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Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 17:42

Le Capital - Livre premier

Le développement de la production capitaliste

Karl MARX : LE CAPITAL

Je reviens à un autre livre de Karl Marx, à vrai dire l'oeuvre capitale de sa vie éditée sous ce nom. Il s'agit ici de la désintégration de la société du Moyen âge au temps de la Renaissance puis de la période industrielle avec la naissance sanglante du prolétariat qui n'est pas, nous le verrons, sans lien avec le vagabondage qui est aujourd'hui de nouveau en grande mode.

Il suffit de lire n'importe quel  journal en hiver pour voir presque chaque jour dans notre bon royaume Sarkosien de France, en dépit des promesses de ce grand Menteur, le décès dans le froid et la pauvreté extrême d'hommes et de femmes vomis en nombre croissant par un capitalisme inhumain.

Et qui est poursuivi pour de  crimes sociaux si sordides? Non pas la droite sordide de Sarko bien au chaud dans son palais doré mais les Don Quichotte, qui ont hébergé ces sans-logis sous leurs  tentes.

Non il y a quelque chose de pourri dans la justice et la politique de la République, pseudo-Royaume de France. 

 


 


 

Yvan Balchoy


M A R X

 

 

 

VIII° section : L'accumulation primitive

Chapitre XXVIII : La législation sanguinaire contre les expropriés à partir de la fin du XV° siècle. - Les lois sur les salaires


www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/index.htm -

 

 

 

 

 

 

 

"La création du prolétariat sans feu ni lieu - licenciés des grands seigneurs féodaux et cultivateurs victimes d'expropriations violentes et répétées - allait nécessairement plus vite que son absorption par les manufactures naissantes. D'autre part, ces hommes brusquement arrachés à leurs conditions de vie habituelles ne pouvaient se faire aussi subitement à la discipline du nouvel ordre social. Il en sortit donc une masse de mendiants, de voleurs, de vagabonds. De là, vers la fin du XV° siècle et pendant tout le XVI°, dans l'ouest de l'Europe, une législation sanguinaire contre le vagabondage. Les pères de la classe ouvrière actuelle furent châtiés d'avoir été réduits à l'état de vagabonds et de pauvres. La législation les traita en criminels volontaires; elle supposa qu'il dépendait de leur libre arbitre de continuer à travailler comme par le passé et comme s'il n'était survenu aucun changement dans leur condition.

En Angleterre, cette législation commence sous le règne de Henri VII.

Henri VIII, 1530. - Les mendiants âgés et incapables de travail obtiennent des licences pour demander la charité. Les vagabonds robustes sont condamnés au fouet et à l'emprisonnement. Attachés derrière une charrette, ils doivent subir la fustigation jusqu'à ce que le sang ruisselle de leur corps; puis ils ont à s'engager par serment à retourner soit au lieu de leur naissance, soit à l'endroit qu'ils ont habité dans les trois dernières années, et à « se remettre au travail » (to put themselves to labour). Cruelle ironie ! Ce même statut fut encore trouvé trop doux dans la vingt-septième année du règne d'Henri VIII. Le Parlement aggrava les peines par des clauses additionnelles. En cas de première récidive, le vagabond doit être fouetté de nouveau et avoir la moitié de l'oreille coupée; à la deuxième récidive, il devra être traité en félon et exécuté comme ennemi de l'État.

 

« Ainsi il arrive », dit-il, « qu'un glouton avide et insatiable, un vrai fléau pour son pays natal, peut s'emparer de milliers d'arpents de terre en les entourant de pieux ou de haies, ou en tourmentant leurs propriétaires par des injustices qui les contraignent à tout vendre. » De façon ou d'autre, de gré ou de force, « il faut qu'ils déguerpissent tous, pauvres gens, cœurs simples, hommes, femmes, époux,. orphelins, veuves, mères avec leurs nourrissons et tout leur avoir; peu de ressources, mais beaucoup de têtes, car l'agriculture a besoin de beaucoup de bras. Il faut, dis-je, qu'ils traînent leurs pas loin de leurs anciens foyers, sans trouver un lieu de repos

 

 

. Dans d'autres circonstances, la vente de leur mobilier et de leurs ustensiles domestiques eût pu les aider, si peu qu'ils vaillent; mais, jetés subitement dans le vide, ils sont forcés de les donner pour une bagatelle. Et, quand ils ont erré çà et là et mangé jusqu'au dernier liard, que peuvent-ils faire autre chose que de voler, et alors, mon Dieu ! d'être pendus avec toutes les formes légales, ou d'aller mendier ? Et alors encore on les jette en prison comme des vagabonds, parce qu'ils mènent une vie errante et ne travaillent pas, eux auxquels personne au monde ne veut donner du travail, si empressés qu'ils soient à s'offrir pour tout genre de besogne. » De ces malheureux fugitifs dont Thomas More, leur contemporain, dit qu'on les força à vagabonder et à voler, « soixante-douze mille furent exécutés sous le règne de Henri VIIII [1] ».

Edouard VI. - Un statut de la première année de son règne (1547) ordonne que tout individu réfractaire au travail sera adjugé pour esclave à la personne qui l'aura dénoncé comme truand. (Ainsi, pour avoir à son profit le travail d'un pauvre diable, on n'avait qu'à le dénoncer comme réfractaire au travail.)

Le maître doit nourrir cet esclave au pain et à l'eau, et lui donner de temps en temps quelque boisson faible et les restes de viande qu'il jugera convenable. Il a le droit de l'astreindre aux besognes les plus dégoûtantes à l'aide du fouet et de la chaîne. Si l'esclave s'absente une quinzaine de jours, il est condamné à l'esclavage à perpétuité et sera marqué au fer rouge de la lettre S [2] sur la joue et le front; s'il a fui pour la troisième fois, il sera exécuté comme félon. Le maître peut le vendre, le léguer par testament, le louer à autrui à l'instar de tout autre bien meuble ou du bétail. Si les esclaves machinent quelque chose contre les maîtres, ils doivent être punis de mort. Les juges de paix ayant reçu information sont tenus de suivre les mauvais garnements à la piste. Quand on attrape un de ces va-nu-pieds, il faut le marquer au fer rouge du signe V sur la poitrine et le ramener à son lieu de naissance où, chargé de fers, il aura à travailler sur les places publiques. Si le vagabond a indiqué un faux lieu de naissance, il doit devenir, pour punition, l'esclave à vie de ce lieu, de ses habitants ou de sa corporation; on le marquera d'un S. Le premier venu a le droit de s'emparer des enfants des vagabonds et de les retenir comme apprentis, les garçons jusqu'à vingt-quatre ans, les filles jusqu'à vingt. S'ils prennent la fuite, ils deviennent jusqu'à cet âge les esclaves des patrons, qui ont le droit de les mettre aux fers, de leur faire subir le fouet, etc., à volonté. Chaque maître peut passer un anneau de fer autour du cou, des bras ou des jambes de son esclave, afin de mieux le reconnaître et d'être plus sûr de lui [3]. La dernière partie de ce statut prévoit le cas où certains pauvres seraient occupés par des gens ou des localités (lui veuillent bien leur donner à boire et à manger et les mettre au travail. Ce genre d'esclaves de paroisse s'est conservé en Angleterre jusqu'au milieu du XIX° siècle sous le nom de roundsmen (hommes qui font les rondes).

