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  • POESIE-ACTION
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  • 13/02/1936
  • Mouscron
  • Poésie Jésus Marx
  • Ce que j'ai envie de dire de moi, vous pouvez l'imaginer à partir de mes articles et surtout de ma poésie
Mercredi 3 octobre 2007 3 03 /10 /2007 17:29

 

 

 

Aujourd'hui est l'anniversaire d'une rencontre évènement qui a bouleversé ma vie de bonheur. C'est vrai que cette rencontre avait  déjà des racines très anciennes et très significatives dans ma vie d'autrefois. Jamais je n'avais perdu espoir de retrouver ce bel amour disparu.

En ce jour je veux rendre grâce à la Vie et à Qui la représente si bien à mes yeux du bonheur que je vis jour après jour depuis plusieurs année !

 

 

 

Yvan Balchoy

balchoy@belgacom.net

 

 

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Mercredi 3 octobre 2007 3 03 /10 /2007 17:19

_ « Méfie-toi, tu n’es pas tiré d’affaire pour autant. Ce sont des gens dangereux … »

-         « Tu sais, je ne connais quasiment rien de cette organisation à part deux ou trois petits agents qui sont ou seront bientôt sous les verrous ; en m’attaquant, ils ont couru des risques inutiles. Mais toi, mon cœur…. ? »

Solange ne le laissa pas continuer :

 

            -« J’ai un compte à régler avec ces crapules. C’est pour moi une mission sacrée que de les détruire. Tu ne sais pas quelles vermines se cachent sous cette organisation. Aujourd’hui, pour ta propre sécurité, je ne puis t’en dire plus, mais demain, je l’espère, quand j’en aurai fini avec eux, je te révélerai tout. »

 

Ghislain ne réussit pas à la convaincre de lui en dire plus. Ils revinrent à leur rencontre et s’embrassèrent tout doucement.

 

            -« Tu me promets, ma belle, que nous nous reverrons très bientôt. »

 

            -« Ghislain, je n’ai rien de plus cher au monde que toi ;fais-moi confiance ; dès que je pourrai te revoir, j’accourrerai du bout du monde pour te rejoindre. »

 

Sa réponse fut le point de départ de leur séparation. Ils se rendirent à l’arrêt de bus pour la gare des Guillemins.

                       

Le jeune étudiant serra la jeune fille en ses bras puis monta rapidement dans le bus. Solange lui fit un petit signe discret puis s’éloigna sans se retourner.

Le retour du garçon à Namur fut sans histoire sinon sans nostalgie ; la joie intense qui lui brûlait le cœur ne réussit pas à étouffer la douleur de cette séparation qui, malgré tout, lui faisait peur. Soudain il eut honte de son manque de confiance. Solange lui avait promis de le revoir non pas demain ou après demain mais aussitôt qu’elle aurait accompli cette fameuse mission dont elle n’avait rien voulu lui dire. C’était une fille de parole, il le sentait, il le savait !

A la maison, il dut, bien entendu, subir la batterie habituelle des questions sur sa soirée de la veille. Sa sœur lui demanda d’un air faussement évasif si « elle était jolie. ».

Si elle avait su !

Le garçon parla le plus vaguement qu’il pût d’une conférence intéressante, de la piaule de Robert, un copain de Fac chez qui il avait dormi sur un pneumatique et surtout de son besoin de sommeil.

 

Tous dans la famille sentirent qu’il valait mieux ne pas insister et le laissèrent regagner sa chambre sans commentaire.

 

A peine entré, Ghislain se laissa tomber sur le lit ; en se remémorant tous les évènements de la nuit passée et de la matinée, il frissonna rétrospectivement de peur.

C’est vrai qu’il avait été à deux doigts de la mort cette nuit ; pourtant mis à part l’angoisse devant l’inconnu, il avait mis comme entre parenthèses l’idée même qu’il aurait pu mourir lui et son amie.

