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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 22:35






Avec sa camionnette couverte de posters pacifiques, de textes évoquant l'évangile, l'écologie, la paix, les conflits meurtriers du monde toujours appréhendés du côté de la justice, je l'ai rencontré partout à Bruxelles tantôt près de la Fnac ou  chaque vendredi devant la Bourse à 17h pour témoigner du crime commis depuis soixante ans contre le peuple palestinien.

 


Il n'a pas et il n'aura sûrement pas la légion d'honneur mais contrairement à celui qui à Paris l'affiche indument sur son revers et l'accorde aux autres sur des critères parfois discutables, lui dans sa simplicité sincère et son proselytisme pacifique il est homme d'honneur.
J'imagine que la plupart de celles et ceux qui croisent sa route en ressortent avec la nostalgie d'un monde avec moins de conflits, moins de racisme, plus d'écoute, plus de respect des droits de chacun.
Bref, je veux ce soir honorer celui que, faute de connaître son nom, j'appellerai un homme de Bien, un homme de Paix, un homme de Justice.

Il y a longtemps que je ne le vois plus mais je veux le remercier de son témoignage et de sa lutte pour le peuple Palestinien.

 

 

 

Merci, ami, de réveiller si souvent en nous le meilleur !




Yvan Balchoy
yvanbalchoy13@gmail.com
http://poete-action.ultim-blog.com

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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 22:26



Je voudrais aujourd'hui vous présenter un spectacle de la "Communauté des Pèlerins" présenté à la ferme du Bosquet à Luingne-Mouscron sur la vie de François d'Assise.
Cette compagnie, fondée en 1980, comprend environ 80 membres.
Elle a le désir de vivre simplement des relations humaines profondes avec des personnes plus démunies, blessées voire exclues.
A travers elle se tisse un cheminement qui conduit au dialogue entre deux mondes : celui des malades et handicapés mentaux qui vient à la rencontre des bien-portants.

La pièce de théâtre centrée sur la vie et le message évangélique du Poverello nous rappelle avec le concours des nombreux acteurs handicapés ou non l'aujourd'hui du message de François d'Assise :

De la course de l'avoir à la liberté d'être

De l'agressivité à la paix de l'âme.

De la solitude à la rencontre

De la richesse de l'argent à la richesse du coeur.

Des ténèbres à la lumière.


Je vous conterai demain dans le détail comment cette pièce, présentée dans une grange,  évoque très justement le merveilleux de la vie du petit pauvre d'Assise.


Voici un  aperçu du déroulement de la pièce :




J'aimerais vous commenter ce beau spectacle sous deux plans. Celui de la troupe qui nous l'a présenté puis la vision de la vie de Saint François qui nous a été offerte

La première réussite de la "Communauté des Pèlerins" c'est cette troupe elle-même composée de personnes très différente certaines faisant partie de ce monde handicapé physiquement ou/et mentalement et d'autres dites bien portantes. On sent que tous ses acteurs tiennent les uns aux autres, s'acceptent et se respectent différents et s'enrichissent mutuellement. C'est la première et sans doute la principale leçon que m'a appris ce groupe qui m'a rappelé un mouvement, originaire lui aussi de Namur, l'abbé François Pierre  fondé par un séminariste un peu excentrique qui voulait faire vivre ensemble handicapés et bien portants dans les années soixante.

En plus de ce sentiment de fraternité et d'amitié qui rayonne dans toute cette troupe, j'ai apprécié la manière originale et profonde dont ils ont témoigné du petit Pauvre d'Assise.
Dans cette grange bien"arrangée", ils ont réussi à nous plonger en plein Moyen-âge à Assise, en cette jolie ville d'Ombrie, où nous avons d'abord pu voir une fête de la jeunesse dorée de la ville, animé par un certain Francisco Bernardone, fils d'un riche marchand de draps de la ville et roi de la jeunesse locale.
 François y apparaît comme un homme joyeux, assez généreux mais devant le drame des lépreux qui symbolisent les injustices du temps il se sent démuni et craint un contact qui le déstabilise.

Nous découvrons  ensuite la vie de cette homme si attachant, si prophétique  en découvrant comment François Bernardone devint peu à peu Saint François d'Assisse.
J'ai trouvé extraordinaire  la dimension sociale et la présentation historique d'évènements très importants comme le départ un peu raté de François en croisade, le songe du Poverello où il lui est demandé de servir plutôt le Maître Dieu que le domestique (les seigneurs terrestres), la rencontre déterminante d'un lépreux qu'il finit par embrasser faisant ainsi le choix d'une autre richesse que celle qui remplit les bourses des marchands.
 Il en résulte sa rupture avec son Père devant l'évèque de la ville et le choix d'une vie pauvre dans la mendicité à l'image "des oiseaux qui ne sèment ni ne moissonnent mais sont nourris par le Père du ciel."
Bientôt quelques frères le rejoignent et dans la pauvreté et la simplicité ils vivent en fraternité.

Avant de comprendre qu'il lui fallait reconstruire une Eglise qui avait perdu le trésor de l'Evangile, le jeune  frère croit que le Seigneur lui demande de reconstruire une chapelle en ruine la Portioncule qu'on peut encore visiter  aujourd'hui en sa ville.


Quand il comprend que sa tâche est universelle, il va tout naturellement visiter le pape Honorieus à Rome. Les cardinaux se gaussent des ces va-nu pied qui ont l'audace de penser qu'ils peuvent sauver l'Eglise, mais le Pape, secoué par un rêve spirituel, finit par faire confiance à ce petit frère un peu naïf qui veut vire intégralement l'Evangile.

Plus tard nous assistons à nouveau aux croisades en Orient. François surgit au sein de ces luttes terribles entre Sarrasins et Croisés et la violence lui fait horreur. Il est conduit devant le Sultan qui croit d'abord avoir affaire à un propagandiste de l'armée de ces satanés chrétiens quand il découvre un frère en Dieu qui le respecte et prend appui à sa foi pour Jésus pour l'inciter à faire la paix.  Finalement une sorte d'amitié spirituelle naît entre ces deux hommes qui dépassent chacun leur camp et le Sultan qui refuse d'adopter la foi chrétienne renvoie pacifiquement ce chrétien si différent devenu son frère en dépit de leur foi différente au Dieu Unique. (j'ai déjà traité cette rencontre dans un article de ce blog)

Nous assistons ensuite à "l'invention" (que ce mot est inadéquat) par François de la première crèche avec un vrai enfant de quelques jours sur la scène.