Elisabeth, 1572. - Les mendiants sans permis et âgés de plus de quatorze ans devront être sévèrement fouettés et marqués au fer rouge à l'oreille gauche, si personne ne veut les prendre en service pendant deux ans. En cas de récidive, ceux âgés de plus de dix-huit ans doivent être exécutés si personne ne veut les employer pendant deux années. Mais, pris une troisième fois, ils doivent être mis a mort sans miséricorde comme félons. On trouve d'autres statuts semblables : 18 Elisabeth, 13 ch. et loi de 1597. Sous le règne aussi maternel que virginal de « Queen Bess », on pendit les vagabonds par fournées, rangés en longues files. Il ne se passait pas d'année qu'il n'y en eût trois ou quatre cents d'accrochés à la potence dans un endroit ou dans l'autre, dit Strype dans ses Annales; d'après lui, le Somersetshire seul en compta en une année quarante d'exécutés, trente-cinq de marqués au fer rouge, trente-sept de fouettés et cent quatre-vingt-trois - « vauriens incor­rigibles » - de relâchés. Cependant, ajoute ce philanthrope, « ce grand nombre d'accusés ne comprend pas le cinquième des crimes commis, grâce à la nonchalance des juges de paix et à la sotte compassion du peuple... Dans les autres comtés de l'Angleterre, la situation n'était pas meilleure, et, dans plusieurs, elle était pire [4]. »

Jacques I°. - Tous les individus qui courent le pays et vont mendier sont déclarés vagabonds, gens sans aveu. Les juges de paix (tous, bien entendu, propriétaires fonciers, manufacturiers, pasteurs, etc., investis de la juridiction criminelle), à leurs sessions ordinaires, sont autorisés à les faire fouetter publiquement et à leur infliger six mois de prison à la première récidive, et deux ans à la seconde. Pendant toute la durée de l'emprisonnement, ils peuvent être fouettés aussi souvent et aussi fort que les juges de paix le trouveront à propos... Les coureurs de pays rétifs et dangereux doivent être marqués d'un R [5] sur l'épaule gauche et, si on les reprend à mendier, exécutés sans miséricorde et privés de l'assistance du prêtre. Ces statuts ne, furent abolis qu'en 1714.

En France, où vers la moitié du XVII° siècle les truands avaient établi leur royaume et fait de Paris leur capitale, on trouve des lois semblables. Jusqu'au commencement du règne de Louis XVI (ordonnance (lu 13 juillet 1777), tout homme sain et bien constitué, âgé de seize à soixante ans et trouvé sans moyens d'existence et sans profession, devait être envoyé aux galères. Il en est de même du statut de Charles-Quint pour les Pays-Bas, du mois d'octobre 1537, du premier édit des états et des villes de Hollande, du 19 mars 1614, de celui des Provinces- Unies, du 25 juin 1649, etc.

C'est ainsi que la population des campagnes, violemment expropriée et réduite au vagabondage, a été rompue à la discipline qu'exige le système du salariat par des lois d'un terrorisme grotesque, par le fouet, la marque au fer rouge, la torture et l'esclavage.

Ce n'est pas assez que d'un côté se présentent les conditions matérielles du travail, sous forme de capital, et de l'autre des hommes qui n'ont rien à vendre, sauf leur puissance de travail. Il ne suffit pas non plus qu'on les contraigne par la force à se vendre volontairement. Dans le progrès de la production capitaliste, il se forme une classe de plus en plus nombreuse de travailleurs, qui, grâce à l'éducation, la tradition, l'habitude, subissent les exigences du régime aussi spontanément que le changement des saisons. Dès que ce mode de production a acquis un certain développement, son mécanisme brise toute résistance; la présence constante d'une surpopulation relative maintient la loi de l'offre et la demande du travail et, partant, le salaire dans des limites conformes aux besoins du capital, et la sourde pression des rapports économiques achève le despotisme du capitaliste sur le travailleur. Parfois on a bien encore recours à la contrainte, à l'emploi de la force brutale, mais ce n'est que par exception. Dans le cours ordinaire des choses, le travailleur peut être abandonné à l'action des « lois naturelles » de la société, c'est-à-dire à la dépendance du capital, engendrée, garantie et perpétuée par le mécanisme même de la production. Il en est autrement pendant la genèse historique de la production capitaliste. La bourgeoisie naissante ne saurait se passer de l'intervention constante de l'État; elle s'en sert pour « régler » le salaire, c'est-à-dire pour le déprimer an niveau convenable, pour prolonger la journée de travail et maintenir le travailleur lui-même au degré de dépendance voulu. C'est là un moment essentiel de l'accumulation primitive.

La classe salariée, qui surgit dans la dernière moitié du XIV° siècle, ne formait alors, ainsi que dans le siècle suivant, qu'une très faible portion de la population. Sa position était fortement protégée, à la campagne, par les paysans indépendants, à la ville, par le régime corporatif des métiers; à la campagne comme à la ville, maîtres et ouvriers étaient socialement rapprochés. Le mode de production technique ne possédant encore aucun caractère spécifiquement capitaliste, la subordination du travail au capital n'était que dans la forme. L'élément variable du capital l'emportait de beaucoup sur son élément constant. La demande de travail salarié grandissait donc rapidement avec chaque nouvelle accumulation du capital, tandis que l'offre de travailleurs ne suivait que lentement. Une grande partie du produit national, transformée plus tard en fonds d'accumulation capitaliste, entrait alors encore dans le fonds de consommation du travailleur.

La législation sur le travail salarié, marquée dès l'origine au coin de l'exploitation du travailleur et désormais toujours dirigée contre lui [6], fut inaugurée en Angleterre en 1349 par le Statute of Labourers [7] d'Edouard III. Ce statut a pour pendant en France l'ordonnance de 1350, promulguée au nom du roi Jean. La législation anglaise et la législation française suivent une marche parallèle, et leur contenu est identique. Je n'ai pas à revenir sur ces statuts en tant qu'ils concernent la prolongation forcée de la journée de travail, ce point ayant été traité précédemment (voir chap. X, § V de cet ouvrage).

Le Statute of Labourers fut promulgué sur les instances pressantes de la Chambre des Communes, c'est-à-dire des acheteurs de travail. Autrefois, dit naïvement un tory, les pauvres demandaient un salaire si élevé, que c'était une menace pour l'industrie et la richesse. Aujourd'hui leur salaire est si bas qu'il menace également l'industrie et la richesse, et peut-être plus dangereusement que par le passé [8]. Un tarif légal des salaires fut établi pour la ville et la campagne, pour le travail à la tâche et le travail à la journée, Les ouvriers agricoles durent se louer à l'année, ceux des villes faire leurs conditions « sur le marché public ». Il fut interdit sous peine d'emprisonnement de payer au delà du salaire légalement fixé; mais celui qui touche le salaire supérieur encourt une punition plus sévère que celui qui le donne. De plus, les sections 18 et 19 du statut d'apprentissage d'Elisabeth punissent de dix jours de prison le patron qui paye un trop fort salaire et de vingt et un jours l'ouvrier qui l'accepte. Non content de n'imposer aux patrons individuellement que des restrictions qui tournent à leur avantage collectif, on traite en cas de contravention le patron en compère et l'ouvrier en rebelle. Un statut de 1360 établit des peines encore plus dures et autorisa même le maître à extorquer du travail au tarif légal, à l'aide de la contrainte corporelle. Tous contrats, serments, etc., par lesquels les maçons et les charpentiers s'engageaient réciproquement furent déclarés nuls et non avenus. Les coalitions ouvrières furent mises au rang des plus grands crimes, et y restèrent depuis le XIV° siècle jusqu'en 1824.

L'esprit du statut de 1349, et de ceux auxquels il servit de modèle, éclate surtout en ceci que l'on y fixe un maximum légal au-dessus duquel le. salaire ne doit point monter, mais que l'on se garde bien de prescrire un minimum légal au-dessous duquel il ne devrait pas tomber.

Au XIV° siècle, la situation des travailleurs s'était, on le sait, fort empirée. Le salaire nominal s'était élevé, mais point en proportion de la dépréciation de l'argent et de la hausse correspondante du prix des marchandises. En réalité il avait donc baissé. Toutefois les lois sanctionnées en vue de sa réduction n'en restèrent pas moins en vigueur, en même temps que l'on continuait à couper l'oreille et à marquer au fer rouge ceux que « personne ne voulait prendre à son service ». Par le statut d'apprentissage d'Élisabeth (5 Elis. 3), les juges de paix - et, il faut toujours y revenir, ce ne sont pas des juges dans le sens propre du mot, mais des landlords, des manufacturiers, des pasteurs et autres membres de la classe nantie, faisant fonction de juges - furent autorisés à fixer certains salaires et à les modifier suivant les saisons et le prix des marchandises. Jacques I° étendit cette réglementation du travail aux tisserands, aux fileurs et à une foule d'autres catégories de travailleurs [9]. George Il étendit les lois contre les coalitions ouvrières à toutes les manufactures.

