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  • Ce que j'ai envie de dire de moi, vous pouvez l'imaginer à partir de mes articles et surtout de ma poésie
Jeudi 5 juillet 2007 4 05 /07 /2007 15:10
Non Sarko,  (ni mes chers amis rencontrés hier avec lesquels j'ai du batailler dûr pour défendre mon point de vue sur l'émigration  et le point de vue selon moi tout à fait erroné et parfois criminel de l'UMP sur la question) n'est pas une menace pour nos pays européens, si bien sûr elle n'est pas plus paradisiaque que tout autre population elle est pourtant riche de potentialité heureuses et fraternelle. Deux petits évènements vécus ce matin m'enracinent dans cette certitude qui me fait plus que jamais tourner le dos à cet ignoble ministère imaginé par le petit gesticulateur.

Ce matin, j'arrive à la bibliothèque de Roubaix, si riche, si acceuillante pour y échanger des livres. Je trouve une place pas trop loin pour parquer et me voici en quète du ticket sézame qui m'évitera le risque d'un amende. Je n'ai pas le temps d'arriver à la machine qu'un  jeune maghrébin au français un peu hésitant m'interpelle et me tend le précieux document en me disant "Prenz ce ticket, vous avez tout le temps il est valable jusque 16H; je l'avais pris pour des démarches administratives assez longues mais il me manquait un document et je doit retourner chez moi. Profitez-en."
Vous me direz peut-être qu'une telle générosité est quelque peu incivique, qu'elle enfreint je ne sais quel règlement municipal; à vrai dire je ne m'en soucie guère. Je ne me réjoins même pas des 0,5 euros que je n'ai pas donné à la municipalité mais je suis très heureux de ce geste de solidarité et de fraternité qui me rend un peu plus optimiste sur le genre humain, un peu plus assuré dans ma volonté de lutter contre ce système politique égoïste et égocentrique qui entend refondre la France de A à Z au profit des plus aisés et au dépend des plus faibles.
Bien entendu au retour de la biblio avec mes précieux livres sous la main j'ai patienté jusqu'à offrir à une charmante Roubaisienne le ticket toujours très valable qui a engeandré sur son visage un joyeux sourire qui fut ma récompense.
Un peu plus atrd sur un quai de gare, au moment  où le train arrive, un jeune africain m'interpelle en me demandant mon gsm pour téléphoner à son frère. Ma générosité, si elle exsiste, a des limites car je lui ai demandé d'abord où habitait ce cher frère, à Lubumbashi, à Libreville ou à Bruxelles.  Il s'agissait de Charleroi et il a pu sans problème grâce à mon appareil informer son frère de son arrivée. Quand il m'a quitté pour une correspondance, quelques minutes plus tard, il s'est levé m'a tendu la main et dit au-revoir comme on le fait à un ami de vieille connaissance.

Oui ce matin par deux fois j'ai rencontré des frères émigrés et ces rencontres m'ont rendu plus heureux.


Yvan Balchoy
balchoy@belgacom.net
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Mercredi 4 juillet 2007 3 04 /07 /2007 22:34

 

bush

serial killer

you are not a man of compassion but

the man of injustice

you don't beleave in God

you are worse than a athee

your god is money, wealth, violence

from the riches against the pour man

all over the wordl

i hope once you will suffer in your mind and your body

for you crimes.

You are really the satanic brother of ben Laden on this earth

I hope that to-morrow

or before God

you will receive the punishment

you merit you both

BANDITS

 

 

 

Yvan Balchoy

balchoy@belgacom.net

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Mardi 3 juillet 2007 2 03 /07 /2007 19:32

Fidélité à ses engagements électoraux ou à la Vérité, à la  justice ? La droite française épaulée par quelques personnalités d'une gauche faisandée juge inéluctable la réalisation de tous les engagements de Sarkosy au nom du respect des électeurs de la droite comme si tous ses électeurs avaient souscrits à chaque chapitre du credo libéral de Sarko et aussi comme si les 17 millions de français sans oublier c eux qui n'ont pas vôter n'avaient plus rien à dire. 

Je ne vois pas en quoi consiste l'ouverture dont il nous gargarise si son programme est figé comme la Bible ou le Coran et que tout fidèle doit y adhérer comme un dogme de foi même s'il lèse gravement la justice ou les trois vertus cardinales de la République, liberté, égalité, fraternité.

Ainsi en est-il par exemple de cet amendement concernant la prise en compte ou non de la CSG ou du RDS dans le scadaleux bouclier fiscal adopté même par une partie de l'UMP. Mais Coppée, ce ministre  beau parleur mais piètre acteur social qui comprenait l'incivilité des riches se soustrayant à l'impôt et à la solidarité nationale a aussitôt annoncé qu'en scéance plénière cet amendement , sans lequel le bouclier serait ramené à 39 % des revenus, serait rejeté" parce que sans doute trop juste pour les gredins qui gouvernent la France.

Je suis beaucoup moins sûr que le nouveau grand vizir de la France que tous ceux qui ont voté pour lui ont accepté et désirent la réalisation de chaque point de son programme.

Le petit gesticulateur, ce napoléon en réduction,  manifestement est convaincu de détenir en son programme toute la vérité pour la France de demain.

Il n'arrête pas de décider "ex cathedra" un peu comme un pape civil doué d'une infaillibilité qui malheureusement repose souvent comme un mauvais copinage entre riches et une dureté dangereuse parfois pour les plus faibles.(Pas de coup de pouce pour le SMIC, c'est bien sûr incompatibles aux millions accordés à la clique des Pinault, Lagardère et Cie qui ont tant dépenser pour favoriser son élection !!)  

Ainsi en refusant dans le contexte pourtant de prisons nettement surchargées au point que la vie y est souvent inhumaine, il refuse d'utiliser son droit de grâce vis à vis des prisonnier à l'occasion du 14 juillet au risque de provoquer des émeutes dont patiront non seulement les prisonniers mais aussi leurs gardiens.

S'il agissait ainsi après avoir assaini les prisons, on le comprendrait peut-être, mais cet assainissemment remis à des demains incertains les prisonniers continueront à mener une existence bien souvent sous-humaine qui constitue à mes yeux un crime social dont sont complices depuis belle lurette tous les ministres de la justice. Ce n'est pas parce qu'un homme a commis un crime que la société qui a le droit et le devoir de le punir selon ses actes a en même temps  le droit de violer à son égard les droit de l'homme et du citoyen.

Quand on connait le genre de vie de beaucoup de prisonniers, vouloir envoyer en prison des jeunes de 16 à 18 ans c'est les exposer à des sévices sexuels qui non seulement ne sont pas rares en cellule mais qui le plus souvent ne sont pas punis malgré leur gravité.

La nouvelle Ministre de la justice dont le chef de cabinet vient de se séparer exaspéré a-t-il dit d'abord par les injures suivies puis après sans doute menaces reçues, suite à un problème de "compatibilité"  d'humeur voir  du besoin de se marier ! !, m'apparaît de plus en plus comme un perroquet docile dont l'excellence est de répéter les paroles "de son Maître". Ainsi je suis convaincu que si Sarkosy avait choisi la voie de la grâce elle, et avec elle l'UMP, immense troupeau docile et abatardi, la justifierait devant tout micro avec la même ferveur qu'elle rejette aujourd'hui toute idée de grâce collective. 

L'entêtement aveugle du chef de l'Etat  conduira la pays tôt ou tard à des situations absurdes comme le CPE et quand la rue, le peuple de France se dressera contre le pouvoir établi, Sarko devra choisir ou bien se fier à son infaillibilité prétendue ou comme le dernier gouvernement de Chirac l'a fait reconnaître humblement son erreur et en venir à une vraie ouverture celle où on accepte de soumettre ses propres vérités et convictions au jugement des autres non dans un esprit démissionnaire mais dans une confrontation d'idées loyale .

Le jour où Sarko révisera sa conception du dialogue avec l'opposition et le petit peuple qui souffre ce jour là sera sans doute un grand Jour pour la France et le bonheur de l'ensemble des français.

En attendant ce jour, qui hélas, je le pense n'est pas pour demain, un chef d'état qui à ce point favorise ses copins riches d'abord et les amis de son frère au Médef pour ensuite faire payer par tous les français y compris les plus aibles, es plus fragiles ses cadeaux dispendieux d'aujourd'hui, ce chef d'état, tant pis pour le mot, je le garde, c'est bien un voyou social à l'Elysée. A lui de changer radicalement de cap de gouvernement et je serai heureux de changer de vocabulaire !

Yvan Balchoy

 balchoy@belgacom.net

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Lundi 2 juillet 2007 1 02 /07 /2007 22:30

 

 

 

                                                                                                                    

                                Je voudrais te raconter une histoire qui brûle au fond de moi comme un grand feu que je voudrais  de joie, mais qui, parfois, me fait peur, tant ses flammes embrasent mon coeur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                               Dans une galaxie très lointaine, d'un aspect glacé et rébarbatif, pour qui la regardait d'un air superficiel, vivaient deux soeurs jumelles, Paula et Paulette.

 

 

 

 

 

                               Bien-sûr, je ne pensais pas au départ qu'elles étaient deux.

 

 

 

 

 

                               Dire qu'elles se ressemblaient comme deux gouttes d'eau était bien en dessous de la réalité; même taille de guêpe, même beauté élancée, même profondeur du regard, même bouche sensuelle ; bref, nul ne pouvait, en abordant une des deux soeurs,  savoir à laquelle il avait affaire.

 

 

 

 

 

                               Pourtant Paula et Paulette étaient intérieurement aussi différentes que le jour et la nuit, l'eau et le feu, la terre et la mer, la montagne et la plaine, le tic et le tac d'une horloge.

 

 

 

 

 

                               Venu en explorateur de cette mystérieuse Galaxie, je mis un temps fou à intégrer en moi cette dualité. C'est vrai, Paula et Paulette n'offraient à mes yeux qu'un seul sourire ensorceleur, un rire cristallin, des doigts de fée qui transformaient magiquement en poésie tout ce qu'ils touchaient. Je ne connaissais qu'une fille passionnante aux réactions parfois un peu imprévisibles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                               Ce n'est que petit à  petit qu'un soupçon effleura mon esprit... Et si elles n'étaient pas une seule et même personne ? Bien sûr, cette supposition me parut d'abord stupide ; mais peu à  peu elle se fit plus pressante et je me résignai, en fin de compte,  accepter cette " réalité”.

 

 

 

 

 

                               Oui, Paula et Paulette se ressemblaient étrangement, mais que de différences dans leur caractère !  Certes elles jouissaient toutes deux d'un tempérament d'artiste et s'exprimaient  merveilleusement à  travers poèmes et pastels.

 

 

 

 

 

                               Mais, - et c'est là que j'aurais du être plus attentif -, si les poèmes de Paulette valaient en richesse d'inspiration ceux de Paula, leur contexte était très différent.

 

 

 

 

 

                               Paulette tenait par dessus tout à  sa liberté, conçue comme une richesse  à préserver des autres, alors que Paula était pleine d'audace. Elle vivait sa liberté comme une récréation permanente au milieu d'une multitude d'amis et ne paraissait pas souffrir de cette peur et angoisse qui souvent paralysait Paulette

 

 

 

 

 

                               Les deux soeurs avaient pourtant en commun une grande passion pour la tendresse et la distribuait généreusement autour d'elles, mais, tandis que Paulette veillait à  délimiter dès le départ les expressions de cette tendresse, de peur d'altérer sa liberté royale, Paula s'y livrait pour sa part sans réserve
                Tantôt je rencontrais Paula et j'avais peine à  la suivre tant elle me secouait jusqu'à ce monde joyeux que, jusque là, j’avais cru n’être qu'un heureux rêve, puis, brusquement, le lendemain, je la découvrais comme Paulette et elle me faisait promettre d'être plus sage en s'efforçant de me ramener au "droit chemin" dont Paula m'avait justement révélé la désespérante monotonie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                               Un jour, je m'en rappellerai toujours, Paula disparut mystérieusement. Etait-elle partie loin, loin comme le bruit courait dans la Galaxie ? Peut-être, mais, à  vrai dire, une angoisse sourde tenaillait mon coeur :

 

 

 

 

 

               " Et si Paula était morte ? "

 

 

 

 

 

                Non, impossible ! "

 

 

 

 

 

                               Pourtant ce silence incompréhensible, qui me paraissait une sorte de trahison, n'évoquait en rien pour moi la mort, séparation définitive de l'être aimé.