François, fils de Dieu et fils de la terre est un des plus grands poètes qui a chanté la nature et la fraternité universelle des êtres, mon frère le vent, notre soeur l'eau... des valeurs plus actuelles que jamais en cette époque où l'homme risque de se détruire en détruisant l'écrin de verdure, d'eau et d'air qui le fait vivre.

J'ai oublié  la rencontre entre François et son amie d'hier Claire qui veut adopter son genre de vie.
Au début, le Poverello est tout réticent mais la jeune fille le persuade de laisser des femmes vivre aussi à plein temps l'Evangile de la joie et de  la pauvreté.


Bref, pendant plus de deux heures, cette troupe attachante par sa composition réussit à nous faire vivre en  un siècle agité l'action d'un homme qui ayant rencontré Jésus et son message évangélique secoue une église empétrée dans ses richesses et ses raideurs. 
Réussir à nous faire vivre en si peu de temps  sur scène la cour du Pape, celle du Sultan, la première crèche, l'amour du Poverello pour une nature fraternelle symbolisée par sa rencontre avec le loup de Gubbio était une gageure et la communauté des Pélerins l'a réussi !

Après la pièce, le goûter fraternel qui rassembla actrices, acteurs et public m'a semblé tout naturel  à l'image de cette troupe humaine et généreuse digne donc de nous rappeler l'histoire merveilleuse de François d'Assise.
Merci compagnes et compagnons Pélerins de nous avoir secoués gentillement et fermement en nous refaisant vivre le message du petit Pauvre d'Ombrie.



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Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 21:10

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écrit en 1896...

 

En voici quelques extraits...

 

 

Qui es-tu ? – Je suis un esclave, c'est-à-dire un être auquel on ne reconnaît qu’un seul devoir, celui de travailler et de souffrir pour les autres.

 

Qu’est-ce qu’un homme libre ? – Celui qui vit sous un régime de lois qu’il s’est volontairement données… En Belgique l’homme libre est riche ; l’esclave est pauvre.

 

Que faut-il donc faire pour faire d’un esclave un homme libre ? – Lui donner le droit de vote, c'est-à-dire établir le suffrage universel….c’est le droit pour tout citoyen mâle et majeur de désigner son député en lui donnant mission de faire des lois pour les travailleurs.

 

Sur quoi repose notre système gouvernemental ? – Sur l’argent.

 

L’article 26 de la Constitution dit que « tous les pouvoirs émanent de la nation. – C’est un mensonge, parce que la Nation se compose de 5 720 807 habitants que seulement 117 000 sont consultés pour faire des lois.

 

-Que dit l’art 6 de la Constitution ? – Que tous les Belges sont égaux. C’est un odieux mensonge. Chaque jour nous voyons que des hommes liés au pouvoir voler des millions et condamnés au pis à des peines dérisoires tandis qu’un pauvre pris pour le vol d’un simple pain  est condamne aux travaux forcés.

 

Un libéral est un homme qui cherche à faire ses affaires au détriment du trésor de l’état.

Un catholique est …IDEM

Un indépendant est un homme qui ne se dit ni catholique ni libéral mais…. IDEM

Tous se moquent de la religion comme d’une noix vide….Je connais des libéraux qui portent des cierges aux processions et des catholiques que ne vont jamais à la messe.

 

Quel est le premier cri d’un ministre catholique qui arrive au pouvoir – « Les caisses sont vides, les libéraux ont tout prix ».

Quel est le premier cri d’un ministre libéral quand il arrive au pouvoir – « Les caisses sont vides, les catholiques ont tout pris. »

 

Que font-ils alors – Tous créent de nouveaux impôts pour remplir les caisses de l’Etat et les vider ensuite.

 

Quand aurons-nous le suffrage universel ?  - Le jour où le peuple le voudra.

 

Et si le gouvernement le refuse ?  - Il n’osera pas. Que peut le gouvernement sans le peuple ?

 

L’impôt, voté par les riches, frappe surtout les petits et épargne les grands.

 

Citez-moi des exemples – L’impôt sur les fenêtres.  On ne paie que jusque la 24ème fenêtre… On impose la pipe du travailleur mais on n’a pas songé aux fins cigares de Havane que fument nos ministres. Tout est frappé par l’impôt depuis l’air et le soleil que nous payons puisqu’ils entrent par nos fenêtres.

 

La seule chose exempte d’impôt, c’est le revenu, c'est-à-dire les rentes parce que seuls les riches les possèdent…

 

A quoi emploie-t-on l’argent des impôts ? – A payer quantité de gens à ne rien faire…- Nous avons l’armée des fonctionnaires et à leur tête Léopold II. Celui-ci nous revient au bas mot     5 millions par ans tandis que la France donne à son Président 600 000 francs

 

De quelle nationalité est le roi Léopold II. -  Par son père il est allemand, par sa mère, français, par sa liste civile Belge.

 

 

Qu’est-ce que la conscription ? -  C’est l’impôt du sang prélevé sur le peuple.Ceux qui peuvent payer 12 à 16 francs en sont libérés, les pauvres sont emprisonnés pendant 3 ans dans une caserne.  C’est une injustice monstrueuse puisqu’en cas de guerre, le pauvre doit verser son sang tandis que le riche reste à l’abri de tout danger.

 

 

Pourquoi avons-nous une armée… - Il faut une armée au roi pour jouer au soldat, comme il faut à l’enfant des soldats de plomb pour exciter l’envie de leurs petits camarades…

 

Depuis 55 ans l’armée a fait tirer seulement sur un champ de travail. Elle a tué Gilles à Verviers, des femmes et des enfants dans le Borinage…. Et le caporal Veckmans qui avait tué ce pauvre Gilles a été nommé chevalier de l’Ordre de Léopold.

 

Y-a-il une loi sur les salaires en Belgique ? – Non, le patron donne ce qu’il veut à l’ouvrier…. Plus on travaille moins on est payé, moins on travaille, plus on est payé. Ainsi Léopold II gagne 13 698 francs par jour. Il ne fait rien que signer de temps en temps, se promener et donner quelques diners. Un employé de chemin de fer qui est à son poste de 6h du matin à 7 H du soir gagne 2,7fr. par jour. Le roi n’a aucune responsabilité mais l’employé une énorme. S’il manquait 10 centimes à sa caisse on le destituerait et on l’enverrait en prison.

