 

Yvan Balchoy

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Mercredi 21 juillet 2010 3 21 /07 /2010 10:13

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Mardi 20 juillet 2010 2 20 /07 /2010 11:30

 

 

 

 

 

 

 

Je connais un papillon

 

Pétri de passions

 

Et quelque peu polisson,

 

Epris d'une Dame Fleur,

 

vêtue de candeur et de ferveur,

 

Et souvent prisonnière de ses peurs.

 

Elle lui offre son incomparable nec-art,

 

Tandis qu'il lui insuffle pour sa part

 

Son audace et ses bribes de savoir.

 

Ainsi tous deux en conjuguant leurs talents

 

Se donnent peu à peu un éternel printemps.

 

 

Yvan Balchoy

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Mardi 20 juillet 2010 2 20 /07 /2010 10:37

 

 

 

Ce sont tout d’abord les essais socialistes d’établir la vie sociale sur des fondements purement scientifiques ; une telle loi, écrit-il, mène nécessairement à l’échec. A ce propos, l’écrivain entretient une polémique avec un certain professeur Gradowsky qui mettait à la base de la société des intérêts purement profanes ; le romancier lui répond qu’à ce plan on ne trouve d’autre intérêt que celui du « chacun pour soi et Dieu pour tous. » ; mais « avec une telle formule, souligne-t-il, aucune construction sociale ne pourra survivre longtemps. » (1)

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« Journal d’un écrivain », août 1880, page 552

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     -« Aucun peuple n’a jamais pu s’organiser sur terre sur des bases scientifiques ou rationnelles. Aucun peuple n’y a réussi sauf peut-être pour la durée d’un instant et par bêtise. Le socialisme dans son ensemble même est athée, car il a proclamé dès le début qu’il se propose d’édifier la société uniquement sur la science et la raison » (2)

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« Les Démons », page 264-265.

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Considérer l’agglomérat d’unités juxtaposées qui en résulte comme la réalisation définitive de l’union sociale universelle, c’est confondre le but « avec tout ce qui constitue le comble de l’égoïsme, de l’absurdité et du désordre économique, le comble de l’offense à la nature humaine. La doctrine socialiste représente en réalité pour l’homme l’anéantissement de sa liberté individuelle. (3)

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(3) « Journal d’un écrivain », janv. 1877, page 441

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L’écrivain est aussi sincère pour les « humanitaristes », lointains prédécesseurs de nos « citoyens du monde », qui, refusant toute appartenance à un peuple particulier, ne reconnaissent que l’humanité une et indivisible. Dostoïevski leur reproche dans ses « Notes d’hiver sur des impressions d’été » de nier les nationalités et l’âme au profit d’on ne sait quel humanisme utopique. (4)

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(4) « Notes d’hiver sur des impressions d’été », page 101

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Il critique acerbement, souvent par le biais de ses personnages, ses compatriotes déracinés spirituellement du sol natal. Notre société, note-t-il, n’a plus d’énergie (5) parce qu’elle ne s’appuie plus sur le peuple et que ce dernier n’est plus moralement avec elle.

 

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(5) « Journal d’un écrivain », août 1880, page 619

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( à suivre) 

 

 

 

  Yvan Balchoy

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Lundi 19 juillet 2010 1 19 /07 /2010 07:49




 



Notre première rencontre




Ton premier regard




Ton premier poème




ton premier sourire




ton premier baiser




Ta première audace




ta première colère




Ton premier abandon

 

 

 

 

 

Yvan Balchoy

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Lundi 19 juillet 2010 1 19 /07 /2010 07:36

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Dimanche 18 juillet 2010 7 18 /07 /2010 08:43



Quand l'amour nous vient


 La douleur s'en va


 C'est ce qu'on croit


 Le temps de la passion


 Le temps de quelques saisons.

 

 

 

Un jour hélas l'amour s'en va


 A petits pas


 La douleur est de nouveau là 


Et elle ne nous lache pas.


 Mais ce chagrin qu'on vit


 Reste l'ultime cadeau de la vie.

