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Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /Mars /2009 21:30











Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
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Dimanche 29 mars 2009 7 29 /03 /Mars /2009 19:59
























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Vendredi 27 mars 2009 5 27 /03 /Mars /2009 14:29
Un tribunal  qui fonctionne seulement à charge, qui escamote volontairement des oublis ou des fautes de l'instruction, mérite-t-il  l'appellation de justice.

Soyons clair, je ne fais pas partie du clan des nationalistes corses, même si en visite dans l'île de beauté, j'ai pu mesurer combien leur politique avait sur certains points protégé la nature de l'envahissement du béton si triste dans le midi de la France. Cela dit, je n'accepte pas le racisme manifeste de pas mal de nationalistes corses, encore moins leur mépris de la vie humaine.

L'assassinat d'un Préfet est et reste un crime qui doit être puni. Encore faut-il être certain de condamner et de punir les coupables chacun en fonction de ce qu'il a fait.

Je n'oublie pas la FAUTE GRAVE du Ministre de l'Intérieur Sarkosy  qui annonça à la TV  l'arrestation de l'assassin du Préfet dès son interpelleation  faisant ainsi fi de de sa présomption d'innocence. Colonna a alors attaqué le petit gesticulateur pour ce délit et un tribunal que je considère plutôt comme une simple annexe du Ministère de l'intérieur, non seulement ne l'a pas suivi mais a condamné Colonna. C'est une vilénie.

Je crains fort que ce tribunal comme le précédent ou pire encore n'ait été  à la dévotion des opinions du chef de l'Etat  représenté par la ministre, garde  des "sots". Le Magistrat qui aurait eu l'audace d'acquitter, faute de preuve (ce qui est le cas) ou d'atténuer la peine de Colonna en ne tranchant pas son rôle dans l'exécution du Préfet pouvait, je le crains, faire une grande croix sur la suite de sa carrière.

Je ne sais pas si ce procès, entaché de multiples irrégularités, sera cassé ou non, ultérieurement, mais je sais qu'il ne fait aucunement honneur à la justice et que que le Préfet Erignac n'est pas vraiment vengé par un arrêt partiel, partial  peut-être commandité par le Pouvoir.


Yvan Balchoy
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Jeudi 26 mars 2009 4 26 /03 /Mars /2009 21:32


 



 



Ce soir-là, quelle symbiose



entre nous s’impose



au petit resto 



Quel lien



dans la liberté



égalité



que vous aimez



Le kir et le spumante



nous remplissent de gaieté



nous révèlent tant d’identités



.



Avec vous une fois de plus



je mesure la richesse de ces différences



qu’on appelle masculin,



qu’on épelle féminin



et qui font de notre rencontre



mieux qu’un merveilleux conte



une merveilleuse symphonie



dont nos yeux



sont les instruments si joyeux.

 

 

 

 

 

 










Yvan Balchoy

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Jeudi 26 mars 2009 4 26 /03 /Mars /2009 20:55


De Saint François d'Assise, on racontait les bonnes paroles, les bonnes actions sous le nom de Fioretti (petites fleurs).
J'ai envie de vous parler en ce blog malheureusement des "mauvaises herbes" du président de l'UMP.


A Strasbourg, il n'est plus permis, en ce triste anniversaire,  de critiquer sur la voie publique l'organisation, à mes yeux criminelle de l'O.T.A.N.

J'ai bien envie d'aller visiter la belle ville rhénale en affichant sur mon sweet shirt "NON à L'OTAN". 
J'estime que chaque français ou européen a le droit de témoigner publiquement de son adhésion ou de son refus de cette institution qui en Yougoslavie puis en Afghanistan fait couler beaucoup de sang innocent. De plus dans ce dernier pays, l'OTAN soutient un régime fantoche des américains qu'on peut aisément comparer à celui de Pétain durant le dernière guerre mondiale.  L'OTAN y mène une guerre coloniale, qui me rappelle la guerre d'Algérie. C'est aux Afghans notamment les Patchtouns à gouverner leur pays, leur région et ce n'est pas à nous à leur imposer notre conception de la démocratie à coup de bombardements et de massacres de populations civiles.
Je ne suis pas fan des Talibans, sûrement moins que les Américains qui les ont armés autrefois contre les russes   à mille lieux de leur prêcher les droits de l'homme et de la femme.
Oui, avec l'accord des Afghans, envoyons des médecins, des enseignants, des ingénieurs pour améliorer leur vie, mais de grâce mettons fin à nos bombardements criminels. Que l'OTAN  permette aux Serbes du Kosovo qui habitent cette province autonôme de la Yougoslavie à rejoindre une région qui respecte leur culture et leurs croyances.

Ainsi, Monsieur Sarko, j'entends avoir le droit imprescriptible de dénoncer les crimes de l'Otan où qu'ils aient lieu.



Il y a quelques semaines Sarkosy a proposé compte tenu de la démographie plus forte au Rwanda que dans la République démocratique du Congo que ce dernier cède une partie de son territoire et de ses richesses minières frontalières au Rwanda.
Ce que n'a pas dit Sarkosy c'est qu'il s'agissait comme l'UMP aime le dire chaque fois qu'elle légalise une saleté de poursuivre une agression déjà très ancienne car le Rwanda occupe et pille le Kivu, province du Congo,  depuis des années.
Tout le monde parle à juste titré du génocide des Tutsi par d'autres Rwandais de 500 000 à 800 000 morts.
Mais on parle beaucoup moins de la mort de deux millions de Congolais à cause de la guerre pseudo-civile organisée par le Rwanda et l'Ouganda. N'est-ce pas là une autre forme sinon de génocide au moins de crimes de guerres caractérisés.
La proposition du président de l'UMP dans ce contexte est d'une indécence rare.