 

Ceux qui ne font rien dans les administrations ont des traitements qui varient de 15 000 à  30 000 francs, l’ouvrier qui risque à chaque instant sa vie gagne de 1,5 FR. à 2,20 fr. par jour.

 

Les riches sont-ils honnêtes ? Non ils trafiquent de tout et vivent de notre travail en nous refusant tout. Ils prennent nos filles pour en faire de la chair à prostitution. Nos fils pour en faire de la chair à canon. Nous-mêmes ils prennent notre vie pour en faire des dividendes….

 

Par quel moyen, l’ouvrier peut-il combattre victorieusement cet état de chose ? Par l’association… en s’affiliant au « PARTI  OUVRIER ». Le jour où ils seront bien unis, ils seront les maîtres.

 

N’ont-ils pas d’autres moyens de devenir maître de la situation ? – Oui par le suffrage universel.

 

Comment l’obtiendras-tu ?-  En allant tous, de tous les coins de Belgique à Bruxelles.

 

Il faut de l’argent pour aller à Bruxelles… J’irai à pied.

 

A quand le rendez-vous ? Le jour de la Pentecôtes tous les Borains seront à Bruxelles et y trouveront 25 000 Gantois, 20000 Liégeois et Verviétois. 20 000 ouvriers du centre et de Charleroi…. Vive le peuple…. Vive la Liberté… 

 

 

 

Ce Catéchisme ressemble par la simplicité de son langage à celui de l'Eglise catholique qui d'ailleurs à cette époque, si l'on exclut quelques prêtres clairvoyants comme l'abbé Daems en Flandre, était souvent comme l'alliée des riches.  Je regrette que les ouvriers de cette époque ou en tout cas l'auteur de ce catéchisme n'ait pas compris que les femmes étaient aussi esclaves non seulement des riches mais de l'ordre social ouvrier aussi puisqu'il n'est pas question de les associer au suffrage universel.

Il y a des simplicités discutables dans ce texte comme dans les autres catéchismes, concernant ici  par exemple la vie de Léopold II mais pour l'essentiel  il décrit justement  l'odieux capitalisme et la condition des ouvriers en Belgique à la fin du XIXème siècle et nous voyons bien qu'il avait raison de penser que le suffrage universel allait révolutionner peu à peu les conditions de vie des travailleurs, même si l'injustice règne encore dans nos démocraties "en trompe l'oeil".

 

 

 

yvanbalchoy13@gmail.com

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Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 21:02

Ce qui m'a toujours étonné, en lisant l'Evangile, c'est que Jésus de Nazareth n'ait pas été une femme tant les valeurs qu'il révélait rendaient à l'homme sa plénitude en déployant ses dimensions féminines en radicale opposition avec l'ordre exclusivement masculin de son temps et de tous les temps. (Roger Garaudy, Pour l'avènement de la femme, Editeur Albin Michel, pp 159 et 160)

 

 

(transmis par Alaindépendant)


http://alainindependant.canalblog.com/archives/2010/03/07/17142772.html

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Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 22:14

  



    Le silence nous avait pris d'un coup comme un trop plein de sensations et d'émotions si riches qu'il nous était impossible de les habiller de mots ou de gestes.
    Quelle paix singulière qui déchira d'un trait nos soucis, nos craintes, nos angoisses : le bonheur du grillon au foyer, quoi !
    Puis brusquement comme le fruit naît de la fleur, tu as éclaté de rire en me prenant doucement contre toi.
    La femme mûre que j'admirais devint instantanément la jeune fille  que j'aurais tant voulu connaître.
    Trente années envolées par la seule magie d'un sourire. Mais ce n'était pas tout ...
    A mon tour, je sentis brusquement le poids des ans déserter mes épaules et me retrouvai régénéré, rajeuni par ce rire ensorceleur et si évocateur.
    Et ma jeunesse, presque mon adolescence,inachevée, inaccomplie redevint présente  comme si, grâce à toi, la deuxième chance que tout homme a, paraît-il, dans sa vie était là devant moi, devant nous, sous les traits si émouvants d'une jeune et jolie femme en qui je reconnus  l'être que j'aime le plus au monde.
    Cette illumination passa entre nous comme un éclair ... qu'importe! 
     Cet instant-là justifiait toutes mes espérances et donnait un sens absolu à ma vie.    
    En me rendant intact mon passé pour mieux le revivre , tu me donnais le meilleur avenir qui soit, vieillir avec toi. Merci !



Yvan Balchoy
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Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 21:31

 

 

La Croix de Jésus est « l’argument éternel d’une force terrible (1) qui assure l’homme du salut en même temps que du pardon divin.

 

(1) « Carnets des Frères Karamazov », page 860

 

C’est surtout à partir de « Crime et châtiment » que la Croix occupe en son oeuvre  une place importante. (2)

 

(2) Les « carnets de Crime et Châtiment » datent de la fin de l’année 1865. Dans « Les notes d’hiver sur des impressions d’été » l’écrivain utilise l’expression « aller à la croix, au bûcher » pour désigner le don total à autrui. (ed. Russe, page 343.

 

Il est probable cependant que c’est au bagne que Dostoïevski a compris le caractère rédempteur d’une croix acceptée et la transformation qu’elle opère dans le cœur de l’homme. Il aime faire allusion à la Passion et appelle plus d’une fois Jésus, le « Crucifié » (3)

 

(3) Cf. « Crime et châtiment », page 753, « Les Frères Karamazov », page 677 (Verbe crucifié) et 774 (Le crucifié qui aimait les hommes.)

 

Ici encore sa pensée dérive directement de son expérience personnelle plus vitale que rationnelle.

 

Au bagne, le romancier a découvert  intuitivement que la vertu propre de la souffrance consentie aidait au renouvellement intérieur et constituait un moyen privilégié de se réintégrer dans la communion humaine ; il n’y a pas tellement vu une réparation proprement dite du mal commis ; en son cas d’ailleurs il y avait une telle disproportion entre la faute et la peine exemplaire, qu’il aurait pu difficilement les relier.

 

Dans le « Songe d’un homme ridicule », conscient du mal involontairement commis par lui, le personnage principal supplie les habitants de la crucifier pour les sauver.

 

Dans « Les Frères Karamazov », une dame voulant exprimer son désir d’aider les autres s’exclame : « Peut-être serais-je monter au Calvaire ? ».

