Mercredi 5 août 2009
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21:16
Par BALCHOY
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Mardi 4 août 2009
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11:00
Alors les alertes se succédaient continuellement et l'affolement était tel que je ne pus pas décider Léon et sa femme à entrer dans Soignies.
J'envoyai un cycliste bénévole qui vint me dire qu'effectivement, Camille se trouvait à Soignies. J'y retournai le lendemain. Ayant passé chez DEST., celui-ci me conduisit au couvent où Camille
s'était réfugié avec sa famille et Madame Beter.
Soignies avait beaucoup souffert mais Camille était dans un immeuble offrant beaucoup de sécurité. Cela se passait le mardi quatorze. De retour à Maizières, j'allai au salut, demandant à Monsieur
le Curé, après le salut, de ne pas fermer l'église parce que Paul, Léon et Loulou (1) voulaient se confesser.
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(1) ma maman
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Je devisais avec le Curé et Mademoiselle Cant. sur la place de l'église, vers six heures, quand nous vîmes un avion qui à une très grande hauteur décrivait de grands cercles de fumée.
Comme on se demandait ce que cela pouvait signifier, un soldat belge qui passait nous dit : "Garez-vous, car cela veut dire qu'avant un quart d'heure, vous serez "bombardés".
Léon, Paul et sa femme arrivèrent alors, et je retournai lentement ver la maison de Mademoiselle Cantin. Avec deux voisins, je vis arriver à très haute attitude dans le ciel des escadrilles
d'avions dont les ailes brillaient au soleil.
En l'air, survint brusquement, l'attaque par avions, sur la ville de Mons dont nous étions distants de trois à quatre kilomètres. Ce fut terrible et dura assez longtemps. Immédiatement nous
survint la mauvaise nouvelle du bombardement et de l'incendie de la caserne, incendie formidable dont la lueur persista pendant toute la nuit, maisons détruites etc... et à tout instant on
percevait le vrombissement des moteurs d'avions volant bas et venant tournoyer autour de Maisères.
La nuit toute entière se passa en bombardements. Tout le monde était descendu dans les caves, sauf Mademoiselle Cant. qui ne descendit jamais et témoigna du plus profond mépris du danger, se
refusant même à occulter. Quant à moi, incapable de tenir en place, je sortis pendant les accalmies, m'entretenant de la nuit, des évènements avec des voisins qui faisaient de même que moi. A
l'alerte, on rentrait, puis on ressortait et l'on se retrouvait. C'était lugubre et sinistre.
(à suivre)
Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
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Lundi 3 août 2009
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14:50
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Dimanche 2 août 2009
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11:25
Nous gagnâmes Walcourt par des chemins détournés ; nous vîmes que Walcourt avait été bombardé et déjà détruit. Nous fûmes dirigés, par ordre, sur Daussois, où nous n'arrivâmes qu'après un crochet
qui, sur mauvais renseignement, nous avait conduit à Vogenée. De Daussois, nous partîmes sur Silenrieux qui avait déjà terriblement souffert et où se succédaient les alertes. Silenrieux devait
encore souffrir beaucoup par la suite.
Ma résolution était prise, je voulais gagner Mons, dans l'espoir de retrouver mon fils Georges et d'aller demander asile, soit à Mons, soit à Maisières, chez Mandemoiselle Cant. De nouveau, tout au
long de la route, des colonnes de fugitifs allant à pied, ou par tous les modes de locomotion.
A Erquelines, nous rencontrâmes des jeunes gens gagnant la France par ordre du gouvernement et qui étaient partis le vendredi. La traversée de Beaumont avait été aussi assez difficile. La ville
avait été bombardée, des maisons détruites et un immense cratère sur la place venait à peine d'être rebouché.
Wilm. nous avait quitté après Beaumont pour gagner la frontière par le poste de Cousolre et se diriger vers l'Auvergne. D'Erquelines à Mons, le voyage se fit sans incident.
A Mons, la place était noire de monde. J'appris que le régiment de mon fils était parti le matin même et, me disait-on, était passé en France, ce qui était inexact. Nous nous dirigeâmes alors sur
Maisières où nous arrivâmes à une heure après avoir passé une demi-heure dans un magnifique abri sur la place de Mons ; nous fûmes reçus à bras ouverts par la brave Mademoiselle Cant. et nous nous
installâmes chez elle.
Jour et nuit, les camions français passaient, transportant hommes et matériels vers le Nord. Etant directement le long de la grand route, nous n'étions pas sans inquiétude.Le mardi, nous vîmes
reculer des soldats venant d'Eben-Eymael qui n'avaient mémé pas tiré une cartouche et qui nous racontèrent l'attaque par avions qui les avait décimés dans les intervalles des forts. Ils se
dirigeaient sur Grand-Bigard pour se regrouper. Ayant le pressentiment que Camille (1) se trouvait à Soignies, je décidai Léon à s'y rendre avec moi, mais Soignies avait été aussi bombardée.
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(1) Camille, ma tante soeur de mon papa Paul.
