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Samedi 19 septembre 2009 6 19 /09 /Sep /2009 16:23
FALAISE, VILLE DE CARACTERE ET D'HISTOIRE DE NORMANDIE






EGLISE SAINT GERVAIS











PORTE DES CORDELIERS












LE MUSEE SI ATTACHANT DE L'AUTOMATE A VISITER ABSOLUMENT 










PLACE GUILLAUME LE CONQUERANT ET EGLISE DE LA TRINITE













LE CHATEAU




























PANORAMA












Guillaume le Conquérant





Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
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Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /Sep /2009 15:20











































le jour le plus long
où la plage
aujoud'hui si sage
un jour s'est muée en enfer.
ponctué d'éclairs
et s'est couvert
de tant de corps
d'homme valeureux morts
pour apporter un vent de liberté
à un peuple opprimé






Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
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Mercredi 16 septembre 2009 3 16 /09 /Sep /2009 11:09
Le dépôt était à environ trois kilomètres de La Richardière, et, malgré tout, nous décidâmes de tenter notre chance. Nous y allâmes à cinq : Monsieur Gils., le docteur Mab., Léon, Henri Claeys et moi-même. C’est ainsi que nous avons pu voir le bombardement. Il y avait là quantité de camions camouflés et garés dans les bois, quand ils le pouvaient. Nous aurions bien voulu partir, mais nous ne le pouvions pas, car il y avait la question de l’essence.

Nous avions du délaisser les autos à une assez longue distance, et nous cheminions avec nos bidons, tout cela pour nous entendre dire quelques instants après que les bons délivrés par l’autorité militaire quelques heures avant, n’avaient plus de valeur. Nous eûmes beau insister, nous arrêter à plusieurs portes, nous fûmes éconduits partout. Tous ces gens étaient agités et j’eus l’impression qu’on vidait les réservoirs ; nous dûmes retourner bredouilles, c’est ainsi que fin juin, nous dûmes quitter a Richardière avec fort peu d’essence dans nos voitures.

A Poitiers, nous avions rencontré plusieurs amis d’Emile, attachés à l’ambassade de Belgique et qui nous annoncèrent avant l’heure la capitulation française, et croyaient même à la fin prochaine de la guerre.

Il arriva même à ce sujet, une bonne aventure à Léon. A un moment donné, il se trouvait avec une dame, qui, quelques instants plus tard, lui expliqua qu’elle voulait conduire sa voiture dans un endroit déterminé de la ville et qu’elle manquait de c chauffeur. Léon, croyant que c’était une connaissance de l’ami d’Emile, accepta d’autant plus volontiers et s’en fut avec elle, mais il s’agissait d’aller dans la banlieue et nous désespérions de le voir rentrer, nous demandant ce qui avait pu lui arriver.

Il nous revint assez fatigué et d’autant plus dépité qu’il apprit par la suite, que l’ami d’Emile ne connaissait même pas la dame en question.

Avant le séjour à Mignaloux, et je pense lors de notre dernier retour de Magnaloux à Millebaux, nous arrivâmes à un endroit de la route où un malheureux garde civil avait été tamponné par une auto.



(à suivre)


Yvan Balchoy
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Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /Sep /2009 10:49


On croit que ce qui nous aide est le temps
Mais pour moi tu me manques autant
Tout me ramène à penser à toi
Je cherche à comprendre pourquoi


Pourquoi tu as posé ce geste?
Je me fais plein de scénarios
Dont certains me font peur comme la peste
Le jugement des autres coule à flot


Tu me dirais ceux qui jugent
Ont fait bien pire
Maman, crois en ma fugue (je suis intelligent)
Il vaut mieux d'eux, en rire


Marco tu me manques toujours tant
Comment continuer
Il me faudra encore du temps
Parfois mon fils, tout est embué


Cette journée je voudrais l'effacer
Fiston je me fie sur toi
Je me dois de l'affronter
Aide moi



Diane Fortin

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Lundi 14 septembre 2009 1 14 /09 /Sep /2009 21:36
Ma tête entre vos seins


 mon plus précieux saint des saints,

 mon Dieu, que je suis bien !


Yvan balchoy
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Dimanche 13 septembre 2009 7 13 /09 /Sep /2009 10:19
Le jour où je vis Monsieur Pierlot, j’appris par Emile que Charles Tschoffen était arrivé à peine, et avait eu grande peine à se loger. Quelle ne fut pas ma surprise en sortant de l’hôtel de Pierlot de le voir déjà dans la matinée installé dans un bureau de cet hôtel. Il n’avait pas perdu de temps. Il s’occupait, me dit-il, d’un servi ce quelconque d’information, et bien entendu, quelques jours après, quittait Poitiers avec le gouvernement pour se réfugier dans la région de Bordeaux.

J’avais rencontré aussi le Ministre Matagne, avec qui j’ai toujours été fort bien et qui était fort aimable pour moi.. Il me fit l’effet d’être complètement désemparé. Le mercredi dix-neuf, je pense, j’étais à Poitiers avec Emile, son conducteur Gil. Et Henri Claeys (1), quand un avion ennemi vint survoler la place. Je ne bougeais pas, mais Emile, je me rappelle, me fit entrer dans l’hôtel, mais ce ne fut qu’une alerte, ce qui n’empêche que deux heures plus tard, alors que nous étions partis vers une heure, des avions italiens vinrent bombarder Poitiers, tout le quartier de la gare et y firent quelques deux cent morts.

En rentrant à Mignaloux, nous apprîmes que vers onze heures, des avions italiens étaient venus bombarder mais sans succès les dépôts de carburant de Mignaloux en tuant un civil. En nous demandant s’il ne nous faudrait pas aller plus loin, nous aurions voulu essayer de nous procurer un peu d’essence, et nous avions d’abord obtenu à la sous-préfecture un bon, mais qui, dès le lendemain, était périmé, l’autorité militaire ayant pris la décision de prendre la direction de la distribution du carburant, et le mercredi dix-neuf après de multiples démarches faites au nom du sénateur Maurice, j’étais parvenu à obtenir du commandant de la place  un bon d’essence de soixante litres à prendre précisément à Mignaloux qui venait d’être bombardé à notre rentrée.