 

 

 

 

 

                               Et si Paulette avait "tué" Paula, pour que "tout redevienne normal comme avant."

 

 

 

 

 

                               Non, ce serait trop horrible. Et puis, il en était sûr, Paulette était incapable de vivre sans Paula pas plus que cette dernière ne pouvait se passer de sa sœur.

 

 

 

 

 

                               Mais si Paula vivait encore quelque part, loin peut-être, l'espoir subsistait de la revoir avec son sourire éblouissant, son regard au fond duquel on se sentait meilleur, la douceur de ses mains créatrices de poésie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                               Oui, m'écriai-je alors, Paula vit toujours, dissimulée par Paulette, la sage Paulette soucieuse de sa liberté.

 

 

 

 

 

                               Mais alors, si je veux retrouver Paula et sa tendresse audacieuse et charnelle, il me faudra bien accepter, mieux  aimer, Paulette, trésor elle aussi de tendresse pour qui est capable de l’écouter avec patience.

 

 

 

 

 

                               J'en suis sûr, elle qui ne sait vivre sans sa sœur jumelle, me ramènera à   Paula.

 

 

 

 

 

                               Ballotté entre ces sentiments contradictoires, je me disais souvent:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                               "Quand te reverrais-je, douce Paula demain ? Peut-être jamais, quelle horreur !

 

 

 

 

 

                               En tout cas, je veux te dire que tu es la plus merveilleuse page de l'histoire de ma vie, une page aussi inoubliable que singulière."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                               Le temps a passé.

 

 

 

 

 

                 Je sais  à présent que Paula fait corps avec Paulette et si je souhaite secrètement que Paula bouscule sa sage  "sœur",  je sais aussi que toutes  deux ne font qu'une et que je ne puis les chérir qu'en les réunissant dans mon cœur.

 

 

 

 

 

                                                    mardi 21 h. 17

                                                   Lille café de la gare

Yvan Balchoy

balchoy@belgacom.net

                                                          

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Lundi 2 juillet 2007 1 02 /07 /2007 21:55

« Scènes de la vie conjugale » une pièce de Ingmar Bergman et je le crois il y a du même auteur  un film du même nom. J’ai eu l’occasion d’assister à la représentation de la pièce à Bruxelles.

Le sujet appartient à la sphère conjugale du cinéaste que j’ai un peu moins que son univers fantastique comme  « les fraises sauvages », « la source » et le septième sceau, entre autres, où la mort est présente sous de multiples formes du début à la fin du film.

 

La pièce à laquelle j’ai assisté se déroule en deux actes bien différents l’un de l’autre.

Dans le premier les deux protagonistes du couple se présentent. Lui semble un homme sûr de lui et de sa séduction, il se déclare bon époux et expert dans l’art d’aimer. Il semble pourtant tellement excessif qu’à l’écouter on a envie de sourire en se demandant si ce n’est pas son but.

En revanche sa femme attache beaucoup d’importance à son lien vis-à-vis de son mari, elle est loin d’être aussi sûre de ses qualités de séduction et entend bien faire comprendre l’importance que revêtent pour elle la fonction et le rôle d’une bonne épouse qu’elle entend représenter face à son mari.

Pourtant au cours de ce premier acte le mari annonce à son épouse qu’il est tombé amoureuse d’une certaine Paula et qu’il est bien décidé à partir dès le lendemain matin. avec elle pour un séjour de plusieurs mois à l’étranger.

Au premier abord sceptique, elle voit un peu tout son univers toutes ses sécurités psychologiques et morales s’écrouler, tente bien en vain de retenir son mari. Ainsi le premier acte apparaît comme une certaine condamnation d’une apparente réussite de couple, basée sur la pression et l’éthique sociale bien plus que l’expérience vécue par l’homme et la femme de ce couple.

 

Quand commence le deuxième acte, la séparation est  chose ancienne, le mari revient voir son épouse, il n’est manifestement pas heureux avec Paula, espère partir aux USA pour une mission culturelle. Lui qui semblait si sûr de lui au premier acte semble devenu hésitant, manque de confiance en lui tandis qu’elle, devenue très sceptique sur le potentiel de leur avenir a envie de reprendre sa liberté et tend à le persuader de signer une demande commune de divorce. Entre à chaque rencontre la faiblesse du mari et l’assurance de son ex-épouse apparaît de plus en plus évidente, elle insiste de plus en plus pour obtenir cette signature qu’il remet sans cesse à plus tard. A un moment donné leur dialogue devient une sorte de lutte psychologique intense à la limite du physique et risque de tourner au tragique. Se rendant compte de la gravité de son acte violent vis-à-vis de sa femme, il accepte de signer le divorce.

L’histoire pourrait en rester là mais dans la dernière scène les deux maintenant clairement ex-époux, remariés l’un et l’autre, se retrouvent néanmoins cette fois comme des amants et cette fois ils semblent avoir trouvé entre eux un juste équilibre mutuel de couple réussi.

 

Ainsi il me semble que Bergman met en question l’institution du mariage et la solidité d’un lien qui repose énormément sur la pression sociale, de devoir éthique bien plus que sur le désir partagés des deux protagonistes. On dirait à la fin de la pièce que la réussite érotique de l’ex-couple nait du fait qu’il ne réalise plus dans le moule tout imposé par la société du mariage et que loin d’être un must social il est devenu au-delà de leur divorce une création de leur désir aiguillonné peut-être par l’interdit social que représente leur union.

Bien entendu je vous livre ici mon interprétation de la pièce qui est bien entendu subjective et je ne doute pas que d’autres spectateurs interprètent sans doute autrement l’histoire singulière de ce couple. Ce qui me semble difficilement contestable c’est la contestation que fait le cinéaste suédois de l’institution sociale du mariage face aux pulsions et à la créativité d’un amour où deux êtres se réalisent ensemble l’un par l’autre, l’une avec l’autre par-delà les conventions sociales souvent imprégnées d’hypocrisie.

 

 

Yvan Balchoy

balchoy@belgacom.net

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Mercredi 27 juin 2007 3 27 /06 /2007 19:08

Après dix ans de pouvoir sur la Grande Bretagne Blair s'en va et aujourd'hui un chorus de louange teinté, c'est vrai ça et là de scepticisme ou de critiques acerbes célèbre ce départ.

 

 

Beaucoup rapprochent l'action de la Thatcher sur la Grande Bretagne de celle de Blair. A mes yeux, c'est un très mauvais signe car je considère la canaille Thatcher comme l'incarnation même de l'injustice faite femme. Blair sous certains aspects mérite peut-être ce funeste rapprochement mais ce ne serait pas objectif d'en rester là.

 

 

Parlons d'abord de l'action positive de ce jeune premier ministre qui à ses début fit naître tant d'espoir dans le peuple Britannique. Il a fait la paix en Irlande et c’était loin d’être gagné d’avance. Rien que pour ce motif il restera sûrement un chapitre positif fans l’histoire du Royaume uni.

 

 

Il fut ensuite avec celui qui va lui succéder l’animateur d’un essor économique que personne ne peut nier et qui fait  de la grande Bretagne d’hier, attardée en Europe, touchée par un chômage endémique et beaucoup de pauvretés un nation à la pointe de l’Economie européenne si pas mondiale, avec un chômage réduit à sa plus simple expression et une montée insolente de la richesse qu’on peut mesure au nombre de millionnaires autour de la City. On lui attribue aussi l’instauration d’un salaire minimum, d’une amélioration importante d’un système de santé qui était tombé très bas sous le pouvoir des Tories.

 

 

Ici déjà je trouve que l’éloge de l’action de ce jeune premier ministre doit être fortement nuancé. Il est vrai que la richesse moyenne de la population anglaise s’est accrue fortement pendant les dix ans de son gouvernement mais en y regardant de plus près on s’aperçoit que l’accroissement de cette moyenne vient surtout de l’élévation fantastique des richesses d’une toute petite partie de la population tandis qu’une part croissante du peuple non seulement subit toujours la pauvreté mais a vu sa situation se détériorer durant la période Blair. Quant à l’amélioration du système national de santé, ( comme celle des chemins de fer) elle est plus que relative si l’on considère le nombre considérable de Britanniques qui sont obligés d’aller se faire opérer par ex. en Espagne compte tenu des délais et de conditions parfois excessives pour recevoir des soins pourtant indispensables. Ainsi refuse-t-on des dialyses à des gens jugés trop vieux, des opérations cardiaques à des fumeurs ce qui revient selon moi à un refus d’assistance qui côtoyé de très près le crime contre l’humanité.

 

 

Bref au plan économique, Blair soi-disant socialiste a surtout favorisé les riches même s’il a établi quelques filets de protection assez faibles pour les plus démunis.

 

 

Mais c’est au plan de la politique européenne et étrangère que je serai le plus sévère. Au plan de l’Europe, la Grande Bretagne , cheval de Troie des USA en Europe n’a cessé de freiné l’évolution de l’Europe choisissant chaque fois qu’elle le pouvait un statut à part pour ne pas accepter une Europe qui soit plus qu’un grand marché.

 

 

Ce matin Giscard d’Estaing, se montrant en cela un peu successeur de  de Gaulle en est venu à considérer comme souhaitable de réserver au Royaume uni un statut spécial extérieur à la CEE pour permettre à celle-ci de continuer son évolution positive vers une unité plus grande.

 

 

En corollaire à ce piètre attachement à l’Europe, qui cache sa volonté d’être avant tout solidaire des USA, la politique étrangère de la Grande Bretagne en particulier au Moyen Orient et au proche Orient a été détestable sinon plus justement criminelle.

 

 

Je pense ici à la manière servile dont Blair s’est complu  vis-à-vis du boucher Bush dans le déclanchement et la poursuite d’une guerre née sur des arguments fallacieux et mensongers qui non seulement a été la cause de la mort sans doute de centaines de milliers d’innocents mais qui a bouleversé l’équilibre culturel d’un pays qui était certainement plus détérioré par cette intervention étrangère de type colonial que démocratisé par la disparition du dictateur Saddam Hussein dont une partie des crimes reprochés s’est effectuée  d'ailleurs dans le cadre de conflits où l’occident et donc aussi le Grande Bretagne ont joué un rôle très équivoque. Non seulement Blair ne fut pas un élément modérateur dans ce conflit  né de  la mentalité des faucons du type de l’ancien gouverneur de la Banque mondiale mais par sa docilité et sa passivité devant les crimes de Bush et son équipe il est devenu complice d’une entreprise qui mérite cent fois le nom de criminelle.  En prétendant de façon tout à fait mensongère et selon moi avec mauvaise foi comme le Président des USA que l’Irak menaçait les démocraties occidentales même s’il était en même temps question d’écarter un dictateur sanguinaire, Blair est coresponsable du sang innocent versé en Irak et selon moi il devrait affronter à ce sujet un tribunal international pour répondre de ces crimes. Je rappelle aussi qu’il a déclenché cette guerre contre l’avis majoritaire  non seulement de l'ONU  mais de son peuple et qu’ainsi il s’est montré mauvais démocrate.