Pendant la période manufacturière proprement dite, le mode de production capitaliste avait assez grandi pour rendre la réglementation légale du salaire aussi impraticable que superflue; mais on était bien aise d'avoir sous la main, pour des cas imprévus, le vieil arsenal d'oukases. Sous George II, le Parlement adopte un bill défendant aux compagnons tailleurs de Londres et des environs de recevoir aucun salaire quotidien supérieur à 2 sh. 7 ½ d., sauf les cas de deuil général; sous George III (13 Geo. III, c. 68), les juges de paix sont autorisés à régler le salaire des tisseurs en soie. En 1796, il faut même deux arrêts de cours supérieures pour décider si les ordon­nances des juges de paix sur le salaire s'appliquent également aux travailleurs non agricoles; en 1799, un acte du Parlement déclare encore que le salaire des mineurs d'Écosse devra être réglé d'après un statut du temps d'Élisabeth et deux actes écossais de 1661 et de1671. Mais, sur ces entrefaites, les circonstances économiques avaient subi une révolution si radicale qu'il se produisit un fait inouï dans la Chambre des Communes. Dans cette enceinte où depuis plus de quatre cents ans on ne cessait de fabriquer des lois pour fixer au mouvement des salaires le maximum qu'il ne devait en aucun cas dépasser, Whitbread vint proposer, en 1796, d'établir un minimum légal pour les ouvriers agricoles. Tout en combattant la mesure, Pitt convint cependant que « les pauvres étaient dans une situation cruelle ». Enfin, en 1813, on abolit les lois sur la fixation des salaires; elles n'étaient plus, en effet, qu'une anomalie ridicule, à une époque où le fabricant régissait de son autorité privée ses ouvriers par des édits qualifiés de règlements de fabrique, où le fermier complétait à l'aide de la taxe des pauvres le minimum de salaire nécessaire à l'entretien de ses hommes de peine. Les dispositions des statuts sur les contrats entre patrons et salariés, d'après lesquelles, en cas de rupture, l'action civile est seule recevable contre les premiers, tandis que l'action criminelle est admise contre les seconds, sont encore aujourd'hui en vigueur.

Les lois atroces contre les coalitions tombèrent en 1825 devant l'attitude menaçante du prolétariat; cependant on n'en fit point table rase. Quelques beaux restes des statuts ne disparurent qu'en 1859. Enfin, par la loi du 29 juin 1871, on prétendit effacer les derniers vestiges de cette législation de classe en reconnaissant l'existence légale des trade-unions (sociétés ouvrières de résistance) mais par une loi supplémentaire de la même date (An Act to amend the criminal Law relating to violence, threats and molestation [10]), les lois contre la coalition se trouvèrent de fait rétablies sous une nouvelle forme. Les moyens auxquels en cas de, grève ou de lock-out (on appelle ainsi la grève des patrons qui se coalisent pour fermer tous à la fois leurs fabriques) les ouvriers peuvent recourir dans l'entraînement de la lutte, furent soustraits par cet escamotage parlementaire au droit commun, et tombèrent sous le coup d'une législation pénale d'exception, interprétée par les patrons en leur qualité de juges de paix. Deux ans auparavant, cette même Chambre des Communes et ce même M. Gladstone qui, par l'édit supplémentaire de 1871, ont inventé de nouveaux délits propres aux travailleurs, avaient honnêtement fait passer en seconde lecture un bill pour mettre fin, en matière criminelle, à toutes lois d'exception contre la classe ouvrière. Pendant deux ans, nos fins compères s'en tinrent à la seconde lecture; on traîna l'affaire en longueur jusqu'à ce que le a grand Parti libéral » eût trouvé dans une alliance avec les tories le courage de faire volte-face contre le prolétariat qui l'avait porté au pouvoir. Et, non content de cet acte de trahison, le grand parti libéral, toujours sous les auspices de son onctueux chef, permit aux juges anglais, toujours empressés à servir les classes régnantes, d'exhumer les lois surannées sur la conspiration pour les appliquer à des faits de coalition. Ce n'est, on le voit, qu'à contre-cœur et sous la pression menaçante des masses que le Parlement anglais renonce aux lois contre les coalitions et les trade-unions, après avoir lui-même, avec un cynisme effronté, fait pendant cinq siècles l'office d'une trade-union permanente des capitalistes contre les travailleurs.

Dès le début de la tourmente révolutionnaire, la bourgeoisie française osa dépouiller la classe ouvrière du droit d'association que celle-ci venait à peine de conquérir. Par une loi organique du 14 juin 1791, tout concert entre les travailleurs pour la défense de leurs intérêts communs fut stigmatisé d'attentat « contre la liberté et la déclaration des droits de l'homme », punissable d'une amende de 500 livres, jointe à la privation pendant un an des droits de citoyen actif [11].

Ce décret qui, à l'aide du code pénal et de la police, trace à la concurrence entre le capital et le travail des limites agréables aux capitalistes, a survécu aux révolutions et aux changements de dynasties. Le régime de la Terreur lui-même n'y a pas touché. Ce n'est que tout récemment qu'Il a été effacé du code pénal, et encore avec quel luxe de ménagements ! Rien qui caractérise ce coup d'Etat bourgeois comme le prétexte allégué. Le rapporteur de la loi Chapelier, que Camille Desmoulins qualifie de « misérable ergoteur [12] », veut bien avouer que le salaire de la journée de travail devrait être un peu plus considérable qu'il l'est à présent... car dans une nation libre, les salaires doivent être assez considérables pour que celui qui les reçoit, soit hors de cette dépendance absolue que produit la privation des besoins de première nécessité, et qui est presque celle de l'esclavage. Néanmoins il est, d'après lui, « instant de prévenir le progrès de ce désordre », à savoir « les coalitions que formeraient les ouvriers pour faire augmenter... le prix de la journée de travail », et pour mitiger celle dépendance absolue qui est presque celle de l'esclavage. Il faut absolument le réprimer, et pourquoi ? Parce que les ouvriers portent ainsi atteinte à la liberté « des entrepreneurs de travaux, les ci-devant maîtres », et qu'en empiétant sur le despotisme de ces ci-devant maîtres de corporation - on ne l'aurait jamais deviné - ils cherchent à recréer les corporations anéanties « par la révolution [13] »."



 

K. Marx - Le Capital Livre I : XXVIII

 

CONCLUSION (YB)

:  

RIEN DE NOUVEAU SOUS LE SOLEIL

 


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Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 17:34

 

 

 

 

J'ai fait trente et un kilomètres à pied pour te rencontrer


J'ai fait trente et un kilomètres à pied pour t'écouter


J'ai fait trente et un kilomètres à pied pour t'entendre


Je n'ai entendu que Maître Silence


Il m'a longuement parlé de toi et de moi


Il m'a même confié ton secret


Oh, rassure-toi, je ne le dirai à personne


Pas même à toi


qui pourtant ne le connaît pas ! ...

 

 

 

Yvan Balchoyy

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Mardi 29 novembre 2011 2 29 /11 /Nov /2011 18:00

 

 

 

 

 

 

Un regret

 

 

Avoir été hier si près.

 

 

Une joie

 

 

Le souvenir de tant de joies

 

 

vécues juste là

 

 

Un espoir

 

 

Te voir surgir du noir.

 

 

Un effort

 

 

Croire plus encore.

 

 

Une attention

 

 

Te retrouver sans intention

 

 

Et bien entendu être dans ta vie

 

 

un gros grain de fantaisie.

 

 

 

 

 

A propos, j'allais oublier :

 

 

Pense la prochaine fois à me préparer

 

 

un bon café

 

 

car il fait froid sur ton palier

 

 

et j'en suis encore tout enrhumé ...


 

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

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Mardi 29 novembre 2011 2 29 /11 /Nov /2011 16:18

 

 

 

d) Explication par l’imagination fantastique.