Après la mort vint la colère :

            -« Ces salauds, ils ne l’emporteront pas au paradis, je m’en vais leur mettre la police aux trousses.

 

 

 

Yvan Balchoy

balchoy@belgacom.net

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Mardi 2 octobre 2007 2 02 /10 /2007 15:07

 Vous êtes une élue flamande et même une membre du gouvernement flamand de Bruxelles capitale  (excusez moi si j'ai écorché peut-être votre nom c'est sans méchante intention.)

 Je l'avoue, vous m'avez souvent énervé. Je vous trouvais flamande vraiment trop pointue à tort ou à raison. Peut-être à tort car en lisant un article hier dans un métro j'ai trouvé des mots de vous qui m'ont plu et qui méritent, je crois, dans le contexte difficile que vit actiuellement la Belgique d'être étudiés et approfondis par tous à commencer par  les francophones qui demandent à être respectés dans les communes autour de Bruxelles.

Vous proposez de rendre bilingues toutes les communes du nord et du sud, de la région Wallone et de la région Flamande qui entourent Bruxelles Capitale. Il paraît même qu'autrefois on avait proposé à certaines communes du Brabant Wallon de devenir bilingues et qu'elles l'avaient refusées tandis qu'on avait plus ou moins imposée à six communes du Brabant Flamand ce statut bilingue. Je ne suis pas fier pour les communes du Brabant Wallon dont nous savons qu'elles sont plutôt riches et pas toujours très partageuses.

Je trouve pourtant que la proposition de la Ministre flamande a le mérite sans pour autant changer les limites de chaque région de résoudre de façon équilibrée dans le respect des néerlandophones et des francophones le situatiuon linguistique de l'environnement de Bruxelles capitale. Il y a d'abord égalité et symétrie dans l'effort demandé au nord et au sud. De plus cette solution permet de résoudre le problème par exemple des annonces parfois toujours gravement la sécurité faites sur le Ring dit de Bruxelles qui est trop souvent unilingue au détriment de la sécurité et parfois de la vie des automobilistes. Cela bien entendu doit être vrai de Vilvorde à Waterloo.

Plus je pense et repense à la solution que vous préconisez, Madame la Ministre, plus je suis conquis et j'espère qu'il y aura parmi les hommes politiques du Nord et du Sud du pays beaucoup qui en verront tous les aventages et auront le courage de lutter avec vous pour la mettre en pratique. Peut-être le destin futur de la Belgique en dépend et ce qui me plait surtout dans  votre proposition c'est qu'elle respecte également les wallons et les flamands tout en respect un bon sens et un respect mutuel qui manque tellement à nos législations régionale et nationale.

Bravo, Madame la Ministre, désormais quand je penserai avec vous, je le ferai avec un tout autre état d'esprit fait de respect et d'attention sympathique.



Yvan Balchoy

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Dimanche 30 septembre 2007 7 30 /09 /2007 22:37

Une grand mère de 95 ans qui saute en tandem pour la première fois en parachute pour venir en aide à des réfugiés au Cachemir.

Il n'y a pas si longtemps une femme ministre de ce pays avait fait avec le même assistant un saut identique et pour une légère embrassade au terme de cet exploit les voilà tous deux soumis à une fatwa de mort par des religieux indignes de la foi qu'ils professent.

 

En France d'autres héros ceux qui en équipe se relaient pour aider  entre beaucoup d'autres une famille russe d'un pays musulman d'Asie à échapper aux policiers français qui les recherchent pour être expulsés en dépit des lois concernant les réfugiés politiques. Ces héros français qui pour moi sont les fils spirituels des résistants font mon admiration et je voudrais que plus en plus de français osent braver les lois iniques d'une république dévoyée au service du dieu fric par des politiciens qui peu à peu veulent faire du pays des droits de l'homme une succursale de l'oncle Sam.