 

 

 

 

Aujourd’hui, on lui propose le poste sûrement bien rémunéré de président du quartet qui devrait aider Israël et les Palestiniens à trouver la paix entre eux. Pendant les dix années de son mandat à Downing street il a eu cent fois l’occasion d’œuvre dans le bon sens mais comme il a choisi hélas d’être le domestique  au service des USA dans ce domaine aussi il n’a rien fait de vraiment positif et je crains que cette nomination ne favorise que le portefeuille de Monsieur Blair à moins que…. cette fois l’homme politique britannique ne se mette résolument au service de la justice et sache tenir tête à l’oncle Sam. Ce serait pour l’ancien premier ministre une façon magnifique de réparer quelques erreurs majeures qui ternissent  l’héritage qu’il laisse après ses dix ans de gouvernement en Grande Bretagne.

Yvan Balchoy

balchoy@belgacom.net

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Dimanche 24 juin 2007 7 24 /06 /2007 22:56

Ce matin l’émission « Interception » intéressante comme toujours parle du destin des Maliens expulsés par la France.

Je ne vous raconterai pas l’émission qui détaillait la nouvelle vie des expulsés dans un pays que parfois ils ne connaissaient pour ainsi dire pas du tout.

Parmi les exemples analysés j’ai été frappé, scandalisé par deux cas, celui d’un Malien expulsé après quinze ans en France, celui aussi d’un autre malien de 19 ans je crois qui était arrivé en France à deux ans. Il arrive donc dans un pays qu’il ne connaît pas et laisse toutes ses attaches en France. Si j'ai bien compris ses parents ayant des papiers sont autorisés à vivre en France.

Je rappelle que les Français ont autrefois envahi le Mali que les Maliens y étaient traité comme des domestiques dans leur propre pays que les Français y avaient tous les pouvoir et que bien entendu les français ne demandaient pas une autorité de séjour aux Français. A cette époque les patriotes qui luttaient à juste titre pour l’indépendance de leur pays étaient emprisonnés et parfois assassinés par une justice coloniale souvent  pourrie.

Ces deux expulsions racontées ce matin sur France Inter ne sont pas seulement scandaleuses, je les trouve criminelles. Je ne veux pas juger ici les personnes qui sont responsables de cette expulsion mais leurs actes. Les policiers qui sont le dernier maillions de cette expulsions sont surtout responsables de la manière humaine ou non de réaliser cette triste mission. Evidemment si pour arriver à leur fin ils scotchent une personne jusqu’à – c’est arrivé au moins une fois j’en ai déjà parlé – parfois provoquer la mort de la personne à expulser il s’agit d’un acte criminel qui mérite bien entendu une peine beaucoup plus lourde que les six mois avec sursis que leur a infligé un juge indigne.

Mais les vrais responsables de cette expulsions ignominieuses sont ceux qui sont à l’origine de cette politique qui rejettent une personne dont le pays est devenu réellement la France depuis si longtemps .Pour moi de tels actes de rejets constituent une atteinte caractérisée aux droits de l’homme.

Un homme politique ne doit pas être jugé sur ses paroles mais sur ses actes. Sarkosy et sa clique dont le ministre de l’ignoble ministère des expulsions (son vrai nom pour moi) sont les premiers responsables des brutalités qui encadrent souvent ces rejets qui sont un peu l’équivalent politique du rejet d’un fichier informatique qu’on met à la poubelle. En Belgique une expulsion s’est terminée par la mort d’une jeune fille et le ministre de l’intérieur a démissionné. C’est tout à son honneur comme le fait que Sarkosy ne l’a pas fait est tout à fait à son déshonneur car il n’assume pas ce qui est pourtant la conséquence ultime des consignes qu’il adresse à la police des frontières.

Oui quand on écoute Sarkosy on peut être séduit par la beauté des mots, les bonnes intentions affichées mais quand on creuse son passé et ses actes on s’aperçoit que ce monsieur est tout sauf tolérant, qu’il est imbu de lui-même comme c’est pas possible et que doué d’une force persuasive très forte, il convainc aisément un peu à mon avis comme il y a soixante ans d’autres hommes politiques ont convaincu leur peuple de les suivre presqu’aveuglément.

On sait comme cette histoire s’est terminée et j’ai peur pour le France dans quelques semaines, quelques mois, quelques années.

Même quand cet homme pratique une politique d’ouverture en dévoyant des gens de valeur par exemple de la gauche : ainsi j’ai bien peur que ce dévoiement  ne se révèle à la longue être plus une perversion qu’une conversion. J’aimerais que la fondatrice de « Ni putes ni soumises » assiste quand elle le veut aux expulsions de ses frères sans papier. Il faudra bien qu’elle choisisse rester solidaire de Sarkosy et fouler ainsi aux pieds les droits de l’homme, surtout des plus pauvres ou bien qu’elle reprenne son indépendance. J’ai envie de tenir le même langage à celui qui, à mon avis, a trahi peut-être de bonne foi l’idéal de l’Abbé Pierre. Quand je pense à la politique sociale du petit gesticulateur je pense souvent au livre de Job ou au festin parabolique les riches sont servis généreusement tandis qu’on laisse les pauvres s’alimenter des miettes qui tombent de la table.

Au terme de cette réflexion je ne nie pas qu’il soit parfois nécessaire de renvoyer chez eux des étrangers arrivant illégalement en France mais pas après 15 ans mais pas si toute leur vie s’est joue dans l’hexagone. Et s’il faut parfois renvoyer, il faut le faire humainement. La  fin ne justifie pas des moyens inhumains.

Quand je pense que des femmes et des hommes, à cause de lois qui interdisent la libre circulation des personnes alors qu’elles organisent la criminelle libre circulation du fric qui met le monde à feu et à sang, quand je pense à ces malheureux qui arrivent pour certains morts pour certains mourants sur les plages d’Espagne ou de Grèce et qui ne font pas cela par caprice mais parce que dans leur pays ils ne peuvent pas vivre décemment en particulier suite aux lois du Capitalisme qui construit la richesse des pays riches sur l’exploitation des pays pauvres, alors je me dis que moralement ces personnes ont acquis en risquant t ainsi leur vie à partager notre vie.

Je ne crois pas que le nationalisme si valable soit-il doit passer avant l’appartenance de tous les hommes de partout à l’humanité. Quand une femme ou un homme a risqué sa vie pour survivre, je crois qu’il a sa place parmi nous. Voilà pourquoi je trouve criminels les deux expulsions dont j’ai parlées au début de cet article et du même coup les politiques qui en sont à l’origine.

Oui, c’est vrai le jour où l’Afrique aidée d’abord se tirera d’affaire, le jour où une plus grande justice règnera entre les différentes nations vous le verrez l’immigration se tarira et sans doute la plupart des Africains qui viendront nous visiter le feront par tourisme.

Je sais bien que le ministre français des expulsions parle du juste développement de l’Afrique par exemple, mais ce n’est pas avec une coopération homéopathique comme elle est pratiquée actuellement y compris par la droite française qu’on y arrivera. Alors, Monsieur Sarkosy avant d’expulser, aidez et partagez ! Chiche !

 

Yvan Balchoy

balchoy@belgacom.net

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Mercredi 20 juin 2007 3 20 /06 /2007 21:47

Le gouvernement Fillon II vient de naître. Une fois de plus Sarkosy se révèle très adroit dans sa composition en particulier dans ce qu'il appelle son ouverture au centre et à gauche. La présence du maire socialiste de Mulhouse à la Francophonie et celle de la fondatrice de "Ni putes ni soumises" sont un gros coup en sa faveur; mais l'ouverture à mes yeux n'est pas seulement une question de personnes surtout quand c'est personnes sont démarchées individuellement c'est d'abord et avant tout une question de programme. Quand on sait que la plupart de ces transfuges ont activement défendu pendant la campagne la cause de Ségolène Ropyale on ne peut que mettre en question leur sincérité

Faire partie d'un gouvernement c'est qu'on le veuille ou non être solidaire de l'ensemble des activités et des choix de ce gouvernement. Ainsi Fadela Amara va-t-elle cautionner nécessairement les expulsions musclées ou pires encore de ses frères et soeurs immigrés qu'elle a si vaillamment défendues jusqu'ici. Comment peut-être accepter de travailler avec Christine Boutin dont les idées sont totalement opposées aux siennes ? Tôt ou tard, il y aura conflit entre elles à moins que Mme Amara ne soit plus la même depuis que Sarkosy lui a proposé tant d'honneurs.

Depuis qu'ils sont aux affaires étrangères, les transfuges pour ne pas dire les traîtres venus de la gauche se disent contre l'adhésion de la Turquie quitte à mettre le véto de la France à ce sujet dans les instances européennes.Ainsi suivre Sarkosy c'est mettre en parenthèse ses convictions, son passé pour devenir une sorte de robot enregistreur comme le sont déjà les faux ténors de l'UMP, le plus grand troupeau d'oies de France.

Hier Sarkosy a encore monopolisé 40 minutes de sa chaîne préférée (et presque possédée via ses copins-coquins) devant deux journalistes faisant semblant  d'être critiques mais bien entendu pas de droit de réponse digne de ce mot  en tout cas ce  même soir à l'opposition.

Oui l'ouverture, monsieur le Duce de la France UMP ce n'est pas le débauchage de quelques maillons faibles de la gauche, si sympas soient-ils à l'opinion publique, c'est un vrai dialogue avec l'opposition, c'est aussi une franche discussion sur le programme pour qu'il soit confirméou informé au terme d'un échange contradictoire avec des personnes qu'on a choisi, dit-on, parce qu'elles venaient de l'opposition.

La politique de Sarkosy est toute simple, donner le maximum à ses amis riches et puissants au plan fiscal et puis plus tard faire payer l'addition via la TVA asociale par ex. au chômeur qui achète son pain une partie des cadeaux fiscaux, des millions offerts à Mr Pinault & Cie. Il en sera de même dans le domaine de la santé  (La droite fait plein de cadeaux gratuits aux médecins puis c'est aux assurés de les financer par des moindres remboursements)  

elmeur qui achète son pain une partie des cadeaux fiscaux, des millions offerts à Mr Pinault & Cie.

Je considère toujours que la politique de Sarkosy en matière fiscale, en matière de santé, en respect du peuple français (Europe et Turquie) et surtout en matière d'immigration avec ce ministère IGNOBLE inventé par lui menace gravement la démocratie en France et que les vrais socialistes héritiers de Jaurès, de Blum et des premiers héros à la fin du XIX ème siècle doivent être prêts s'il le faut comme leurs ainés à lutter jusque dans la rue peut-être pour préserver des droits fondamentaux comme le droit de grève dont l'essence même est menacée par le Duce. N'oublions pas que dans le passé la police des bourgeois de droite n'hésitait pas à tirer sur les ouvriers qui réclamaient leurs droits. Aujourd'hui l'UMP qui se dit  d'avant garde n'est qu'une mauvaise photocopie de la droite des siècles passés, sinon des privilégiés d'avant le Révolution.  Pour Sarkosy le Patron  dans son entreprisde comme le Président en France a quasiment tous les droits, celui de fixer les salaires, de débaucher etc. etc.Dans un tel contexcte la résistance est toujours nécessaire, plus que jamais et si Sarkosy attente aux droits fondamentaux conquis au prix de son sang par le peuple français il faudra l'empêcher avec le courage de nos aïeux révolutionnaires. "Aux armes citoyens !"