Je sais bien qu'entre Israël et le Rwanda l'entente est plus que cordiale mais de là à dépecer la République démocratique du Congo ....



Enfin je persiste à déclarer que la nomination d'un homme à sa dévotion à la tête de l'union de la Caisse d'Epargne et la Banque populaire sans consulter la commission prévue par la loi est un acte de forfaiture du Président de la République. Il prétend ce monsieur très compétent mais n'a-t-il pas joué un rôle dans  l'origine de cette société pleine de toxicité qu'est NATIXIS , fruit déjà d'une symbiose entre la Caisse d'Epargne et la Banque Populaire? Il semble que oui... selon beaucoup de journalistes. A vérifier !
 Je vois encore Sarko avec dédain signifier aux journalistes qu'il n'a que faire de cette commission;  j'espère qu'il paiera ce mépris d'une légalité dont il est pourtant le garant.


Non, monsieur Duhamel, comparer même de loin le petit gesticulateur à Bonaparte est tout simplement grotesque  !


Yvan Balchoy
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Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /Mars /2009 12:40
Trouvé à l'entrée de ma banque...

La philosophie de F. Q. F. repose sur un modèle mathématique qui assure une gestion purement quantitative, dénuée de toute émotion et de tout sentiment humain.
"

Avec de telles conneries, faut-il s'étonner que l'Etat Belge ait du injecter à cette banque, "devenue ou restée  inhumaine" des milliards d'Euros et qu'elle risque de disparaître happée par la concurrence (hélas pas nécessairement plus humaine !)



Yvan Balchoy
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Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /Mars /2009 09:14
Intéressant d'esquisser une brève comparaison entre les expériences extatiques dont nous avons parlé, celle de Kirilov, de Mychkine et celle que nous venons d'aborder, d'Aliocha.

Dans le cas de l'Idiot, assurément, il est question d'une banale crise d'épilepsie. Mychkine le reconnaît le premier, mais il constate que la sensation ressentie, toute anormale et morbide qu'elle soit, lui procure une réelle assurance concernant la valeur spirituelle de la prière et de la beauté et ainsi affermit sa Foi en Dieu. Sans doute, le Prince est-il ici fidèle interprète de Dostoïevski lui-même.

Kirilov, l'homme de l'dée" n'est pas épileptique. Est-il cependant menacé par le haut-mal comme Chatov le lui suggère . Possible. En tout cas son expérience est spirituellement voisine de celle de Mychkine. Une commune référence à la prédiction apocalyptique : "Il n'y aura plus de temps" ainsi qu'à l'épilepsie de Mahomet, souligne ce parallélisme. Tous deux reconnaissent que leur expérience les fait accéder à un sentiment de plénitude, de mesure, d'apaisement et de fusion en un élan de prière avec la plus haute "synthèse de la vie" qui, pour Fédor Makhaïlovitch est une dominante essentielle de la vie céleste.

Le prince est convaincu du caractère involontaire de cette sensation, liée chez lui à des troubles morbides.Ses moments d'extase se paient d'ailleurs bien cher ; à la minute paradisiaque succède immédiatement la bave et les convulsions. Ainsi reconnaît-il que son expérience, loin de se rattacher à une vie supérieure rentre dans les manifestations les plus inférieures de l'être. Mais le fait est là ! Ce phénomène anormal lui procure une assurance et une persuasion interne de la réalité des valeurs spirituelles. Au coeur de cette sensation d'harmonie, le monde supérieur envahit le champ de la conscience.

Si les crises d'épilepsie poussent le Prince à l'humilité évangélique, Kirilov tire de son expérience "mystique" des conclusions diamétralement opposées : dépassement du terrestre, dépassement du bien et du mal, dépassement enfin de l'amour, (1)

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(1) Cf. cette étude page ... La description de Kirilov est bien proche de celle que  Dostoïevski a donnée de ses crises d'épilepsie : "Pendant quelques instants, je ressens un sentiment de bonheur que je n'éprouve jamais dans mon état normal et dont on ne peut se faire aucune idée. C'est une harmonie complète en soi et dans le monde entier et ce sentiment est si doux, si fort, que je vous l'assure, pour quelques secondes de cette félicitaté, on peut bien donner dix années de sa vie, voire sa vie entière. Cf.  Henri de Lubac : "Le drame de l'humanisme athée", col. 10/18, Paris 1963, page 294.
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tout cela dans une clarté destructrice du "moi". Si cela durait plus de cinq minutes, l'âme disparaîtrait." (2)

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(2) Les démons page 619.
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En un mot, Kirilov prétend, en cette minute d'extase, s'élever par-dessus le monde créé, la moralité, le pardon et même l'amour. On dirait qu'il cherche et réussit instantanément à retourner au paradis perdu, au-delà du bien et du mal ; qu'il vise une sorte d'effacement total de l'histoire et même une mise entre parenthèse du salut que nous a apporté Jésus, comme si Lui aussi devait être dépassé, ainsi que la loi d'amour et de pardon qui résume son message.
Une si extraordinaire prétention lui vient tout droit de son orgeuilleuse ambition d'être le prophète du dieu-homme, de mettre sa vie au service de la satanique idée de l'auto-affirmation, enfin de se créer lui-même par lui-même, à demeure, ce bonheur supra-naturel. l'Idée de  Kirilov s'est en quelque sorte asservie son expérience mystique, qui, dès lors, au lieu d'être révélatrice de la vraie transcendance, contribue à l'ancrer dans son option destructrice.