 

Des Zéros oui c'est comme cela que je les considère ces politiciens qui sans vergogne comme aurait chanté Brassens détricotent en toute hâte la législation sociale que le peuple français s'est obtenu au prix de son sang. C'est aujourd'hui comme une revanche des bourgeois qui à la fin du XIX ème siècle mitrallaient les ouvriers osant réclamer leur dû. Messieurs Sarkosy et Hortefeu je n'oserais me référer aux années quarante comme je l'ai fait pour les sauveurs de réfugiés sans frontière. La comparaison serait trop à votre désavantage. Je sais qu'un jour vous paierez ce que personnellement je considère comme des crimes sociaux.

 

 

Yvan Balchoy

balchoy@belgacom.net 

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Mardi 25 septembre 2007 2 25 /09 /2007 17:51

Glucksmann sévit sur le Figaro,"Vous avez dit-guerre- monsieur Kouchner, vous n'avez pas eu tort..."

Si j'étais Kouchner, enfin le Kouchner de la vraie gauche anticolonialiste, antimperialiste, je ne serais pas fier d'un tel appui qui sent la poudre buschique,mais aujourd'hui peut-être le Kouchner sarkosiste apprécie-t-il cet article honteux et plus près pour moi du fascisme que des droits de l'homme.

J'imagine bien cet article au temps de la guerre d' Algérie et je me rappelle tous ces articles fantasmagoriques sur les armes horribles de Saddam qui cachaient la soif du pétrole par les USA. Nul doute qu'aujourd'hui la haine de l'Occident contre un régime théocratique corrompu et cet appel à la guerre contre un peuple pacifique souvent envahi, pillé par l'occident pour son pétrole et qui sera première victime de cette guerre sent le même souffre fasciste que la "guerre sainte" contre Saddam. Tous ces pseudo-philosophes sans sagesse trouvent normal la sale bombe israélienne mais Israël parce qu'il a souffert peut faire souffrir, voler, assassiner en toute impunité. Je ne crois pas au sens des droits humains des USA mais plus à leur soif de pétrole. Qu'il le veuille oui ou non -Glucksmann est leur auxiliaire comme Kouchner devenu perroquet de Sarkosy.

 

 

Yvan Balchoy

balchoy@belgacom.net

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Lundi 24 septembre 2007 1 24 /09 /2007 18:46

A l'étranger pour quelques jours, grâce a TV5 j'ai pu revoir la biographie de Jean Paul Sartre et Simone de Bauvoir.

Si j'ai aimé comme la première fois l'action résolue de Sartre pour la justice dans le conflit algérien et sa haine de la torture et surtout des "tortureurs", cette fois c'est la personnalité plus souple, l'intelligence plus pragmatique peut-être de Simone-Castor qui m'a ému et je pense que Sartre n'aurait sans doute pas ete le grand Sartre philosophe et homme d'action sans la présence à ses ctes de cette femme remarquable.

Yvan Balchoy

balchoy@belgacom.net

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Mardi 18 septembre 2007 2 18 /09 /2007 17:12

Dans le "MONDE" de ce jour quelques articles que je veux parcourir et partager avec vous !

Travailler plus, non merci disent de nombreux cheminots.

A ceux qui les traitent de privilégiés, ils répondent que leurs jours de grève leur sont totalement défalqués et diminuent d'ailleurs leur retraite. Nos cotisations sont supérieures de 11% à la moyenne nationale sans aucune retraite complémentaire et en 2015 notre régime sera excédentaire ! Rémy compte partir en retraite à 55 ans, il touchera 1200 € par mois et ne veut pas travailler plus :"A quoi ça sert d'être plus riche au cimetière ?"

Je trouve que les privilégiés ce sont ceux qui gagnant trois ou quatre fois plus et souvent en travaillant moins dans des bureaux luxueux osent parler de privilèges alors que c'est leurs avantages qui sont souvent scandaleux.