(à suivre)



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Samedi 12 septembre 2009 6 12 /09 /Sep /2009 22:31
Hier, en lisant le roman, "le train" de Simenon qui raconte le même exode que celui que j'ai vécu avec mon grand père en 1940. entre le faux "imaginaire" de l'écrivain liégeois et le récit écrit au jour le jour à partir de la réalité quotidienne de mon "bon papa" les recoupements et ressemblances sont légion.



Je vous donnerai ici deux textes qui concernent tous deux la capitulation de la Belgique. Voici d'abord celui de georges Simenon :

"Nous avons failli avoir du vilain, au camp et à la gare, lorsque la radio a annoncé la capitulation de la Belgique... J'ai vu des flamands et des wallons qui pleuraient comme des enfants, d'autres qui en venaient au moins et qu'il fallait séparer." (éd de la Pleiade, tome II, page 897)

 Dans le récit de mon grand père, on trouve : "C'est à La Guimorais que nous apprîmes la capitulation et ce fut un moment terrible ; d'après la version que le Ministre Reynaud donnait de l'évènement, non seulement nous étions regardés de travers par les français, mais nous souffrions dans notre coeur de Belge."


 balchoy@belgacom.net
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Vendredi 11 septembre 2009 5 11 /09 /Sep /2009 21:42

 

 

 

 

  

 

 

 

Ellezelles

 

 

 

 

ce matin si belle

 

 

 

 

quand dans tes yeux

 

 

 

 

je retrouve le merveilleux

 

 

 

 

d'être deux.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le sentier de l'étrange !

 

 

 

 

sorcières et anges

 

 

 

 

nous y guettent aux détours

 

 

 

 

de nos amours.

 

 

 

 

 

 

 

 

La paix du soir

 

 

 

 

doux cheminement dans le noir

 

 

 

 

main dans la main

 

 

 

 

qi'il est doux ce sentier

 

 

 

 

qui abrite notre amitié.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le grand lit

 

 

 

 

notre petit nid

 

 

 

 

je caresse tes délicieux petits seins

 

 

 

 

j'ai tellement faim

 

 

 

 

tu me donnes ton corps

 

 

 

 

je me sens si fort

 

 

 

 

la nuit tombe sur nous

 

 

 

 

tant pis pour les jaloux !

 

 

 

 


Yvan Balchoy

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Vendredi 11 septembre 2009 5 11 /09 /Sep /2009 21:13

Nous gardions les autos dans une magnifique charmille et nous nous servions de la voiture d'Emile pour aller à Poitiers.

La Richardière était un séjour idéal pour les enfants et, avec un peu de difficulté, on pouvait se ravitailler convenablement. Nous pouvions y être pour longtemps, d'autant plus qu'il était question de l'armistice et que l'on voyait beaucoup moins d'avions.

Mais, le vendredi, vers quatre heures,  nous vîmes arriver dans la propriété un sous-officier français, qui, sans même s'adresser à nous,  visitait la maison et la propriété. Intrigués, nous le questionnâmes, et il nous apprit qu'il était avec sa section d'artillerie dans le plus proche voisinage. Nous pûmes nous rendre compte que le bois voisin, et le chemin du bois étaient remplis de camions et de canons. Le sous-officider nous laissa entendre qu'il y aurait bataille et que les allemands devaient se trouver à une vingtaine de kilomètres.

Moins d'un quart d'heures après, des avions allemands venaient survoler la c
ampagne. Les hommes se cachaient dans les bois, et nous percevions dans l'air  des détonations dues, soit à la D.C.A. ou aux mitrailleuses des avions.

Le moment était angoissant à cause des enfants. Emile nous dit qu'il valait mieux au moins s'écarter de quelques kilomètres, et nous proposa de gagner Savigny. En un quart d'heure au plus, les voitures furent amenés et occupées.

Nous quittions cette propriété que nous avions payée pour un mois et que nous avions le droit d'occuper deux mois au moins. A notre départ,  et sur l'espace d'un bon kilomètre environ, nous dûmes une fois ou deux, nous réfugier dans les bois à cause du survol par des avions, alors que nous étions dans un convoi de camions de l'armée.

Mais, avant de continuer ce récit, j'en reviens à notre séjour à Millebaux et à Mignaloux. Nous allions voir Emile à Mignaloux ; je me rendis naturellement à Poitiers, qui était surpeuplé de belges. Je ne pus voir Monsieur Pierlot qui était sans doute fort occupé, et était fatigué de recevoir des Belges. J'y vis quantité de personnalités, et notamment, les Ministre Janson et Gutt qui me reçurent très aimablement. J'y vis aussi Monsieur Moulard, Camille Huysmans, le Baron , Carton de Wiart, etc, etc ... sans oublier le procureur du Roi,  monsieur Dec. qui se promenait comme une âme en peine ; il faisait pitié à voir

(à suivre)



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Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /Sep /2009 06:40

Dans l'intervalle, j'avais cherché sans résultat dans un village voisin, à Savigny où je rencontrai certes, le plus pauvre curé et le plus pauvre presbytère que j'ai vus de ma vie. Nous n'avions rien trouvé à Savigny, mais j'avais l'impression que nous avions mal cherché. Nous étions tardifs, et nous devions encore retourner à Millebaux le jour même. Après avoir fait au moins quinze kilomètres pour allez à Savigny qui n'était distant que de cinq kilomètres, le jour même, j'allai voir le propriétaire de la Rich. ; c'était le treize ou le quatorze juin.

En rentrant à Mignaloux, pour dire au revoir à Emile et à Marcelle, je rencontrai Dew. au Terminus qui nous avait vu passer à Poitiers et qui nous avait suivis. Il cherchait lui aussi un logement. Il dut passer la nuit dehors. Je lui conseillai d'aller à Savigny où un métayer assez bourru, à qui j'avais demandé mon chemin, m'avait déclaré qu'on pouvait encore trouver place. Et de fait, c'est là que se casa Dew., qui plus heureux que nous, y resta jusque l'armistice. 