( à suivre)

Yvan Balchoy
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Mardi 24 mars 2009 2 24 /03 /Mars /2009 15:17

 

Dimanche plus de 1200 militants enthousiastes ont assisté et participé à ce rassemblement électoral qui, cette année remplaçait le premier MAI sous l'argumentation bien illustrée "STOP AU CIRQUE POLITIQUE"
Discours bilingue du dernier parti unitaire de notre pays : Raoul Hedebouw d'abord porte-parole pour le sud du pays, puis  Peter Mertens ont exprimé dans le détail la "priorité de gauche" sous notre devise "Les gens d'abord, pas le profit.". Vous pourrez lire dans "Solidaire"  sur le site "www.solidaire.be" le riche contenu de leur intervention.
Les affiches de la manifestation ci-jointes expriment bien la teneur générale de ces discours concernant le triste spectacle que nous ont donné nos élites politiques au pouvoir (et encore combien de temps ont-ils été vraiment au pouvoir ?)  ces dernières années.  Peter,  appelé par De Wever le "Robin des Bois de la gauche" très engagé dans des émissions d'affrontement politique dans le Nord du pays avec des politiciens comme De Wever, De Decker et bien sûr Philippe Dewinter du Vlaamse Belang., nous a montré comment il a tenu tête à ces "menteurs" professionnels.

A Philippe Dewinter qui voit dans l'Islam l'origine de tous nos maux, Peter lui demande ce que l'Islam a à voir avec le crise de Fortis ou la fermeture d'Opel. Quant à Dedecker il se fâche quand Peter à juste titre traite sa politique d'asociale.
Ce n'est pas par hasard qu'un professeur a écrit à propos du dernier livre de Peter  et Raoul  "PRIORITE DE GAUCHE" :"Enfin, nous disposons d'un parler vrai, solide et de gauche."

Ensuite  Mie Branders de Hoboken et Nadia Moscufo ont présenté tour à tour les têtes de liste des prochaines élections régionales et européenne. C'est une fameuse et prometteuse équipe qui s'est rassemblée au coeur de l'assemblée (voir photo ci-dessous)
Bref, chacun en cette assemblée motivée est reparti décidé à oeuvrer, là où il vit, à mettre en action la "Priorité de gauche" qui nous vaudra, je l'espère, le vote de nombreux belges et étrangers aux prochaines élections.

















Yvan Balchoy
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Dimanche 22 mars 2009 7 22 /03 /Mars /2009 10:09


Souvenir d'une panne d'électricité..
..


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Dimanche 22 mars 2009 7 22 /03 /Mars /2009 09:05

 

 

En ce temps de l'Avent,

j'espère, le coeur battant,

ce doux moment

où tu me diras : "Je t'attends".

 

 

 

YVAN BALCHOY

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Dimanche 22 mars 2009 7 22 /03 /Mars /2009 09:00












































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Samedi 21 mars 2009 6 21 /03 /Mars /2009 10:28
Je vous avais invité à visiter le blog de mon ami Marc, consacré à l'art graphique. Aujourd'hui ce site a beaucoup évolué en s'ouvrant au dessin et à la peinture. A travers le nu, le portrait, l'autoportrait, Marc nous dévoile une autre facette et quelle facette de ses talents. !
Je vous encourage à aller ou à revenir à ce site dont l'évolution m'enchante.

WWW.MAQUATANNENS.COM

BONNE DECOUVERTE !



YVAN BALCHOY
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Samedi 21 mars 2009 6 21 /03 /Mars /2009 10:00
Puis il se mit à retracer les grandes lignes de l'histoire du pacifisme oriental en France depuis la deuxième guerre mondiale en distinguant deux catégories essentielles, les vrais pacifistes dont le but est  de créer une humanité sans guerre ni violence et les snobistes de l'orient pour qui le terme "pacifisme" fait simplement partie d'une mode.

Bien entendu, la FLEUR DE LOTUS appartenait à la première catégorie, ainsi, ajouta-t-il,  que deux ou trois communautés implantées dans l'est de la France.
En revanche, très nombreux étaient les groupes plus ou moins farfelus, surtout éparpillés dans le midi où la recherche de l'insolite primait celle de la paix. Parfois même, derrière cette couverture ésotérique se cachait la satisfaction de passions plus ou moins inavouables.

C'est le devoir des vrais pacifistes de rendre publiques ces déviations qui rejaillissent sur les communautés vraiment spirituelles.

... Il vous faudra être très prudent."