 

Yvan Balchoy

balchoy@belgacom.net

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Mercredi 20 juin 2007 3 20 /06 /2007 00:06

 

 

 

 

 

 

      Ils ont chassé Monseigneur Gaillot

 

 

 

 

 

 

La nouvelle  est tombée à la radio

 

 

 

 

 

 

Gantin au nom du fils de l'Homme

 

 

 

 

 

 

et de son vieux vicaire à Rome

 

 

 

 

 

 

lui a imposé sa démission

 

 

 

 

 

 

et signifié son exclusion

 

 

 

 

 

 

pour raison d'excès de zèle

 

 

 

 

 

 

 de ce devenu fameux diocèse

 

 

 

 

 

 

ruant dans les brancards

 

 

 

 

 

 

tellement à part

 

 

 

 

 

 

dans une Eglise de salon

 

 

 

 

 

 

trop souvent repliée dans son cocon

 

 

 

 

 

 

Pauvre Afrique dénaturée,

 

 

 

 

 

 

 défigurée, décolorée

 

 

 

 

 

 

déguisée en vestige antique

 

 

 

 

 

 

Au nom de ce Message évangélique

 

 

 

 

 

 

devenue trop souvent une triste relique

 

 

 

 

 

 

prisonnière d'un passé

 

 

 

 

 

 

amoindri, aseptisé, rapetissé

 

 

 

 

 

 

Qu'ont-ils fait de cette Bonne nouvelle

 

 

 

 

 

 

aussi tonique que rebelle

 

 

 

 

 

 

dont ils ont laissé refroidir la braise

 

 

 

 

 

 

pour se donner un peu d'aise

 

 

 

 

 

 

au lieu de réchauffer la terre

 

 

 

 

 

 

et d'en chasser les guerres

 

 

 

 

 

 

Où donc est-il ce Jésus qui fut tout

 

 

 

 

 

 

sauf un écclésiastique mou ?

 

 

 

 

 

 

Ce soir à Evreux

 

 

 

 

 

 

beaucoup se sentent malheureux

 

 

 

 

 

 

 et nous sommes des milliers à avoir si froids

 

 

 

 

 

 

face à la machinerie ecclésiastique qui broie

 

 

 

 

 

 

chasse et fait taire tant de fois

 

 

 

 

 

 

 ceux qui loin des sacrés palaces

 

 

 

 

 

 

au nom de l'Evangile ont pris l'audace

 

 

 

 

 

 

de prendre délibérément parti pour les pauvres

 

 

 

 

 

 

se sentant par cela même du Christ les apôtres.

 

 

 

 

 

 

Jacques fut l'un d'eux

 

 

 

 

 

 

proche des exclus et des malheureux

 

 

 

 

 

 

non pour les plaindre

 

 

 

 

 

 

et avec eux geindre,

 

 

 

 

 

 

mais les poussant au nom de l'amour

 

 

 

 

 

 

à rompre leurs chaînes de "toujours"

 

 

 

 

 

 

pour créer avec eux cette nouvelle société

 

 

 

 

 

 

voulue par le divin supplicié

 

 

 

 

 

 

  il n'y aurait plus d'exploités

 

 

 

 

 

 

mais des frères et soeurs arqueboutés

 

 

 

 

 

 

pour créer cette nouvelle terre

 

 

 

 

 

 

ce nouveau peuple fier

 

 

 

 

 

 

pour qui Jésus a donné son sang

 

 

 

 

 

 

qui coule encore des  blessures de ses enfants.

 

 

 

 

 

 

N'ayant pas peur de se mouiller

 

 

 

 

 

 

ni d'avec les puissants de se brouiller

 

 

 

 

 

 (à suivre)

 

 

 

Yvan Balchoy

balchoy@belgacom.net

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Mardi 19 juin 2007 2 19 /06 /2007 23:22

 

Surprise agréable en écoutant les informations dimanche soir. La fameuse vague bleue annoncée  par tous les instituts de sondage n'a pas eu lieu. Même si l'UMP jouit d'une confortable majorité, elle n'a rien à voir avec les chiffres extravagants annoncés depuis quelques jours.

 

 

A la Tv, c’est amusant, les gagnants ont la mine grise et au quartier général de la gauche, pourtant perdante, les sourires sont presque radieux.

 

 

Tout au long de la soirée les nouvelles qui défilent allongent les mines des représentants de l’UMP, à Toulouse huit candidats de gauches élus sur huit, en Bretagne, dans le Nord la gauche progresse sensiblement. Globalement la gauche fait 50 élus de mieux qu’en 2002 tandis que la droite recule d’à peu près autant de sièges.

 

 

Ce qui m’amuse c’est l’insistance que mettent ces mesdames et messieurs de l’UMP à réclamer leur victoire que personne ne

 

 

conteste et la mine réjouie des socialistes découvrant peu à peu l’étendue de leur minorité dans la future assemblée nationale

 

 

En fait la droite aidée par le mécanisme pervers de l'élection majoritaire a environ 330 voix, la gauche cent voix de moins, le parti centriste du Modem, particulièrement mal traité, quatre sièges dont le vaillant Lasalle.

 

 

A droite le numéro deux du gouvernement est battu et doit donc démissionner, à gauche mis à part deux ou trois candidats l'entourage de Ségolène Royale s'en tire pas mal du tout.

 

 

Ce qui me frappe dans l’évolution de l’opinion publique en une semaine qui sans doute marque la fin d’un certain “état de grâce” c’est sa cause sans doute principale, cette fameuse TVA dite sociale qui  à mon avis dans sa première mouture prévue était une simple augmentation de la TVA actuelle dont les recettes supplémentaires serviraient à éponger les déficits du budget après les lourdes ponctions fiscales au profit des plus favorisés. Car une des doctrines essentielles de ce gouvernement à la botte de Sarkosy c’est “Pour enrichir les riches en faisant baisser tous leurs impôts en particulier via ce fameux bouclier fiscal qui rend illusoire l’impôt sur la fortune, il faudra bien trouver de l’argent ailleurs et le plus facile est de prélever 5 % via l’impôt le plus injuste qui soit la TVA. En fait pour habiller ses amis les riches, Sarkosy et ses coquins ont imaginé déshabiller les très nombreux démunis de 5% de dépenses inévitables pour prétendument maintenir une sécurité sociale mal en point à cause surtout des largesses accordées sans vraie compensation par la droite aux médecins. Ainsi aujourd’hui pour un milliard de déficit, (très petit déficit par rapport aux chiffres totaux de cette SS) ce qui est bien petit aussi par rapport aux 11 milliards qui vont être dépensés pour les plus riches on va diminuer les remboursements de tous et certains voudraient même ne plus rembourser les antidouleurs qui du coup verraient leur prix exploser et tant pis pour ceux qui souffrent de rhumatismes et autres douleurs chroniques qui les obligent par exemple à user de plus de dis boîtes par mois. Evidemment si Cécilia souffrait de telles douleurs peut-être le Maître penserait-il autrement ?

 

 

Hier soir émission à la Tv où la gauche très minoritaire n’est représentée que par un député européen socialiste libéral qui hier avait fait remarqué que pour ne pas avoir les 2/3 des députés, la droite serait peut-être oblige de soumettre le fameux mini traité au peuple français comme la gauche le veut  mais ce soir il n’est déjà plus si affirmatif.

 

 

Claude Lelouch en parfait hypocrite souhaite un parti socialiste fort pourvu qu’il rejette toute référence au marxisme, qu’il suive l’exemple du criminel Blair menteur devant son people et responsable d’innombrables morts innocents et bien entendu qu’il accepte le dogme de la Mondialisation capitaliste qui ramène notre terre à l’individualisme le plus égoïste, le plus injuste qui soit et détricote toute sécurité collective pour revenir à la loi de la jungle sociale à la manière de 1880. En fait le bon parti socialiste devrait ressembler à l’UMP comme blanc bonnet et bonnet blanc.

 

 

 Les fossiles, les conservateurs de l’injuste c’est clairement l’impérialisme mondial dans lequel Sarkosy veut mener la France, ses universités demain à la traine des firmes privées et de leur profit « avant tout », ses entreprises publiques privées du droit de grève efficace, sa sécurité sociale à deux, trois ou quatre vitesse de plus en plus proche de ce qui se pratique aux USA. Evidemment avec un bouclier fiscal ramené à 50% les plus riches pourront se soigner sans peine.

 

 

A cet échange télévisuel  j’ai remarqué une fois de plus l’abêtissement, il n’y a pas d’autre mot, l’alignement de la plupart des journalistes ou spécialistes sur le Sarkosysme qui fait pratiquement l’objet d’une adhésion globale. Cette soumission stupide qui frappe même les ministres dévoyés de la gauche qui déjà aujourd’hui sont prêt  par exemple à mettre le véto de la France pour empêcher toute négociation  sur l’entrée de la Turquie alors que ces mêmes personnes dans le parti socialiste avaient une toute autre vision. Pourquoi l’avis d’un seul homme sans doute à ses yeux providentiel sur la Turquie doit-il priver le peuple français demain de donner son avis comme c’est le cas aussi dans le cas du mini-traité sur l’Europe.

 

 

Quand je vois cet alignement d’hommes  et de femmes (et j’ai peut pour les nouvelles et nouveaux secrétaires d’état quelle que soit leur bonne volonté) au passé parfois brillant perdant tout esprit critique une fois dans le moule Sarkosy, je pense sans aucunement ramener bien entendu le Sarkosysme à la doctrine nazie à ce que fut l’Allemagne après la prise du pouvoir par le National-socialisme, cette absence de toute critique fondamentale vis-à-vis de l’homme providentiel. Bien sûr je n’ai pas peur que Sarkosy soit un nouvel Hitler mais j’ai très peur qu’il ne soit demain avec son parti-troupeau d’oies le bush français.

 

 

Je crois que le peuple français à la lumière de la TVA sociale  présentée de façon si contradictoire par les ministres a  commencé à comprendre le risque que faisait peser au peuple, le petit et moyen peuple de France cet homme qui se croit comme un pape du civil infaillible et en dépit de l’inconsistance d’un parti socialiste perdu dans ses querelles internes (peut-être beaucoup d’électeurs ont-ils trouvé plus rassurant des hommes qui ne sont pas tous du même avis, qui ne croient pas tout savoir) et ont décidé de donner à ce parti peut-être un succès qu’il ne méritait pas vraiment mais leur a paru  important pour maintenir dans la France de demain une  chance d’une politique plus juste et plus solidaire. Bravo, le peuple français et j’espère que sa maturité forcera le gouvernement borné d’aujourd’hui à soulever ses œillères et à retrouver le chemin de l’efficacité sous le signe de la justice sociale qui est le seul qui est vraiment efficace à longue échéance.

 

 

 

 

 

 

Yvan Balchoy

 

 

balchoy@belgacom.net

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Dimanche 17 juin 2007 7 17 /06 /2007 21:51

 Je viens de voir ce film relatant une histoire véridique que son auteur et sujet avait traitée en un récit autobiographique publié quelques jours avant sa mort.

 

Ce fut autrefois un journaliste réputé, rédacteur en chef du périodique "Elle". Atteint d'un congestion cérébrale sévère, après quelques semaines dans le coma, il reprit connaissance conscient voyant et entendant à peu près normalement mais totalement paralysé de la tête aux pieds à une exception apparemment minuscule près mais qui va changer le cours de son avenir : il avait gardé la possibité de cligner son oeil droit.

Les médecins et infirmières qui l'entourent découvrent vite que c'est le seul moyen qui lui reste de comuniquer avec le monde extérieur et entreprennent de l'exploiter au maximum.Les débuts sont laborieux, il s'agit pour la personne qui l'assiste d'énumérer toutes les lettres de l'alphabet selon un ordre de préférence et lui chaque fois qu'il reconnaît la lettre qu'il veut exprimer cligne de l'oeil droit pour la valider. Ainsi une des premières phrases qu'il dicte àson infirmière est "Je veux mourir."