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(à suivre)
Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
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(à suivre)
Léon Legrand
balchoyyvan13@hotmail.com
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Samedi 1 août 2009
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10:54
Les deux modes de "connaissance" ou d'approche et de saisie
du réel correspondent aux deux ordres distingués plus haut. Leur but est d'enrichir, chacun à sa façon, la personne humaine en la mettant en contact avec l'être, saisi d'une part comme vérité (ordre de l'être et de la raison) et par ailleurs comme une valeur morale ou esthétique (ordre de
l'amour et du coeur). Leur indépendance mutuelle ne les empêche pas de s'influencer dans le concret de la vie. (2)
----------------------------------------------------
(2) le parallélisme entre "OUM" et "SOVEST" est évident en cette citation extraite du récit de
sacrilège dont nous avons déjà donné un extrait en cette étude, page.... Aux inspirations du coeur, il oppose l'illumination de l'intelligence et de la conscience morale. "C'est de son coeur que le jugement était parti comme un coup de
tonnerre. Pourquoi ne fut-ce pas seulement par une brusque illumination de l'intelligence (OUM) et de la conscience (SOVEST): "Journal d'un
écrivain, 1873, page 232 (éd. russe)
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Afin de mieux mettre en évidence leur spécificité,confrontons ces deux "ordres"
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Ordre de l’être et de la raison
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Ordre de l’amour et du cœur
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Intelligence (OUM)
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Conscience morale (SOVEST)
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Dostoïevski met l’intelligence au service de l’esprit. (2)
(2) Cf. ce texte significatif des Frères Karamazov « S’il n’y avait que l’intelligence, il n’y aurait rien » page 827.
Elle n’atteint en effet que le seul monde terrestre (3)
(3) « L’intelligence, faculté terrestre, ne correspond peut-être qu’à l’organisme actuel, comme le pense Chatov » : Carnet des démons page 957
Il y voit une faculté médiatrice destinée à acheminer l’esprit humain vers la « PRAVDA » (vérité de celui qui a raison, vérité morale vécue existentiellement et la
« ISTINA » (vérité de l’être) (4)
« La vérité (pravda) exalte son intelligence et son cœur. La vérité (istina) se révèle assez clairement au malheureux » : « Journal d’un écrivain, 1876, tome II, page
416 (éd. Russe)
|
On pourrait traduire « SOVEST » par « saisie des valeurs » En russe l’ambiguïté de notre mot « conscience » n’existe pas, puisque deux termes
correspondent aux deux sens (conscience de soi ou du monde et conscience morale). La 3SOVEST » est en quelque sorte une propriété du cœur qui le rend sensible aux valeurs
esthétiques et morales qu’elle discerne grâce au « CHOUVSTVO » (sentiment), inspiré par le cœur. (4)
(4) La distinction entre « SOEZNANE » et « SOVEST » apparaît bien en ce texte où les deux mots se retrouvent : « La loi du Christ qui se manifeste par la
conscience (SOZNANE) de la conscience morale (SOVEST) » : Les frères Karamazov, tome I (éd. Russe) page 85
Dostoïevski utilise indifféremment semble-t-il, dans « La Légende du Grand Inquisiteur » les expressions : « liberté de conscience » (sovest) et libre choix dans
la saisie du bien et du mal. (5)
(5) »Rien de plus tentant pour l’homme que la liberté de sa conscience (SOVEST) mais rien de plus torturant. » : « Les Frères Karamazov, tome I de l’édition russe,
page 85.
C’est que le choix réel offert à l’homme se limite à ses yeux aux deux idéaux essentiels qui correspondent chacun à un des pôles du sentiment moral. (6)
(6) Cf. cette étude, page
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Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
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Vendredi 31 juillet 2009
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11:23
Dans le bus, il eut de la peine à déposer sa lourde valise dans le filet surplombant le siège et il s'assit
à côté d'un paysan âgé qui rentrait chez lui en portant sur ses genoux un panier traditionnel dans lequel se mêlaient les produits invendus de ce qu'il avait emportés à la ville, quelques
légumes et une douzaine d'oeufs et ce qu'il y avait acheté pour le ramener à sa ferme, une pièce de tissu que Ghislain trouva de très mauvais goût, un tablier de cuisine pour son épouse et un
transistor japonnais qu'il tentait de faire fonctionner comme un grand enfant.
Il sentait de plus affreusement l'ail et Ghislain pour oublier cette odeur qu'il n'affectionnait guère se plongea dans la contemplation du paysage de plus en plus beau au fur et à mesure qu'on
s'approchait d'Anduze, merveilleuse petite bourgade touristique. Un jeune couple derrière lui parlait d'une bambouseraie qui faisait la fierté de cette cité ainsi que d'une antique horloge solaire
apposée sur une vielle tour.
Ghislain ne vit que cette horloge solaire qui effectivement valait le détour, puis le bus s'engagea dans une vallée étroite et escarpée très verte qui longeait une rivière sinueuse dont le niveau
d'eau était assez bas. Un peu partout des campings tout simples s'allongeaient le long des rives.
Enfin, on arriva à un pont, genre aqueduc et le bus prit la direction de la montagne en empruntant une vielle route accidentée longée de quelques mas qui faisaient de la publicité sur le fromage de
chèvre.