Ghislain se demanda pourquoi et comment il devait être prudent. Il flottait dans un demi-sommeil ne réussissant que très péniblement à garder les yeux ouverts.
Confus, il se força à les ouvrir tout grands pour jeter un coup d'oeil sur Marthe. Elle lui parut au moins aussi assoupie que lui.
Mais leur animateur ne semblait pas inquiet outre mesure de cette passivité. Il s'adressait à eux en termes très simples répétant sous des formes légèrement différentes les mêmes affirmations comme s'il voulait ainsi les enfoncer dans leur inconscient.

Ce martèlement intellectuel commençait peu à peu à porter fruit dans l'esprit ébranlé des deux amis. Il lui devenait quasi-impossible de se distancer un tant soit peu des propos qu'on tentait de leur inculquer.

Des mots comme "bons pacifistes" et "brebis galeuses" flottaient dans leur esprit. Ils se sentaient peu à peu investis de la mission de défendre les vrais pacifistes contre les brebis galeuses qui abusaient de ce vocable pour asseoir leur volonté de domination.

Peu à peu, ces idées forces envahissaient la quasi-totalité du champ de leur conscience au point qu'il ne restait pour ainsi dire plus de place en leur esprit pour une réflexion personnelle et critique. Bien entendu, ni Marthe, ni Ghislain ne se rendaient compte de ce processus destructeur qui voulait faire d'eux de simples instruments passifs pour n'importe quelle besogne.

Enfin satisfait de leur attitude et ayant vérifié par quelques questions-réponses l'évolution conforme à ses prévisions de sa formation, le responsable des relations extérieures, jugeant manifestement inutile de leur demander s'ils avaient des questions à poser, les invita à se promener une demi-heure dans le parc avant le repas qui leur serait servi dans leur chambre.

En passant le portail qui donnait accès à l'arrière du bâtiment, ils clignèrent tous deux les yeux, éblouis par le soleil très bas en cette saison pré-hivernale.

Ghislain prit familièrement le bras de son amie et ils se dirigèrent paisiblement vers une petite mare que pompeusement on appelait "l'étang" dans la communauté.

Ayant bien de  la peine à aligner deux idées de suite, ils n'éprouvaient pas le besoin de se parlant, se contentant de se regarder avec un brin de tendresse au bout des yeux.


Arrivés au bord de l'eau, ils contemplèrent un instant leur image tremblante à la surface de l'eau que vint brusquement effacer une jolie poule d'eau qui se précipita vers eux sans doute pour quémander quelque morceau de pain.

Marthe fouilla en vain le fond de ses poches, tandis que Ghislain scrutait le sol autour d'eux, espérant y retrouver une vieille croute abandonnée. Il finit par trouver, coincé sous une pierre un vieux quignon de pain qui traînait là sûrement depuis longtemps. Il ferait l'affaire.

Il le tendit à son amie ; celle-ci à son tour s'inclina vers l'oiseau qui s'en empara gouluement, tandis qu'une autre poulette se précipitait pour participer à la fête. Les deux volatiles se disputèrent férocement une mie de pain tombée dans l'eau, au grand dam de nos deux amis déçus par cette agressivité soudaine.

Ghislain prit alors entre ses mains le visage de Marthe et se mit à le couvrir de petits baisers goulus.

Abandonnant sans regret l'étang, ils continuièrent à parcourir bras dessus, bras-dessous le parc en admirant ça et là de jolies feuilles où le vert d'été jouait joliment avec des touches de rouges différentes ; le joli panachage des couleurs automnales en faisait des mini-oeuvres d'art qu'ils s'offrirent mutuellement.

L'heure du repas était arrivée et, se serrant toujours les mains; comme s'ils avaient peur de se perdre, ils retournèrent au "Château". Ils arrivaient  à peine à leur chambre lorsque deux frères leur apportèrent sur un plateau leur repas. Ghislain s'avança en leur demandant s'ils pouvaient les servir dans sa chambre.
"Pas de problème", lui répondit le plus âgé, "vous faites comme vous avez envie, profitez-en tant qu'on vous l'accordera, bonne chance !"

Ghislain ouvrit grand large la porte de sa chambre et s'effaça pour laisser entrer les deux hommes qui déposèrent les plateaux sur la table ; ils s'inclinèrent discrètement et s'en allèrent.

     -"Assieds-toi, chérie, je préparre tout."

En un tour de main, le biologiste déposa sur la table les couverts, puis déposant les deux plateaux par terre, il rangea les différents plats de la façon la plus esthétique possible comme s'il voulait par là donner un air de restaurant à leur chambrette.

Ils s'installèrent joyeusement côte à côte - ils étaient un peu serrés, mais ça leur plaisait - et dégustèrent de bon appétit ce qu'on leur avait préparé : une salade composée comme entrée, un gratin de chicons au jambon un peu trop cuit et comme dessert une crème pudding à la vanille. Un "côte de Rhone" et une carafe d'eau complètaient le menu.

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Vendredi 20 mars 2009 5 20 /03 /Mars /2009 10:48
J'ai déjà publié en ce blog en un poème intitulé "Fred" le destin à la fois grandiose et tragique d'un de mes cousins disparus bien trop tôt.
Je vous livre ici, un de ses poèmes, qu'il m'avait confiés il y a bien longtemps et qui mérite d'être rappelé à notre mémoire.