 

Marx ne s’intéresse pas à l’homme religieux comme tel, il ne s’intéresse à un phénomène qu’en restituant celui-ci dans un ensemble où les phénomènes sont liés entre eux et se conditionnent réciproquement. Marx ainsi qu’Engels étudient donc des hommes qui sont entre autres religieux.

 

Marx fait la critique de la religion en se situant au niveauontologique.  La Religion comme entité autonome n’existe pas. « La question du rapport de la pensée à l’être, de l’Esprit à la Nature, question suprême de toute philosophie, a ses racines dans les conceptions bornées de l’état de sauvagerie.

 

Pour le marxiste, l’esprit existe, mais il n’a pas de réalité propre. C’est un produit de la matière. L’Esprit représente l’aspect suprême de l’énergie matérielle. Il peut cependant agir sur la matière, d’où l’importance des théories sociales.

 

Le marxisme est un matérialisme dialectique. La nature constitue un tout cohérent où toutes les philosophies sont liées entre elles organiquement>. On ne peut expliquer une philosophie par une métaphysique. La religion pour Marx ne repose pas sur une intuition du sacré ou sur l’existence de Dieu, mais sur des faits matériels tels que l’exploitation des forces de la nature ou bien des régimes d’exploitation forçant l’homme à rêver d’un au-delà où il connaîtra le bonheur inaccessible.

 

La nature est en perpétuelle évolution, l’homme et son œuvre ne cessent de se conditionner (Cf. le rapport de l’homme et de son outil (HEGEL) et les relations nouvelles introduites par ces moyens : la naissance du prolétariat en même temps que l’industrie)

 

Pour Marx, ces rapports oscillent entre deux pôles : Exploitation et Entraide.

Marx pense que la première phase de l’histoire de l’humanité, n’a pas été religieuse (communisme primitif). En effet, faute d’injustice, la religion est sans objet, pense-t-il. Le marxisme essaie à ce propos de se donner une base archéologique.

 

Ainsi les marxistes voient dans les mythes de création une influence des missionnaires, ce qui est possible parfois, mais sûrement faux dans d’autres cas.

 

Ne pouvant expliquer la religion des premiers hommes par l’exploitation et les injustices, certains marxistes voient en nos ancêtres une sorte d’animal angoissé. Mais la vie au sein des forêts tropicales était-elle si effrayante que cela ? D’autres penseurs marxistes pensent que durant des milliers d’années, l’homme n’a pas connu le temps, faute d’unité de mesure, d’où il ne pouvait concevoir l’éternité. Est-il besoin d’être philosophe pour arriver à imaginer Dieu ou l’Eternel ?

 

De tout cela les marxistes concluent : « La Religion est le reflet de la réalité à un certain stade, sous une forme fantastique et déformée. » Les hommes se seraient toujours fait jusqu’ici des représentations fausses d’eux-mêmes, de ce qu’ils sont ou doivent être. C’est d’après leur représentation de Dieu, de l’homme normal, qu’ils ont organisé leur condition. Les créations de leur cerveau les ont dépassées. Ils se sont, eux les créateurs, inclinés devant leurs créatures (Marx)

 

Par la Religion, l’homme fuit le monde réel. C’est l’opium qui empêche de voir le monde réel et d’agir sur lui.

 

 

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

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Lundi 28 novembre 2011 1 28 /11 /Nov /2011 11:38

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Excellente revue trimestrielle qui étudie autant l'histoire sociale ou philosophique que l'actualité sous un éclairage résolument marxiste

 

Voici le contenu du numéro (juillet-septembre 2011)   n°95 

 

 

 

 

 LE COUP D'ETAT BUSINESSEUROPE

 

CLIMAT ET JUSTICE SOCIALE

LA COLERE DES GRECS

L'HISTOIRE SELON DOMENECO LOSURDO

 

 


 

numéro (avrfil-juin 2011) n° 94

LES DEFIS DE LA CRISE

 

POURQUOI LES TRAINS SONT-ILS EN RETARD ?

LA LUTTE EN FRANCE POUR LES RETRAITES

LA COMMUNE DE PARIS 140 ANS APRES

 

 

68, rue de la Caserne, Bruxelles

abonnement annuel  24 Euros (Belgique) - 40 EUROS (étranger)

 

 

Tel : +3225040144 FAX : +3225139831

Email : imast@marx.be

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Dimanche 27 novembre 2011 7 27 /11 /Nov /2011 21:31


SES CANAUX



SES TOURS ALTIERES


SES RUES REVELATRICES DU PASSE SI PRESENT


SON BEFFROI QUI S'ELANCE SI FIEREMENT VERS LE CIEL !





Yvan Balchoy
yvanbalchoy13@gmail.com
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Dimanche 27 novembre 2011 7 27 /11 /Nov /2011 21:11

http://alainindependant.canalblog.com/

 

Vous ne trouverez ici qu'une partie de l'article de Roger Garaudy reproduit de façon exhausitve sur l'excellent blogue d'Alaindépendant que vous trouverez à l'adresse ci-dessus.

 

Nous souffrons de vivre dans un monde sans but
Ce qu'on appelle la politique de croissance est une politique pour laquelle le fonctionnement, de la machine est le but. Même si c'est une machine inutile, nuisible, ou mortelle. Un seul credo inavoué: tout ce qui est techniquement possible est nécessaire et souhaitable: fabriquer des bombes atomiques, aller dans la lune, détruire l'avenir par les déchets radio-actifs des centrales nucléaires.
Croissance pour quoi ? Croissance pour qui ?...

Le marché capitaliste a recréé la jungle animale.
Dans cette nouvelle jungle les forts dévorent les faibles: les grandes entreprises écrasent les petites, les sans propriété sont à la merci des possédants. Les géants carnassiers des sociétés multinationales s'emparent du monde et échappent à tout contrôle des peuples.
Dans un tel univers trois milliards d'hommes sont exploités. Deux milliards d'entre eux ont faim.
Une économie dévoyée par l'accum ulation de l'avoir au détriment de la richesse d'être, de l'épanouissement de la vie.
La même jungle règne au niveau politique....

Culture et enseignement ont pour fonction essentielle de reproduire cette jungle, avec ses hiérarchies et ses concurrences, en réduisant, le plus possible la réflexion sur les fins et en utlisant les sciences et les techniques pour fabriquer des marchandises et manipuler les hommes.
Dans les pays capitalistes l'homme est mutilé par cette triple aliénation de l'avoir, du pouvoir et du savoir.
Les pays dits "socialistes" (RG écrit en 1976, ndlr) (à l'exception de la Chine) ont adopté le même modèle de croissance, la même coupure individualiste de l'homme, la même coupure entre dirigeants et dirigés.
La prétendue "aide au Tiers-Monde", au lieu d'instituer un véritable "dialogue des civilisations" pour définir ensemble les orientations de l'avenir, tend à intégrer les pays autrefois colonisés au modèle occidental de croissance aveugle qui maintient et aggrave le inégalités entre les classes comme entre les nations....

Nous voulons que notre vie ait un sens, notre histoire un but.
Nous voulons que chacun de nous participe à la découverte de ce sens, à la réalisation de ce but.
Nous voulons que l'histoire de tous soit faite par tous et non  imposée par quelques-uns.....

Les peuples sont désormais adultes. Il devient de plus en plus intolérable que leur histoire et leurs vies soient décidées et faites par d'autres qu'eux-mêmes.
Il est aujourd'hui nécessaire que chacun participe autrement que par un vote illusoire, tous les quatre ou sept ans, aux décisions majeures dont dépend son destin.Il est possible de créer une culture et une formation qui aident chaque homme et tous les hommes à être créateurs de l'avenir.
Il est possible de changer la vie.
Nous pouvons, dés maintenant, commencer à briser la logique du système qui nous réduit à l'impuissance en nous isolant.
Le premier pas: aller à la rencontre de l'autre - en acceptant sa différence - pour créer ensemble ces communautés de travail, de consommation et de culture.
Contre la jungle des concurrences et l'étouffement des hiérarchies, créons ce rapport humain nouveau, ce tissu social nouveau, et le pouvoir extérieur reculera.
Soyons ensemble responsables, ou bien nous serons dirigés.
Avec vous, par vous, là où vous êtes, l'avenir et l'espérance peuvent commencer à exister, aujourd'hui."