Donc, le quatorze ou quinze juin, j'allai voir le propriétaire de la Rich. qui était décidé à partir, mais qui ne voulait pas quitter la maison avant le dix-huit. Or de nouveau, nous étions touchés par la réquisition des voitures et le dernier jour pour présenter la notre était le dix-sept.

Je fis observer à ce Monsieur que le dix-huit ne comptait pas et que dans ce cas je préférais ne pas y venir. Il ne voulait pas en démordre, mais sa femme intervint, et enfin il accepta le paiement du premier mois qu'il fixa à mille francs. Emile devait nous avertir par un télégramme si réellement il était parti et si nous pouvions arriver. Cependant, quand le jour où le télégramme arriva, annonçant que le propriétaire était parti, et que la propriété était libre, sans plus attendre, nous partions le jour même pour la Rich. avec les Claeys et les Mab., avec qui nous partagions les divers locaux d'habitation.


(à suivre)



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Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /Sep /2009 10:52
A tout hasard, il monta un escalier en spirale à sa droite, atteignit un long couloir dont les murs étaient égayés par des lithographies de bon goût qui illustraient des visages enfantins venant manifestement de tous les pays de monde.

Un écriteau en bois indiquait la fonction des pièces qui donnaient sur ce couloir. Ghislain s'arrêta, rêveur, devant la "bibliothèque". Voilà l'occasion de voir d'un peu plus près de quel bois ils se chauffent, se dit-il, en ouvrant la porte. Il restait persuadé que le bon accueil reçu et l'apparente liberté qui semblait régir la vie commune n'était qu'une façade derrière laquelle se cachaient les vrais buts de la communauté.

     -"Bonjour, monsieur, bienvenue à la bibliothèque, vous y trouverez des livres de tous genres, depuis des romans de cape et d'épée ou des policiers jusqu'à des manuels de théologie et de philosophie. Seulement je vous demanderai de revenir cet après-midi à partir de 15 heures, car nous allons manger et si vous le permetez, je vais vous conduire à notre salle à manger."

Ce simple mot de "salle à manger" résonna dans la tête de Ghislain comme le souvenir des jours heureux de son enfance. C'était un mot qui n'avait aucun sens à la "FLEUR DE LOTUS".

Tandis que le bibliothèque le conduisait au repas, il se demanda une fois de plus où était la faille du "système".

Quand il entra dans la salle à manger, personne ne lui désigna de place attitrée. Le frère qui l'avait conduit le laissa à la porte en l'invitant à choisir le siège de son choix.

Jetant un coup d'oeil circulaire en quête d'une place vacante et d'un regard un peu sympa, Ghislain n'eut que l'embarras du choix.

Jeunes ou moins jeunes, occidentaux, orientaux, sud américains ou africains, la plupart lui paraissaient des voisins très acceptables.

Alors il de dirigea calmement vers la place libre la plus proche et s'assit entre une sexagénaire grisonnante,  alerte et souriante et un jeune homme manifestement originaire du Moyen-Orient.

La dame le salua d'un français teinté d'accent anglo-saxon, tandis que le jeune lui demanda comment il s'appelait dans un français en tous points impeccable.

Tout au long du repas, tellement méridional qu'il eut un peu de peine à s'y faire, Ghislain fut interrogé avec courtoisie sur ses origines, ses études, sa famille, ses impressions sur le midi. Il ne fut pour ainsi dire pas question de la "communauté du Salut".

Pas un mot de prosélytisme ni d'exhortation morale : il aurait pu se croire à une réunion amicale d'un mouvement international.

Pourtant la méfiance inculquée, ingurgitée à petites cuillères des semaines durant à la "FLEUR DE LOTUS" restait sous-jacente en lui, et plus d'une fois il crut déceler un piège latent sous les questions les plus anodines de ses deux interlocuteurs.

C'est ainsi, que lorsque la dame qui s'appelait Kate Roussel lui demanda quelle avait été sa formation universitaire, il crut qu'elle essayait de vérifier s'il était vraiment le "Martin" qui figurait sur ses faux papiers d'identité.

Ils prirent tous trois gaiement le café, puis Ghislain vit venir vers lui celle qui l'avait piloté la veille.

Elle lui demanda d'abord comment il avait trouvé Lasalle. Il eut envie d elui répondre qu'il venait d'y faire une des rencontres les plus enrichissantes de sa vie en rencontrant "Jonathan", mais, de peur de sembler exalté, il se contenta d'un vague :

     -"C'est une cité très pittoresque. J'ai beaucoup apprécié le calme de la place et l'élégance de sa fontaine traditionnelle."

     -"Êtes-vous descendus jusque la rivière qui est aussi très jolie ?",
lui dit alors sa jeune interlocutrice.

Ghislain, toujours méfiant, se demanda si on l'avait suivi. Il décida donc de répondre avec prudence.

     -"Oui, j'ai trouvé très harmonieux le pont qui enjambe la rivière. J'y ai même rencontré un jeune homme avec qui j'ai discuté de la vie au village. C'était très intéressant.

     -"C'est une bonne idée de dialoguer avec les habitants du coin. Nous les inquiétons un peu. C'est normal, nous sommes tellement différents."

(à suivre)

Yvan Balchoy
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Mardi 8 septembre 2009 2 08 /09 /Sep /2009 15:15

Pas encore heureusement mais en tout cas plus grand que Sarkosy tu as très peu de chance à l'occasion d'une de ces visites présidentielles stérilisées de toute contradiction, de figurer sur une photo de presse à côté de lui car, pense-t-il sans doute,  c'est lui faire tort politiquement que de faire apparaître sa petitesse.