 

 

Yvan Balchoy

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Dimanche 18 juillet 2010 7 18 /07 /2010 07:44

      -"Oh, bien sûr que oui, monsieur Ghislain, votre voisin, Monsieur Arthur, est absent pour raison de maladie depuis trois semaines ; il paraît qu'il souffre d'une hernie discale, mais certains assurent dans la maison que si hernie il y a, c'est une hernie de travail."

 

Cet Arthur était dans la boîte une des têtes noires de Ghislain, un de ces grincheux, vieux avant l'âge, qui ne cessait de se plaindre mais surtout dénigrait sans vergogne ses voisins, toujours à l'affût de leur moindre faiblesse dont il se faisait le porte-parole dans toute l'entreprise.

 

Le Directeur l'accueillit avec une cordialité, dont il saisit directement le faux ton.

 

     -"Comment allez-vous, monsieur Mignolet ? Vous avez, paraît-il vécu des jours difficile. Nous en avons connu aussi, car vous nous avez laisser brutalement avec un tas d'expériences en cours sur lesquelles nous n'avons pu trouver les notes claires et précises que nous étions en droit d'attendre de vous. La pauvre Marie Van Dijk a mis près de quinze jours pour comprendre et encore assez mal le cheminement assez tortueux de votre pensée.

 

Résultat, le projet "ALBATROS" sur lequel je comptais tellement pour améliorer l'image de marque de notre entreprise nous a échappé, ainsi bien entendu que les vingt millions qui lui étaient attachés.

 

Vous comprenez que dans ces conditions, et, vu le mécontentement de vos collègues, j'ai été amené à vous changer de service."

 

 

Bien entendu, le nouveau poste attribué à Ghislain, en dépit de tout le bien qu'en disait le directeur, était l'exemple même de la voie de garage.

 

En plus, il lui fallait travailler, "la main dans la main", avec un de ses collègues avec lequel il avait toujours eu des difficultés relationnelles.

 

 

 

(à suivre)



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Samedi 17 juillet 2010 6 17 /07 /2010 11:37

Ruban éblouissant

Bleu qui lave mes yeux
A la frontière
si fière, 

tel un éperon masculin,
la tour du roi Baudouin.
Collines aux ventres de peupliers
 si câlines qu'on voudrait s'y coucher
Nuages en promenade,
 merveilleux livre d'images.
Canal qui s'étire,
miroir qui m'attire.
A l'horizon, tout au fond,
un mont et ses rebonds.
 Vol d'oiseau,
fol espoir d'en haut.
Ciel d'été finissant,
jet de lumière éblouissant.
Rouge coquelicot de toits
qui me rapprochent de toi.
Vents qui chante,
chants qui ventent
On dirait que les vaches broutent
les flancs de la route.
Courbes d'une rivière d'argent
qui te rappelle, mon présent.
 Sillons peinturlurés
de tant d'arbustes dorés.
 Murailles de verdure
qui chantent la nature.
 Parcelles de campagnes,
fruits de tant de semailles.
 Tronc blessé
d'un arbre ébréché.
Plaine ondulante
 dos d'une femme ravissante.
 Bouquets d'odeurs,
entre sueur et fleur.
Minuscule village,
jouet d'un autre âge.
Bruxelles enfin qui étincelle,
 Me voici ma Belle !






Yvan Balchoy
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Samedi 17 juillet 2010 6 17 /07 /2010 11:00

 



 

Ce qui vient d’être dit du Dostoïevski philosophe et visionnaire s’applique moins strictement au journaliste, soucieux avant tout de défendre l’ordre social chrétien contre les critiques dissolvantes du socialisme de son époque. Dans « Le Journal d’un écrivain », il exalte sur un tout autre ton la famille, l’éducation morale de la jeunesse ainsi que l’institution chrétienne du mariage et rejette avec force toute justification de l’amour libre.

 

Son argumentation en la matière dépasse d’ailleurs l’utilité de l’ordre social pour se concentrer sur le fondement religieux de tout ordre humain.

 

Issu lui-même d’une famille « russe et dévote » où l’on connaissait l’évangile presque dès le berceau, il rappelait fréquemment le caractère sacré de cette institution.