Enfin ce fut Lasalle, village qui s'étire tout au long de sa quasi unique rue très étroite, où les voitures n'arrêtent pas d'avancer puis de reculer pour se céder le passage.
Il s'arrêta le long d'une jolie place comme on en trouve des centaines dans le midi avec son Eglise au clocher pittoresque, sa fontaine et, particularité propre aux Cévennes son temple, bâti sans
doute par les Camisards, protestants révoltés contre l'autorité du roi Soleil.
Il reconnut de suite la voiture ou plutôt son chauffeur qui devait le conduire à la communauté du SALUT.
C'était un gars encore jeune, solide qui portait une courte toge blanche sur un pantalon en toile très "jeune". Souriant, il lui tendit une poignée de main énergique en lui souhaitant un très
heureux séjour dans sa nouvelle famille.
S'emparant de la lourde valise, il la coucha dans la malle arrière de la voiture, puis ils gagnèrent en un petit quart d'heure par une sorte de piste de montagne la grosse ferme, un peu forteresse,
qui abritait la communauté du SALUT.
Ce qui étonna Ghislain, devenu Martin pour la cause, au tout premier abord, c'est l'aspect bon enfant du hall d'accueil orné seulement de quelques jolies photos de montagne et l'allure souriante et
détendue des hommes et des femmes jeunes et moins jeunes qu'il rencontrait sur son chemin.
Son chauffeur le confia à une jeune fille d'allure sportive qui le conduisit à un petit parloir où lui fut offert un repas plantureux. Elle lui posa quelques questions anodines sur son voyage,
évitant avec soin toute curiosité malsaine.
Elle le conduisit ensuite à une petite chambre donnant sur une placette dominée par un imposant marronnier puis elle le laissa seul en lui souhaitant une bonne nuit après lui avoir annoncé que le
petit déjeuner était à huit heures.
Très fatigué, Ghislain ne la retint pas, il déposa rapidement ses vêtements sur la petite table qui faisait face à la fenêtre et s'endormit aussitôt.
Le lendemain matin, ce furent des pépiements d'oiseaux qui le réveillèrent alors qu'il faisait déjà jour.
Ghislain courut d'abord à la fenêtre pour mieux observer l'espace qui jouxtait sa chambre. Elle lui parut plus pittoresque encore que ce que la nuit dernière lui avait laissé deviner. Au-delà du
rideau des arbres, on devinait une vallée qui redescendait doucement vers le village. Tout au fond, à l'horizon, se profilaient les cimes des premiers contreforts des Cévennes qui s'élevaient à un
peu plus de mille mètres.
Il regarda sa montre : déjà huit heures. On frappa à sa porte et la jeune femme de la veille l'invita à la suivre au réfectoire. Il se retrouva bientôt dans une sorte de salle de restaurant, mis à
part que chacun allait se servir en vaisselle, pain, beurre et confiture dans une sorte d'arrière cuisine, puis se regroupait librement sur de petites tables également réparties dans la salle.
En croquant de très bon appétit de la baguette croquante à souhait, Ghislain ne put s'empêcher d'admirer l'écran de fumée derrière lequel le communauté du SALUT cachait ses turpitudes, car il
restait persuadé du bien-fondé des critiques de ses anciens geôliers. Il allait devoir jouer serré pour les démasquer.
Après le repas, son guide, à son grand étonnement lui proposa de consacrer le reste de la journée à visiter le village en bas.Elle lui indiqua un raccourci qui lui permettrait de se retrouver au
centre du village en un peu moins de vingt minutes.
Ce sentier, un peu glissant, car il avait plu la veille, traversait une nature splendide et préservée. Partout, le chant des cigales lui rappelait le charme du midi.
Quand il parvint au village, le biologiste namurois fut frappé par le style classique de ce village qui, pour l'essentiel, était resté le même qu'au début du siècle.
(à suivre)
Yvan Balchoy
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Jeudi 30 juillet 2009
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/2009
21:01
Dès ce moment, il s'annonçait qu'il y allait y avoir une bataille sur la Meuse, et Sommières, rempli de troupes, apparaissait comme n'étant pas non plus une base de sécurité. Aussi,
décidâmes-nous de partir le soir même.
Aux gens de Sommières, je conseillai tout au moins en cas de bataille, de se réfugier dans les bois de Montaigle et de ne pas rester au village pendant la bataille.
Par Wellin et Gérin, nous gagnâmes la route de Philippeville, où se déroulait le flot interminable des fugitifs. Nous dûmes nous arrêter à Rosée où la D.C.A. tirait contre avions. Nous crûmes,
était-ce une illusion ? voir descendre dans l'air des parachutistes. Sans attendre la fin de l'alerte, nous gagnâmes Florennes, puis Morialmé.