 

 

 

 

 

 

 

Yvan Balchoy

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Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 15:19

Mon étoile écarlate,
Ma framboise flamboyante
Palais resplendissant
de ta beauté vivante
si douce,
si joliment sillonnée,
si fraîche, si savoureuse,
si tu savais combien tout moi
aspire à tout toi,
combien j'attends
avec la plus patiente
des impatiences
ce "Grand Soir",
cette nuit qui nous engloutira
en sa douceur,
cette aube,
où, en ouvrant les yeux,
je te découvrirai,
réincarnation
de cette "aurore aux doigts de rose"
chantée par le grand Homère,
 et que je voudrais
faire revivre en mes poèmes
sous tes traits
sous ton sourire
qui éclaboussent ma vie
de bonheur.



Yvan Balchoy
yvanbalchoy13@gmail.com
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Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 11:32

 

 

 

b) Explication phyllogénétique

Au XVIII ème siècle, Frans Gall a essayé de dresser un tableau très imparfait des localisations cérébrales de chaque activité psychique. Plus tard, un certain SPINKS remarque que le lobe frontal et les régions préfrontales se développent considérablement entre les anthropoïdes et les primitifs. A ses yeux, cette région régit la pensée par image. Spinks croyait que les primitifs avaient une difficulté à distinguer clairement entre objets animés et inanimés, ce qui les amenait à personnaliser les objets inanimés. Il pense que l’apparition du langage articulé, lié au développement du « cortex primitif », a une grande importance au plan religieux.

 

-         en favorisant la conceptualisation et par là l’abstraction.

-         Les mots eux-mêmes obtenus par fusion d’images mentales antérieures ont permis de censurer les associations d’images pré linguistiques.

 

L’homme religieux n’est à ses yeux qu’un cerveau qui se développe.

 

 

c) Explications par l’évolution de la connaissance humaine.

 

Auguste Comte (1798-1853) a construit une philosophie de l’histoire, ayant pour structure l’histoire de la connaissance humaine. Celle-ci parcourt successivement trois étapes :

 

1) Ere théologique : la religion tribale repose sur la parenté

 

-         mentalité fétichiste : la protection des fétiches soutient l’homme face à ses difficultés.

-         Âge polythéiste : les dieux du ciel et de la terre apparaissent (dominante de l’imagination) Une distinction s’opère entre les forces de la nature (source, arbre, fleuve) et les êtres surhumains. Une certaine science devient ainsi possible.

-         Monothéisme : il apparaît quand les hommes ont imaginé un destin ordonnant l’ensemble du cosmos. En même temps se fait l’unité du monde civilisé (empire romain). Comte admire la synthèse catholique du M.A., même s’il la croit dépassée.

        

2) Ere métaphysique (du XVI e au XIX e siècle)

 

La connaissance et l’explication des choses ne relèvent plus de vies anthropomorphiques, mais bien des conceptions abstraites. (Dominante de l’argumentation) Les dieux font place à des principes. Le principe supérieur d’unité, c’est la Nature. L’argumentation remplace l’imagination. La mise en question universelle amène le règne de la critique négative. D’où la nécessité de construire un monde nouveau !

 

3) Ere positiviste (Religion de la ville, ère technique)

 

Dominante de l’observation ; elle est ici le principe-clé. Tout repose sur le « FAIT » et la personne cherche à grouper les faits en lois (relations constantes entre les faits) l’humanité devient capable de prendre son destin en mains. Dieu et la nature ne sont plus des obstacles au progrès. Désormais il n’y a plus de religion que celle de la Science de l’homme et de son évolution.

 

Le progrès est aux yeux d’Auguste Comte :

 

-         unique : développement inégal pour chaque peuple, mais tous passent par les mêmes stades de développement.

-         Nécessaire : rien n’est fortuit.

-         Perpétuel.

 

Comte critique la prétention religieuse de détenir la solution éternelle ; son positivisme est surtout le rejet d’une religion animiste ou magique.

 

 

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

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Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 11:20

 

 

 

Je vous engage à lire l'hommage qui lui est dédié à l'adresse suivante.


J'y souscris de tout mon coeur.

 

 

 

 

 

 

 

 

http://nousnesommespasseuls.xooit.com/t16892-R-I-P-MADAME.htm

 

 

 

 

yvanbalchoy13@gmail.com

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Par BALCHOY - Publié dans : poesie-action - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Mardi 22 novembre 2011 2 22 /11 /Nov /2011 18:33

 

 

 


 

 

 Besoin

 

De ton regard

 

 

quand j'en ai marre

 

 

De ton sourire

 

 

quand vient le pire

 

 

De ton rire

 

 

quand la bêtise est en point de mire

 

 

De ta voix

 

 

qui me rend la joie

 

 

 

Besoin de tes mains

 

 

qui en moi réveillent l'humain

 

 

Besoin de ta chaleur

 

 

qui chasse mes peurs

 

 

Besoin de tes jambes

 

 

dont l'élégance me tance


Besoin de ton coeur


qui adoucit mes humeurs


 

BESOIN DE TOI

SURTOUT !

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

www.poete-action.ultim-blog.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mardi 22 novembre 2011 2 22 /11 /Nov /2011 16:26

 

 

 

Depuis près de deux ans, pour montrer sans doute qu'il est différent de son père, trop fransquillon à son goût ? , Alexandre De Croo, "fils de", comme c'est le cas hélas de la plupart des leaders de partis tant du nord que du sud du pays, à l'exception digne du PS,  tire ce pays dans la crise.

  En provoquant  des élections qui n'ont rien apporté de bien à son parti ni surtout à notre pays, il a favorisé, involontairement mais réellement, en Flandre une poussée du parti facho de Bart De Wever, cet incivique de la droite extrême au plan communautaire, au plan économique qui veut l'indépendance de la Flandre et le kidnapping, à son profit, de Bruxelles-capitale.

 

Pour se faire un nom et une réputation, Alexandre De Croo a refusé la participation des "VERTS" pas assez à droite,  prétendant ainsi  faciliter la formation d'un gouvernement de «centre droit" bien entendu. La suite a prouvé qu'une fois de plus celui qui porte une lourde responsabilité dans une crise gouvernementale de plus de 525 jours continue de faire un tort immense à notre pays.

 

Pour le bien du peuple Belge tant au nord, qu'au centre et au sud du pays il est grand temps que ce flamingant  arrogant retourne à son cher "privé" qu'il n'aurait jamais du quitter.