 


  (ROGER GARAUDY)

 

 

 

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Dimanche 27 novembre 2011 7 27 /11 /Nov /2011 14:49

L E S  G E N S 

A V A N T   L' A R G E N T

 

 

 

 

Guy Moquet,

 

 

son attachement aux siens

son amour de la France,

sa résistance à l'occupant

son courage devant la mort

 

OUI, monsieur Sarkosy

 

mais

 

GUY MOQUET

 

son idéal communiste,

 

 son internationalisme 

 

les gens avant l'argent !

 

 

tout le contraire de ce que tu fais

pour tes copins

et défais

pour le peuple de France

 

 

 

SARKOSY ça suffit !

 

Yvan balchoy

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Dimanche 27 novembre 2011 7 27 /11 /Nov /2011 14:02

 

 

Hier soir, invités par "Face Book" des jeunes ont voulu organisé une "Rave Story" pour se moquer gentillement de l'incurie de nos hommes politiques qui ont mis plus de cinq cent jours pour, peut-être, bientôt former un gouvernement.

 

Alors, semble-t-il que ces manifestants n'étaient pas encore en zone neutre interdite à toute manifestation (autour du Parc de Bruxelles) la Police de Bruxelles les a arrêtés tous pour la nuit avec les coutumières vexations dont raffolent nos service de l'ordre (et souvent propagateurs de désordre).

 

Pour les voir souvent en action, par exemple, à la Gare du Midi dans des demandes de papier ou des interpellations pas toujours polies, j'ai souvent remarqué qu'il ne suffit pas d'être étranger pour être interrogé par des policiers  qui me semblent préférer s'en prendre aux petits, aux sans abri, aux bigarrés. Certes,ils ont raison de s'en prendre aux pick-pockets, parfois très bien habillés,  assez nombreux dans les gares mais il n'est pas  normal qu'un Belge à l'allure maghrébine ou africaine ait dix fois plus de chance d'être interpellé  que le citoyen lambda et surtout  la criminalité en col blanc qui débarque par exemple aussi  de nos Thalis,  aussi importante et autrement dangereuse pour notre pays.

 

Rappelons, jusqu'à preuve du contraire que c'est la Police qui est au service des citoyens et pas le contraire. On a parfois l'impression du contraire quand ont voit avec quelle violence nos agents dits de l'ordre s'en prennent à des manifestant pacifiques.

 

Je tiens à rappeler à Madame notre Ministre de l'Intérieur, libérale patentée,  qui me semble parfois confondre les idées de son parti , si négatives pour notre pays durant cette crise politique, et sa mission qui est aussi de maintenir justice et équité surtout en faveur  les plus faibles qui ne sont pas pour autant des délinquants.

 

 

 

Yvan Balchoy

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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 22:35






Avec sa camionnette couverte de posters pacifiques, de textes évoquant l'évangile, l'écologie, la paix, les conflits meurtriers du monde toujours appréhendés du côté de la justice, je l'ai rencontré partout à Bruxelles tantôt près de la Fnac ou  chaque vendredi devant la Bourse à 17h pour témoigner du crime commis depuis soixante ans contre le peuple palestinien.

 


Il n'a pas et il n'aura sûrement pas la légion d'honneur mais contrairement à celui qui à Paris l'affiche indument sur son revers et l'accorde aux autres sur des critères parfois discutables, lui dans sa simplicité sincère et son proselytisme pacifique il est homme d'honneur.
J'imagine que la plupart de celles et ceux qui croisent sa route en ressortent avec la nostalgie d'un monde avec moins de conflits, moins de racisme, plus d'écoute, plus de respect des droits de chacun.
Bref, je veux ce soir honorer celui que, faute de connaître son nom, j'appellerai un homme de Bien, un homme de Paix, un homme de Justice.

Il y a longtemps que je ne le vois plus mais je veux le remercier de son témoignage et de sa lutte pour le peuple Palestinien.

 

 

 

Merci, ami, de réveiller si souvent en nous le meilleur !




Yvan Balchoy
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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 22:26



Je voudrais aujourd'hui vous présenter un spectacle de la "Communauté des Pèlerins" présenté à la ferme du Bosquet à Luingne-Mouscron sur la vie de François d'Assise.
Cette compagnie, fondée en 1980, comprend environ 80 membres.
Elle a le désir de vivre simplement des relations humaines profondes avec des personnes plus démunies, blessées voire exclues.
A travers elle se tisse un cheminement qui conduit au dialogue entre deux mondes : celui des malades et handicapés mentaux qui vient à la rencontre des bien-portants.

La pièce de théâtre centrée sur la vie et le message évangélique du Poverello nous rappelle avec le concours des nombreux acteurs handicapés ou non l'aujourd'hui du message de François d'Assise :

De la course de l'avoir à la liberté d'être

De l'agressivité à la paix de l'âme.

De la solitude à la rencontre

De la richesse de l'argent à la richesse du coeur.

Des ténèbres à la lumière.


Je vous conterai demain dans le détail comment cette pièce, présentée dans une grange,  évoque très justement le merveilleux de la vie du petit pauvre d'Assise.


Voici un  aperçu du déroulement de la pièce :




J'aimerais vous commenter ce beau spectacle sous deux plans. Celui de la troupe qui nous l'a présenté puis la vision de la vie de Saint François qui nous a été offerte

La première réussite de la "Communauté des Pèlerins" c'est cette troupe elle-même composée de personnes très différente certaines faisant partie de ce monde handicapé physiquement ou/et mentalement et d'autres dites bien portantes. On sent que tous ses acteurs tiennent les uns aux autres, s'acceptent et se respectent différents et s'enrichissent mutuellement. C'est la première et sans doute la principale leçon que m'a appris ce groupe qui m'a rappelé un mouvement, originaire lui aussi de Namur, l'abbé François Pierre  fondé par un séminariste un peu excentrique qui voulait faire vivre ensemble handicapés et bien portants dans les années soixante.

En plus de ce sentiment de fraternité et d'amitié qui rayonne dans toute cette troupe, j'ai apprécié la manière originale et profonde dont ils ont témoigné du petit Pauvre d'Assise.
Dans cette grange bien"arrangée", ils ont réussi à nous plonger en plein Moyen-âge à Assise, en cette jolie ville d'Ombrie, où nous avons d'abord pu voir une fête de la jeunesse dorée de la ville, animé par un certain Francisco Bernardone, fils d'un riche marchand de draps de la ville et roi de la jeunesse locale.
 François y apparaît comme un homme joyeux, assez généreux mais devant le drame des lépreux qui symbolisent les injustices du temps il se sent démuni et craint un contact qui le déstabilise.

Nous découvrons  ensuite la vie de cette homme si attachant, si prophétique  en découvrant comment François Bernardone devint peu à peu Saint François d'Assisse.
J'ai trouvé extraordinaire  la dimension sociale et la présentation historique d'évènements très importants comme le départ un peu raté de François en croisade, le songe du Poverello où il lui est demandé de servir plutôt le Maître Dieu que le domestique (les seigneurs terrestres), la rencontre déterminante d'un lépreux qu'il finit par embrasser faisant ainsi le choix d'une autre richesse que celle qui remplit les bourses des marchands.
 Il en résulte sa rupture avec son Père devant l'évèque de la ville et le choix d'une vie pauvre dans la mendicité à l'image "des oiseaux qui ne sèment ni ne moissonnent mais sont nourris par le Père du ciel."
Bientôt quelques frères le rejoignent et dans la pauvreté et la simplicité ils vivent en fraternité.

Avant de comprendre qu'il lui fallait reconstruire une Eglise qui avait perdu le trésor de l'Evangile, le jeune  frère croit que le Seigneur lui demande de reconstruire une chapelle en ruine la Portioncule qu'on peut encore visiter  aujourd'hui en sa ville.