Mais, monsieur, qui heureusement pour moi n'es pas mon président, la petitesse en votre vie, ce sont vos relations avec ces milliardaires voleurs de la solidarité humaine, c'est vos rapports plus que suspects avec une justice que vous faites taire quand il s'agit d'un de vos immeubles à Neuilly que vous exacerbez quand il s'agit d'un ancien Président du Conseil qui, vous le savez, sauva l'honneur de la France, que vous étiez prêts à fouler aux pied à la suite du boucher Buch.

Votre petitesse, c'est le peu de cas que vous faites de l'indépendance des médias, surtout de la radio et de la TV publique, votre petitesse c'est ce bouclier fiscal qui est la quintescence de l'injustice sociale, votre petitesse c'est aussi ce syndicaliste poursuivi par des policiers qui n'ont certes pas le culte de la vérité quand il s'agit d'écarter de vous une contradiction que vous supportez de moins en moins.

Votre petitesse, ce n'est pas le nombre de centimètres qu'il y a entre vos sandales et votre chevelure, que vous tentez si souvent, même à côté de votre épouse d'accroître artificiellement, c'est le toc, l'artificiel, qui vous sert de couverture sociale, c'est votre certitude d'avoir raison et votre manière  de ransformer en pantins les hommes et les femmes du parti qui n'est rien que "la voix et les caprices  de son maître".

Oui, vous êtes petit, Monsieur Sarkosy ;  vous le serez beaucoup moins quand vous accepterez non seulement votre taille mais de vraiment dialoguer avec le peuple de France en cessant de détricoter peu à peu ce qui en faisait un exemple social dans le monde.


Yvan Balchoy
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Mardi 8 septembre 2009 2 08 /09 /Sep /2009 11:30
2)  SYNTHESE ANTHROPOLOGIQUE

Il nous rester à tenter de synthétiser les grandes lignes de l'anthropologie dostoïevskienne.

Même si sa terminologie en est restée au dualisme occidental corps-âme, l'oeuvre du grand romancier russe présuppose en sa profondeur ultime le schéma trichotomique corps-esprit-âme, propre à l'orthodoxie.

N'ayant aucune prétention naturaliste, ni même à proprement scientifique (1) Dostoïevski laisse facilement de côté les réalités

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(1) Il se renseigna toutefois soigneusement lors de la rédaction de ses oeuvres sur la portée scientifique des faits qu'il raconte. Ses carnets en font foi. Cf. l'introduction de cette étude, page...
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corporelles sans ignorer leur incidence psychologique. S'abandonne-t-il pour autant au rêve et aux récits d'évasion ?  Il ne fut certes jamais réaliste à la manière des naturalistes français de son époque ou de celle d'un Balzac qu'il appréciait pourtant, puisque sa première oeuvre littéraire fut une traduction d'Eugénie Grandet.

Mais il aimait toutefois s'intituler "réaliste" parce que, selon lui, son art était marqué du réalisme même de la vie.

     -"Je suis un réaliste au plus haut sens du mot, c'est à dire que je montre les profondeurs de l'âme humaine. (2)

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(2) Ch Paul Evdokimov, ouv. cité, page 43
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Berdiaeff a fait justement remarqué à ce propos que chez Dostoïevski, le monde empirique, les formes extérieures de la vie, l'homme en chair et en os représentent une réalité secondaire au regard de ce qui constitue la profondeur spirituelle de l'homme. (3)  Et le critique russe

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(3) Nicolas Berdiaëv ; L'esprit de Dostoïevski, page 25
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d'esquisser une comparaison entre Dante, Shakespeare et Dostoïevski.
Au Moyen-âge, note-t-il, l'homme est une part objective d'un cosmos rigoureusement hiérarchisé. Dieu et le ciel font partie de cet ordre universel et s'imposent à l'homme du dehors.

Lors de la Renaissance, en s'enfermant en lui-même, l'homme repousse peu à peu dans l'inconnaissable, avant de les nier, Dieu, le diable, le ciel et l'enfer... Mais prenant peu à peu conscience du caractère incomplet de cette vision du monde, l'humanité retrouve l'inquiétude ; au fond de l'esprit humain un monde neuf et irrationnel est apparu. L'homme a alors retrouvé sa dimension spirituelle et les réalités reconnues non plus à l'extérieur comme au Moyen-âge, mais dans les profondeurs ultimes de son esprit. (4) C'est dans ce troisième stade que se situe Fédor Mikhaïlovitch.

Son oeuvre s'inscrit mal dans ce que l'on tend généralement par le "roman réaliste". Il vaudrait mieux le considérer comme un "réaliste mystique" (5) attentif à cette forme d'intelligence fondamentale ou essentielle qu'on trouve plus particulièrement dans la personne du Prince Mychkine (6)

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(4) Nicolas Berdiaëv : L'esprit de Dostoïevski, page 49
(5) Cf. à ce propos l'analyse d'Aliocha Karamazov en cette étude, page.
(6) Cf. l'Idiot, page 521 et la note () de la page...de cette étude
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Au centre de toute l'oeuvre dostoïevskienne il y a la "personnalité" et le "moi". Celui-ci semble tantôt identique, tantôt distinct, voire même opposé à la "personne" : on verra plus loin les jugements de valeurs de l'écrivain à ce sujet.

Deux facultés président à l'ensemble de la vie psychique, le "doukh" (esprit) et le "serdtse" (coeur). Du premier relèvent plus spécialement la vie intellectuelle, même s'il s'apparente parfois aussi à la "Doucha" (âme)  et vise alors l'ensemble de la vie de la personne. Quant au coeur, il signifie tantôt le noyau ultime du sujet personnel, tantôt le centre de la vie affective. Dostoïevski rejoint ici avec l'orthodoxie les théories modernes sur l'affectivité, tact des valeurs en particulier la pensée d'un Max Shéler. Aux yeux du romancier russe comme du philosophe allemand, loin d'être aveugle, l'amour est le principe suprême de la connaissance? L'Amour se réalise au niveau de la couche suprême de la connaissance, il inspire la conscience morale (sovest) et par elle fait connaître l'aspect valorisable de toute réalité.