 

 

Quant à Charles Michel,  lui aussi "Fils de" scotché depuis des semaines à  son homologue flamand, il a beau prétendre à son petit déjeuner, à son diner et à son souper qu'il défend les travailleurs "qui se lèvent tôt et ont de la peine à tenir le coup si la chaudière saute"  tout le monde sait qu'en son parti, malgré tous les changements de nom qu'il s'est donné, on trouve certes de petits indépendants mais surtout beaucoup de très riches, des rentiers, des gens qui vivent en profitant du travail des autres....

 

Même si je ne suis pas d'accord à 100 % avec la politique du parti de Monsieur Di Rupo, je trouve que la représentante de son parti aux négociations peut à plus juste titre que les Michel se dire représentante des travailleurs, des prolétaires de ceux  qui n'ont souvent pas assez d'argent pour vivre dignement.

 

Les libéraux proposent des mesures qui risquent d'accroître la pauvreté en continuant  en s'attaquant à la Sécurité sociale, en traficotant l'index ce qui permettrait aux patrons de continuer à se payer des  salaires et des bonus scandaleux tandis que des milliers de minimexés risquent de sombrer dans la misère des CPAS, tout cela  en un  pays où les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres.

 

S'il y a des sacrifices à faire chez nous, je trouve qu'il faut distinguer comment les faire et chez qui les répercuter le plus.

 

Pour les pauvres , en dessous du minimum vital, qui n'arrivent pas à nouer les deux bouts, il n'est pas question d'aggraver leur situation. Il faut l'améliorer !

Quand il s'agit du nécessaire un petit impôt de solidarité peut se justifier, plus important dès qu'il s'agit de besoins simplement utiles;  mais dès qu'on en vient au superflu et pire encore à l'inutile, les tranches d'impôt devraient grimper très sérieusement.

 

N'est-il pas normal que les profits financiers, qui , par leur gabegie,  portent à 90 %  la responsabilité de la crise actuelle, soient lourdement imposés.

 

Des sociétés comme Electrabel pressent les Belges comme des citrons; les Ecolos ont bien raison de  les imposer selon leur profits objectifs provenant de centrales nucléaires rentabilisées depuis longtemps...

  Le libéralisme économique représenté par le MR et le VLD, c'est la   "LIBERTE" d'exploiter les autres  et d'en vivre.

 

  En réservant  l'exclusivité du terme "travailleur"  à leur électorat privilégié, les partis "libéraux" exagèrent.

 

Ils se réclament de l'Europe mais que les fonctionnaires Européens commencent par s'auto-appliquer le remède de cheval qu'ils veulent imposer aux autres. Je crois que nous risquons d'attendre....

 


Il n'y a pas que les chômeurs, les malades et peut-être certains pensionnés qui doivent souffrir d'une crise provenant des fous dangereux de la finance bancaire ; chacun doit payer selon son poids économique mais aussi  selon le mal qu'il a fait à ses compatriotes.

 

Il faudrait nationaliser les banques qui ont laissé tomber l'épargne populaire en se transformant en CASINOS car leur profit, devenu souvent banqueroute, est le plus souvent  le rapt du fruit collectif des travailleurs.

 

Messieurs De Croo, et Michel vous ne voyez pas la convergence  évidente de votre politique avec celle que voudrait nous imposer Bart De Wever. 

 

Le libéralisme nous tue à petit feu depuis des années, il est temps de lui couper l'herbe sous les pieds et de créer une société plus solidaire, plus partageuse, plus juste, plus sociale, tout le contraire donc de ce que vous entendez imposer  d'abord aux plus humbles d'entre nous.

 

 

 

Yvan Balchoy

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Lundi 21 novembre 2011 1 21 /11 /Nov /2011 08:27

Fleur sauvageonne

 

 

 

Ton pélargonium

 

 

 

Jaillit du sol telle une colonne

 

 

 

Nourrie d'optimum

 

 

 

Orientée vers le summum

 

 

 

J'y vois en somme

 

 

 

Les plus nobles passions des hommes

 

 

 

Et j'en frissonne !

 

 

 





Yvan
Balchoy
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Lundi 21 novembre 2011 1 21 /11 /Nov /2011 08:22

 

 

http://www.wikistrike.com/categorie-11950399.html

 

 

 

Je découvre dans la première page d’overblog un article qui rapporte que l’émir du Qatar trouve admirable qu’Israël désire encore la paix (!!!!!) après tout le mal que lui ont fait les arabes.

 

Étonnant n'est-ce pas pour qui connaît la nature de l’Etat raciste et belliciste d’Israël et celle du Qatar dont le richissime Emir  dirige son Etat comme une propriété privée.

 

Le Qatar n’emploie le mot démocratie qu’avec les états comme la France qu’il achète peu à peu à travers des clubs sportifs, des sociétés de banlieue et surtout la corruption de ses élites politiques qui tombent  sous son traquenard.  Ce n’est pas par hasard qu’on le voit si souvent aux côtés  de personnalités politiques comme entre autres  Mme Royale ou Sarkozy.

  Cet émir, si souvent adulé dans nos medias, trahit doublement ses frères arabes et faisant l’éloge d’un état qui, depuis qu’il existe ne cesse de voler, de piller de et d’humilier les Palestiniens.

 

De la même façon en participant aux bombardements criminels et illégaux de l’OTAN en Libye le Qatar apparaît pour ce qu’il est : un représentant éminent de l’impérialisme au Moyen Orient.

 

Je vous conseille de lire l’article suivant qui corrige à juste titre le piège dans lequel cherche à nous entraîner ce sinistre émir qui croit qu’on peut tout s’acheter même la France et ses hommes politiques parce qu’on est riche.

 

Même s’ils ont rompu artificiellement leurs relations diplomatiques Israël et le Qatar sont de faux ennemis car ils représentent et défendent tous deux un ordre mondial injuste d’où ne sortira que guerres et misères.

 

Au Quatar 200 000 personnes profitent de la richesse colossale du gaz et du pétrole.   Pour travailler... il y a les immigrés.

 

Tout le monde connaît leur chaîne de TV qui semble être invisible chez eux

 

Vivement qu’une vraie révolution démocrate selon la culture arabe nous débarrasse de cet Emirat voleur et corrupteur !! et des états absolutistes du Moyen Orient comme l'Arabie Sahoudite qui sont hélas nos amis alors qu'ils violent jour après jour tous nos idéaux.

 

 

 

http://www.slate.fr/story/39077/qatar-france

 

 

Yvan Balchoy

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Dimanche 20 novembre 2011 7 20 /11 /Nov /2011 15:16


J'ai désir de te voir


J'ai désir d'espoir


Laisse-moi t'entendre


Je suis si las d'attendre


Je veux t'écouter


sur la pointe des pieds


N'aie pas peur


Tant que tu le voudras


et me le demanderas,


tu seras ma petite soeur


en tout bien tout honneur


Je pourrai faire taire mes ardeurs


et respecter cette pudeur

 

qui te fait femme fleur.


Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

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Dimanche 20 novembre 2011 7 20 /11 /Nov /2011 13:46

 

 

 

« Si je te disais : « Tout baigne dans le meilleur des mondes, me croirais-tu, chérie ? ».

Marthe, en le fixant d’un air où la tendresse se muait peu à peu en perplexité, garda le silence, un silence tellement gênant que Ghislain se sentit obligé de poursuivre :

 

     -« Tu sais, à partir du moment, où depuis mon retour, à part une ou deux discussions orageuses au début, nous avons mis de commun accord en parenthèses ton existence et ta part d’existence en moi, nous nous donnons mutuellement l’image d’un mariage normal avec ses hauts et ses bas et, somme-toute, nous y réussissons apparemment pas mal.

Ria, éprouve toujours beaucoup d’affection pour moi, je pourrais même traduire cette affection par le mot « amour », elle a toujours été une épouse et une mère irréprochable,- ah, je ne veux pas dire qu’elle est parfaite !  heureusement d’ailleurs, car connais-tu des gens plus ennuyeux que ceux qui sont ou plutôt que se croient, qui se veulent parfaits.

Et je ne veux pas, te répondre par une pirouette en te disant du mal de Ria.  Si je suis aujourd’hui,  attaché à toi, très  attaché même si je n’ai pas envie de me dire amoureux, tant ce mot est fragile et souvent passager, après tout ce que nous avons vécu ensemble, si même j’ai envie de changer de vie partageant ton quotidien, ce n’est sûrement pas par rejet de Ria ni surtout de mes enfants, c’est tout simplement parce que je ne puis plus vivre loin de toi. J’ai envie de me réveiller le matin à tes côtés, de commencer ma journée en t’embrassant en me collant à toi et il en est de même le soir où, même dans le lit de mon épouse,  - je n'en suis pas fier - je continue à penser à toi qui, me manque tellement. »

 

Marthe ne répondit pas à ce long monologue de Ghislain. Si, pour l’essentiel son visage resta un peu figé et exigent, son regard se voila, s’humecta même traduisant l’émotion que creusaient en elle chacun des mots de son ami.

 

Elle prit sa tasse de café et but une longue gorgée avant simplement de poser sa main sur la sienne.

     -« Pardonne-moi, Marthe, reprit, lorsque le silence lui parut trop lourd, voilà tu vois j’en envie de toi, pas simplement de vivre un moment de plaisir avec toi, même si nous en avons vécu de merveilleux, mais ça ne me suffit plus. J’ai envie de vivre avec toi, de vivre avec toi, le plus que je peux et ce sentiment, ce besoin est plus fort que toutes les richesses indéniables que je passe avec Ria. »

 

 

C’est bien tout ce que tu me dis, Ghislain, mais pour le moment tu vis avec Ria et moi, je vis seule.  Je comprends bien que tu as besoin de temps pour quitter le plus élégamment possible ton épouse, qui a déjà tellement souffert de la séparation pendant notre périple français.

Moi aussi, j’ai envie de vivre à tes côtés mais seulement si tu as la force et le courage de rompre  pour que cela devienne possible entre nous.

Sache que je ne te demande pas de quitter ta femme et tes enfants. Ce que j’ai vécu avec toi est formidable et a changé profondément ma vie, mais, je ne veux en rien porter la responsabilité d’une séparation que dans mon fors intérieur je ne puis approuver, même si tout en moi aspire à ses conséquences, c'est-à-dire à devenir ton compagnon pour la vie.

Je ne puis m’attacher qu’à un homme qui s’est rendu libre d’une façon propre et responsable.

Autrement, même si je reconnais qu'ainsi demain je souffrirai sans doute beaucoup, je préfère pour l’instant repartir seule. Bien sûr, tu es et resteras mon ami mais autrement.

En d’autres mots, je veux et désire passionnément devenir ta compagne mais je n’ai pas envie de continuer ma vie comme ta maîtresse. Je pense que tôt ou tard, nous le regretterions ».

 

Un de mes amis pour lequel je ne ressens qu’une vague sympathie à ce jour devient pressant auprès de moi. Jusqu’à présent, je ne lui ai laissé aucun espoir de dépasser l’amitié qui nous unit depuis longtemps. Mais si tu décides de rester dans ton couple, et je ne pourrais en aucun cas te blâmer de faire ce choix, je réfléchirai peut-être à sa proposition même si aujourd’hui elle me laisse de glace. »

 

 

Ce fut au tour de Ghislain de se ménager un instant de réflexion en terminant lentement de boire sa tasse, il savait que Marthe avait raison, que son attitude actuelle entre velléité et lâcheté n’était pas tenable face à l’exigence de loyauté qu’attendait de lui son amie.

 

Venu pour passer avec Marthe un moment agréable au terme d’une journée difficile, il sentit qu’il vivait ce soir-là un moment d’équilibre instable dans sa relation amoureuse. Il lui fallait choisir entre la fidélité à un passé,un peu décevant, plutôt par sa faute ou une rupture vers ce qu’il sentait comme la clé d'un nouveau bonheur à vivre.

 

Il se leva de sa chaise, lui tendit la main pour l’aider à la rejoindre : « D’accord, chérie, tu as raison, nous ne pouvons plus continuer comme ça. Je te promets de parler à Ria dans les jours ou au pire les semaines qui suivent. »

 

Après ce moment de vérité, Ghislain sentit qu’il était temps pour eux de se séparer ; la promenade qu’il avait imaginée n’avait plus de sens, ce soir ; il reconduisit Marthe à son train, puis repris pensif et un peu mal à l’aide le chemin de son domicile. 

Certes, ils s’étaient embrassés cordialement en se séparant, mais un froid indiscutable s’était interposé entre eux, le froid de la vérité, se dit-il, en se préparant à une soirée, qui lui faisait peur.

 

 

 

 

 

Yvan Balchoy

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Samedi 19 novembre 2011 6 19 /11 /Nov /2011 16:05

 

 

Monsieur le Président de l’U.M.P.

 

Une information hier à la TV:  Il semble que les SDF français qui meurent dans la rue seraient presque dix fois plus nombreux que leurs confrères allemands. En France, un d’entre eux en moyenne meurt par jour.