 

Un autre article parle de Cuba et son évolution économique vers un autre système politique souhaité sinon par le peuple Cubain peut-être, sûrement par ses adversaires gourmands d'exploiter ce peuple si rétif au dieu mondialisation.

Je lis que le taux d'alphabétisation est de 99,8% contre 90 chez nous, qu'ils consacrent 20% à l'éducation -combien chez nous ? - et que Cuba, qui soigne gratuitement des milliers d'enfants sud-américains, exporte 30 000 médecins.

Bien sûr tout n'est pas parfait au pays de Fidel, notamment au niveau de l'eau potable ou de l'habitat mais l'espérance de vie d'un bébé vaut la nôtre ce qui est loin d'être le cas en Amérique latine.

Ayant voyagé en Colombie, et aimant ce très beau pays, je préférerais de loin élever mes enfants à Cuba, pays culturellement super-développé ce qui ne me paraît pas le cas aux USA.

 Enfin si j'étais monsieur Jospin comme d'ailleurs le pseudo-socialiste Allègre, j'aurais honte de semer la zizanie dans un parti qui a besoin d'unité et de positivité. Jospin qui après sa déroute électorale supérieure à celle de Ségolène a lâchement abandonné son parti ferait mieux de se taire !

J'ai déjà parlé de la trahison et de la décrépitude d'un Kouchner valet du valet du criminel Bush qui après avoir pris le parti du dépeçage gringueste de l'Irak, puis aujourd'hui du crime préparé ce qui reste des Serbes de Kosovo après les regrettables tolérances accordées aux super-nationalistes Kosovars, victimes hier devenus comme Israël bourreaux aujourd'hui sans taire son annonce d'une guerre coloniale contre l'Iran qui risque d'amplifier la hausse irrationnelle du pétrole et de provoquer des attentats meurtriers en France.

 Non ce "héros" d'hier n'est même plus l'ombre de ce qu'il fut hier, il en est devenu hélas l'antithèse en trahissant non seulement son parti mais ses idéaux d'hier.

 

 Yvan Balchoy

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Lundi 17 septembre 2007 1 17 /09 /2007 20:12

A MONSIEUR LE BOURGMESTRE DE HAL (HALLE)

Vous avez affirmeé à la TV qu'un Wallon ou un Bruxellois le jour où il s'installe en votre comlune devient de ce seul fait un flamand et donc, c'est sous-entendu doit s'exprimer  officiellement en néerlandais, m^me s'il est à deux pas de Bruxelles. !

 La personne changerait ainsi de nationalité même contre sa volonté :quelle imbecillité !

Il punit de 250 € d'amende toute mention en français alors qu'à Mouscron où il y a moins de flamands que de francophones à Halle tout ce qui est officiel est bilingue. Où est le respect de chacun et l'hystérie linguistique. Certes il est souhaitable de devenir bilingue surtout à Hal mais en faire une condition pour obtenir des droits sociaux élémentaires comme le logement social ou des allocations de chomage est sans nul doute une forme de fascisme culturel !

Mes petits enfants déjà avant la primaire s'immergent dans le néerlandais; c'est magnifique parce que c'est un choix libre et intelligent de ma fille tandis que les décisions du conseil communal de Hal ne sont pas seulement mesquines elles sont condamnables même si elles s'appuient sur des lois qui auraient plu il y a plus de 60 ans !

Je rappelle à ce flamand obtu que la frontière linguistique a été betonnée contre des facilités  accordées aux francophones dans 6 communes  où ils étaient ou majoritaires ou fort représentés, non passagères puisque bétonnées elles aussi dans la Constitution. Aujourd'hui pour des esprits germaniques, la parole donnée n'est-elle qu'un chiffon de papier comme notre neutralité en 1940 ? 