Aidé de façon durable par une jeune femme, notre paralysé reprend sinon goût à la vie au moins désir intense de communiquer et de s'exprimer. Avant sa maladie, il avait prévu d'écrire un ouvrage sur la vengeance féminine. Sans y renoncer complètement il commence par décrire sa propre expérience de vie: il se voit emprisonné par son corps paralysé en une sorte de scaphandre tandis que son esprit qui en tête fonctionne très bien et reste ouvert à toutes formes d'imaginaton lui fait penser à un papillon d'où le titre du film

 A partir de ce moment-là, le film nous fait vivre jour après jour, la lutte difficile de cet homme pour laisser s'exprimer ce "papillon' qui témoigne de l'excellence de sa vie intérieure à travers ce scaphandre qui représente l'inertie quasi totale de son corps.

 Quelques rappels du passé actif, dynamique et trouble parfois de sa vie passée l'obligent à repenser sa vie, sa relation aux autres et de voir en quoi sa nouvelle vie tellement amputée par rapport à l’ancienne a encore un sens qui s’impose peu à peu à lui à travers ses mini-défaites et mini-victoires quotidiennes.

Ce film merveilleux m’a aidé à distinguer dans ma vie ce qui compte vraiment et les paillettes de mon comportement qui ne sont sûrement pas l’essentiel du message que je voudrais exprimer de ma vie. Personne ne connaît son avenir et le sort du héros de ce beau film pourrait, qui sait, m’atteindre un jour. J’aimerais si ce malheur survenait en moi continuer à me battre, à exprimer mes convictions et mes espérences.

Au sortir de cette très émouvante séance, en grande admiration vis-à-vis de cet homme, ce héros, sans doute plus grand encore au plan humain comme handicapé profond que comme rédacteur en chef d’une grande revue, je suis convaincu de la grandeur potentielle de l’homme même diminué par la maladie.

 Oui l’être humain n’est pas grand par sa puissance financière ou politique mais par sa valeur morale, sa combativité, sa volonté de vivre debout, même cloué au fond d’un lit. C’est la grande leçon d’un grand film. Je vous conseille vivement d'aller le voir.

 

 

 

 

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Vendredi 15 juin 2007 5 15 /06 /2007 16:56
 

LECONS DE SARKOSYSME EN DESESPERANTO AVEC PEINE



Quelques principes de bases suffiront pour cette première leçon


Selon que tu fais ou non part du coeur de cible de l'UMP (Union des médiocres de France)

Si tu fais partie des privilégiés du Parti, pas de problème tu peux t'enrichir même sans travailler en héritant désormais sans droit, en payant infiniment moins d'impôt. Si tu as peur que cette politique nuise à la longue au pays et donc finalement à ta fortune n'aie pas d'inquiétude car il y a ce second principe qui vaut pour le tout venant surtout défavorisé.

Si tu travailles plus, tu auras un peu plus mais tu paieras plus grâce à cette merveilleuse trouvaille de Sarkosy et Fillon et aussi peut-être quelques socialistes décadents, la TVA sociale, l'impôt indolore (dixit le Ministre des Finances), l'impot le plus juteux sans doute mais le plus injuste car il touche tout le monde et proportionnellement les plus pauvres. Ainsi ce sont les plus pauvres qui vont aider à combler le trou creusé par les largesses accordées aux riches, bravo Sarkosy !!



Dans ce magnifique parlement où une minorité (qui ne représentera peut-être que 25% des inscrits et sûrement moins de 50% des votants, sic) il y aura près de 80% ou plus de députés représentant l'UMP. Celui qui appliquerait de tels principes dans le commerce serait appelé un voleur. Ici L'UMP est tout simplement voleur des voix du peuple. Certes les socialistes l'ont été aussi naguère mais ils ont eu le mérite d'essayer le seul vote juste la proportionnelle et la droite revenue au pouvoir, la première à bénéficier de ce hold up, a tout de suite rétabli ce vol auquel elle en a ajouté beaucoup d'autres, le sénat, la cour constittionnelle, le CSA, les média depuis toujours etc... il est difficile de trouver un pouvoir qui aujourd'hui ne lui appartient pas. A part cela la France est une démocratie, cemme des riches qui oppriment les pauvres, ça n'a pas changé depuis Marx, plus actuel que jamais face à un filou comme l'actuel Premier Ministre et son Maître.


J'ai lu ce matin que deux pauvres diables venus faire les transformatioins exigées au Palais d ela Lanterne (n'est-ce pas l'endroit où l'on pendait lors de la révolution les riches ?? Attention à toi Sarkosy !) à Versailles pour faire plaisir à Cécilia Sarkosy vont être explusés scéance tenante par l'Expulseur public Portefou. C'est un crime de lèse majesté qui de travailler sans papier surtout pour le grand Manitou. Portefou avait dit récemment devant les corps d'innocents noyés, assassinés en réalité par notre égoïsme collectif qu'il allait punir les responsables de l'exploitation des immigrés. Chiche que cette fois-ci ce sont les pauvres bougres qui vont être punis. Pourtant ce sont des immigrés qui travaillent et sont sans doute utiles à la nation. Manifestement il ne font pas partie de l'immigration choisie.

A propos que faisaient-ils, ils aménageaient la Lanterne pour réaliser les caprices de Cécilia Sarkosy beaucoup plus zélée pour dépenser les deniers de tout le monde que de faire son devoir de citoyenne en allant voter, j'ai même entendu dire que le fort de Brégançon dont se sont accomodé tant de Présidents dans le passé va lui aussi passer à la moulinette de dame Cécila. Tant pis pour les petits, ils paienront tout cela avec la TVA sociale et solidaire (les pauvres qui aident les riches !)


Je pourrais aussi parler dela médecine à deux ou trois ou quatre vitesses qui s'annonce à grand fracas à travers des franchises et non remboursements de plus en plus nombreux et de l'auto-médication qui risque d'une autre manière de diminuer singulièrement le nombre des malades et donc des “clients” à rembourser de la Sécurité sociale.


Après cela, si vous votez demain pour l'UMP, tant pis pour vous si vous n'êtes pas un des “barons” riches et puissants qui entourent le tout petit empereur.

A propos de lui, vous avez peut-être entendu (si vous avez attendu 23H sur les TV nationales françaises) que Sarko est rentré très bizarre, un peu ivre ont dit des journalistes étrangers et on a pu le vérifier sur Internet. A vrai dire, je ne jetterai sûrement pas la première pierre à Sarkosy, généralement très sobre et peut-être ici victime de Poutineui a des recette magiques, on le sait, pour se débarasser de ses opposants.

Non s'il y a quelqu'un à blamer ici, ce sont les journalistes du JT, Poivre d'Arvor et consors

qui se sont lâchement tu et n'ont rien montré alors j'en suis sûr qu'ils n'auraient pas hésité à montrer en gros plan le visage de Ségolène si elle avait connu pareille mésaventure>.

Honte à vous Journalistes bien plus asservis qu'il n'y paraît à l'UMP aujourd'hui triomphante


Yvan Balchoy

balchoy@belgacom.net

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Mercredi 13 juin 2007 3 13 /06 /2007 18:11

Hier soir dans l'émission "CE SOIR OU JAMAIS" de  Frédéric Thaddeï il a été question de l'évolution sous le nouvel état UMP (qui s'il a 80 % de siège avec moins de 50% de voix mérite d'être appelé une dictature morale - j'en dirais autant pour n'importe quel parti ayant une représentation aussi surfaite surtout comme c'est le cas ici s'il a une majorité -minorité aussi fausse au Sénat, la quasi totalité du CSA, du Conseil Constitutionnel, et les autres Conseils similaires sans oublier la grande majorité des media possédés par les copains de Sarkosy et des instituts de sauvages soumis bien entendu aux puissance financières !!!)

J'ai été de nouveau frappé par l'alignement ovin  ou bovin de la plupart des intervenants quand il est question d'esprit critique vis à vis de la politique du gouvernement actuel si généreuse pour les couches les plus aisées de la population qui se taillent la part du lion des baisses fiscales tandis que face une TVA dite sociale (voir la gène du menteur  filou fillon, celui qui dans sa modification des retraites a si scandaleusement lésé les femmes et les personnes dont la carrière abrège sensiblement la vie) face aux diminutions programmées de remboursements de la Sécurité sociale qui frapperont bien entendu bien plus les économiquement faibles que le cœur de cible de l’UMP dont, tout le monde le sait, le portefeuille est généralement bien garni.

Magnifique Sarkosy on enrichit les riches et les entreprises et le menu peuple sera fortement associé à intervenir pour compenser les baisses survenues ainsi dans le budget de l’Etat. On replace l’impôt progressif par l’import égalitaire de la TVA et une tva à 25%, quelle infamie !

Mais hier on a aussi parlé de l’ignoble ministère que pour aller plus vite j’appellerai celui des expulsions présidé par le copin Hortefou pardon Hortefeu qui verse des larmes de crocodiles sur les noyés de Malte mais est prêt à expulser pour commencer 25 000 sans papier qu’il reconnaît pourtant comme des victimes des dégoutants qui exploitent ces pauvres. J’imagine pourtant que parmi les industriels chers à l’UMP et qui sont l’objet de tant de prévenance de sa part il y en a beaucoup qui emploient subrepticement des sans papier. Je pense que les policiers sont bien plus intéressés « sur ordre » à poursuivre au faciès de pauvres diables que de poursuivre les patrons qui utilisent de la main d’œuvre illégale.

 Parmi les intervenant d’hier Jean Claude Barreau, ancien prêtre s’étant fort bien reconverti économiquement parlant (ce qui est son droit le plus strict) dans le domaine politique et plus spécialement dans tout ce qui concerne les illégaux avec Mitterrand hier, Sarkosy et ses amis sans doute aujourd’hui.

Hier il s’est à ce point aligné sur les thèses odieuses du Sarkosysme, tournant plus résolument que jamais le dos, à ses idées généreuses ? du temps où il servait Celui qui s’est identifié par avance à tous les étrangers, les malades, les prisonniers.

J’ai trouvé  une fois de plus le comportement de Jean Claude Barreau odieux et à ma grande joie un de ses voisins dans l’émission lui a dit avec force ses quatre vérités et j’avoue que ça m’a fait du bien. Monsieur Barreau, ce n’est pas parce que vous avez fréquenté hier des quartiers immigrés ou illégaux que vous avez plus de clairvoyance  pour en résoudre les problèmes.

 N’est pas Abbé Pierre ou Mgr Gallot qui veut, il est tellement plus facile d’être disciple du dégoutant Pasqua.

Honte à vous, Monsieur Jean Claude Barreau, vous avez bien fait de quitter l’Eglise, elle est sûrement un peu mieux depuis votre départ !

 

 

Yvan Balchoy

Balchoy@belgacom.net

 

 

 

 

 

 

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Mercredi 13 juin 2007 3 13 /06 /2007 18:10

 

 

 

 

            Un cri d'oiseau franchit le premier  la nuit de son inconscient. Ainsi ce fut son ouïe qui la première s'éveilla: Ghislain entrouvrit les yeux.

 

 

            Un chant d'oiseau qui semble sortir de nulle part, c'est drôle !     

 

 

            Ca brillait  à travers les fenêtres, ça chantait aussi timidement encore. Le garçon enfouit sa tête sous les couvertures comme pour effacer le réel, mais déjà tout son corps peu à peu se réveillait, ses jambes d'abord  au frais, car elles dépassaient des couvertures, une main endormie qu'il se mit à masser vigoureusement. Il se retourna rageusement contre le mur pour échapper à  la lumière envahissante, mais à  quoi bon?

 

 

            Le grincement antipathique de son réveil lui semblait de plus en plus assourdissant, un petit déclic lui révéla que la sonnerie allait se déclencher. Avec lassitude, il attendit le signal comme une sorte d'exécution inéluctable ; il ‚prouvait une sorte de jouissance trouble à écouter les tic- tac additionnés de sa montre et de son réveil,  le laissa aller jusqu'au bout, puis brusquement ‚ écartant ses couvertures, il se jeta debout.