Vous aviez promis que d’ici un an ou deux, je ne me rappelle plus, plus personne ne mourrait dans la rue sans un toit. Cette promesse manifestement n’est pas tenue et ce n’est pas seulement une honte pour la France, c’est une honte pour le parti qui la gouverne avec une majorité qui n’est pas la vérité mathématique qui sort des urnes, c’est une honte surtout pour le Président qui s’était engagé devant son peuple à changer cette mortalité insupportable.

 

Quand il s’agit de vos amis les plus riches, vous tenez vos promesses, le bouclier fiscal a enrichi les plus riches contribuables, en particulier des milliardaires que je considère avec Proudhon comme des voleurs du bien commun du peuple de France. Je sais bien que la plupart sont vos amis et que vous veillez à leur bien-être.

Manifestement ce n’est pas le cas des SDF.  Quand faute de place, alors qu’il gèle, des organisations refusent à certains SDF une place au chaud, c’est pour moi clairement une forme de non assistance à personne en danger de mort.

 

Je vous dirai même , contrairement à ce qui se passe dans les villes importantes en République fédérale allemande, qu’obliger par grand froid les SDF à rester dans la rue durant le journée est un acte de barbarie condamnable.

 

Si, un jour, un juge d’instruction, libre décidait de rechercher les responsables de ces morts iniques, je pense que beaucoup de personnes au sein du Pouvoir risqueraient d’être mis en cause et vous, puisque vous êtes à la tête de la pyramide de l’état, vous devriez être le premier si une immunité injustifiée en ce cas ne vous protégeait.

( je comprends très bien pourquoi vous voudriez vous débarrasser de ces hommes libres dans la magistrature que sont les juges d’instruction à partir des erreurs ou des fautes d’un tout petit nombre d’entre eux. Ce serait tellement plus facile d’étouffer les « Affaires » qui salissent parfois les partis ou les hommes politiques avec un juge à la solde d’un procureur de la République qui dépendra d’un ministre à vos bottes.

 

Votre promesse non tenue jusqu’ici, a-t-elle une chance d’avoir un meilleur sort en 2011 Je ne le pense pas. D’abord les SDF n’ont aucun poids électoral et puis je n’oublie pas que comme maire de Neuilly, ayant comme obligation de construire même chez les riches 25 % de logement sociaux, avec beaucoup d’autres maires inciviques de droite ou hélas parfois de gauche, vous avez préféré une amende ridicule à imposer une petite mixité sociale à vos concitoyens.

 

Voilà pourquoi, j’espère qu’en 2012 le président asocial que vous êtes perdra les élections au profit d’un autre candidat qui considérera, contrairement à vous qu’un SDF, une personne du voyage, roumain ou nom est un homme dont la valeur et le respect par l’Etat doit être identique à celle dont bénéficient les plus riches citoyens de France.

 

  Bruxelles le 30/12/2010

 

 

 

 

REPONSE DE MR SARKOSY CE 11 FEVRIER 2011

 

 


---------- Message transféré ----------
De : "Présidence de la République" <courrier.president@elysee.fr>
Date : 11 2 2011, 9:43 AM
Objet : RE:Présidence de la République
À : <yvanbalchoy13@gmail.com>

cid:image001.gif@01C877E5.6DB7B030

 

SCP/CdO/D113795

 

 


 

 

 

 

Cher Monsieur,

 

 

Le Président de la République française a bien reçu votre message et m’a confié le soin de vous répondre.

 

Vous le savez, le combat contre l’exclusion, la lutte contre la précarité et la protection des personnes vulnérables sont plus que jamais des exigences qui figurent au cœur de l’action de Monsieur Nicolas SARKOZY.

 

Sous son impulsion, le Gouvernement a refondé le dispositif d’hébergement et d’accès au logement des personnes sans abri ou mal logées, en partenariat avec les associations qui interviennent dans la lutte contre l’exclusion et les acteurs du logement social.

 

C’est ainsi qu’en 2010, 13 000 personnes sont sorties de l’hébergement pour aller vers le logement. Le programme Solibail/intermédiation locative a rendu possible le relogement de 4 200 personnes, le plan d’humanisation des centres d’accueil a permis de rénover 7 619 places et d’en reconstituer 2 068. Enfin, 9 350 places de pensions de famille ont été financées.

 

Des mesures spécifiques pour la période hivernale ont été fixées qui concernent la mobilisation des capacités d’accès, d’hébergement et d’insertion en faveur des personnes sans abri ou mal logées. Ainsi, 14 411 places sont mobilisables, ce qui conduit à renforcer considérablement les capacités d’accueil.

 

Par ailleurs, le plan grand froid, qui comprend trois niveaux de vigilance en fonction des températures, prévoit des mesures d’information, de prise en charge médico-sociale, d’organisation et de permanence des soins, à l’égard des personnes fragilisées ou exposées au froid.

 

Je vous précise enfin que depuis la loi du 5 mars 2007, instituant le droit au logement opposable, dite loi DALO, les personnes ne pouvant obtenir un logement décent par leurs propres moyens, ou une place dans une structure d’hébergement, peuvent saisir une commission de médiation puis, en cas de décision favorable non suivie d’une attribution, le tribunal administratif.

 

Bien cordialement.

 

 

Le Chef de Cabinet

Guillaume LAMBERT

 

 

 

Monsieur YVAN BALCHOY

1000 BRUXELLES

BELGIQUE

yvanbalchoy13@gmail.com

 

 

 


image001.gif

 

 

 

A part ca, les sans papier doivent quitter tot le matin leur refuge et par an 200 personnes  environ meurent dans la rue souvent de froid tandis qu'il y en a dix fois moins en Allemagne ou l'hébergement est en hiver 24h/24 et moins reglementariste


La réponse du Président est une vraie avalanche de chiffres qui arrache tout sur son passage y compris certains  malheureux SDF qui meurent dans la rue malgré sa sollicitude extrême  et  celle de son parti. (bien plus grande bien sûr que pour ceux qui fréquentent le Fouquet's)

J'aimerais pouvoir écrire : Le Président a tenu parole, il n'y a plus de sdf obligé à rester dehors en hiver de jour comme de nuit, Les Palestiniens sont protégés par la France à Gaza des "crimes de guerre", les multimillionnaires paient enfin un impôt conséquent qui aide l'Etat à redistribuer les richesses incroyables crées par le capitalisme etc... etc... Mais hélas, la politique de la France et  de l'U.M.P. est tout sauf un conte de fée !