Quand il comprend que sa tâche est universelle, il va tout naturellement visiter le pape Honorieus à Rome. Les cardinaux se gaussent des ces va-nu pied qui ont l'audace de penser qu'ils peuvent sauver l'Eglise, mais le Pape, secoué par un rêve spirituel, finit par faire confiance à ce petit frère un peu naïf qui veut vire intégralement l'Evangile.

Plus tard nous assistons à nouveau aux croisades en Orient. François surgit au sein de ces luttes terribles entre Sarrasins et Croisés et la violence lui fait horreur. Il est conduit devant le Sultan qui croit d'abord avoir affaire à un propagandiste de l'armée de ces satanés chrétiens quand il découvre un frère en Dieu qui le respecte et prend appui à sa foi pour Jésus pour l'inciter à faire la paix.  Finalement une sorte d'amitié spirituelle naît entre ces deux hommes qui dépassent chacun leur camp et le Sultan qui refuse d'adopter la foi chrétienne renvoie pacifiquement ce chrétien si différent devenu son frère en dépit de leur foi différente au Dieu Unique. (j'ai déjà traité cette rencontre dans un article de ce blog)

Nous assistons ensuite à "l'invention" (que ce mot est inadéquat) par François de la première crèche avec un vrai enfant de quelques jours sur la scène.

François, fils de Dieu et fils de la terre est un des plus grands poètes qui a chanté la nature et la fraternité universelle des êtres, mon frère le vent, notre soeur l'eau... des valeurs plus actuelles que jamais en cette époque où l'homme risque de se détruire en détruisant l'écrin de verdure, d'eau et d'air qui le fait vivre.

J'ai oublié  la rencontre entre François et son amie d'hier Claire qui veut adopter son genre de vie.
Au début, le Poverello est tout réticent mais la jeune fille le persuade de laisser des femmes vivre aussi à plein temps l'Evangile de la joie et de  la pauvreté.


Bref, pendant plus de deux heures, cette troupe attachante par sa composition réussit à nous faire vivre en  un siècle agité l'action d'un homme qui ayant rencontré Jésus et son message évangélique secoue une église empétrée dans ses richesses et ses raideurs. 
Réussir à nous faire vivre en si peu de temps  sur scène la cour du Pape, celle du Sultan, la première crèche, l'amour du Poverello pour une nature fraternelle symbolisée par sa rencontre avec le loup de Gubbio était une gageure et la communauté des Pélerins l'a réussi !

Après la pièce, le goûter fraternel qui rassembla actrices, acteurs et public m'a semblé tout naturel  à l'image de cette troupe humaine et généreuse digne donc de nous rappeler l'histoire merveilleuse de François d'Assise.
Merci compagnes et compagnons Pélerins de nous avoir secoués gentillement et fermement en nous refaisant vivre le message du petit Pauvre d'Ombrie.



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Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 21:10

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écrit en 1896...

 

En voici quelques extraits...

 

 

Qui es-tu ? – Je suis un esclave, c'est-à-dire un être auquel on ne reconnaît qu’un seul devoir, celui de travailler et de souffrir pour les autres.

 

Qu’est-ce qu’un homme libre ? – Celui qui vit sous un régime de lois qu’il s’est volontairement données… En Belgique l’homme libre est riche ; l’esclave est pauvre.

 

Que faut-il donc faire pour faire d’un esclave un homme libre ? – Lui donner le droit de vote, c'est-à-dire établir le suffrage universel….c’est le droit pour tout citoyen mâle et majeur de désigner son député en lui donnant mission de faire des lois pour les travailleurs.

 

Sur quoi repose notre système gouvernemental ? – Sur l’argent.

 

L’article 26 de la Constitution dit que « tous les pouvoirs émanent de la nation. – C’est un mensonge, parce que la Nation se compose de 5 720 807 habitants que seulement 117 000 sont consultés pour faire des lois.

 

-Que dit l’art 6 de la Constitution ? – Que tous les Belges sont égaux. C’est un odieux mensonge. Chaque jour nous voyons que des hommes liés au pouvoir voler des millions et condamnés au pis à des peines dérisoires tandis qu’un pauvre pris pour le vol d’un simple pain  est condamne aux travaux forcés.

 

Un libéral est un homme qui cherche à faire ses affaires au détriment du trésor de l’état.

Un catholique est …IDEM

Un indépendant est un homme qui ne se dit ni catholique ni libéral mais…. IDEM

Tous se moquent de la religion comme d’une noix vide….Je connais des libéraux qui portent des cierges aux processions et des catholiques que ne vont jamais à la messe.

 

Quel est le premier cri d’un ministre catholique qui arrive au pouvoir – « Les caisses sont vides, les libéraux ont tout prix ».

Quel est le premier cri d’un ministre libéral quand il arrive au pouvoir – « Les caisses sont vides, les catholiques ont tout pris. »

 

Que font-ils alors – Tous créent de nouveaux impôts pour remplir les caisses de l’Etat et les vider ensuite.

 

Quand aurons-nous le suffrage universel ?  - Le jour où le peuple le voudra.

 

Et si le gouvernement le refuse ?  - Il n’osera pas. Que peut le gouvernement sans le peuple ?

 

L’impôt, voté par les riches, frappe surtout les petits et épargne les grands.

 

Citez-moi des exemples – L’impôt sur les fenêtres.  On ne paie que jusque la 24ème fenêtre… On impose la pipe du travailleur mais on n’a pas songé aux fins cigares de Havane que fument nos ministres. Tout est frappé par l’impôt depuis l’air et le soleil que nous payons puisqu’ils entrent par nos fenêtres.

 

La seule chose exempte d’impôt, c’est le revenu, c'est-à-dire les rentes parce que seuls les riches les possèdent…

 

A quoi emploie-t-on l’argent des impôts ? – A payer quantité de gens à ne rien faire…- Nous avons l’armée des fonctionnaires et à leur tête Léopold II. Celui-ci nous revient au bas mot     5 millions par ans tandis que la France donne à son Président 600 000 francs

 

De quelle nationalité est le roi Léopold II. -  Par son père il est allemand, par sa mère, français, par sa liste civile Belge.

 

 

Qu’est-ce que la conscription ? -  C’est l’impôt du sang prélevé sur le peuple.Ceux qui peuvent payer 12 à 16 francs en sont libérés, les pauvres sont emprisonnés pendant 3 ans dans une caserne.  C’est une injustice monstrueuse puisqu’en cas de guerre, le pauvre doit verser son sang tandis que le riche reste à l’abri de tout danger.

 

 

Pourquoi avons-nous une armée… - Il faut une armée au roi pour jouer au soldat, comme il faut à l’enfant des soldats de plomb pour exciter l’envie de leurs petits camarades…

 

Depuis 55 ans l’armée a fait tirer seulement sur un champ de travail. Elle a tué Gilles à Verviers, des femmes et des enfants dans le Borinage…. Et le caporal Veckmans qui avait tué ce pauvre Gilles a été nommé chevalier de l’Ordre de Léopold.

 

Y-a-il une loi sur les salaires en Belgique ? – Non, le patron donne ce qu’il veut à l’ouvrier…. Plus on travaille moins on est payé, moins on travaille, plus on est payé. Ainsi Léopold II gagne 13 698 francs par jour. Il ne fait rien que signer de temps en temps, se promener et donner quelques diners. Un employé de chemin de fer qui est à son poste de 6h du matin à 7 H du soir gagne 2,7fr. par jour. Le roi n’a aucune responsabilité mais l’employé une énorme. S’il manquait 10 centimes à sa caisse on le destituerait et on l’enverrait en prison.

 

Ceux qui ne font rien dans les administrations ont des traitements qui varient de 15 000 à  30 000 francs, l’ouvrier qui risque à chaque instant sa vie gagne de 1,5 FR. à 2,20 fr. par jour.

 

Les riches sont-ils honnêtes ? Non ils trafiquent de tout et vivent de notre travail en nous refusant tout. Ils prennent nos filles pour en faire de la chair à prostitution. Nos fils pour en faire de la chair à canon. Nous-mêmes ils prennent notre vie pour en faire des dividendes….