Mon intention première était d'aller jusque Bruxelles, que nous pouvions encore atteindre le jour même, mais, à la réflexion, je craignis pour Paul et Léon, à raison de leur âge, et nous nous
arretâmes sur la place de Morialmé, au moment où sonnait l'alerte. Nous avions quitté Sommières vers six heures, nous arrivions à Morialmé vers huit heures et quart, huit heures et demie. Nous
voyant stopper, les gens de l'endroit vinrent nous presser de descendre dans les abris, mais comme je répondais que l'alerte sonnait dans tout l'arrondissement, que cela ne voulait pas dire péril,
on me répondit que Morialmé avait déjà reçu vingt huit bombes le matin.
Nous allâmes dans un abri, et l'alerte passée, je me décidai à aller demander l'hospitalité à mon ami Dew., chez qui nous fumes reçus à bras ouverts, dans une maison déjà surpeuplée et de
construction aussi légère que possible. Nous avions emporté trois jambons de Sommières et on se restaura, puis les enfants se couchèrent dans le sous-sol.
Dès le lendemain matin, jour de la Pentecôtes, nous perçûmes les bruits de la cannonade ou du bombardement, d'une façon ininterrompue, surtout, semble-t-il, dans la direction de Namur et de
Dinant. L'endroit n'était plus tenable, et nous nous remettons en route dès le matin avec la famille Wilm. qui put nous procurer de l'essence et avec qui j'avais pu me concerter par
téléphone.
(à suivre)
Léon Legrand
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Mercredi 29 juillet 2009
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/2009
23:20
YB-FW
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Mardi 28 juillet 2009
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23:13
Je suis pour l'instant à St Aubin sur mer en Normandie (Calvados) et, si vous aimez chercher et surtout
trouver des fossiles vieux, en l'occurrence de 200 millions d'année je vous recommande d'orienter vos recherches vers la plage dite des confessionnaux (à cause des brèches caractéristiques dans des
falaises assez dangereuses) située entre Luc-sur-mer et Lion-sur-mer.
Vous y trouverez sur un tapis très fourni en sable, cailloux et coquillages actuels beaucoup de fossiles souvent assez semblables à ceux d'aujourd'hui fossilisés (en pierre), des traces très
nombreuses d'éponge ( tiges, calices, pédicules) des coraux, et même si vous avez de la chance des oursins fossiles.
COQUILLAGE ANCRE SUR SON CAILLOU
PEDICULE D'EPONGE EN FORME DE BENITIER
COQUILLAGE VIEUX DE 200 MILLIONS D'ANNEES
FRAGMENT D'EPONGE FOSSILE
FRAGMENT D'EPONGE FOSSILE
TIGE D'EPONGE FOSSILE
Voici ci-dessus des photos de ces types de fossiles abondants en cet endroit.
Bien entendu cette région de la Côte de nacre à bien d'autres beautés et curiosités à vous partager. Nous en parlerons dès mon retour en Belgique.
Yvan Balchoy
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Lundi 27 juillet 2009
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23:02
LE CHOMAGE BAISSE OFFICIELLEMENTCE MOIS-CI ; COMME DES CORRESPONDANTS DE LA RADIO RTL
L'ONT BIEN DEMONTRE, SI CERTAINS CHIFFRES BAISSENT, C'EST DU EN GRANDE PARTIE A DES RADIATIONS DU CHOMAGE PLUS NOMBREUSES CE MOIS-CI.
CE N'EST PAS HONNETE, MADAME LA MINISTRE, CE N'EST PAS D'AILLEURS LA PREMIERE FOIS QUE VOUS TROMPEZ DELIBEREMENT LES FRANCAIS AVEC L'ASSENTIMENT DES MEDIAS PUBLICS DE PLUS EN PLUS CONTROLES PAR
LA MAJORITE UMP.
A LA TV NOUS AVONS PU VOiR LA DESORGANISATION DES ORGANISMES QUI DEVRAIENT AIDER LES CHOMEURS. IMPOSSIBLE POUR UN CHOMEUR DE LES CONTACTER PARFOIS SANS PASSER PAR UN NUMERO TRES DIFFICILEMENT
ACCESSIBLE.
JE N'AI PAS APPRECIE QU'UNE EMPLOYEE ACCUSE LES CHOMEURS D'UNE AGRESSIVITE DONT L'INCAPACITÉ DES FONCTIONNAIRES EST SURTOUT RESPONSABLE.
LE CHOMAGE VOILA UN SUJET, UN DOMMAGE QUI MERITERAIT PLUS DE PUBLICITE QUE LA LEGERE FAIBLESSE D'UN COUREUR QUI EN FAIT SANS DOUTE UN PEU TROP
YVAN BALCHOY
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Lundi 27 juillet 2009
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01:40
COMME LE PRESIDENT OBAMA, JE TROUVE STUPIDE D'ARRÊTER UN HOMME QUI FORCE LA SERRURE DE SA PROPRE MAISON ET
QUI LE PROUVE A UN POLICIER DEBILE. COMME LUI, CONNAISSANT LA MENTALITE RACISTE DE CERTAINS POLICIERS EN CERTAINS ETATS DES USA, J'IMAGINE QUE LA COULEUR DE LA PEAU DU PROPRIETAIRE DE LA MAISON A
PU JOUER UN ROLE DANS L'AGRESSIVITÉ DU POLICIER QUI A ENGEANDRE A JUSTE TITRE CELLE DU PLAIGNANT. MAIS IL NE SUFFIT PAS D'AVOIR RAISON POUR CHANGER LE MONDE OU LA SOCIETE.