Pour ma part, je reconnais que les facilités impliquent pour tout flamand vivant à Bruxelles le droit d'être acceuilli dans les administrations, les commerces et surtout les hopitaux en sa langue. Ne pourrait-on pas relier à un Bruxelles remodelé plus acceuillant à nos deux cultures nationales autant de communes du Brabant wallon qui deviendraient bilingues de droit et plus tard j'espère de fait que de communes néerlandophones, tout en assurant à la commune de Bruxelles-Brussel une égalité totale entre les deux langues avec alternance par exemple de la fonction de bourgmestre. Nous voilà bien loin de la mesquinerie du bourgmestre de Halle et sûrement aussi de celle de bien des politiciens francophones.. ! A bon entendeur salut !

 

Yvan Balchoy

balchoy@belgacom.net

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Dimanche 16 septembre 2007 7 16 /09 /2007 23:17

EMISSION : L'ENNEMI INTIME SUR LA GUERRE d'ALGERIE

 

 

Je ne reviendrai pas sur l'horrible guerre d'Algérie ni sur les scrupules religieux de Massu, militaire combattant le FLN et tolérant la torture mais devant le cynisme éhonté de ce général borgne, responsable de la mort par pendaison d'un héros algérien luttant vaillamment et surtout légitimement pour son pays j'ai envie de vomir. en vous voyant Monsieur, car vous vivez encore indignement, vous n'êtes pas un homme mais une brute et un assassin et le temps n'efface rien de vos outrage et de vos saletés.Et ce n'est pas parce qu'il y avait d'autres criminels du même genre du côté du FLN que j'absoudrai ce salaud.

 On me dira que toute guerre engeandre des crimes, c'est hélas vrai mais cela n'absoud aucunement ceux-ci quel que soit la cause qu'ils défendent.

Heureusement qu'il y eut le général de la Bollardière,  Henri Alleg le héros communiste de "LA QUESTION" et Jean Paul Sartre  pour sauver quelque peu l'honneur de la France.

 

 

Yvan Balchoy

balchoy@belgacom.net

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Dimanche 16 septembre 2007 7 16 /09 /2007 22:52

Oh il y a longtemps que l'ex fringuant jeune homme socialiste qui enthousiasmait les progressistes français m'a déçu depuis son étude approbatrice des crimes de "TOTAL "en Birmanie. Son adhésion à la droite dans le trouble sillage de Sarkosy n'a fait que renforcer mes craintes.

Aujourd'hui valet du valet de Bush, foutre de guerre, il nous annonce, il nous demande de nous préparer à une guerre comme si l'Iran menaçait  comme on le disait de Saddam la paix du monde alors que ce sont les Etats-Unis, Israël et les gens comme lui qui ont totalement retourné leur veste et renié leur idéal qui menacent tout à la fois la paix du monde et aussi un monde plus juste.

Certes je n'aime pas les Ayatollas et leur interprétation abusive de l'Islam, je ne suis pas certain en dépit de leurs dénégations de leur hostilité totale à l'arme atomique chez eux.Si l'on veut empêcher une nation souveraine d'avoir accès à l'arme atomique il faut mettre en marche résolument le désarmement atomique de tous les états qui en disposent à commencer par les USA qui ont commis le crime suprême de l'utiliser par deux fois contre des populations civiles au Japon, il faut aussi extirper l'arme atomique à l'Etat d'Israël qui menace lui aussi la paix et l'intégrité territoriale de ses voisins.

Non, Kouchner, tu n'est plus socialiste, tu n'es plus idéaliste, tu es un pion résolument acquis à l'impérialisme américain, tu me dégoûtes tout autant que ces Ayatollas que tu veux détruire avec bien entendu leur peuple car nous le savons par l'Irak où tu avais fait le mauvais choix, tout guerre est d'abord meurtrière pour les civils et les innocents.

Quelle triste ouverture que celle qui conduit ceux qui l'acceptent à trahir le meilleur d'eux-mêmes !