(à suivre)

Yvan Balchoy
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Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /Sep /2009 22:37

Nous n'y étions officiellement que pour un jour, et il fallait nous faire accepter pour plus longtemps. Du côté des particuliers qui nous logeaient, cela se fit sans difficulté, mais cela ne faisait pas l'affaire du secrétaire de mairie, ni je pense du maire lui-même qui craignait que notre séjour ne se prolongeât et qui se montrèrent beaucoup moins obligeants par la suite.

La grosse difficulté était toujours le lieu de concentration pour les repas. Nous eûmes la bonne fortune de trouver une vieille dame, habitant seule une maison bien propre, qui avec bonne humeur, nous prêta une cuisine et ses locaux. J'aurais même bien voulu loger chez elle, mais je craignais de désobliger mon conseiller municipal avec qui cette dame était en mauvais termes. Madame AG., ainsi se nommait cette personne, était la cousine du député de l'endroit, et me fit faire la connaissance du sénateur G. Maur. de Poitiers, avec qui il était très lié et qui était venu passer la journée à Millebaux.

L'affaire allait très mal, et c'est là que j'entendis parler pour la première fois du général de Gaulle. Je sus par G. Maur. que depuis longtemps, le Général de Gaulle avait critiqué les errements de l'Etat-major français, et préconisait la mécanisation à outrance. G. Maur. en était partisan, Monsieur Ag. beaucoup moins. J'étais loin à ce moment de me douter de ce que l'avenir nous réservait au sujet du Général de Gaulle.

Je note ici que j'avais rencontré à Millebaux Henq. qui était en réfugié dans la maison du fermier Mac. avec son fils et Monsieur Th. de Warnant qui finalement alla s'établir dans un village à quelques kilomètres. Sur la route, je rencontrai un jour Monsieur Buc. d'Anhée avec son gendre de Treignes et leurs familles.

Pendant ce séjour à Millebaux, j'étais allé avec Léon et Anne, et une petite voiture, à Mignaloux voir Emile et Marcelle et j'ai pu constater combien ils étaient mal logés. Il n'y avait qu'un espoir, c'est qu'un voisin, propriétaire d'un domaine, appelé la R., maniaque et diabétique, se décidât à quitter cette propriété pour aller sur une plage quelconque dans le sud.


(à suivre)



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Dimanche 6 septembre 2009 7 06 /09 /Sep /2009 15:40


  Ghislain éprouvait pourtant une envie folle de rester avec lui jusqu'au bout de la nuit, de la vie peut-être, mais le temps, cette fichue invention des hommes se manifesta au dos de son poignet. Il lui fallait  bientôt retourner à la communauté du SALUT pour se préparer à sa mission.

Il entretint alors son interlocuteur des cinq pauvres dernières minutes qu'il leur restait. Il aurait voulu les remplir à raz-le-bol de cette chaleur qui lui venait de lui. Il lui demanda son adresse? D'un geste vague des épaules, le jeune inconnu balaya la question :

   "Vivez au centre et vous me retrouverez où que vous soyez"

Ainsi, s'il avait une adresse, elle était sans importance.

Il pointa son doigt en direction des deux filles qui s'amusaient à quelques dizaines de mètres en amont à s'asperger dans de grands éclats de rire.

     -"Vous voyez, le bonheur, il est là, là tout près."

Ghislain, eut alors moins de remord de le laisser partir. Désignant les deux demoiselles plus loin :

     -"Allez, allez à leur rencontre, elles ont aussi besoin de vous."

Le jeune le regarda gravement.

     -"Vous savez, je ne sais pas si je vais oser, ça flashe trop en moi."

     -"Ce sont elles qui vont flasher, lui répondit Ghislain. Allez-y, vous êtes jeunes, vous avez la vie devant vous. Merci, merci de cette éternité que vous venez de m'offrir en un instant."

De nouveau le garçon le fixa de sa gravité souriante, puis, sans lui serrer la main,- ce n'était pas nécessaire - il s'éloigna doucement.

Il se trouvait déjà à trois, quatre mètres, lorsque soudain Ghislain réalisa qu'il avait oublié de lui demander son nom.

     -"Comment vous appelez-vous ? Quel est votre nom ?"

Déjà lointaine, sa voix, comme si elle venait d'un autre monde, lui renvoya "JONATHAN".

     -"Au revoir, Jonathan !"

Ghislain ne le regardait pas, il ferma les yeux quelques instants comme pour prolonger en lui cette extase, cette rencontre dont il se demandait encore si elle s'était passée dans ce qu'on appelle la réalité, au sens objectif du mot,  ou en une sorte de songe prémonitoire des réalités ultimes.

Quand illes rouvrit, un peu plus tard, en tournant son regard dans la direction qu'avait emprunté Jonathan, Ghislain ne le vit pas plus d'ailleurs que les deux jeunettes.

Ne restait plus autour de lui que le chant des cigale, les ploufs des poissons, le crissement de la rivière, le joyeux ballet des libellules, la beauté visuelle et auditive aussi forte, plus forte même qu'auparavant.

Jonarhan avait disparu et pourtant Ghislain continuait à le sentir en lui et il savait que jusque la dernière minute de sa vie, il serait étincelle au coeur de lui, il guiderait ses pas, il l'éclairerait, le fortifierait, lui, l'archange Jonathan, venu de nulle part, parti dans un mystérieux ailleurs mais vivant en ce
centre, là où il lui avait demandé de le rejoindre ainsi que toutes celles et tous ceux vivants ou disparus qu'il aimait.

Ghislain consulta distraitement sa montre poignet. Il avait encore une demi-heure avant de remonter dans sa nouvelle communauté. Il avait d'abord penser faire le tour du village avant de rentrer, mais il n'en n'avait plus du tout envie. Il restait sur sa vieille marche de pierre, émerveillé par le spectacle du torrent, dont le chant semblait résonner encore des paroles magiques du bel inconnu.

Dans une de maisons, en face de lui, un piano égrenait joliment les notes d'une cantate de Bach qui lui sembla ajouter une dimension sonore à ce paysage idyllique.