 

Quant au dernier paragraphe sur le "droit au logement opposable", c'est le genre de loi, comme le droit pour chaque commune a avoir un pourcentage donné de logements sociaux qui est une parfaite hypocrisie  car elle ne peut s'appliquer réellement  à la  grande majorité de ceux pour qui elle est censée être faite.

 

J'ai éprouvé hier en écoutant ce même Président  sur TF1 qui l'a bien servi dans le choix du journaliste qui l'interrogeait et même des gens choisis pour l'interpeller une impression semblable à cette réponse épistolaire.  Ca me rappelle une chanson célèbre, "Paroles, Paroles..."

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

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Samedi 19 novembre 2011 6 19 /11 /Nov /2011 15:27

 

 

 

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Exki de la gare centrale,

Mon regard s’attarde sur la terrasse

remplie à ras-le-bol, ce matin ensoleillé.

Là-bas une silhouette élancée

Me fait frissonner d’impatience,

Mais non, ce n’est pas toi

Certes l’élégance de l’inconnue

Te conviendrait bien

Mais la couleur de sa chevelure

Blonde comme un beau champ de blé

me paraît ce matin si terne

comparée à la tienne.

Enfin, un peu déçu

mais plus résolu que jamais,

j’entre dans la salle

bourrée à cette heure

de touristes avides d’un bon café

d’employés venant choisir leur sandwich

et de copains, comme moi,

heureux de se rencontrer.

Mais au sein de cette foule animée et bagarrée,

Je me sens seul

Et ne perds pas de vue l’entrée, par laquelle,

J’en suis sûr, tu vas bientôt apparaître…

Un instant de distraction sans doute,

Je ne sais comment tu es là,

mais te voilà,

face à moi,

Le sourire aux   lèvres,

L’élégance qui t’habille comme un gant,

Même si chaque fois

Je te trouve si merveilleusement différente.

Un bisou chaste et rapide te sert de salut

et je dois bien m’accommoder

en ce lieu si peu discret.

Mais à vrai dire, depuis ton apparition,

Je ne vois plus autour de moi

que toi, ma beauté,

qui m’offre le meilleur de toi

sans pouvoir cacher,

cette fatigue,

qui ce matin joue

à cache-cache

avec ta beauté

qui  heureusement surnage toujours.

J’aurais grande peine à résumer une conversation

Où nous nous partageons un peu

des richesses et des pauvretés

de notre quotidien.

A de petites remarques

si remplies d’attention,

sur ce manteau bien chaud

que tu voudrais bien m’aider

à acheter, je découvre mieux

ta tendresse cachée

que tu n’aimes pas étaler.

Et moi je rêve à ce jour prochain

où tu m’inviteras, j’espère,

à me reposer tendrement

toute une longue journée,

Dans tes bras,

tout près de toi ;

c’est mon eldorado à moi,

le seul  paradis

qui me suffit.

 

Mais soudain,

à un léger raidissement,

sur ton visage, je comprends

qu’il est temps de nous séparer.

Avec grâce, tu te lèves

 Tu m’invites aussi discrètement

 que fermement

A me diriger vers la sortie,

Tu me proposes, bien sûr,

de t’accompagner un bout de chemin,

Et me souhaites bonne chance

pour le reste de ma journée.

Dans la rue, toujours si ensoleillée,

tu me souris aussi fort,

qu’à ton arrivée,

tu m’embrasses une fois encore,

avant de disparaître,

dans une foule qui redevient

mur opaque, qui peu à peu te cache.

Mais qu’importe ma nouvelle solitude,

elle n’est plus qu’apparente,

je repars vers de nouvelles rencontres,

tout ragaillardi, tout réconforté,

par ces quelques minutes,

tout près de toi, ma belle,

La terre, ma vie, mes projets

sont plus neufs que jamais

et déjà je pense au moment béni,

où nous nous retrouverons

en ces instants porteurs d’éternité

que, toi seule,

depuis tant et tant d’années,

me donnes à satiété.

 

 

 

 

 yvanbalchoy13@gmail.com

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Vendredi 18 novembre 2011 5 18 /11 /Nov /2011 09:32



Ce matin, je me sens grincheux

  tant il pleut !


Envolée  par la méchante banque

ma carte bleue

et mes sous précieux

me passent sous le nez.

Raté mon train inter-city

j'en ai marre !

Mais voici que tu m'appelles

et la vie redevient belle.

Cet après-midi

sera exki

  puisque je retrouverai

un coin de paradis

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

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Vendredi 18 novembre 2011 5 18 /11 /Nov /2011 09:28

 

 

Amie, tu souffres des pierres,


Romps, je t'en prie, ce silence,


car sans cesse à toi je pense.



 

Tu souffres des pierres


devant toute souffrance,


mais ton coeur est immense


et jamais ne flanche.



 

Tu souffres des pierres


au fond de la nuit,


quand l'espoir fuit


et que ton seul demain s'appelle hiver.



 

Tu souffres des pierres


et il te faut le crier,


le peindre et le chanter,


c'est là ta vraie prière.



 

Je ne suis pas un héros,


mais un petit Pierrot


de toi tout fier,


Veux-tu, demain, vivre de Pierre.

 

Yvan Balchoy

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Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 22:16

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Si elle nous est venue d'au-delà des mers

elle m'apparaît d'abord comme la mère
d'un fils  dont elle est justement fière
et qui pareillement la vénère
Au sein de la bande à Solly,
une merveilleuse bande d'amis
elle m'a fait découvrir
mille raisons de vivre
plein d'occasions de rire.
C'est elle qui m'a aussi entreouvert
l'univers de 'SOLIDAIRE'
allergique à toute misère,
les camarades du PTB
luttant pour une nouvelle humanité
où sous la houlette de la classe ouvrière 
s'ouvre une nouvelle ère
révolutionnaire.

Elle m'a fait traverser l'atlantique

sans qutter la Belgique
en me faisant prendre le large
à Schaerbeek-plage, 
En me faisant goûter une nouvelle cuisine
aux couleurs de l'Amérique latine

Elle est mon meilleur projet

elle qui me projette
vers un nouvel avenir
une nouvelle vie
en dissipant mes certitudes d'hier
et mes habituelles façons de faire, 
en nourrissant d'actions
mes passions.
 Avec elle je sais que j'irai plus loin

sur le passionnant chemin de l'humain.
 


A mon amie, L.,  ce poème écrit à l'occasion de ses 50 ans




Yvan Balchoy
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