 

Par quel moyen, l’ouvrier peut-il combattre victorieusement cet état de chose ? Par l’association… en s’affiliant au « PARTI  OUVRIER ». Le jour où ils seront bien unis, ils seront les maîtres.

 

N’ont-ils pas d’autres moyens de devenir maître de la situation ? – Oui par le suffrage universel.

 

Comment l’obtiendras-tu ?-  En allant tous, de tous les coins de Belgique à Bruxelles.

 

Il faut de l’argent pour aller à Bruxelles… J’irai à pied.

 

A quand le rendez-vous ? Le jour de la Pentecôtes tous les Borains seront à Bruxelles et y trouveront 25 000 Gantois, 20000 Liégeois et Verviétois. 20 000 ouvriers du centre et de Charleroi…. Vive le peuple…. Vive la Liberté… 

 

 

 

Ce Catéchisme ressemble par la simplicité de son langage à celui de l'Eglise catholique qui d'ailleurs à cette époque, si l'on exclut quelques prêtres clairvoyants comme l'abbé Daems en Flandre, était souvent comme l'alliée des riches.  Je regrette que les ouvriers de cette époque ou en tout cas l'auteur de ce catéchisme n'ait pas compris que les femmes étaient aussi esclaves non seulement des riches mais de l'ordre social ouvrier aussi puisqu'il n'est pas question de les associer au suffrage universel.

Il y a des simplicités discutables dans ce texte comme dans les autres catéchismes, concernant ici  par exemple la vie de Léopold II mais pour l'essentiel  il décrit justement  l'odieux capitalisme et la condition des ouvriers en Belgique à la fin du XIXème siècle et nous voyons bien qu'il avait raison de penser que le suffrage universel allait révolutionner peu à peu les conditions de vie des travailleurs, même si l'injustice règne encore dans nos démocraties "en trompe l'oeil".

 

 

 

yvanbalchoy13@gmail.com

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Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 21:02

Ce qui m'a toujours étonné, en lisant l'Evangile, c'est que Jésus de Nazareth n'ait pas été une femme tant les valeurs qu'il révélait rendaient à l'homme sa plénitude en déployant ses dimensions féminines en radicale opposition avec l'ordre exclusivement masculin de son temps et de tous les temps. (Roger Garaudy, Pour l'avènement de la femme, Editeur Albin Michel, pp 159 et 160)

 

 

(transmis par Alaindépendant)


http://alainindependant.canalblog.com/archives/2010/03/07/17142772.html

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Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 22:14

  



    Le silence nous avait pris d'un coup comme un trop plein de sensations et d'émotions si riches qu'il nous était impossible de les habiller de mots ou de gestes.
    Quelle paix singulière qui déchira d'un trait nos soucis, nos craintes, nos angoisses : le bonheur du grillon au foyer, quoi !
    Puis brusquement comme le fruit naît de la fleur, tu as éclaté de rire en me prenant doucement contre toi.
    La femme mûre que j'admirais devint instantanément la jeune fille  que j'aurais tant voulu connaître.
    Trente années envolées par la seule magie d'un sourire. Mais ce n'était pas tout ...
    A mon tour, je sentis brusquement le poids des ans déserter mes épaules et me retrouvai régénéré, rajeuni par ce rire ensorceleur et si évocateur.
    Et ma jeunesse, presque mon adolescence,inachevée, inaccomplie redevint présente  comme si, grâce à toi, la deuxième chance que tout homme a, paraît-il, dans sa vie était là devant moi, devant nous, sous les traits si émouvants d'une jeune et jolie femme en qui je reconnus  l'être que j'aime le plus au monde.
    Cette illumination passa entre nous comme un éclair ... qu'importe! 
     Cet instant-là justifiait toutes mes espérances et donnait un sens absolu à ma vie.    
    En me rendant intact mon passé pour mieux le revivre , tu me donnais le meilleur avenir qui soit, vieillir avec toi. Merci !



Yvan Balchoy
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Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 21:31

 

 

La Croix de Jésus est « l’argument éternel d’une force terrible (1) qui assure l’homme du salut en même temps que du pardon divin.

 

(1) « Carnets des Frères Karamazov », page 860

 

C’est surtout à partir de « Crime et châtiment » que la Croix occupe en son oeuvre  une place importante. (2)

 

(2) Les « carnets de Crime et Châtiment » datent de la fin de l’année 1865. Dans « Les notes d’hiver sur des impressions d’été » l’écrivain utilise l’expression « aller à la croix, au bûcher » pour désigner le don total à autrui. (ed. Russe, page 343.

 

Il est probable cependant que c’est au bagne que Dostoïevski a compris le caractère rédempteur d’une croix acceptée et la transformation qu’elle opère dans le cœur de l’homme. Il aime faire allusion à la Passion et appelle plus d’une fois Jésus, le « Crucifié » (3)

 

(3) Cf. « Crime et châtiment », page 753, « Les Frères Karamazov », page 677 (Verbe crucifié) et 774 (Le crucifié qui aimait les hommes.)

 

Ici encore sa pensée dérive directement de son expérience personnelle plus vitale que rationnelle.

 

Au bagne, le romancier a découvert  intuitivement que la vertu propre de la souffrance consentie aidait au renouvellement intérieur et constituait un moyen privilégié de se réintégrer dans la communion humaine ; il n’y a pas tellement vu une réparation proprement dite du mal commis ; en son cas d’ailleurs il y avait une telle disproportion entre la faute et la peine exemplaire, qu’il aurait pu difficilement les relier.

 

Dans le « Songe d’un homme ridicule », conscient du mal involontairement commis par lui, le personnage principal supplie les habitants de la crucifier pour les sauver.

 

Dans « Les Frères Karamazov », une dame voulant exprimer son désir d’aider les autres s’exclame : « Peut-être serais-je monter au Calvaire ? ».

 

 

 

 

 

 

 

Yvan Balchoy

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Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 15:19

Mon étoile écarlate,
Ma framboise flamboyante
Palais resplendissant
de ta beauté vivante
si douce,
si joliment sillonnée,
si fraîche, si savoureuse,
si tu savais combien tout moi
aspire à tout toi,
combien j'attends
avec la plus patiente
des impatiences
ce "Grand Soir",
cette nuit qui nous engloutira
en sa douceur,
cette aube,
où, en ouvrant les yeux,
je te découvrirai,
réincarnation
de cette "aurore aux doigts de rose"
chantée par le grand Homère,
 et que je voudrais
faire revivre en mes poèmes
sous tes traits
sous ton sourire
qui éclaboussent ma vie
de bonheur.



Yvan Balchoy
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Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 11:32

 

 

 

b) Explication phyllogénétique

Au XVIII ème siècle, Frans Gall a essayé de dresser un tableau très imparfait des localisations cérébrales de chaque activité psychique. Plus tard, un certain SPINKS remarque que le lobe frontal et les régions préfrontales se développent considérablement entre les anthropoïdes et les primitifs. A ses yeux, cette région régit la pensée par image. Spinks croyait que les primitifs avaient une difficulté à distinguer clairement entre objets animés et inanimés, ce qui les amenait à personnaliser les objets inanimés. Il pense que l’apparition du langage articulé, lié au développement du « cortex primitif », a une grande importance au plan religieux.

 

-         en favorisant la conceptualisation et par là l’abstraction.

-         Les mots eux-mêmes obtenus par fusion d’images mentales antérieures ont permis de censurer les associations d’images pré linguistiques.

 

L’homme religieux n’est à ses yeux qu’un cerveau qui se développe.

 

 

c) Explications par l’évolution de la connaissance humaine.

 

Auguste Comte (1798-1853) a construit une philosophie de l’histoire, ayant pour structure l’histoire de la connaissance humaine. Celle-ci parcourt successivement trois étapes :

 

1) Ere théologique : la religion tribale repose sur la parenté

 

-         mentalité fétichiste : la protection des fétiches soutient l’homme face à ses difficultés.