Quand le temps fut venu pour lui de regagner sa montagne, il s'arracha à regret de ce milieu, où, il en était persuadé, quelque chose de neuf et d'irrémédiable venait de naître en lui.

En remontant le sentier pourtant escarpé qui le conduisait à l'Ashram du SALUT, ainsi que l'appelaient les frères qui l'habitaient, Ghislain avait l'impression de voler sous l'impulsion de la joie profonde qui l'habitait. Il ne cherchait pas à disserter ni à remettre en question sa mission, il n'avait plus assez de liberté intérieure pour cela, mais il se sentait heureux, ce matin-là comme il ne l'avait plus été depuis si longtemps, qu'il se demandait  même s'il avait déjà été vraiment heureux une seule fois dans le passé.

Quand il parvint à l'entrée de l'ashram, la soeur présente de l'acceuil lui adressa un grand sourire :

     -"Bonjour, Monsieur Martin, comment avez vous trouvé Lasalle, c'est un joli village, n'est-ce pas ! Je suis sûre que vous allez vous plaire parmi nous."

     -"Que dois-je faire à présent ?" lui répondit Ghislain habitué depuis des semaines à ce que d'autres découpent le temps pour lui.

     -"Mais, vous avez encore vingt minutes avant le repas de midi. Vous pouvez, si vous le voulez, aller vous reposer quelques instants dans votre chambre, car la montée jusqu'ici est dure. Mais si vous préférez visiter la maison, ne vous gênez surtout pas. Notre réfectoire se trouve juste devant vous, la dernière porte à droite tout au bout du couloir."

Tiens, se dit Ghislain, heureusement qu'on m'a mis en garde à Villebon. On prendrait  vraiment ces gredins comme des femmes et des hommes  de grand coeur et d'esprit. Comme ils cachent bien leur jeu !

(à suivre)


Ce récit dans le roman reprend l'histoire bien réelle de ma rencontre avec Jonathan que vous pouvez écouter dans un article antérieur : "Jonathan ...", le 7 août 2009.


Yvan Balchoy
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Samedi 5 septembre 2009 6 05 /09 /Sep /2009 22:04



Le parc régional Georges Henri fut construit sur un ancien cimetière désafecté. Une partie des tombes servit à faire les allées du parc. Je doute que la famille qui avait payé sans doute assez cher pour honorer ses défunct pour toujours eut été heureuse de ce qu'est devenue leur pierre tombale.




Yvan Balchoy
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Samedi 5 septembre 2009 6 05 /09 /Sep /2009 21:56



Voulant échapper, je me rendis au Consulat Belge à  Saint Malo et me fis délivrer un passeport pour me rendre auprès du gouvernement à Poitiers.

Avec mes trois voitures, dont les deux miennes et celle du docteur Mab. - pour cette dernière, Monsieur Mab. était désigné comme chauffeur -, le deux juin, nous quittions La Guimorais avec le regret du maire, Monsieur A. Sen., qui vraiment nous voyait quitter à regret, et ne désespérait pas de nous voir revenir.

C'est à la Guimorais que nous apprîmes la capitulation et ce fut un moment terrible ; d'après la version que le Ministre Reynaud donnait de l'évènement, non seulement nous étions regardés de travers par les français, mais nous souffrions dans notre coeur de belge.

J'avais demandé et acheté à la Guimorais, une demi-barrique de cidre ; la vie y était d'ailleurs très bon marché. Nous tenions à ne point laisser l'immeuble inoccupé, mais à l'hôtel voisin, il y avait un grand invalide belge avec ses deux soeurs, qui, fatigués de vivre à l'hôtel, ce qui leur coûtait d'ailleurs très cher, étaient allés vers Nantes pour se procurer un logement. Il en avait trouvé un et devait signer bail le jour de la capitulation, mais, ce jour-là, parce qu'il était belge, tout fut cassé et ils furent obligés de revenir à l'hôtel.

Nous nous arrangeâmes pour qu'ils prennent notre succession à l'hôtel de Bellevue. Ces gens étaient de Cortenberg. Nous n'en n'avons plus eu de nouvelles depuis.

Quittant la Guimorais, avec le docteur Mab., qui ne nous avait donné ni heure ni moment pour partir, à cause de l'histoire des voitures,  nous parcourûmes environs trois cent vingt kilomètres en passant par Angers où nous ne voulûmes pas stationner parce que Marcelle, quelques jours auparavant, y avait subi un bombardement.

Sachant qu'il n'y avait plus rien pour nous à Mignaloux, je ne voulus pas m'aventurer jusque là, et nous arrêtâmes à Millebaux, à vingt-huit kilomètres de Poitiers. M'étant rendu chez le Maire, vétérinaire et ancien député, je fus très gentiment reçu. Il fit entrer toute la caravane, et nous fit servir des boissons et des biscuits, en même temps qu'il chargeait son secrétaire de mairie de nous trouver un logement.  C'était fait, une heure ou deux plus tard. J'étais logé chez un conseiller municipal avec Paul, mais à cinq cent mètres du reste de la bande éparpillée dans trois maisons différentes.


(à suivre)


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Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /Sep /2009 21:07


Les frères Wouters du célèbre groupe flamand "CLOUSEAU" pour fêter le vingt-cinquième anniversaire de leur groupe on composé une chanson où on peut entendre en néerlandais ainsi qu'en Français "J'aime la Belgique."

 

Je suis convaincu qu'ils représentent ainsi la majorité silencieuse de beaucoup de flamands qui est loin de suivre avec enthousiasme les excités du NVA et même leur Ministre Président .

Ce dernier était présent à la manifestation nationaliste et égoïste de la tour de l'Yser qui d'ailleurs n'a pas rassemblé plus de 1000 participants ce qui prouve le peu de représentativité de ces extrémistes au sein de la communauté flamande.