 

     -« Nous aimons ce qui est sacré, mais seulement à cause de son caractère de sainteté… Nous avons le culte de la famille, parce qu’effectivement elle est sainte, mais non parce qu’elle sert d’assise à l’état. La sainteté d’une famille vraiment sainte a quelque chose de si résistant qu’elle ne saurait être ébranlée par quelque abus, mais qu’elle en deviendra au contraire plus sacrée. » (1)

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Sans doute la réussite de son second mariage aide-t-elle l’écrivain) concevoir sous un jour plus favorable l’amour humain. Jamais cependant, il ne renia sa conviction concernant l’imperfection, vis-à-vis de l’idéal final de la fraternité universelle, d’une institution dont il était le premier à proclamer la sainteté et la grandeur.

 

 

2) Le peuple

 

L’unité réalisée par le couple humain ne suffit pas à satisfaire le besoin de communion universelle au cœur de chaque homme. Aussi les humains se groupent-ils en ces ensembles plus vastes, sociétés, peuples, religions qui sont toutes des pierres d’attente de la grande fraternité eschatologique.

 

Plusieurs doctrines se sont efforcées de répondre à ce besoin. Certaines séduisirent Dostoïevski à un moment de sa vie mais il les combattit férocement plus tard, y voyant des infiltrations dangereuses d’origine occidentale.

 

( à suivre) 

 

 

 

  Yvan Balchoy

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Vendredi 16 juillet 2010 5 16 /07 /2010 21:52

Ce matin, tout en moi grelotte

sous ce ciel qui crachotte

une bruine glaciale

qui  peu à peu peint tout en sale.

Dans les rues humides,

des passants livides

se hâtent, les yeux hagards,

privés de tout regard.

Un rien m'oppresse

et tout m'agresse.

Dans ce monde aussi froid

que mon désarroi,

je m'en vais muet,

pâle et tristounet.

Mais voici qu'un poème de toi

surgit du fond de moi.

Ses mots simples et véridiques

me sont un élexir magique.

Le ciel est toujours gris,

mais il me sourit.

Les passants, toujours aussi pressés,

mais j'ai envie de les embrasser.

La pluie coule toujours,

on dirait qu'elle me dit :"Bonjour !"

Je te sais absente,

jamais peut-être, tu ne m'as été si présente.

 

Adieu tristesse . . .

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

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Vendredi 16 juillet 2010 5 16 /07 /2010 21:27

 

 

 

 

Lors de sa dernière intervention à la télévision Française, Sarkozy a nié véhémentement avoir reçu de l’argent de Madame Bettancourt pour le financement de sa dernière élection Présidentielle.

 

Il n’a pas utilisé l’adjectif « Abracadabrantesque » que Chirac avait emprunté pour désamorcer le testament de Jean Claude Mery qui le mettait directement en question à propos des financements illégaux du RPR.

 

Dans le domaine de la  justice, il est permis de condamner, autrefois même à la peine de mort,  sur la base d’une intime conviction.

 

Chirac, devenu le premier pique-assiette de France, qui avait réussi à se faire élire sur la fracture sociale pour le rejeter ensuite inélégamment, une fois élu,  de sa politique a peut-être réussi à retarder sa mise en examen par l’emploi de cet adjectif littéraire. Il n’en demeure pas moins que si je faisais partie d’un jury populaire chargé de juger si oui ou non il a violé les lois d’un sain financement politique, même sans preuve matérielle, je le condamnerais sans hésitation  coupable car j’ai l’intime conviction que ex-président n’était pas très regardant au plan de l’honnêteté des financements de son parti.


 

Depuis Chirac j’ai envie de dire qu’abracadabrantesque ne signifie plus invraisemblable mais considère comme  scandaleuse une attaque même fondée  contre un chef d’Etat.

Quand Sarkozy trouve simplement "honteux" qu’on l’accuse d’avoir touché des enveloppes de Madame Bettancourt,   j’ai la même conviction intime  (sans preuve matérielle, c'est vrai) que sa négation n’est pas plus sincère que celle de Chirac.

 

En fait pour ces chefs d’état si rapides pour juger les indélicatesses des plus petits, l’important c’est le « pas vu, pas pris ».

 

Or il est extrêmement difficile de prouver une remise d’argent liquide. Des indélicats comme Chirac ou Sarkozy, échappent le plus souvent à la justice non parce que les accusations qu’on porte contre eux sont fausses mais simplement parce qu’on ne peut en trouver une preuve matérielle malgré le faisceau de présomptions qui suffirait à condamner un prévenu ordinaire, que bien entendu ils ne sont pas.