Les ratés ne vous ratent jamais"
Georges Bernanos (1888-1948)



T'as vu ta tête, t'as vu comment d'es fringué, jamais ils n'auraient accepté de te laisser entrer dans un hôtel, tu racontais tellement de conneries que les gens se foutaient de toi et éclataient de rire et toi tu ne les entendais même pas, ou alors tu croyais que tu les amusais.

Tu as baisé des femmes, plus grave tu en as même aimées. Tu te moquais de tout le monde. Je me demande comment tu as traversé la vie sans perdre ta liberté.

Sur la fin tu as fait très mal : un peu à un camion, beaucoup à une moto et à un casque et encore plus à des millions de gens. Mais tu es certainement toujours en liberté.

Coluche, Coluche, comment t'as fait pour vivre en n'acceptant de ne mourir qu'une fois ??


Je n'avais pas de frère, enfin pas un faux"




Fred Storrer
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Jeudi 19 mars 2009 4 19 /03 /Mars /2009 21:34

Aujourd'hui,  journée de grève bien suivie par le Public et le Privé. Pour la première fois depuis longtemps tous les syndicats se sont unis pour cette journée de protestation contre la crise mais aussi contre la réponse inadéquate du gouvernement français ou plutôt de Sarko qui le remplace à lui tout seul.
Malgré les efforts de  journaliste de TF1 pour rappeler la colère des travailleurs, imperméable à toute critique, Fillon a fait l'éloge d'une politique, qui pourtant   l'origine de cette grève, n'hésitant pas à mentir grossièrement en prétendant que les français sont les plus imposés au monde, pas question de revaloriser le SMIC, de faire une pause dans des réformes inutiles et impopulaires.

A juste titre, Fillon ne reconnaît au théologien qu'est le pape  le droit de vouloir interdire le préservatif, mais il ne voit pas que c'est à partir d'un dogmatisme aussi borné qu'il refuse de toucher au scandaleux bouclier fiscal, symbole même de l'injustice fondamentale et incorrigible de Sarko celui dont les actes,  tous les jours démentent les paroles. Sa dernière escapade luxueuse au Mexique rime bien mal avec les modérations salariales qu'il demande aux smicards.

SARKO A SOUVENT LE TERME VOYOU QUAND IL PARLE DES JEUNES DEFAVORISES. CERTES CE SONT LOIN D'ETRE  DES ANGES. MAIS JE TROUVE QUE CET ADJECTIF COLLE AUSSI BIEN A CERTAINS DE SES  ACTES QU'A CEUX DE JEUNES SANS AVENIR ABANDONNES PAR L'ETAT UMP.  (Bouclier fiscal, main mise sur l'audio-visuel- sur la justice- violation des lois de la république dans la nomination d'un haut fonctionnaire à la tête de la Caisse d'Epargne, franchises injustes dans le domaine de la Santé  etc... etc...)



YVAN BALCHOY
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Mercredi 18 mars 2009 3 18 /03 /Mars /2009 11:08

 


 

 

Nous avons en Belgique environ septante km de côte composée de stations balnéaires d'importances et de charmes divers et de dunes magnifiques qui en constituent la richesse essentielle. J'ai décidé de consacrer, si possible,une journée, chaque semaine,  à les parcourir à pied comme démarche de santé mais aussi et surtout comme découverte d'une nature merveilleuse toute proche.

La semaine dernière j'avais marché de la "un peu trop commerciale à mon gré" Blankenberge (La montagne blanche) vers Wenduyne très jolie petite station célèbre comme son nom le dit  par la richesse de ses dunes. Cette promenade est assez courte, environ 3 à 4 km que j'ai parcouru dans les deux sens par un temps ensoleillé, un vent très doux et une mer ce jour-là presque verte. Cette promenade est tout à fait adapté à de petits marcheurs et donne un bon aperçu des richesses de notre littoral


Hier,  (24 OCTOBRE 2006) avec beaucoup plus d'ambition j'ai pris le train pour Knokke avec l'intention de relier cette station, bon chic bon genre, avec la première localité hollandaise à la frontière Cadzand. La gare de Knokke est loin de la mer (environ 2 km ou 20 minutes à pied) le long d'une avenue que la famille dynastie de l'endroit a baptisé modestement de son propre nom :Lippens.  (Ce nom est devenu entretemps un des symboles très liée à la grave crise de l'institution) C'est une artère ultra commerciale et mieux vaut avoir la bourse bien pleine pour se risquer à fréquenter restaurants et commerçants. C'est ainsi que passant devant une maroquinerie, il m'est arrivé en voyant de petit sacs de dames à mon avis très ordinaires d'estimer le prix indiqué 300 en anciens francs belges alors qu'il s'agissait d'euros soit 40 fois plus.

Un peu dépité de mon erreur,  tout en cheminant énergiquement vers la digue, je me suis dit si, comme je l'espère, non pas durant ma vie mais bien au-delà,  (Je me trompais lourdement dans ce texte datant de  2006   ou plutôt je ne faisais pas assez confiance à mon "don " de prophétie, qui n'était d'ailleurs que le résultat de ma lecture du grand Marx - à opposer au petit Sarkosy) quand le capitalisme se sera auto-détruit, je serais heureux que cette avenue Lippens rebaptisée avenue de la Révolution, ou de la fraternité humaine, soit plus belle encore, luxueuse pourquoi pas accessible à tous car le communisme auquel je rêve n'est plus la mise en commun des misères mais des richesses d'un monde plus prospère que le notre où le beau, l'artistique et le bon goût auront toute leur place.