 

 

 

 

            Un quart d'heure plus tard, … table, le jeune ‚étudiant beurrait soigneusement du pain grillé souvent tout noirci par son imprévoyance ; dans la cuisine toute proche, sa mère fredonnait des "ah ah" qui aujourd'hui ne l'énervaient plus.

 

 

Il faisait si beau dehors, si beau qu'il faillit sauter de joie en se précipitant dans la rue à en cinq minutes, un vrai record, il rejoignit la gare, un long bâtiment sans réelle personnalité malgré‚ les écussons des principales villes du pays qui tentaient en vain de lui donner un caractère officiel. L'énorme horloge circulaire, situé en plein centre de la façade, lui parut sourire tant le soleil revêtait les objets d'un grand manteau de joie. Même le contrôleur, un grincheux perpétuel,  semblait avoir endossé une mine de fête.

 

 

            Une main se posa sur son épaule; se retournant surpris, il éclata de rire en reconnaissant un copain, Jean-Pierre, un grand dégingandé, type même du germain blond aux yeux bleus, ce qui ne l'empêchait pas d'être un parfait wallingant aussi passionné que fantaisiste.

 

 

            "Tu as lu le canard, ils veulent l'égalité à Bruxelles, ils exagèrent ! Bientôt, tu verras, il faudra parler flamand pour être balayeur de ru à Namur. "

 

 

            Ghislain pouffa : "Tais-toi une fois, j'en ai assez de tes histoires politiques, elles me cassent les pieds, si tu veux, regarde plutôt le soleil, le ciel bleu, c'est autrement important !

 

 

            Jean-Pierre haussa les épaules. Tu seras toujours le même, tu planes toujours en dehors du réel, pour toi les microbes comptent plus que les hommes."

 

 

            "Quai numéro quatre, Liège Vivegnies  affichait la plaque bleuâtre au pied de l'escalier crasseux. Le quai était couvert d'une foule brumeuse : des ouvriers moustachus s'interpellant familièrement en wallon, des étudiants plus ou moins chevelus et qui semblaient terriblement se prendre au sérieux. Il y avait aussi des employés plus sûrs d'eux qui se préparaient déjà à sortir leurs cartes et leurs lourdes plaisanteries.

 

 

            Ghislain supportait difficilement Jean-Pierre. Depuis un instant, son regard s'attardait sur une nouvelle affiche. Tiens, intéressant ! 50 % de réduction pour les étudiants vers Londres, Paris ; Il faudra voir cela pour les vacances.

 

 

            La voix nasillarde du haut-parleur de service annonçant l'entrée en gare du train provoqua de nombreuses vagues dans la foule, mais Ghislain  restait immobile comme pétrifié - "Tu viens à l'arrière avec les copains ?". Jean-Pierre le saisissait déjà par la manche, mais Ghislain se rebiffa. - "Vas-y si tu en as envie, je préfère aller devant !" -  Qu'est-ce qui te prend ? - "Excuse-moi, j'ai envie d'être seul pour réfléchir ce matin." - Et bien va cuver ta solitude !"

 

 

            Ghislain restait là immobile bousculé‚ de toutes parts

 

 

"Excuse-moi, j'ai envie d'être seul pour réfléchir ce matin." - Et bien va cuver ta solitude !"

 

 

            Ghislain restait là immobile bousculé‚ de toutes parts; ses yeux suivaient goulûment une voyageuse qui attendait sagement son tour de monter dans le compartiment...Un beau brin de fille, pas mal ! Pas simplement une fille aguichante, une allumeuse comme il y en avait tant, non une belle jeune fille, vêtue un peu courtement peut-être mais si élégante, si fière. Le garçon était médusé ; il fallait se décider ; se glissant gauchement entre une mémère mécontente et un petit gosse apeuré, il réussit à se faufiler derrière l'objet de son admiration. Sur la plate-forme, la fille hésita un instant, puis s'engagea résolument dans la direction du secteur "non fumeurs". Deux places restaient libres. Elle s'assit immédiatement à côté d'un beau gars d'une vingtaine d'années qu'elle salua cordialement. Lui s'assit gauchement entre deux femmes d'un certain âge qui le regardaient curieusement. Le cœur de Ghislain battait à tout rompre ; rouge de transpiration il se rendit tout à coup compte de son ridicule avec sa vielle mallette sous le bras ; il se leva alors lourdement pour la placer dans les filets.

 

 

Au moment où il reprenait sa place, un choc le précipita avant vers la fille, le train partait ... "Excusez-moi"- mais ce n'est rien, monsieur, souria la fille avec un léger accent étranger qu'il n'arriva pas à définir. Elle repris de suite sa conversation animée sur la révolution permanente et nécessaire, lui sembla-t-il, sans plus prêter attention; Mais Ghislain ne cessait d'imaginer sous le blouson vert de la jeune fille le jeune poitrine qui ondulait en saccade sous le coup de son émotion ; sa jupe rouge, retenue par une ceinture lui semblait provocante avec cette énorme boule suggestive, les jambes étaient racées; Tiens, elle ne porte pas de bas ; son regard s'attardait aussi aux ongles rouges, longs et pointus de ses pieds fins et déliés incrustés dans des sandalettes argentées... C'était un beau brin de fille: rien d'étonnant à ce que Ghislain  sentait son cœur s'emballer, son corps se raidir. Ca lui était déjà arrivé, bien sûr,  mais en ces temps de mode "impudique" comme disait sa mère, où les filles aguichantes ne manquaient pas, elle lui parut une figure d'exception. Pourquoi, il aurait bien eu de la peine à le dire. Cette fille le touchait bien plus que physiquement, son cœur plutôt que son corps semblait si droit.

 

 

La porte du compartiment s'ouvrit avec un "Messieurs dames vos billets ou votre abonnement, s'il vous plaît. Ces mots se voulant sérieux contrastaient avec l'allure de jeune gringalet du c contrôleur qui sans sa casquette bleue, serait passé totalement inaperçu.

 

 

Le marin secoué durement mit tout un temps pour retrouver un ordre de marche chiffonné  qui traînait au fond d'une des poches de sa vareuse, Le moine le tira d'une poche si mystérieuse qu'on aurait cru un prestidigitateur en pleine action ; quant au paysan, il avait glissé les trois tickets familiaux dans sa poche gousset, d'un air distant l'étudiant pacifiste fit le geste de sortir son abonnement, mais le contrôleur ne se contenta pas de ce simulacre; - "Ah  ce que vous êtes réglementaire", s'écria-t-il furieux ! -"Tu vois Nadine, ces jeunets se croient tout permis à

 

 

-"Tu vois Nadine, ces jeunets se croient tout permis à cause de leur uniforme... Le voilà, votre torchon ! " - Mais monsieur, je ne fais que mon métier et d'ailleurs montrez moi votre carte d'identité..."

 

 

Nadine pouffa en donnant un léger baiser à la joue de son compagnon;

 

 

- "Calme-toi, Richard,  Tu vois bien que Monsieur est fâché. Excusez-le, Monsieur, il paraît sauvage mais au fond c'est un brave gars et avec un délicieux sourire elle tendit son abonnement que le contrôleur regarda à peine en rendant à Richard ses papiers d'identité d'un air satisfait. Il avait eu le dernier mot, l'autorité était sauve.

 

 

Interpellé à son tour, Ghislain s'exécuta. Son doigt se glissa dans la poche revolver de son pantalon. D'un ait distrait il tendit une carte brunâtre toute chiffonnée que le fonctionnaire saisit avec dégoût. - Et bon Monsieur, vous le traitez bien mal votre abonnement." - "Qu'est-ce-que ça vous fait répondit avec insolent ce le garçon. Je l'ai payé régulièrement, il est lisible, alors foutez-moli la paix, s'il vous plaît  En face de lui Richard et Nadine riaient à gorge déployée et semblaient prêts à l'applaudir.

 

 

Devant cette hostilité le pauvre fonctionnaire recula et passa au compartiment voisin.

 

 

"Ah c es gens qui veulent faire du zèle, quelle poisse laissa tomber avec  mépris Nadine en regardant un instant Ghislain dans les yeux ; le garçon se mit à rougir, se troubla et regarda pour se donner contenance les hauts fourneaux d'Herstal qui défilaient sous ses yeux tout gris, tout lumineux, tout affairés. Ce fut à  ce moment que le drame se produisit.

 

 

Tout commença par une secousse un peu plus forte que celles qui presque depuis Namur faisaient cahoter la voiture ; c'est peut-être pour cette raison qu'au début on n'y fit guère attention?  "Ils feraient bien d'améliorer une fois pour toutes la qualité des voies", grommela avec mauvaise humeur le marin réveillé brutalement. "Depuis qu'on a entrepris les travaux d'électrification reprit le moine, oubliant ses dévotions,  les trains déjà si lents prennent un retard considérable, n'est-ce pas, Monsieur, dit-il, en s'adressant au père de famille en face d lui. Ce dernier ouvrit la bouche pour répondre mais il n'en n'eut pas le temps, un craquement formidable secoua la voiture qui se mit à tanguer en même temps que sa voisine de droite qui se mit à crier d'une voix aiguë. Ghislain la regarda avec surprise, il n'avait jusque là pas fait attention à elle et il n'avait rien perdu. Son cerveau fonctionnait à une vitesse effrayante, jusqu'ici pourtant il n'avait pas eu le temps d'avoir peur.

 

 

Quelques secondes qui durent une ternit  le cerveau du garçon fonctionnait  à pleins tubes et lui restituait en bref toute la saveur d'une existence contre laquelle hier encore pourtant il n'arrêtait pas de dégueuler sa rancœur. Ah, s'il pouvait survivre, tout serait tellement différent. Un craquement strident : " C'est sûr on déraille". Le vert du talus grandit démesurément tandis que la voiture se mettait à zigzaguer de plus en plus. Le garçon, rivé à la tablette, se rappela soudain avec une sorte de honte  la fille devant lui. Relevant la tête, il ne vit que deux yeux, ses bras s'agrippaient au cou de son compagnon qui ne lui prêtait pour sa part aucune attention. Le visage de la jeune fille ruisselait de sueur. Elle ne disait rien, elle attendait;;; ses narines étaient pincées. - "Elle ferait un beau cadavre attendrissant"

 

 

Tout à coup, il sursauta, les deux yeux d'un bleu quasi transparent, lui semblait-il, le regardaient intensément et il y lut un appel d'autant plus impérieux qu'il était muet. Partout pourtant autour de lui on criait. Le marin s'était couché de tout son long, le moine, plié en deux avait laissé tomber son bréviaire, les parents avec dignité faisaient bouclier autour de leur gosse et s'efforçaient de la calmer en le caressant. Le visage du père, tellement terne tout à l'heure, était comme transfiguré par le danger qui lui donnait comme une nouvelle dignité. Les yeux de Ghislain retrouvaient les yeux de Nadine, il ébaucha un sourire pour l'apaiser et il lui sembla qu'elle lui répondait.