LE PRESIDENT OBAMA L'A BIEN COMPRIS EN ACCEPTANT L'IDEE, JE CROIS DU POLICIER, DE REUNIR LES DEUX PROTAGONISTES A PARTAGER UN CAFE AVEC LUI A LA MAISON BLANCHE. VOILA QUI DIFFERENCIE
RADICALEMENT LE PREMIER PRESIDENT AFROAMERICAIN DU CRIMINEL BUSH ET VOILA CE QUI, MALGRE TOUT, ME FAIT ESPERER UNE AUTRE AMERIQUE PLUS PACIFIQUE PLUS FRATERNELLE DEMAIN. -
YVAN BALCHOY
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Samedi 25 juillet 2009
6
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21:39
Sachant en effet la distance qui nous séparait de la frontière, je m'imaginais qu'il ne pouvais y avoir de péril immédiat d'occupation avant huit ou quinze jours. L'après-midi, il y eut des
alertes, et l'on se réfugia dans les abris.
Vers quatre ou cinq heures, me semble-t-il, sur les instances de Paul, de Léon (1) et de Madame Aug., je me décidai à gagner Sommières avec Anne, Loulou et les enfants (2) et les servantes,
pour aller passer la nuit chez Madame Gouv. où nous sommes reçus de grand coeur.
----------------------------------------------------------------
(1) Mon oncle Léon, père de ma cousine Brigitte. Anne était son épouse.
(2) les enfants en question à ce moment là : Jacqueline, Beaudoin, Brigitte et moi, Jean-Pierre
------------------------------------------------------------------
Jacqueline et Jean-Pierre à l'époque de l'époque de l'exode.
Paul et Léon, faisant partie de la défense civile, revinrent en ville pour la nuit. A Sommières,
étaient déjà arrivées des troupes française d'artillerie, et vers le matin, il y eut un combat d'avions entre un appareil français et deux appareils allemands qui furent descendus.
Partis avec quelques bagages réunis hâtivement, Paul et Léon vinrent nous voir dans la matinée, puis ils redescendirent à Dinant, pour prendre certaines dispositions. Ils vinrent dans l'après-midi
me reprendre pour redescendre à Dinant. A ce moment, je ne pensais nullement m'en aller et je m'imaginais sûrement que j'avais encore devant moi le temps nécessaire pour prendre les mesures qui
pouvaient s'indiquer.
Jugez de ma stupéfaction à mon arrivée au quartier Sant-Médart d'y trouver la population dans le plus grand émoi. Toute la rive droite avait évacué cette rive et était passé sur la rive gauche. J'y
rencontrai notamment Monsieur Sasser. et Monsieur G. Mon. Tout le monde était dans l'affolement et déjà des convois de fugitifs s'en allaient dans la direction de Namur ou de Philippeville.
Je me présentai cependant à l'officier français qui stationnait au coin de l'Hôtel des Postes en lui disant que je désirais passer sur la rive droite.
Dinant avant la guerre : au premier plan la maison de mon grand père
Le pont était désert. Il me fit observer que c'était à mes risques et périls, que les Allemands se trouvaient déjà à Marche et que dans un quart d'heure le pont pouvait sauter. En même temps, je
voyais des soldats descendre du corps de garde avec les caisses d'explosifs.
Passé le pont, j'étais exposé à être coupé du reste de la famille. C'était l'entrée dans une ville déserte, et tout cela se passait dans une ambiance de fuite et d'affolement. Ayant avec nous
les deux autos sur la rive gauche, nous décidâmes de regagner Sommières où nous étions seuls dans la maison de Madame Gouv., celle-ci nous ayant quitté le matin pour aller rejoindre sa famille.
(à suivre)
Léon Legrand
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Samedi 25 juillet 2009
6
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/2009
21:17
Yvan Balchoy
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Vendredi 24 juillet 2009
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20:24
Léon Legrand, mon grand père, l'auteur de ce récit
SOUVENIRS DE GUERRE
Le neuf mai (1940), après quelques jours d'alerte, on venait d'apprendre que les congés étaient rétablis en Belgique.
Il semble donc que l'on se trouvait devant une accalmie et, à l'inquiétude, avait succédé un sentiment de tranquillité relative. Ce soir-là, mon fils Paul (1) logeait chez moi et dormait dans
ma chambre.
Le matin, vers quatre heures et quart, quatre heure et demie, je fus brusquement réveillé par des sonneries répétées de téléphone. Mon premier sentiment fut qu'il était arrivé un malheur dans
la famille, et je descendis quatre à quatre sans même m'habiller. Au téléphone, je reconnus la voix de Mademoiselle Deg. qui me dit qu'il se passait quelque chose d'anormal, qu'il y avait un
grand branle-bas à Saint-Médard (2) et des bruits anormaux dans l'air.
M'étant rendu au petit balcon, je ne me fis plus d'illusions, il y avait dans l'air un bruit assourdissant de moteurs d'avions, tel que je n'en n'avais jamais entendu de pareils jusque là.