-         Âge polythéiste : les dieux du ciel et de la terre apparaissent (dominante de l’imagination) Une distinction s’opère entre les forces de la nature (source, arbre, fleuve) et les êtres surhumains. Une certaine science devient ainsi possible.

-         Monothéisme : il apparaît quand les hommes ont imaginé un destin ordonnant l’ensemble du cosmos. En même temps se fait l’unité du monde civilisé (empire romain). Comte admire la synthèse catholique du M.A., même s’il la croit dépassée.

        

2) Ere métaphysique (du XVI e au XIX e siècle)

 

La connaissance et l’explication des choses ne relèvent plus de vies anthropomorphiques, mais bien des conceptions abstraites. (Dominante de l’argumentation) Les dieux font place à des principes. Le principe supérieur d’unité, c’est la Nature. L’argumentation remplace l’imagination. La mise en question universelle amène le règne de la critique négative. D’où la nécessité de construire un monde nouveau !

 

3) Ere positiviste (Religion de la ville, ère technique)

 

Dominante de l’observation ; elle est ici le principe-clé. Tout repose sur le « FAIT » et la personne cherche à grouper les faits en lois (relations constantes entre les faits) l’humanité devient capable de prendre son destin en mains. Dieu et la nature ne sont plus des obstacles au progrès. Désormais il n’y a plus de religion que celle de la Science de l’homme et de son évolution.

 

Le progrès est aux yeux d’Auguste Comte :

 

-         unique : développement inégal pour chaque peuple, mais tous passent par les mêmes stades de développement.

-         Nécessaire : rien n’est fortuit.

-         Perpétuel.

 

Comte critique la prétention religieuse de détenir la solution éternelle ; son positivisme est surtout le rejet d’une religion animiste ou magique.

 

 

 

 

 

Yvan Balchoy

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Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 11:20

 

 

 

Je vous engage à lire l'hommage qui lui est dédié à l'adresse suivante.


J'y souscris de tout mon coeur.

 

 

 

 

 

 

 

 

http://nousnesommespasseuls.xooit.com/t16892-R-I-P-MADAME.htm

 

 

 

 

yvanbalchoy13@gmail.com

http://poete-action.ultim-blog.com

Par BALCHOY - Publié dans : poesie-action - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Mardi 22 novembre 2011 2 22 /11 /Nov /2011 18:33

 

 

 


 

 

 Besoin

 

De ton regard

 

 

quand j'en ai marre

 

 

De ton sourire

 

 

quand vient le pire

 

 

De ton rire

 

 

quand la bêtise est en point de mire

 

 

De ta voix

 

 

qui me rend la joie

 

 

 

Besoin de tes mains

 

 

qui en moi réveillent l'humain

 

 

Besoin de ta chaleur

 

 

qui chasse mes peurs

 

 

Besoin de tes jambes

 

 

dont l'élégance me tance


Besoin de ton coeur


qui adoucit mes humeurs


 

BESOIN DE TOI

SURTOUT !

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

www.poete-action.ultim-blog.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par BALCHOY - Publié dans : poesie-action
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Mardi 22 novembre 2011 2 22 /11 /Nov /2011 16:26

 

 

 

Depuis près de deux ans, pour montrer sans doute qu'il est différent de son père, trop fransquillon à son goût ? , Alexandre De Croo, "fils de", comme c'est le cas hélas de la plupart des leaders de partis tant du nord que du sud du pays, à l'exception digne du PS,  tire ce pays dans la crise.

  En provoquant  des élections qui n'ont rien apporté de bien à son parti ni surtout à notre pays, il a favorisé, involontairement mais réellement, en Flandre une poussée du parti facho de Bart De Wever, cet incivique de la droite extrême au plan communautaire, au plan économique qui veut l'indépendance de la Flandre et le kidnapping, à son profit, de Bruxelles-capitale.

 

Pour se faire un nom et une réputation, Alexandre De Croo a refusé la participation des "VERTS" pas assez à droite,  prétendant ainsi  faciliter la formation d'un gouvernement de «centre droit" bien entendu. La suite a prouvé qu'une fois de plus celui qui porte une lourde responsabilité dans une crise gouvernementale de plus de 525 jours continue de faire un tort immense à notre pays.

 

Pour le bien du peuple Belge tant au nord, qu'au centre et au sud du pays il est grand temps que ce flamingant  arrogant retourne à son cher "privé" qu'il n'aurait jamais du quitter.

 

 

Quant à Charles Michel,  lui aussi "Fils de" scotché depuis des semaines à  son homologue flamand, il a beau prétendre à son petit déjeuner, à son diner et à son souper qu'il défend les travailleurs "qui se lèvent tôt et ont de la peine à tenir le coup si la chaudière saute"  tout le monde sait qu'en son parti, malgré tous les changements de nom qu'il s'est donné, on trouve certes de petits indépendants mais surtout beaucoup de très riches, des rentiers, des gens qui vivent en profitant du travail des autres....

 

Même si je ne suis pas d'accord à 100 % avec la politique du parti de Monsieur Di Rupo, je trouve que la représentante de son parti aux négociations peut à plus juste titre que les Michel se dire représentante des travailleurs, des prolétaires de ceux  qui n'ont souvent pas assez d'argent pour vivre dignement.

 

Les libéraux proposent des mesures qui risquent d'accroître la pauvreté en continuant  en s'attaquant à la Sécurité sociale, en traficotant l'index ce qui permettrait aux patrons de continuer à se payer des  salaires et des bonus scandaleux tandis que des milliers de minimexés risquent de sombrer dans la misère des CPAS, tout cela  en un  pays où les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres.

 

S'il y a des sacrifices à faire chez nous, je trouve qu'il faut distinguer comment les faire et chez qui les répercuter le plus.

 

Pour les pauvres , en dessous du minimum vital, qui n'arrivent pas à nouer les deux bouts, il n'est pas question d'aggraver leur situation. Il faut l'améliorer !

Quand il s'agit du nécessaire un petit impôt de solidarité peut se justifier, plus important dès qu'il s'agit de besoins simplement utiles;  mais dès qu'on en vient au superflu et pire encore à l'inutile, les tranches d'impôt devraient grimper très sérieusement.

 

N'est-il pas normal que les profits financiers, qui , par leur gabegie,  portent à 90 %  la responsabilité de la crise actuelle, soient lourdement imposés.

 

Des sociétés comme Electrabel pressent les Belges comme des citrons; les Ecolos ont bien raison de  les imposer selon leur profits objectifs provenant de centrales nucléaires rentabilisées depuis longtemps...

  Le libéralisme économique représenté par le MR et le VLD, c'est la   "LIBERTE" d'exploiter les autres  et d'en vivre.

 

  En réservant  l'exclusivité du terme "travailleur"  à leur électorat privilégié, les partis "libéraux" exagèrent.

 

Ils se réclament de l'Europe mais que les fonctionnaires Européens commencent par s'auto-appliquer le remède de cheval qu'ils veulent imposer aux autres. Je crois que nous risquons d'attendre....

 


Il n'y a pas que les chômeurs, les malades et peut-être certains pensionnés qui doivent souffrir d'une crise provenant des fous dangereux de la finance bancaire ; chacun doit payer selon son poids économique mais aussi  selon le mal qu'il a fait à ses compatriotes.

 

Il faudrait nationaliser les banques qui ont laissé tomber l'épargne populaire en se transformant en CASINOS car leur profit, devenu souvent banqueroute, est le plus souvent  le rapt du fruit collectif des travailleurs.

 

Messieurs De Croo, et Michel vous ne voyez pas la convergence  évidente de votre politique avec celle que voudrait nous imposer Bart De Wever. 

 

Le libéralisme nous tue à petit feu depuis des années, il est temps de lui couper l'herbe sous les pieds et de créer une société plus solidaire, plus partageuse, plus juste, plus sociale, tout le contraire donc de ce que vous entendez imposer  d'abord aux plus humbles d'entre nous.

 

 

 

Yvan Balchoy

yvanbalchoy13@gmail.com

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Par BALCHOY - Publié dans : poesie-action
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