 

Non Monsieur Sarkozy, ce n’est pas honteux de penser que de l’argent illégal a été versé pour tricher  lors des élections présidentielles, les nombreux témoignages qui vous concernent sont très vraisemblables mais quand on est, via un Procureur général ou certains ministres la vrai clé de voûte du ministère de la justice, il est facile via un gros mot ou une pseudo-indignation d’échapper aux conséquences de certains actes délictueux commis par soi et/ou son parti.

 

 

Yvan Balchoy

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Jeudi 15 juillet 2010 4 15 /07 /2010 08:15

 

 

 

A vrai dire, au fur et à mesure qu’il se rapprochait de la gare, Ghislain se sentait de moins en moins à l’aise.

 

Dans le hall, il reconnut de loin deux de ses collègues avec lesquels il avait l’habitude de faire la route autrefois ; il les évita avec le plus grand soin, choisissant de monter dans la dernière voiture, ce qu’il évitait autrefois, car il fallait à Gembloux marcher plus de cinquante mètres pour sortir de la gare.

 

Un instant, il oublia sa tension interne en regardant un planeur évoluer gracieusement au dessous de Temploux, mais en arrivant en gare de Gembloux son angoisse s’éleva à son paroxysme. Comment allait-il être accueilli par ses collègues, comment arriverait-il à éviter les questions curieuses et sans doute malveillantes de certains de ses collègues avec lesquels il ne s’accordait guère.

 

A destination, il laissa à nouveau ses collègues prendre de l’avance et s’en alla acheter le dernier numéro de « La libre Belgique », puis il gagna l’Institut agronomique de Gembloux d’un pas pesant et hésitant.

 

A son arrivée, avec une ou deux minutes de retard sur l’horaire prévu, Ghislain fut abordé chaleureusement par le portier, un petit homme bossu, qu’on avait réussi à caser dans ce poste envié où sa fonction  se résumait à  accueillir les visiteurs et à les diriger vers la personne qu’ils désiraient rencontrer.

 

Il s’était toujours bien entendu avec cet homme simple, que certains prenaient à tort pour un « demeuré » alors que c’était un vrai naïf, acceptant gens et évènements avec sourire et bonne volonté.

 

Loin de lui poser des questions ennuyeuses ou indiscrètes, il se contenta de lui serrer la main en lui murmurant :

 

     -« Content de vous revoir, Monsieur Mignolet ! »

 

Convaincu de la sincérité de son interlocuteur, Ghislain lui relança son sourire.

 

     -« Content, moi-aussi de retrouver l’Institut ! Quoi de nouveau depuis mon départ ? »

 

 

 

(à suivre)



Yvan Balchoy

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Mercredi 14 juillet 2010 3 14 /07 /2010 10:55

 

 

TA VOIX

 

                                                                              Qui me restitue ta jeunesse

                                                                            Qui nage par dessus le temps

 

Voix si musicale

En toutes ses gammes

Qui te traduit si bien,

En me faisant revivre les émois

De mes quinze ans

Quand me découvrant

Si étranger à moi-même

En pleine mue,

Je tentais secrètement

De me retrouver

En cherchant à découvrir

Avec passion

De l’autre côté du jardin

quelques reflets ombragés

De ton corps si doux, si doré

Et à deviner

Un peu fou

Le si mystérieux,

Et séduisant féminin

Que je retrouve intact

En toi aujourd 'hui

Toujours aussi attirant,

 

Enfin !

 

 

Yvan Balchoy

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Mercredi 14 juillet 2010 3 14 /07 /2010 09:08

 

 

 

Incapables de s’unir à toute l’humanité, les hommes s’isolent en couple afin de réaliser au moins sous cette forme la fusion totale qui, à la fin, devra survenir entre tous.

 

Rien de plus respectable et même de plus nécessaire, au temps présent, que cette loi naturelle. Mais cette même nature oblige à renier tout autant la famille, au nom de l’idéal final qui la rendra un jour inutile. Lorsque ce but sera réalisé par la succession des générations, la société familiale, devenue caduque sera dissoute.