Revenons à la promenade. Je vous dirai que si vous pouvez éviter de marcher les deux ou trois premiers kilomètres de digue le long de Knokke, de son Kursaal (Casino) puis de notre, paraît-il, côte d'azur non pour le soleil mais pour le fric, Het Zoute avec ses belles villas dont les façades s'ornent de multiples "Privaat" pour empêcher le petit promeneur de rejoindre le boulevard parallèle à la côte situé à une bonne dizaine de mètres en traversant une sorte de rue privée dont il bien sensé être indigne de fouler le sol.

Certes la mer est magnifique dès la fin de l'avenue Lippens mais dès qu'on arrive au bout de la zone bâtie du Zoute (J'ai à tort ou à raison l'impression qu'elle s'étend de plus en plus malgré les panneaux qui officialisent le parc naturel du Zwin, sorte de bras de mer envahissant lors des grandes marées les dunes ce qui en fait une zone extraordinaire en botanique et de plus un refuge prodigieux pour oiseaux migrateurs ou sédentaires.)

Dès qu'on dépasse les dernières constructions, on est immédiatement immergé dans une nature sauvage, la plage au sable jaune fin à gauche, la mer plus vivante, plus ondulante, plus vigoureuse me semble-t-il qu'en générai ailleurs chez nous, les dunes à droite assez élevées et joliment colorés en vert-jeune-gris selon leur végétation. Tout au bout , Cadzand une sorte de château fort mythique s'élève sur un petit monticule dans une sorte de brume de chaleur.  Je pense qu'à partir du moment où j'atteins la réserve dont une grande partie est inaccessible aux promeneurs pour préserver la tranquillité des oiseaux, il y a environ 8 km entre mer et dunes jusque Cadzand. C'était marée haute, les vagues étaient plutôt énergiques poussées par un vent assez fort. Le rivage est joliment découpé, tantôt la mer s'infiltre sur le sol tantôt il s'avance en pointe dans les flots.Ce va-et-vient terre-mer donne beaucoup de charme à un paysage dont je retire d'abord une impression d'harmonie, d'étendue et d'immensité qui me rappelle à une certaine humilité.

Après deux bonne heures de marche et une bonne faim dans les talons me voici presqu'au pied de la petite colline de sable ; hélas venant du zwin à droite une sorte de mini-rivière va se jeter dans la mer. Adieu, mon bon sandwich hollandais espéré à Cadzand. Il me faudrait me déchausser et traverser le ruisseau mais rien qu'à trois mètres des berges de ce petit courant d'eau je m'enfonce profondément dans un sable qui devient peu à peu vase. Je n'hésite plus, je remets l'apaisement de ma fain à plus tard, un petit quart d'heure contre la dune  et je reprends le chemin de Knokke.

Autant qu'à l'aller la beauté incomparable du site m'emporte, m'emballe et dans ce cirque mi-aquatique mi-désertique, je me retrouve tout petit en retrouvant un peu du sentiment cosmique vécu l'autre jour en écoutant le chant des perruches dans un parc de Bruxelles. Sans vraiment réfléchir je me sens dans le Zwin chez moi merveilleusement. .Après vingt kilomètres parcourus à bonne allure,  je me suis découvert en pleine forme en dégustant une baguette aussi délicieuse que démocratique en ce cadre un peu snob.

De retour à la gare puis dans le train il me faut un certain temps pour sortir de l'enchantement d'une promenade où je me suis à nouveau retrouvé  porte-parole de la terre notre universelle mère.


Yvan Balchoy

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Mercredi 18 mars 2009 3 18 /03 /Mars /2009 09:44
Que les miracles espérés ne se produisent pas, passe encore, mais qu'une telle opprobre frappe le fidèle serviteur de Dieu, voilà qui dépasse la mesure ! Toutes les valeurs qui sont la raison d'existence d'Alexis semblent s'écrouler à la fois ; ses paroles nous laissent mesurer le désarroi intérieur dans lequel il se débat. "Où était la Providence ? S'était-elle retirée, laissant place  aux impitoyables lois de la nature" (1) A cet instant critique, la fameuse conversation de la veille où son frère Yvan lui avait confié sa révolte métaphysique (2) lui revient en tête et l'obsède à nouveau, sans cependant porter directement atteinte à sa foi.

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(1) Les Frères Karamazov, page 366
(2) Cf cette étude, page...
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Il continue d'aimer Dieu et de croire en Lui. Le doute s'insinue pourtant à un tel point en lui que Rakitine s'étonne de ne pas retrouver sur le visage du jeune novice sa douceur habituelle. C'est alors qu'Aliocha lui adresse, avec un éclair dans les yeux, ces mots si étonnants en sa bouche :

     -"Je ne me révolte pas contre mon Dieu ; seulement, je n'accepte pas son univers." (3)

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(3) Les Frères Karamazov, page 368
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C'est là un écho étonnement fidèle des objections d'Yvan : la mise en question non de l'existence de Dieu mais de sa sagesse et de son oeuvre. Aliocha est à ce point affaibli par son désappointement qu'il se laisse alors entraîner chez une jeune femme de réputation douteuse. Est-ce la chute ? Non, car il ne peut être question pour lui de trahir le Christ auquel son coeur reste sincèrement attaché. "Si Aliocha avait pu s'analyser en ce moment, il aurait compris qu'il était cuirassé contre les tentations." (4)