 

 

Il ne put s'en assurer car la voiture venait de heurter le talus ; le choc fut terrible, un soulier de Richard s'écrasa avec un petit bruit mat dans les jambes de Ghislain qui sur le moment ne sut pas qu'il avait mal, car déjà renvoyé à toute allure vers la droite la voiture se mit à tournoyer sur elle-même en s'inclinant de plus en plus. Plaqué entre sa voisine qui se taisait enfin, évanouie sans doute contre la vitre, Ghislain ne perdait pas de vue sa vis à vis qui avait lâché les bras de son compagnon. Tout se déroulait à une vitesse extraordinaire, mais pour des raisons qu'il ne s'expliquait pas, il vivait tout au ralenti. Richard fut précipité sur le sol, un peu de sang se mêlait à ses longs cheveux ébouriffés, Nadine les bras tendus en avant fut jetée sur Ghislain. IL lui sembla qu'elle allait l'embrasser, sa blouse déchirée lui donna un air faussement provocant. C'était bien le moment d'y penser. Le garçon sentit tout d'abord un choc brutal en tentant de bloquer la jeune fille tout contre lui et ce choc devint presqu'aussitôt une douceur incroyable. Il n'en revenait pas de sentir tout palpitant contre lui le corps si souple qui peu à peu se détendit dans ses bras. Perdant toute retenue, Ghislain se mit à embrasser ce visage enfoui contre sa poitrine, mais alors un dernier choc plus violent encore les précipita tous deux d'un côté du compartiment à l'autre. Tout s'effaça alors en ses yeux. Il voulut crier mais un liquide gluant lui remplit la bouche, sa langue mordue lui faisait tellement mal. Seule son ouïe et son toucher continuait à fonctionner tant bien que mal. Il lui sembla même qu'il entendait chaque bruit avec une intensité jamais ressentie.

 

 

Son cœur battait à tout rompre se confondant presque avec celui aussi fou de la jeune fille. Il n'en revenait pas, en plein accident, au milieu de gémissements atroces, il ressentait presque une sorte de paix...mais cela ne dura guère car brusquement Ghislain ressentit une douleur violente dans la colonne vertébrale, une sorte de brûlure lui remonta vivement vers la nuque, atteignit son cerveau. Souffrir à ce point, il n'aurait jamais cru que ce fut possible, cela ne pouvait pas durer il allait crever comme un chien pour avoir suivi cette fille à l'avant du train. Il lui en voulait presque, la souffrance s'était mise entre eux, il était seul à présent et il allait sûrement mourir !!

 

 

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Mercredi 13 juin 2007 3 13 /06 /2007 18:05

 

 

 

 

M E U R T R I S S U R E S

 

 

 

 

 

 

 

 

 

            Il en avait marre ! La pluie tombait drue et lui giflait le visage. A travers les arbres du boulevard, de misérables lumières tremblotaient aussi trempées, semblait-il, que lui. Un temps de chien !

 

 

 

 

            Il marchait rageur, inattentif aux rares passants et aux choses : un seul but mobilisait son cerveau paralysé‚ sous le front glacé‚ : la chaleur toute ouatée de sa piaule  "Encore cent mètres" Son pied heurta maladroitement la bordure du trottoir au moment de franchir la barrière poisseuse et  rêche qui donnait accès au jardin.

 

 

 

 

       "Ca y est, je l'ai encore oubliée murmura-t-il, en palpant fébrilement le fond de ses poches …  à la recherche d'une clé problématique.  "Bah, il n'y a qu'à… sonner !"

 

 

Le doigt demeurait insensible en pressant  la sonnette, mais seul le clapotis des gouttières restait perceptible. La fente de la boite aux lettres, dans laquelle il enfonçait le bout de son nez, lui livra une petite lueur qui se fit bientôt silhouette, puis pas traînants La porte s'ouvrit : "Comment, tu as encore oublié ta clé ! Quand donc feras-tu attention ?" Un baiser tiède lui mouilla les joues, tandis qu'il s'entendit répondre impatient : "Au diable cette clef ! Je suis trempé‚ jusqu'aux os à je vais me changer." - "Ne traînes pas fiston, le repas est pour tout de suite et n'oublie pas de te laver les mains"  Le reste des bons conseils maternels se perdit dans la cage d'escaliers qu'il grimpait … à toute vitesse jusqu'à la porte familière qu'il poussa brutalement se laissant tomber  sur son lit bas;  il se massa lentement le visage mouillé‚ et respira enfin un air de paix. Le garçon humait l'air familier façonné àson image, une odeur de formol, de produits pharmaceutiques qui s'identifiait … ses yeux … la sécurité retrouvée. Mais déjà on l'appelait d'en bas : "Ghislain, tu viens ? La table est mise!"

 

 

            Sautant de marche en marche, il fut vite … la salle … manger. La lumière y ‚tait si brillante qu'il cligna des yeux en y entrant; Une page de journal tendue à bras ‚tendus lui révéla que son père ‚tait déjà à table.

 

 

            "Bonjour PA  !" Le rite du baiser se déroula aussi froidement que d'habitude, tandis que ses frères et sœurs jacassaient joyeusement et se disputaient la parole.

 

 

            Assis, Ghislain vit passer un … un les plats du repas du soir, un potage verdâtre, des nouilles, bref rien de fameux. Il mangeait du bout des doigts insensible aux questions qui fusaient  de partout "Comment cela s'est-il passé à  l'unif?"

 

 

            Il s'entendit répondre mécaniquement : "Bien, rien de spécial, biologie, math, une cuisine exécrable au resto" quant tout à  coup sa mère, une personne bien enveloppée de quarante ans, le fit sursauter. Avec son air de couveuse, toujours en représentation, elle lui reprochait une fois de plus de mettre ses coudes … table.

 

 

            "Fous-moi la paix, maman, avec tes vieux principes, j'en ai assez !"

 

 

            Délaissant une assiette … demi-vide, le garçon s'en alla hausser le ton du poste de radio qui débobinait d'un ton monocorde les nouvelles ; il y ‚tait question de querelles scolaires, linguistiques sans oublier bien sûr l'extrême orient o- tout allait plus mal que jamais à

 

 

            La fin du repas lui tomba sous la forme d'un flot de reproches sur les jeunes d'aujourd'hui aussi ingrats qu'impolis, mais … nouveau il n'écoutait plus.

 

 

           

 

 

            Ghislain Mignolet voyait de dérouler en sa tête une enfance bourgeoise et calfeutrée, lui l'ainé d'une famille dite nombreuse - deux filles et trois garçons - une timidité‚ excessive, que la tourmente de 40-45 avait marqué‚ profondément, un adolescent renfermé‚ et complexé‚ médiocre au temps de la puberté plus brillant en fin d'humanités, puis, brusquement - il en était surpris lui-même, un universitaire inscrit en première candi … Liège. La biologie, il y a des années qu'il en rêvait, mieux en vivait, partagé‚ entre ses préparations microscopiques et toutes sortes de bestioles qui encombraient, empuantaient, aurait dit sa sœur Chantal, sa chambre au grand déplaisir de toute la famille.

 

 

            Déjà il y était de nouveau ; entrouvrant son porte-documents, Ghislain laissa s'écrouler sur sa table en désordre quelques piles de cours et de paperasses chiffonnées ; se baladant sur sa chaise, il ouvrit distraitement ses notes du jour, des formules d'analyses, de l'anatomie beaucoup d'ennuis pour quelques secondes d'intérêt; ses yeux glissaient rapidement sur sa petite écriture de "pattes de mouche" qu'il avait bien de la peine … relire. Mais bien vite, abandonnant cette lecture fastidieuse, le  jeune universitaire se laissa tomber sur son lit grinçant.  A quoi servait-il ? Tout le système de son enfance, une religion creuse, aussi abstraite qu'insipide, une ‚éducation réactionnaire où la certitude d'avoir  raison s'enracinait dans des principes moraux d'autant plus impératifs que rien ne les justifiait vraiment, sinon le poids d'une tradition déjà morte.

 

 

            D'un doigt impatient le jeune homme enfonça un touche de son poste de radio … porte du lit qui lui débita une musique fade. C'en ‚tait trop ! Il sauta sur ses jambes, accrochant au passage sa canadienne dégoulinante : déjà il dévalait les escaliers.

 

 

            "J'sors",  hurla la garçon … travers la porte-fenêtre qui le séparait du salon o- sa mère penchée lourdement sur son secrétaire Louis XVI notait soigneusement ses dépenses du jour.

 

 

            "Où vas-tu", lui répondit Madame Mignolet, plus nerveuse qu'inquiète par cette sortie nocturne cadrant si peu avec ses principes.

 

 

            "Je n'en sais rien, j'ai besoin d'air à"

 

 

            "Quelle mouche te pique, il pleut … torrent, viens plutôt passer la soirée avec nous. Essaye d'être un peu plus sociable."

 

 

            Ghislain n'écouta pas le reste du discours maternel qui se perdit dans le vent furieux que la porte d'entrée ouverte laissait envahir le corridor. A peine dehors, il s'immobilisa aveuglé‚ par la pluie battante, étourdi par le vent glacé‚. Il avait déjà envie de revenir sur ses pas, mais sa fierté‚ prit le dessus et il s'enfonça dans la nuit.         Une demi-heure durant, Ghislain fendit le flot glacé et piquant d'une pluie qui n'arrêtait pas de ruisseler le long des murs, des arbres, des poteaux et de tout son corps. Ses pas s'additionnaient les uns aux autres d'une façon mécanique, tandis que sa conscience restait figée sur une seule idée, le refus de tout y compris de lui-même avec sa bêtise et son angoisse devant la vie.

 

 

            "Mais qu'est-ce que je fais ici ! Inconsciemment ses pas l'avaient ramené‚ face … sa maison, pardon celle de ses parents ; sa clef, retrouvée cette fois, erra quelques secondes au fond de la serrure, puis tourna tandis que nerveux Ghislain attirait la porte … lui et se faufilait dans le couloir.

 

 

            "B'soir, je vais coucher !"

 

 

            "Qu'est-ce que tu as encore bouffé‚ ce soir, s'écria moqueusement sa sœur Chantal, dix huit ans, rivée … son magnétophone

 

 

            Ghislain sentit le dégout remonter en lui, se transformer en injure, mais à … quoi bon ?

 

 

           

 

 

            Lourdement il gravit l'escalier de bois, traversa les bras ballants le traquenard du palier plongé‚ dans l'obscurité‚ et soupira d'aise en se retrouvant lui-même dans ses meubles, sa couleur, son odeur, sa sécurité dans un monde hostile qu'il sécrétait lui-même autour de lui, tout en le haïssant.

 

 

            Ah, il y a encore cette interro demain : asseyons-nous ! Il faut la préparer; ses doigts feuilletaient rapidement le cours de math soulignait ça et là un passage clé; son cerveau enregistrait des quantités de formules qui s'enfonçaient tout aussi vite dans son inconscient.

 

 

            Tiens la radio ! Qu'est-ce que Moscou raconte, ce soir ? Le Kremlin sonnait minuit et la pieuse litanie rouge commençait déroulant en procession une série de couplets orthodoxes témoignant stupidement que Paris, New-york, Madrid étaient des villes spirituellement déjà conquises mais esclaves d'une dictature impérialiste rejetée par les masses.

 

 

            Le stylo enfoncé dans les narines, Ghislain ricanait écœuré par la propagande fanatique à  laquelle il ne pouvait opposer que la platitude de son éducation bourgeoise.

 

 

            22h 45 déjà,  un petit effort le hissa sur le rebord de la petite fenêtre. Passif, il regarda les quelques carrés de lumière qui se détachaient aux alentours. Une silhouette glissa tout à coup dans le cadre  étroit, c'était la chambre de Judith, une jolie blonde toute rebondissante de dix-huit ans ; Ghislain prudemment éteignit sa lampe. Retenant sa respiration, tout son corps se tendit sous l'effet d'un désir imprécis qui réussi à unifier sa conscience si nébuleuse, ce soir-là Son imagination s'évertuait à  compléter la pauvreté de sa vision  en déshabillant mentalement l'ombre fugitive qui bientôt disparut. Un point lumineux, qu'il ne cessa de fixer jusqu'à ce que ses yeux fatigués commencent …à picoter lui révéla que la fille devait s'être couchée;  il était temps d'en faire de même; Un petit tas de vêtement tomba en vrac à  ses pieds, ses longues mains se courbèrent pour ramasser le tout en boule sur le bureau. Les draps dans lesquels il s'enfonçait étaient glacés. A nouveau son imagination prolongea maladroitement en son cœur et en son corps son rêve de tout à  l'heure.