Il n'y avait pas de doute, c'était la guerre, c'était l'invasion par surprise. Ayant ouvert la T.S.F., j'appris les mauvaise nouvelles de minute en minute ; d'abord le bombardement de la gare
de Jemelles, le bombardement de l'aéroport de Nivelles, l'invasion par Bastogne, puis successivement toutes les nouvelles aussi désolantes les unes que les autres.
Ayant prévenu Paul, celui-ci après s'être habillé hâtivement, alla vers le pont et la gare et revint en me disant qu'il avait pu compter jusque quarante-cinq avions en l'air. Il fallait donc se
rendre à l'évidence. Une nouvelle fois, nous étions envahis, et c'était la guerre avec ses horreurs. Dès les neuf ou dix heures, peut-être un peu plus tard, arrivait une troupe française,
traversant le pont, et se dirigeant vers le Rivage. (2)
Je fus assez ahuri en voyant passer une troupe de cavalerie armée comme en quatorze, et sans être expert en matière militaire, je me demandais si l'on envoyait délibérément ces malheureux à la
mort. Le matin se passe en va-et-vient.
Madame Aug. me remît un papier que lui avait confié mon fils Georges (1) et où il indiquait les mesures à prendre. Le choc avait été si rude que j'étais momentanément sans grande volonté.
J'allai cependant prendre dans mon bureau l'argent de Georges que je parvins à découvrir ainsi que quelques papiers tandis que Madame Aug. emballait hâtivement l'argenterie avec les albums de
photographie que je fis descendre provisoirement dans la cave à vins, avec l'appareil photographique de Georges, me réservant de prendre d'autres dispositions par la suite.
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(1) Mon grand Père Léon Legrand était sénateur au sein du pari catholique.
Paul, c'était mon papa alors agé de 36 ans.
Quant à moi, j'avais alors quatre ans ; un des plus anciens souvenirs de ma prime jeunesse est lié aux avions allemands envahissant dans un bruit terrible le ciel au dessus de
notre domicile .
Georges, magistrat était son frère et donc mon oncle.
(2) Quartier de la ville de Dinant.
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(à suivre)
Léon Legrand
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Jeudi 23 juillet 2009
4
23
/07
/Juil
/2009
21:45
Par BALCHOY
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Mardi 21 juillet 2009
2
21
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/2009
13:39
La conscience (soznane) n'a pas pour fonction de discerner les valeurs morales.
D'autres termes nous permettent d'affiner l'anthropologie Dostoïevskienne. : "Chouvstvo (sentiment) et "Jelane" (désir).
On peut y voir également des sources ou moyens de connaissances, mais ils ne concernent que les réalités spirituelles.
Le "JELANE" désigne le besoin foncier des biens ou des valeurs recherchés par le coeur, sans lesquels l'homme ne pourrait ni ne voudrait vivre (1)
Le "CHOUVSTVO" fait percevoir l'idéal ou la valeur visée. Ainsi, l'homme ridicule attribue
une telle importance au désir qu'il n'hésite pas à y voir l'origine même de l'idée
de Dieu.
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(1) Quant à l'amour (Lioubov) réalité liée évidemment au "coeur", il désigne tout à la fois
un but à atteindre et un sentiment ; chez notre auteur, la première de ces deux significations est la plus fréquente. Il en sera question plus loin
lorsqu'il sera question des différents usages des facultés ici mentionnées. Cf. cette étude page ...
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-"Ils s'agenouillèrent devant le désir (JELANE) de leur coeur, déifièrent cette envie." (2)
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(2)"Journal d'un écrivain, avril 1877, page 526 : à la lumière de l'ouvrage de Claude Bruaire sur Hegel, on pourrait penser ici à une influence de
la dialectique du désir dans la perspective hégélienne. La recherche de Dieu, ce n'est pas un cri stupide, ni une assertion gratuite, ni une affirmation qui libère de la peur de la damnation, ni un
divertissement de la curiosité rationnelle. Elle doit s'inscrire sur une donnée constitutive de la nature humaine : le désir. Ce désir s'inscrit
dans la logique de l'existence. On doit admettre l'existence d'un désir qu'on ne peut réduire à la liberté et qui est indispensable à la raison pour
la guider vers son objet. Création de l'imagination, en un certain sens, l'absolu, écrit Claude Bruaire, reste toujours insaisissable ; on ne l'atteint naturellement que par le désir et le désir
est indéterminé car il n'offre qu'une tension et donc pas une "saisie" objective.
"S'il y a donc appréhension de l'être dans l'appétition, il n'y a pas pour autant représentation." page 73
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Ainsi apparaît un principe de diversification qui va séparer de plus en plus radicalement les facultés inférieures en deux catégories que
Dostoïevski appelle parfois "l'ordre de l'être et de la raison" d'une part et par ailleurs "l'ordre du
coeur".