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(4) Les Frères Karamazov, page 375.
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Dieu n'abandonne pas son fidèle serviteur dans le malheur ; après la dure épreuve, il lui envoie sa consolation. Revenu pour prier près du corps  de son maître spirituel, Alexis en écoutant la lecture de l'Evangile "Les noces de Cana" s'endort et revit en son sommeil l'enseignement joyeux de Zossime. (5) Tout à coup il voit devant

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(5) Peut-être, y-a-t-il ici influence du grand slovophile Khomiakov ?
"Pourquoi, écrivait-il, ne pas demander à Dieu l'abrogation des lois physiques ? La résignation au coeur des souffrances est bonne, meilleure encore l'action de grâce pour la souffrance, mais l'hymne chanté en toute sincérité pour la délivrance de l'affliction est lui aussi magnifique... et l'âme réclame tous les genres de bonheur... Dieu ne les refuse pas à l'homme. Souvenez-vous de Cana en Galilée." Khomiakov, oeuvres complètes, volume VIII page 346 cité par A. Gratieux, ouv. cité, tome II, page 162.
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le défunt proclamer le "vin de la grande joie" et rappeler l'amour infini du Christ, notre soleil. Réconforté d'une vigueur venue d'en haut, Aliocha se précipite dehors, le coeur rempli de bonheur, saisi par l'harmonie universelle résultant de l'union des mondes terrestre et céleste..

     -"Il descendit du perron sans s'arrêter. Son âme exaltée avait soif de liberté et d'espace. Au-dessus de sa tête, le voûte céleste s'étendait à l'infini : les calmes étoiles scintillaient. Du zénith à l'horizon apparaissait indistincte la voie lactée. La nuit sereine enveloppait la terre. Les tours blanches et les coupoles dorées se détachaient sur le ciel de saphir. Autour de la maison, les opulentes fleurs d'antan s'étaient endormies jusqu'au matin. Le calme de la  terre paraîssait se confondre avec celui des cieux : le mystère terrestre avec celui des étoiles. Aliocha immobile regardait : soudain, comme fauché, il se prosterna. (6) 'Arrose la terre de larmes de joie !'  Ces paroles retentirent en son âme... oh, dans son extase, il pleurait même sur ces étoiles qui scintillaient à l'infini et il n'avait pas honte de cette exaltation. On aurait dit que les fils de ces mondes innombrables convergeaient en son âme et que celle-ci frémissait toute au contact des autres mondes... Il sentait d'une façon claire et quasi-tangible qu'un sentiment ferme et inébranlable pénétrait à jamais en son esprit. Il s'était prosterné, faible adolescent et se releva lutteur solide pour le reste de ses jours. (7)

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(6)Dostoïevski donne au rite du baisement de la terre une signification complexe. Sans doute est-ce sous l'influence de l'enthousiasme vital schillérien qui a marqué sa jeunesse mais on ne peut écarter pour autant l'hypothèse d'une interprétation sophiologique (Cf. à ce propos la deuxième section de cette étude page...) "La Terre, écrit Paul Evdokomov, est le sein cosmique de l'homme , elle symbolise avec le Cosmos et la Mère de Dieu les trois aspects de la SOPHIA, terme qui dans la tradition orthodoxe désigne la Sagesse de Dieu, qui renferme les idées divines sur le monde." cf. Paul Evdokimov : Orthodoxie, Taizé 1959, page 87.
(7) Les frères Karamazov, page 389 ; L. Zander rapproche ce récit d'un texte de Saint Isaac le Syrien, très apprécié par Dostoïevski. Cf. L.A. Zander : "Dostoïevski et le problème du bien" traduit par R. Hoffmann, Paris 1946, page 28.
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Lundi 16 mars 2009 1 16 /03 /Mars /2009 23:32























IL Y A TROIS SEMAINES,  J'AI JETE A LA MER UNE BOUTEILLE EN SOUVENIR D'UN JEUNE CANADIEN, MARCO FORTIN, FILS D'UNE AMIE QUEBECQUOISE ET VOICI QU'UN COUPLE D'ALLEMANDS DE AACHEN A RETROUVE DANS LA PLAGE DE DE HAAN (LE COQ) CETTE BOUTEILLE ET L'A SIGNALE A LA MAMAN DE MARCO.
 
MERCI A EUX DE CE GESTE SYMPA !



 YVAN BALCHOY
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Dimanche 15 mars 2009 7 15 /03 /Mars /2009 17:50









































Yvan Balchoy
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Dimanche 15 mars 2009 7 15 /03 /Mars /2009 15:59
Quand la main de son ami atteignit enfin sa fleur secrète, Marthe se souleva brusquement et déboutonnant la chemise de son amant se mit à caresser tout à tour sa poitrine.

A partir de ce moment, ils ne se dirent plus une seule parole et pourtant leurs mains à tous deux exprimaient à merveille la tendresse partagée qu'ils se donnaient...

Ce fut elle qui, avec délicatesse, les poussa à se débarasser mutuellement de tous leurs vêtements pour en arriver à ce corps à corps où tous deux recherchaient une sorte de fusion totale.