 

 

Yvan Balchoy

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Dimanche 16 septembre 2007 7 16 /09 /2007 22:38

Il n’hésita plus et lui posa la question qui lui brûlait les lèvres depuis leur rencontre et que jamais il n’avait osé lui formuler :

 

            -« Dis-moi, Solange, que faisais-tu auprès de ces bandits ? J’avoue que je me pose des questions, j’ai une confiance aveugle en toi, je suis sûr de ton intégrité mais les faits sont là : ta présence dans la bande de Westend ou du « Fond de bouteille » est-elle pure coïncidence, choix malheureux ou contrainte ? »

 

            « Pardonne-moi, copain, si tu veux rester mon ami, je t’en supplie, oublie ces gens là, tu te doutes bien que je n’étais pas par plaisir avec cette bande. Fais-moi confiance, je puis seulement t’assurer que je n’ai rien fait dont je puis intérieurement rougir, même si parfois j’ai été fort imprudente. Un jour, peut-être pourrai-je tout de te dire ; en attendant, je te le répète fais-moi confiance.

 

            -« Ok… Oublions ça, veux-tu ; dis-moi maintenant : quand nous reverrons-nous ? C’est pour moi la seule chose qui compte ! »

 

            -« Je ne te donnerai aucune date aujourd’hui, car j’ai à présent un certain nombre de démarches très importantes à faire ; je te rappellerai chez tes parents ; tu me dirais où  nous pourrons nous retrouver. J’y serai. »

 

            -« Extra, chérie, mais ne tarde pas trop car tu t’en doutes bien une journée sans toi c’est comme un jour sans soleil, un jour foutu… »

 

            -« Tais-toi, grand benêt, tu ne peux pas parler comme ça, tu sais, je ne suis et je veux être une femme parmi les femmes avec mes qualités mais aussi mes défauts. Je t’en supplie, ne m’idéalise pas, sinon, j’en suis sûre, notre belle histoire d’amour de durera pas. »

 

            Au terme d’un grand virage, le bus s’engagea enfin dans la grande banlieue de Liège. Les dernières paroles de Solange lui laissaient une impression d’insatisfaction et un malaise un peu flou qui ternissait quelque peu le bonheur sans nuage de tout à l’heure.

            Ainsi au terme d’une folle nuit où il avait cru un instant qu’entre eux deux régnait une communion sans divergence avant même d’être de retour à, Liège il la retrouvait sous maints aspects insaisissable et indéfinissable et il avait bien de la peine à accepter cette relative opacité de la personnalité de son amie.

 

            A la place Saint Lambert , ils entrèrent dans la première brasserie venue ; attablés l’un tout contre l’autre, ils se préparèrent à une séparation nécessaire sans doute pour l’instant mais si pénible pour tous deux.

            Solange interrogea à son tour Ghislain sur ses intentions.

 

            -« Penses-tu avertir la police et en ce cas, chéri, que leur diras-tu ? »

 

            -« Tu vois, amie, je n’ai aucune envie d’être mêlé davantage à ces affaires qui me dégoûtent sans plus. La police n’est pas loin de me suspecter. J’ai envie de leur envoyer un mot anonyme pour les guider vers le « Fond de bouteille » en rapprochant cette taverne de trafiquants de Westend. Le reste, je m’en fiche, ce sera l’affaire des flics. »

 

 

Yvan Balchoy

balchoy@belgacom.net

 

 

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Dimanche 16 septembre 2007 7 16 /09 /2007 22:34

Avant même qu’ils n’essayent de lui expliquer le désordre de leur tenue, il les interpella :

 

 

 

            « Ne seriez-vous pas les neveux de ce monsieur qui vous recherche partout avec un ami ?  Si vous vous dépêchez dans cette direction, vous aurez une petite chance de les rattraper, ils sont partis, il y a une petite heure, pour récupérer leur voiture ; s’ils repassent, que dois-je leur dire ? »

 

 

 

Ce fut Solange qui d’autorité lui répondit :