 

C’est qu’au regard de l’idéal final, le mariage et la convoitise sont un état égoïste dans toute l’acception du terme et donc une étape à dépasser. Tout cela explique pourquoi l’amour fraternel lui a toujours paru la relation concrète la plus unifiante et la plus désirable peut-être entre les hommes. (1)

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(1)   Pour Khomiakov, l’amour est cette loi suprême qui doit définir toutes les relations de l’homme à l’homme en général ou de l’individu raisonnable à toute son espèce. Le peuple orthodoxe étend à tous les hommes le concept de fraternité et jusque dans la vie sociale ; il voudrait voir cette organisation familiale élargie, dans laquelle le tsar sera le père (batiouchka) et tous les hommes, des frères. » Cf. A. Gratieux : loc.cit., tome II page 179, citant les œuvres complètes de Khomiakov, tome III, page 249.

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Aussi les personnages de Dostoïevski ne visent pas seulement une forme nouvelle de société, mais aspirent à la fraternité universelle. (2)

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(2) « L’auteur (Dostoïevski) sait que l’homme à l’âme ardente, qui erre est bien plus près de l’homme vrai que l’homme intérieur, le frère… ; l’homme éternel et nu s’est reconnu en ceux-ci, le mystère de la réconciliation générale dans la connaissance fraternelle, ce chant orphique des âmes est le lyrisme de l’œuvre obscure de Dostoïevski. » Stéphan Zweig : « Trois   maîtres, Dostoïevski, Balzac et Dickens » traduit par H. Bloch et A. Hella. Paris 1949, page 90-91.

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( à suivre) 

 

 

 

  Yvan Balchoy

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Mardi 13 juillet 2010 2 13 /07 /2010 21:27

 

 


Ce petit poème poura rappeler que l'Amérique, les américains du nord qu'ils se disent canadiens ou américains ont été autrefois une force de liberté avec le peuple soviétique face au nazisme. Je ne l'oublie pas et attends le réveil des Etats Unis solidaires de tous les peuples de la terre

 

 




Si à Saint aubin

face au cap romain

l'appartement est petit

il nous ouvre sur l'infini

Son balcon qui à califourchon

brave l'horizon

se rappelle avec émotion

le jour le plus long

où la plage

aujoud'hui si sage

un jour s'est muée en enfer.

ponctué d'éclairs

et s'est couvert

de tant de corps

d'homme valeureux morts

pour apporter un vent de liberté

à un peuple opprimé.

Voilà pourquoi à chacun de mes voyages

en ces si poignants paysages,

je veux d'abord dire ma reconnaissance

pour leur courageuse libération de la France.

 

 

 

 

 

Yvan Balchoy

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Mardi 13 juillet 2010 2 13 /07 /2010 18:32

 

 

 

C’est dans ce mélange contradictoire de sentiments, joie d’avoir pu faire l’amour à Ria, qui, apparemment tout au moins, semblait heureuse de sa « performance », malaise chez lui de n’avoir pu retenir le passé qui surgissait tout neuf dans son nouveau présent, que Ghislain finit par sombrer dans un sommeil cette fois paisible et réparateur.

 

Le lendemain, il dut rapporter dans le menu tous les évènements survenus depuis son départ de Belgique devant le commissaire de police de Salzinnes.

 

Ghislain le fit de façon sommaire en filtrant soigneusement les évènements qui pouvaient le compromettre ainsi que  tout ce qui concernait Marthe, qu’il présenta comme une compatriote rencontrée presque par hasard en France ; sur ce point, le commissaire lui fit remarquer à mots couverts, que selon certains rapports de police, il semblait qu’avant son départ en France, « cette personne ne lui était pas totalement inconnue. »

 

Pour finir, le policier lui notifia qu’il devait repasser pour signer sa déposition et peut-être plus tard retourner en France pour participer au procès des membres de la communauté du LOTUS qui avaient trempé dans le complot.

 

Ce même jour, Ghislain s’en alla subir une visite de routine chez son médecin de famille, le docteur Mabille, qui, bien qu’il le trouva en forme correcte, lui proposa tout de même trois semaines de convalescence « morale ».

Ghislain refusa avec force ; il n’avait nulle envie de passer tant de temps continuellement avec Ria et de pensait qu’il lui serait plus facile de renouer contact avec Marthe à partir de son bureau à Gembloux, où elle pourrait l’appeler plus facilement.