Devenus bientôt "un" à travers une étreinte où, contrairement aux idées reçues, aucun ne domina l'autre ni se soumit à lui, ils parvinrent ensemble pour la première fois à une jouissance orgasmique.
Longtemps ensuite, ils demeurèrent, toujours soudés,  immobiles, savourant l'exquis d'une fusion qui se perpétuait en eux sous la forme de la plus douce des tendresses.

Puis, sans s'en rendre compte, ils s'assoupirent dans les bras l'un de l'autre.

Le petit matin les surprit, émerveillés de se retrouver ensemble dans une nudité qui leur sembla si naturelle et leur rappela toutes les joies vécues quelques heures plus tùôt. Ils s'embrassèrent avec une infinie reconnaissance, prirent ensemble une douche ponctuée de fou-rires et de caresses plus innocentes que provocantes en se promettant quoi qu'il arrive de vivre le restant de leur vie dans le prolongement de ce qui était né entre eux cette nuit merveilleuse.
Marthe eut tout juste le temps de regagner sa chambre avant que frère Roseau ne leur apporta à chacun un déjeuner aussi copieux que la veille. Après leur avoir souhaité un bon appétit, il s'éclipsa non sans les avoir conviés à une réunion importante à dix heures dans une salle contigüe aux appartements du Grand Maître.

Il avait à peine disparu que Ghislain, portant son plateau, frappait doucement à la porte de son amie pour s'installer à côté d'elle.

En dégustant de succulants croissants, tous deux se contemplaient avec un petit sourire où la tendresse cotoyait une complicité qui rendait les mots presqu'inutiles.

Etrange ! Ils ne ressentaient pour ainsi dire plus les signes cliniques de fatigue et de manque de confiance en eux, dont ils souffraient tant la veille, comme si leur nuit d'amour avait été comme un antidote efficace contre les drogues dont on les avait bourrées durant les jours précédents.

Mais ce sentiment de bien-être, pour efficace qu'il fût, ne leur avait pas rendu pour autant cet esprit critique et indépendant qui les caractérisaient tous deux avant leur passage à LA FLEUR DE LOTUS.

Après le repas, Marthe retourna en sa chambre, tandis que Ghislain lisait avec attention un ouvrage sur Gandhi qu'il avait trouvé sur le chevet de son lit.

Curieux !  Le Gandhi dont il était question dans les pages signées d'un écrivain inconnu, s'il avait bien la même date de naissance et était aussi assassiné par un fanatique en 1948, professait un pacifisme bien plus proche de l'idéologie de  LA FLEUR DE LOTIS que des conceptions qu'il avait lues autrefois dans les écrits personnels du Mahatma.

Autrefois, cette discordance lui aurait fait rejeter en bloc l'ouvrage qu'il tenait en mains. Aujourd'hui, ayant perdu, toute confiance en lui,  il se dit seulement que, peut-être, il avait mal interprété les pensées du pacifiste hindou.

Dix heures moins cinq, on allait venir les chercher pour leur donner enfin des précisions sur cette Mission dont on les abreuvait depuis plusieurs jours mais toujours dans le vague et le flou de généralités qui épaissisait leur avenir au lieu de l'éclairer.

De fait, deux coups discrets à la porte de Marthe d'abord, puis à la sienne et le frère Roseau vint les chercher pour les conduire à leur scéance de formation.

Elle avait lieu dans une salle de réunion dotées des derniers perfectionnements en matière d'audio-visuel : magnétoscope avec caméra, appareils de projection avec écran, minitels et téléphones sophistiqués. Une vaste table ovale, entourée de sièges design occupait le centre d ela pièce. Frère Roseau leur désigné deux fauteuils voisins et s'assit en face d'eux.

     -"Un instant de patience, s'il vous plait, notre frère chargé des relations extérieures va bientôt nous rejoindre pour nous présenter les grandes lignes de ce qui vous attend.
Je vous passerai ensuite une documentation précise sur le sujet grâce à un film tourné par l'un d'entre nous. Je vous demande pour l'instant de ne pas m'interrompre par des interrogations qui deviendront inutiles par la suite.
A la fin de la réunion, bien entendu, vous pourrez nous poser toutes les questions que vous voudrez."

Marthe et Ghislain se regardèrent d'un air perplexe. Enfin Ils allaient avoir un idée un peu précise de cette tâche qu'il leur fallait bien accomplir pour retrouver cette liberté dont ils savaient tous deux qu'elle s'identifiait à leur amour.

Tout de blanc vêtu, c'était la première fois qu'ils le voyaient sans ses habits civils, le frère chargé des relations extérieures arriva à son tour. D'un geste discret de la tête, il salua Marthe et Ghislain et s'assit résolument sur un siège légèrement plus élevé que les autres, réservé sans aucun doute à celui qui faisait fonction d'animateur de groupe.

     -"Mes chers amis, vous le savez, nous avons besoin de votre aide. Vous êtes venus chez nous pour nous nuire et nous aurions pu vous mettre définitivement hors d'état de nuire. Mais en notre communauté, chacun a droit à une deuxième chance et notre Vénéré Maître m'a chargé de vous transmettre votre mission : à vous de nous prouver que nous n'avons pas eu tort."
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