            « Surtout rien, Monsieur, nous en avons assez de cet oncle qui, sous prétexte que nos parents sont décédés,  s’est mis en tête de tout régenter dans notre vie. Dites-nous où nous pourrons trouver un arrêt de bus sans risquer de le retrouver sur notre chemin ? »

 

 

 

-« Ah bon, vous savez, je parlais seulement pour vous aider. A cent mètres d’ici, vous trouverez un petit sentier à travers champs qui vous conduira en vingt minutes à la grande route de Liège. Vous devrez passer par-dessus un barbelé ; il y a là quelques génisses en général paisibles, mais évitez tout de même les gestes brusques, on ne sait jamais. Bonne chance, Messieurs-Dames. »

 

 

 

            Et sans plus les regarder, il reprit sa fourche.

            Les vingt minutes du fermier lui prirent près de trois quarts d’heure. A la  route, ils virent de suite le petit abribus. Ghislain consulta les horaires.

            « Chic, le prochain pour Liège est dans dix minutes. A propos, est-ce qu’il me reste un peu d’argent. Zut, les vaches m’ont piqué mon portefeuille. J’espère qu’il te reste un peu de picaille.

 

 

 

            Solange fouilla les poches de son jean et en retira une flopée de piécettes qu’elle se mit à compter en sa main.

 

 

 

            « Voilà, il me reste environ cent vint six francs. Je crois que cela suffira, nous ne sommes pas si éloignés de Liège.

 

 

 

            Dans le bus qui les ramenait sagement dans la cite ardente, Ghislain posa une foule de questions à sa compagne sur sa famille, ses études, ses amis hippies ou pacifistes, sur ses projets aussi.

            Mais elle sans jamais refuser aucune de ses questions les éludait les unes après les autres en restant dans un vague plus que prudent.

            Solange était née à l’étranger dans une famille modeste. Elle suivait de vagues cours d’économie par correspondance, ses amis pacifistes, dont Richard… une des plus grandes déceptions de sa vie, ses projets enfin : gagner l’Amérique du Sud pour rejoindre les desperados de « Che Guevara ».

            « Tu sais, ajouta-t-elle, ce n’est pas pour demain. D’abord, je n’ai pas un sous devant moi ni aucun contact sérieux avec les companeros de là-bas. Je n’ai pas envie d’aller faire du tourisme ou de la tapisserie à l’autre de bout de la planète. Je veux être efficace. »

            La Solange qui peu à peu émargeait de leur conversation redevenait peu à peu l’idéaliste du train tragique. Cette transformation renforça Ghislain dans sa conviction qu’il avait enfin trouvé la femme qu’il attendait depuis toujours.

       

 

   Yvan Balchoy

 

 

balchoy@belgacom.net

 

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Mardi 11 septembre 2007 2 11 /09 /2007 20:50

Il y a six ans, je m'en rappelle comme si c'était hier, l'attentat de New York organisé par des fanatiques religieux trahissant l'essence même de leur foi et surtout défigurant à ce point l'image de Dieu que face à eux j'ai eu presqu'envie de proclamer mon athéisme tant est hideuse cette caricature divine à laquelle ils venaient de sacrifier deux mille sept cent vies innocentes.Je me rappelle tout autant l'héroïsme des pompiers et sauveteurs New yorkais dont beaucoup ont donné leur vie pour sauver des victimes du brasier. Ce sont eux, je trouve qui devraient chaque années être remerciés par les autorités américaines.

 

Mais je me souviens aussi de la réaction vengeresse et aussi assassine des autorités américaines, suivies par quelques peuples grégaires comme la Grande Bretagne, le Japon etc.. Pour chaque New Yorkais assassiné l'occident civilisé et humaniste s'est offert en quelque sorte une centaine d'Irakiens et d'Afghans qui ont payé aussi de leur vie la volonté de puissance et de vengeance de deux despotes sanguinnaire Bush et Cheney qui méritent autant hélas d'être appelés terroristes que Le fou sanguinaire Ben Laden.