Que Monsieur Bourgeois, dont les ancètres viennent peut-être d'ailleurs que de Flandre et les excités du parti incivique NAVA  (vis à vis de la Belgique) s'en offusquent ainsi Bart De Wever, le nostalgique de certains de ses compatriotes qui trahirent leur pays en se rapprochant des combattant du 3ème Reich dans sa lutte odieuse contre l'Union Soviétque,  cela ne m'étonne nullement.

J'espère que pour ces fanatiques qui inondent stupidement  et fanatiquement les activités sportives internationales d'un drapeau que certains nationalistes flamands ont souillé eux-mêmes entre 40 et 45.


  Herman De Croo, ancien président de la chambre,  n'hésite pas à voir dans cet évènement un signe que "Le nationalisme est mort et enterré. "Geert Bourgeois et co peuvent le savoir : leurs lourdes bottes ne sont que de la nostagie."

www.rtbf.be/.../flandre-clouseau-chante-vive-la-belgique-137624

Ce soir, le président de la NVA vient d'ailleurs de déclarer à la RTBF  sa proximité idéologique avec le Vlaamse Belang (BLOK) et son triste leader De Winter.

  "Bart De Wever, faut-il le rappeler, outre ses liens étroits avec l'extrême droite française et allemande, a assisté aux funérailles de Karel Dillen, président-fondateur du Vlaams Blok et ex-collaborateur avec les Whaffen SS allemands. 

L'homme qui déclarait fièrement devant les caméras de la RTBF que son idéologie était celle de la "purification ethnique".

(wemmel-candide.skynetblogs.be/.../bart-de-wever)

En tout cas, si moi j'aime mon pays, d'Oostende à Arlon et ce groupe flamand courageux, je n'aime pas ce parti porteur davantage d'hostilité vis à vis de la Wallonie que d'amour sincère de la Flandre.

 

 

 

Yvan Balchoy
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Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /Sep /2009 11:40
Il nous paraît utile de confronter  à la pensée Dostoïevskienne les conceptions d'un slavophile, Khomiakov et d'un Hégélien russe, Redkine, concernant le "rassoudok".

Khomiakov  distingue deux types de connaissances, l'une vivante, directe, atteignant la réalité, l'autre abstraite, occupée de lois, de rapports, oeuvre de la  raison raisonnante (rassoudok) ayant comme objet propre, non l'être, mais le concept (A. Gratieux, ouv. cité, tome II, page 208).

Quant à Redkine, hégélien de droite, qui fut le contemporain de Dostoïevski, il distingue à la façon de son maître trois moments dans l'histoire de la pensée : 1) La pensée abstraite et entendement (razoudetchnaïa); 2) la pensée dialectique ; 3) enfin la pensée spéculative ou positivement raisonnable.
Sous le vocable de la première catégorie, il entend le "rassoudok" qui cherche la généralité, mais ne la trouve que sous une forme abstraite parce qu'elle n'est pas mise en particulier. Cette pensée abstraite n'est pas fausse. Elle est cependant insuffisante, parce qu'unilatérale ; plus exactement, elle ne devient fausse que lorsqu'elle ne cherche plus à la dépasser" A. Koyré, ouv. cité, page 119.


Dans le "Sous-sol", Dostoïevski a longuement opposé les deux termes. Critiquant certaines théories de son époque qui réduisaient la science de l'homme à la connaissance d'un certain nombre de déterminismes, il s'efforce de démontrer toute l'importance des facultés irrationnelles dans la personne humaine.
Aux esprits scientifiques, qui veulent tout ramener à des lois naturelles immuables et mettre le "vouloir" en formule (1)

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(1) "Vous dites que la science enseigne à l'homme qu'il n'y a ni volonté, ni caprice, que tout ce qu'il faut, il ne le fait pas selon sa volonté (Khotene) mais de soi-même, selon les lois de la nature" (Le Sous-sol", page 384. C'est sans doute encore aux opinions de Gradowski que Dostoïevski fait ici allusion. Cf cette étude, page.
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Fédor Mikhaïlovitch répond, non sans ironie : "Qu'est-ce qu'un homme sans désir (Jelane), sans volonté (volia) et sans "vouloir (Khotene), sinon un simple écrou (2)  Il s'en prend aussi énergiquement aux philosophes rationalistes

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(2) "Le Sous-sol", page 391 (l'édition russe)
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qui s'imaginent que "l'homme a sans aucun doute besoin d'un vouloir raisonnable et intéressé, alors que, selon lui, il lui faut seulement un vouloir "samostoïatelny" (autonome), quel prix que lui coûte cette indépendance." (3)

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(3) Le "Sous-sol", page 391
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D'autres s'imaginent, après Socrate, que le mal a pour seule cause l'ignorance du bien et préconisent en conséquence une éducation axée sur la  connaissance de son intérêt rationnel. (4)

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(4) "Qui a dit le premier que l'homme fait le mal uniquement parce qu'il ne connaît âs ses véritables intérêts et que si on l'éclairait en lui ouvrant les yeux sur ses intérêts réels, normaux,  l'homme cesserait aussitôt de faire le mal et deviendrait bon et sage... parce qu'étant instruit et comprenant ses intérêts réels, il verrait que ses propres intérêts sont dans le bien et il est clair qu'aucun homme ne peut agir consciemment contre ses vrais intérêts, qu'en conséquence, il sera placé dans la nécessité de faire le bien." (Le Sous-sol, page 385-386)
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Quelle utopie que de s'imaginer qu'un homme cessera volontairement de se tromper et ne voudra pas aliéner sa volonté dès qu'on lui révélera ses intérêts normaux ! (5) 
Dostoïevski s'en réfère aux leçons de l'histoire pour

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(5) Le "sous-sol", page 384
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démontrer que l'homme, par goût du risque et de l'aventure tourne souvent le dos à ce qu'il sait être son intérêt. (6)