-"Tout cela s'est passé comme il arrive toujours en songe quand on franchit le temps et l'espace, transgressant toutes les lois de l'être et de la raison et que l'on ne
s'arrête que sur les points où le coeur aspire. (3)
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(3) Journal d'un écrivain, avril 1877, page 520 (éd. russe, tome III, page 149) L'indépendance des deux plans ressort bien de ce texte déjà cité,
page ... "Par ailleurs (article second) l'intelligence humaine entraînée dans le domaine des connaissances agit indépendemment du sentiment et par conséquence du coeur." Correspondance de Dostoïevski, tome I, lettre II du 31/10/1838.
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On peut parler également, semble-t-il, d'ordre de l'amour et de l'être, ainsi que le suggère cette
réflexion du vieux Stépane Trophimovitch :
-"L'amour est le couronnement de l'être ; comment l'être ne lui serait-il pas soumis ?" (4)
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(4) Les démons, page 692
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Entre ces deux ordres subsiste une relation de subordination. L'ordre de l'amour ce n'est pas hors de l'être, il en est le sommêt. Pour rendre à chacun sa spécificité nous qualifierons d'être dynamique ou
créateur l'ordre du coeur en raison du rôle considérable qu'y jour la libre volonté. En
revanche, l'être statique désignera plutôt tout ce qui est déterminé et indépendant du coeur.
Comment l'homme s'approprie-t-il cet amour statique et dynamique ? Selon Dostoïevski le "réel",
être ou amour se reflète sous forme d'idée ou de sentiment dans le moi sous l'influence ce ces facultés essentielles que sont l'intelligence
(OUM) et la conscience morale (SOVEST). L'homme ne peut connaître qu'en soumettant le réel à ses
lois propres qui le transforment en "savoir" ou en "sentiments subjectifs".
Il est vain de prétendre goûter ou connaître les valeurs ou les réalités "en soi", indépendemment de soi. Nous ne les percevons que dans
la mesure où elles sont déjà en quelque sorte devenues "notres". Dostoïevski n'hésite pas à en nier d'une certaine façon l'existence, en ce
sens ce ce que nous savons ou goûtons d'une réalité n'existe qu'en nous.
-"On dit qu'il faut représenter (5) la réalité comme elle est, alors qu'il n'existe pas du tout une telle réalité et elle n'a jamais existé sur la terre, parce que l'essence des choses est au-delà des capacités humaines, mais elle ressort de la nature de telle façon qu'elle se reflète dans son "idée" ou passe par son "sentiment."
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(5) Journal d'un écrivain , éd. russe, tome I, page 281
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Les deux modes de "connaissance" ou d'approche et de saisie du réel correspondent aux deux ordres distingués plus haut. Leur but est d'enrichir,
chacun à sa façon, la personne humaine en la mettant en contact avec l'être, saisi d'une part comme vérité (ordre de l'être et de la raison) et par
ailleurs comme une valeur morale ou esthétique (ordre de l'amour et du coeur). Leur indépendance mutuelle ne les empêche pas de s'influencer dans le
concret de la vie.
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Par BALCHOY
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Lundi 20 juillet 2009
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/2009
21:43
V.IVLEVA/EAST NEWS
Elle représentait l'ONG russe "Mémorial" en Tchétchènie.
Mi tchétchène, mi-russe elle dénonça avec ténacité et courage les crimes très nombreux du régime du "judas" mis en place par Poutine, Ramzan Kadyrov.
Refusant de porter le foulard imposé aux femmes par le régime elle est convoquée un jour devant le tyran de son peuple qui l'insulte :
-"Tu dois te comporter comme une femme respectable, pas comme une pute... Tu me provoques et tu m'excites avec tes cheveux"
lui dit cette brute sanguinaire. Il est bouillant de colère devant cette femme qui lui tient tête et lui reproche de ne pas respecter une mère de famille comme c'est l'usage en
Tchéchènie.
C'en était trop pour Kadyrov qui s'est vanté plus d'une fois d'avoir du sang sur les mains. Les jours de cette femme courageuse étaient dès lors comptés et on l'a avertie plus d'une
fois.
"Tu n'en n'as plus pour longtemps, tes jours sont comptés.".
Mais elle n'en n'avait cure.
Ce quinze juillet elle est kidnappée, assassinée comme sa soeur Anna Politkovskaïa.
Elle avait écrit un rapport de plus de mille pages pour faire juger les criminels de guerre de Russie et de Tchétchénie dont bien sûr Kadyronv mais aussi Poutine.
A propos de son refus de porter le foulard, moi qui défends le droit pour certaines femmes chez nous de le porter par conviction, comment ne serais-je pas pareillement du côté de ces
autres femmes qui face à une dictature religieuse le refusent comme Natalia Estemirova !
Oui, je trouve que cette femme, comme sa soeur Anna, mériterait le prix Nobel au-delà de son martyre. Ne serait-ce pas ainsi la première étape - et quelle étape- pour la
constitution d'un tribunal international pour rendre justice à leur mémoire et punir les criminels, fussent-ils chefs d'état qui sont honte de leur pays et de l'humanité.
Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
http://poete-action.ultim-blog.com
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Samedi 18 juillet 2009
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/2009
14:25
Cette fois, Ghislain comprit qu'il ne pouvait plus se contenter d'ânonner l'enseignement reçu. D'un ton
cette fois convaincant de sincérité, il confessa :
-"Vous savez, je ne suis ni théologien, ni philosophe. Je suis convaincu que ceux qui dirigent "LA FLEUR DE LOTUS" sont des gens de bonne volonté qui veulent un avenir
meilleur pour notre humanité. Ne me demandez pas les raisons de mon adhésion. Je serais bien incapable de vous les développer. J'y crois, c'est tout."
-"Je préfère, moi, la foi toute nue ; ça vous va bien. C'est drôle, à vous voir je vous croyais tout autre, plus personnel, plus critique. Vous êtes encore plus toqué que mon
copin de Marc, qui dit de belles choses mais ne se gène pas pour contredire par ses actes les beaux discours qu'il me tient."
-"Tu exagères, Christine, je t'avais simplement proposé de passer me voir à la gare mais pas de m'accompagner pour tout le voyage."
Puis, se tournant vers Ghislain :
-" J'espère que je peux compter sur votre discrétion. Vous savez, ce n'est pas ce que vous pensez. Christine est une copine de lycée, rien de plus..."
-"Espèce de salaud, tu me dégoûtes, tu as peut-être une jolie gueule, mais tu es un lâche."
Et la jeune fille de se tourner à son tour résolument vers le paysage qu'il feignit d'observer avec attention.
Ghislain, pour sa part, hésita longtemps avant de lui répondre. Il savait bien qu'à "LA FLEUR DE LOTUS" le célibat n'était ni obligatoire ni même conseillé. En revanche l'amour épisodique ou libre
était sévèrement réprimandé comme un signe manifeste de la dégénérescence de la société moderne. Sans éluder le souhait de Marc, il tenta de lui répondre en alliant son respect de l'esprit de la
communauté et son refus de juger.
-"Ne crains pas, Marc, je n'ai rien d'un dénonciateur, pourtant ce n'est pas à moi, le néophyte à te rappeler les règles essentielles de l'amour parmi nous. Pourquoi ne
persuades-tu pas ton ami de nous rejoindre ? Enfin, ce n'est pas mon affaire, excuse-moi de me mêler de ce qui ne me regarde pas."
Ghislain s'appuya alors sur l'accoudoir de son siège et tenta de se replonger dans son sommeil.
Le reste du voyage fut sans histoire. Quand le mari de Ria se réveilla, le train abordait les faubourgs de Lyon. La jeune fille, sans un mot, lui tendit un autre sandwich tandis que Marc, au
passage du limonadier, lui offrit un café.
Marc n'affichait plus rien de son arrogance du départ de Paris. Il semblait horriblement gêné et si Ghislain avait voulu en profiter, il aurait pu les quitter assez facilement et même descendre à
une gare intermédiaire. Pourtant, non seulement il ne le fit pas mais l'idée de s'échapper ne l'effleura même pas.
Le train à présent entrait peu à peu dans la moiteur du midi. Dans quelques heures, il serait à Alès, terminus de son trajet ferroviaire. A un moment - il était tellement distrait qu'il aurait été
incapable de préciser de quelle gare il s'agissait, il changèrent de train.
Le paysage devint de plus en plus montagneux, la terre aride et sèche et en fin d'après-midi enfin le train entra en gare d'Alès, terme de la première partie du voyage.
Normalement Marc devait conduit Ghislain jusque Lasalle où se trouvait le monastère du "SALUT" ainsi que s'appelait elle-même la communauté à laquelle il devait s'intégrer.
Manifestement il avait surtout envie de terminer la journée avec sa jolie amie, mais il n'osait demander à son "collègue" s'il pouvait sans crainte le laisser seul pour la dernière étape du
voyage.
Si ce dernier n'était plus capable de juger avec esprit critique le bien fondé de certaines croyances ou démarches, il demeurait en revanche particulièrement perméable à tout ce qui
concernant de près ou de loin l'amour ou la tendresse humaine. Marthe restait sans caisse présente en lui de mille et mille façons. Aussi entreprit-il de délivrer le jeune frère de ses scrupules en
l'encourageant de rester avec Christine.
-" N'aie aucune crainte, j'ai la ferme intention de me rendre à Lasalle comme prévu et si, plus tard, les frères de la "LA FLEUR DE LOTUS" m'interrogeaient, je certifierai
que tu est resté avec moi jusque la dernière minute. Dans un domaine qui touchait de si près à ses émotions les plus fortes, Ghislain ne ressentait aucune culpabilité à "mentir"; à ses yeux
d'ailleurs, il ne s'agissait aucunement de mensonge mais d'occultation d'un fait anodin en vue de préserver un plus grand bien.
Après avoir dit "adieu" à Christine et Marc, tout heureux de se retrouver seuls, Ghislain monta dans le bus sale et poussiéreux qui allait le conduire à Lasalle, la porte des
Cévennes.
Par BALCHOY
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Vendredi 17 juillet 2009
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/Juil
/2009
17:20
N'achetez pas les fruits de l'occupation
Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
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Par BALCHOY
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Mercredi 15 juillet 2009
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/2009
09:11
Par BALCHOY
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