 

Il ressentait bien une certaine angoisse à la pensée de devoir affronter les questions insidieuses et sans doute souvent malveillantes de certains de ses collègues de travail, qui considéreraient son absence comme des vacances déguisées, mais tant pis, il les enverrait promener dans les roses.

 

Quand il annonça à son épouse sa décision de reprendre le travail dès le lendemain, à son grand étonnement, elle n’essaya pas de le dissuader.

 

 

 

(à suivre)



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Lundi 12 juillet 2010 1 12 /07 /2010 22:19




Tu es venue, un brasier s'est allumé dans ma nuit
une étoile filante a déchiré ma solitude,
un oiseau est venu me crier ma liberté,
mon coeur a recommencé à espérer,
les mots de ma plume sont redevenus vivants.

Tout cela
parce qu'une fille toute simple m'a souri,
parce que sa tendresse sans fard ni piège m'a saisi,
parce que son savoir sans prétention m'a surpris.

J'ai retrouvé le grand livre de la Nature,
j'y ai entendu la voix des petits,
j'y ai retrouvé le vrai sens de ma dignité d'homme.


Yvan Balchoy
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Lundi 12 juillet 2010 1 12 /07 /2010 21:32

 

Même quand Dostoïevski décrit l’état d’âme intérieur d’une femme, il se cantonne souvent à un niveau relativement externe, celui qu’on pourrait appeler « l’objectivité de la vie subjective. »

 

La plupart du temps, il n’existe pas vraiment d’égalité psychologique entre l’homme et la femme chez lui. Or, sans cette égalité, comment la notion de couple peut-elle subsister ?

 

Apparemment, Rodion Raskolnikov et Sonia échappent à cette carence, mais n’est-ce pas l’exception qui confirme la règle ?

 

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, l’amour de la jeune « prostituée » et du jeune homme criminel est d’une chasteté si élevée qu’il paraît désincarné. Or, il semble bien, que le pessimiste de Fédor Mikhaïlovitch à propos de l’amour, soit du à l’impossibilité de réaliser la rencontre personnelle parfaite par la médiation de l’union sexuelle.

 

Même si l’écrivain ne s’est pas prononcé clairement sur la nature exacte des relations entre ces deux personnages de « Crime et Châtiment », elles s’apparentent plutôt, semble-t-il, à ces relations fraternelles auxquelles il attachait tant de valeur y voyant une dominante essentielle de l’eschatologie chrétienne. (1)


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(1) On trouve cependant un tableau charmant de la vie en famille dans le « Sous-sol » ; le locataire souterrain dépeint à la jeune prostituée le bonheur dont elle est privée, mais croit-il vraiment aux belles paroles qu’il débite à la jeune fille ? Cf. « Le sous-sol », page 769.

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L’attitude de Dostoïevski face à l’amour et à la famille est plus complexe encore que ne le laissent supposer les données développées jusqu’ici. Le « Carnet de Macha » permet de se faire une idée plus précise des contradictions qui s’agitent en lui. Le romancier, qui vient de perdre sa femme, réfléchit à l’idéal final de l’humanité, tel que le Christ l’a révélé. On n’en connaît, note-t-il qu’un seul trait, mais combien significatif : « Ils ne prennent pas femme et ne convoitent pas. » Ce serait inutile, car, le but atteint, à quoi bon encore évaluer ? Il doit pourtant reconnaître que dans le présent, la famille est ce qu’il y a de plus sacré pour l’homme ici-bas, car elle répond à une loi naturelle. La famille est un commencement pratique de l’amour. Dieu nous a donné des parents pour qu’on puisse apprendre à aimer. C’est par la famille que l’amour d’universalise aux dimensions de l’humanité. (2)

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(2) Cf. BOHATEC :Der Imperialismusgedanke und die Lebensphilosophie Dostoyewski, 1961, Köln, page 230 et les « Carnets des Frères Karamazov », page 884 : « La famille, comme fondement pratique de l’amour, la famille s’élargit : entrent aussi les non-parents, le comportement d’un nouvel organisme s’élabore.

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( à suivre) 

 

 

 

  Yvan Balchoy

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