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6)" Depuis quand après ces milliers d'années, l'homme a-t-il agi pour son seul intérêt ? Que faire des millions de faits qui témoignent de ce que les hommes exprès, c'est à dire en comprenant leur véritable intérêt, les laissent au second plan pour se précipiter sur la seconde voie, celle du risque et du "peut-être" sans aucun besoin sinon précisément, qu'ils ne veulent pas du chemin indiqué et opiniâtrement, de leur propre volonté, ils empruntent l'autre chemin, le difficile, le sale...." (Le sous-sol, page 391).
Son vouloir propre, volontaire et libre, son caprice personnel, même le plus sot, sa fantaisie poussée jusqu'à la sottise, voilà ... le plus haut intérêt, qui n'entrera jamais sous aucune classification." (Le "sous-sol", page 390)
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(à suivre)


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Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /Sep /2009 11:35



Au-delà de l’intelligence et de la conscience morale, Dostoïevski discerne deux facultés irréductibles, puisqu’elles représentent à l’état pur deux ordres rationnel et affectif. Nous les présentons également sous une forme synoptique :

 

 

ORDRE DE L’ETRE ET DE LA RAISON

RASSOUDOK (raison)

 

Le dictionnaire traduit ce terme par « raison », bon sens. Chez Dostoïevski il prend une signification originale. Le « rassoudok » est la faculté du rationnel et du nécessaire chez l’homme.

« Le rassoudok…. Est une chose excellente, mais le rassoudok n’est que le rassoudok et il ne peut contenter que la faculté raisonnante de l’homme. (1)

Le sous-sol, page 393

 

Il s’agit on le voit de cette raison raisonnante ou objective que ne voit de l’homme que le « tout fait » ou le « nécessaire ». C’est d’elle que dépend la perception purement passive du réel.

ORDRE DE L’AMOUR ET DU CŒUR

KHOTENE (volition)

 

Volition ou vouloir : ce terme n’est pas d’usage courant ; il appartient plutôt à la langue philosophique. Il est dérivé du verbe « KHOTET » vouloir. Dostoïevski l’oppose souvent au rassoudok dans le « Sous-sol »

Le khotene est l’expression de la vie humaine entière y compris la rassoudok et ses scrupules (2)

(2) Le sous-sol, page 393

Aussi Dostoïevski met-il un lien entre ce « khotene » et cette « natoura » humaine (3)qui agit toute entière par tout ce qui est en elle consciemment et inconsciemment.

La "natoura" exprime la condition plénière d'un être y compris sa "priroda"

»

 

Le rassoudok sait seulement ce qu’il a appris, autrement sans doute, il ne connaitrait rien. (Le Sous sol page 393)

Son objet premier est tout naturellement la raison (razoum). Il comprend également l’appréhension des « zakony prirody (lois de la nature), tout le domaine des « deux et deux font quatre », symbole type des nécessités mathématiques.

 

 

« Un monsieur vous prouvera qu’il faut agir selon les lois du « rassoudok » et de la vérité (istina) (Le sous-sol, page 387)

 

« On veut non pas vous priver, vous dira-t-il mais faire que votre volonté s’accorde volontairement avec vos intérêts normaux, avec les lois de la nature et de l’arithmétique (Le sous-sol, page 397)

 

 

 

 

 

 

La « volition » préside à tout le rationnel en l’homme. Il ne faut pas l’assimiler à l’absurde. Le « khotene » est irrationnel en ce sens qu’il est indépendant su « rassoudok ».

 

« Le khotene peut s’il le veut s’accorder avec le rassoudok…mais très souvent et même dans la plupart des cas, il s’y oppose (Le sous-sol, page 393)

 

 

Le khotene est responsable en dernière analyse du « moi » en tant que celui-ci agit et se fait par lui-même, c'est-à-dire que Dostoïevski y voit l’élément le plus personnel en l’homme. Le cœur est également au centre du « moi » personnel, mais en un sens c’est un donné, dynamique certes, mais lié à la personnalité humaine et doué de besoins inhérents à la « natoura ».

 

Le Khotene, c’est l’irrationnel pur, insaisissable donc, mais il est un « à priori » nécessaire de tout acte volontaire. 

Le "Khotene" se réalise en acte par la volonté. On distinguera avec soin la "svabodnaïa volia" (libre volonté), assimilée parfois, semble-t-il, à la "svabodnaïa sovesti" (liberté de conscience) et par ailleurs à la "svoïe volia" (vouloir propre) capricieux, s'érigeant en absolu qui prétend agir à sa guise, sans se référer à une quelconque donnée objective.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

----------------------------------------------------------------------------------------------- 

(3) Pour mieux saisir la différence entre ces deux mots russes qui correspondent à notre « nature » (natoura) et « (priroda), comparons quelques usages de ces deux termes dans les « Carnets de Macha »

 

PRIRODA

« Nous connaissons seulement un trait de la nature (priroda) future de l’être future (souschtchestvo) et de tout ce qui s’impose nécessairement : la priroda.

NATOURA

« Ce sera quand l’homme se régénèrera définitivement selon les lois de la nature (priroda) en une autre nature (natoura) qui ne prendra pas femme et ne convoitera pas. »

 

La natoura exprime la condition plénière d’un être y compris sa « priroda ».

 

En russe « priroda » est un terme courant. Il appartient en particulier au langage scientifique et s’emploie souvent avec « zakon » (loi).

Natoura appartient plutôt à la philosophie et désigne la condition existentielle totale d’un être. La « priroda » ne s’identifie pas formellement à l’être qu’elle détermine. Elle en est un attribut ou bien encore la manifestation en lui d’une propriété qui le situe dans l’ordre cosmique. En revanche « natoura » est souvent synonyme d’être ou de personne, ainsi que le suggère bien la comparaison des deux textes ci-dessus. En chacun d’eux, le même trait eschatologique est évoqué. On remarque que dans le second, « natoura » ne remplace pas « priroda » d’ailleurs lié à « zakon » (loi), mais souchtchestvo, être futur. C’est si évident que Camille Wilczkowski n’a pas hésité à traduire « natoura » par « en un autre être ». Pour la portée religieuse de ce mot « natoura » cf. la troisième section de cette étude, page.

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(à suivre)


Yvan Balchoy
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