 

 

            Toute la chambre se mit à tourbillonner autour de lui et il s'abandonna.

 

 

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Mardi 12 juin 2007 2 12 /06 /2007 16:15

Un an qu’on se connaît

ça me plait

 

12 mois

que vous nourrissez mes émois

 

365 jours où le désir de vous voir

nourrit tous mes espoirs.

 

 

 

 

Yvan Balchoy

balchoy@belgacom.net

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Lundi 11 juin 2007 1 11 /06 /2007 00:52

 

 

 

 

Ce dimanche j’ai voté en Belgique, une élection basée sur une base proportionnelle avec pour la chambre et au Sénat d’énormes bulletins couverts de très nombreux candidats. Je viens d’assister sur les chaînes belges au dépouillement des voix et je suis plutôt heureux de constater la continuité entre l’évolution en plus ou en moins de chaque parti au nord ou au sud du pays ou à Bruxelles et le nombre des élus qui en résulte. Ce n’est pas évidemment une simple règle de trois mais il y a un rapport étroit et juste entre les performances de chacun et les élus qu’il obtient. Ainsi en notre pays tout le monde ou presque (il faut 5% minimum pour avoir des élus) a les élus qu’il mérite.

Il en résulte bien entendu des négociations très compliquées  d’abord entre le Nord et le Sud du pays mais aussi entre les partis de chaque communauté et bien entendu le caractère proportionnel du scrutin interdit à un seul courant politique d’imposer sa loi aux autres. Tout doit-être négocié et il en résulte cette sorte d’équilibre de la politique belge qui permet à cet état où subsistent tant de forces centrifuges qui sont ainsi contenues.

 

 

 

En France nous assistons au premier déploiement du rouleau compresseur de l’UMP. Indiscutablement Sarkosy  a gagné haut la main les élections présidentielles en trompant j’en suis convaincu le peuple français sur ses vraies intentions.

Le système majoritaire à deux tour détestable qui existe en France a permis à une minorité (environ 45%) de disposer de 80 % des élus et donc d’appliquer sa politique qui dans le domaine de la fiscalité par exemple fait des cadeaux aussi disproportionnés et injustes que le nombre d’élus.

Je reconnais la légitimité du Président Sarkosy mais aucunement celle d’un Parlement élu avec des règles si injustes (et bien entendu il en serait de même avec une majorité socialiste. J’irai même plus loin tant qu’un nom de député au minimum égal à 100 ne sera pas en France élu à la proportionnelle je considère ce parlement croupion comme une honte de ce grand pays qui fut si souvent à la point des combats pour la démocratie. Demain une minorité de Français va gouverner le peuple français de façon plus in juste par exemple que le parlement russe puisque 55% des électeurs risquent de n’avoir guère plus de 20% d’élus. Ce système électoral amène des politiques unilatérales qui risquent d’être remises en question à chaque nouvelle échéance électorale, ce qui est beaucoup moins évident en Belgique, pays où il y a beaucoup plus de respect des majorités pour les minorités. A mon avis notre système belge est plus juste, plus équilibré et surtout nous met à l’abri de tout pouvoir despotique ce dont je suis moins sûr en France avec Sarkozy.

 

 

Yvan Balchoy

balchoy@belgacom.net

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Lundi 11 juin 2007 1 11 /06 /2007 00:21

 

 

 

Dans le Nord de l’Allemagne huit chefs d’état avec toute une bassecour autour d’eux s’est réfugié dans un hôtel en bord de mer protégé par un mur que je n’hésite pas à rapprocher du mur de la honte qu’Israël a créer en partie pour voler des terres aux Palestiniens, au mur que les Etats-Unis veulent établir à la frontière du Mexique pour sauver les pauvres Etats-Unis du grand dangers que risque de lui occasionner des émigrés qui pourtant accomplissent aux USA des tâches dont les gens du cru ne veulent plus.

Derrière ce mur que je considère aussi comme un mur de la honte ; une foule de pacifistes, d’altermondialiste considérés trop souvent comme des pestiférés non pas tellement par des policiers obéissant naturellement aux ordres mais par des politiciens acquis à la vision capitaliste et impérialiste qui unit les huit nations qui constituent le G8.

Parmi ces altermondialistes, il y a hélas des voyous venus uniquement pour casser des barbelés ou "du policier",  je condamne bien entendu ces sortes d’émeutes avec tant de victimes inutiles dont d’ailleurs je le répète des policiers et quand on les prend sur le fait ces hooligans doivent être sanctionnés.

Mais quand je regarde les chefs d’état planqués peureusement derrière leur barrière qu’y vois-je Bush et Blair ces deux hommes qui n’ont pas hésité à mentir à leur peuple pour déclencher une guerre injuste et entraîner la mort des centaines de milliers de vies souvent innocentes sans parler de leurs propres militaires victime de ce conflit. Poutine à la tête d’une Russie bien peu démocratique et qui en Tchétchénie a violé et continue à le faire les droits de l’homme.

Je n’oublie pas dans ma liste le président de la Commission Européenne Barroso qui a offert un aéroport de son propre pays pour permettre aux criminels chefs d’Etat anglo-américains de décider d’entrer illégalement en guerre contre L’Irak. Je n’hésite pas d’ailleurs à attribuer au boucher Bush la responsabilité de l’assassinat  par des collaborateurs irakiens des occupants américains parce que pour moi quels que soient ces crimes, Saddam Hussein,certes grand criminel a été assassiné  après un procès indigne  publiquement de manière honteuse en réalité sous la pression des Etats-Unis qui ont ainsi empêche la continuation d’un procès qui ne pouvait que devenir très gênant pour eux.

Alors c’est vrai il y a eu des émeutiers criminels d’un côté du mur et il faut les poursuivre en justice mais dans l’hôtel, de l’autre côté du même mur, il y a aussi des personnages qui s’ils n’étaient pas chefs d’états pour les crimes qu’ils ont commis et continuent à commette méritent d’être appelés et surtout traités comme des criminels qui devraient être jugés d’une façon bien sûr plus humaine que celles dont ils ont usés contre par exemple Saddam Hussein mais surtout contre tant d’innocents en Irak et en Afghanistan.

 

 

Yvan Balchoy

balchoy@belgacom.net

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Dimanche 3 juin 2007 7 03 /06 /2007 22:12

J'accuse des instituts de sondage de ne pas être qu'un instrument de mesure des intentions de votes;  je suis persuadé que payés par des fortunes le plus souvent (est-ce un pléonasme) à droite, elles exercent une influence non négligeable sur les électeurs. Je pense qu'assez nombreux sont les électeurs un peu indécis qui préfèrent "gagner" les élections que les perdre.

Mais ceci n'est pas mon propos aujourd'hui. Il n'est pas nécessaire de faire intervenir les machinations plus ou moins sombres de certains instituts de sondage pour démontrer que ces élections majoritaires à deux tour ne sont en aucun cas démocratiques.Pas plus bien entendu que les élections du Royaume uni.

Ainsi tout le monde peut entendre plusieurs fois par jour qu'avec 41% des intentions de votes, le parti de Sarkozy peut atteindre de 400 à 450 voix soit environ 80 %, tandis que les socialistes avec au moins 26 % n'auraient qu'une centaine de députés et sans doute beaucoup moins.

En bref avec moins d'un électeur des votants sur deux on se paie 80 % des sièges et les près de 60 % des électeurs restant se partagent environ 20 %.

Ces mathématiques sont ignobles pour la démocratie. Je sais qu'elle valent autant en cas de victoire du parti socialiste mais c'est tout autant dégeulasse.

Au moins les socialistes avaient réintroduit de la proportionnelle pour mettre un peu plus d'équité dans les élections mais la droite, non contente d'avoir faussé à vie les élections sénatoriales calaculées pour toujours donner la victoire à la droite sont vite revenus sur un "fromage" qui cette fois-ci va leur donner 80% à 90% de l'argent prévu pour les élus alors qu'ils n'auraient pas réussi à réunir une voix sur deux des votants.

J'entends ce soir que l'innerrable monsieur Raffarin propose d'élire 77 élus à la proportionnelle et de garder 500 pour le système inique actuel. Quelle iniquité !

D'ailleurs il parle de remodeler les 500 autres sièges, peut-être à la manière du Sénat  ?? ce qui permettrait à la droite d'avoir à sa botte la majorité des élus quelques soient les fluctuations des intentions de vôte comme c'est le cas au Sénat.

A vrai dire qui s'étonnera que cette même droite prépare des réformes qui au plan financier ou fiscal répartiront l'argent de l'état dans des proportions assez semblables s'il s'agit des classes aisées, les privilégiés de Sarkosy, car, c'est certain ils se lèvent toujours tôt et se couchent très tard et travaillent tous d'arrache pied surtout après que de grandes fortunes pas toujours très honnêtes iront à leurs  héritiers sans rien ou presque rien pour l'Etat. Où sont les rentiers de la république ?

Je trouve qu'on n'est pas plus juste avec ce type d'élection plombée qu'avec feu les élections censitaires d'autrefois.

J'estime qu'avec 41 % la droite mérite 235 députés et que le reste c'est du vol de l'électorat et qu'on ne me parle pas de couper l'herbe sous les pieds du Front National, car c'est en adoptant une partie du programme du front national et en absorbant ainsi une grande partie de ses électeur que le sieur Sarkozy a triomphé ce qui me semble beaucoup plus grave qu'avoir 69 députés FN par exemple.

Messieurs de la droite vous allez sans doute triompher avec un système inventé par les bourgeois pour ne jouer qu'à deux en matière électorale en privant près de la moitié des électeur de toute représentation au Parti Bourbon.

Le jour où un parti courageux, ce ne sera donc pas l'UMP, changera cela, le France redeviendra sans doute un pays démocratique basé que la liberté, égalité, fraternité qui ne sont plus que des mots depuis bien longtemps.

 

 

Yvan Balchoy

balchoy@belgacom.net

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Samedi 2 juin 2007 6 02 /06 /2007 23:10

Quelques mois après l'émission qui annonçait fictivement le décès de la Belgique à la RTBF, les Pays-Bas hier dans le domaine de la Santé-Solidarité ont récidivé à leur façon.

J'ai écrit avant hier ce que je pensais, en mal, de la tentative de réaliser une émission de téléréalité sur la greffe d'un rein liées aux émissions des auditeurs les exprimant par SMS payant bien entendu.

En fait cette émission était une fiction et il semble effectivement qu'elle a réalisé une partie de son objectif : augmenter le nombre de donneurs d'organes aux Pays-Bas.

 

Je fais donc amande honorable puisqu'il n'a jamais été question de faire gagner un rein réellement à travers cette émission même si les spectateurs et téléspectateurs croyaient vraiment aider à la feire

 

A mon avis tant mieux si l'émission était un faux jeu, tant mieux qu'elle a augmenté le nombre de donneurs aux Pays-Bas mais je continuer à regretter l'organisation d'une telle fiction qui a démontré combien le public hollandais comme sans doute en général le public européen est faible et tolérant devant des dérives qui risquent de détruire peu à peu les droits de la personne humaine dans ce qu'elle a de l'essentiel. La fin ne justifie pas tous les moyens

 

Il y a sûrement meilleur moyen d'augmenter le nombre de donneurs dans la société. Je veux bien reconnaître aux organisateurs du jeu une honnête intention mais j'espère qu'il aidera les media à renoncer à l'avenir à mêler des sujets si importants comme le don gratuit  et inconditionnel d'organes et tout espèce de jeu à la télé ou ailleurs.

 

Yvan Balchoy

balchoy@belgacom.net

Par BALCHOY - Publié dans : poesie-action
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