 

Les meurtres d'innocents sont aussi criminels quand ils ont lieu aux USA (et pas seulement dans les deux tours jumelles), à Bagdad, en Afghanistan, en Arabie Séoudite, en Palestine.Ce soir en voyant ces deux hypocrites Bush et Cheney frères de sang du tyran sanguinnaire de l'Irak, leur allié d'hier, dont ils se sont débarassés honteusement,  Leur place n'est pas au devant du noble peuple américain mais ils devraient comparaître devant le tribunal international de La Haye aux côtés des criminels des Balkans et d'ailleurs. Le jour où le crime politique, raciste, religieux, économique sera jugé et puni qu'on soit vainqueur ou vaincu ce jour-là l'humanité aura fait un grand pas dans le sens de la justice et de l'humain. Mais on en est encore bien loin, je crains.

Je pourrais aussi rappeler que cette date évoque le début de la révolte félone de Pinochet assisté par les Etats-unis qui allait plonger le Chili dans des décennies de tyrannie brutale et sanglante. Qui l'a rapppelé aujourd'hui à la télé ; pourtant les victimes en furent plus nombreuses qu'à New York. Mais bien sûr ce n'étaient pas des citoyens américains. Pourtant je pensais et je pense toujours que tous les hommes se valent et que comme le dit une chanson leur sang est rouge pareil sous toutes les latitudes et parmi toutes les classes sociales.

Aussi aujourd'hui, sans oublier ces centaines de milliers de victimes occidentales et orientales de l'hystérie religieuse ou pseudo-patriotique, je préfère me rappeler de ce 11 septembre comme le troisième anniversaire du mariage de mon fils, jour de bonheur et de paix en un lieu pourtant devenu célèbre par la guerre.

Oui aujourd'hui, sans oublier une seule victime de la barbarie conjointe des Ayatollas et des Etats capitalistes, je préfère considérer que cette journée est aussi une journée de bonheur et d'espérence en souriant à mon petit fils qui j'espère vivra en une humanité plus juste, plus égalitaire et plus pacifique.

 

 

Yvan Balchoy

balchoy at belgacom.net

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Dimanche 9 septembre 2007 7 09 /09 /2007 09:25

Ce matin, un journaliste m'a écoeuré par sa manière de nous parler de l'Afghanistan comme un propagandiste de guerre se vantant des victoires militaires des soldats français contre les Talibans mais en même temps contre le peuple Afghan là où ils sont puisqu'il avoue que la majorité de la population soutien les résistants islamistes. Il nous a présenté présente presqu'avec délectation un soldat (mérite-t-il ce terme que je n'aime pourtant pas, j'en doute), un brigand français s'écriant devant des cadavres de combattants afghans :"Dieu est avec nous puisqu'ils sont mort" en les parodiant bien sûr. Que font-ils là-bas, que font nos militaires belges dans cette sale guerre néocoloniale ménée par la FURIA AMERICANA et relayée par cette organisation pour moi aussi criminelle souvent que les ennemis qu'elle combat l' OTAN.

Hier, en visitant la magnifique station polaire "Princesse Elisabeth" qui va, pacifiquement, explorer la vie australe, j'ai vu avec stupeur des stands se prétendants écologiques comme QUICK au nom de sa graisse "propre",les supermarchés Delhaise, ! et même cette armée belge qui oeuvre sans doute ça et là pour des raisons vraiment humanitaires ou pacifiques mais qui, au Kosovo par exemple ou en Afghanistan me semble la complice d'une politique américaine qui va abandonner au Kosovo des Serbes autant malmenés que les Kosovars et forcés pour la plupart à un exil soutenu tacitement au moins par les pays occidentaux et les obliger de vivre sous la dépendance revancharde d'une population autant bourreau que victime. Ce que va faire la communauté internationale là-bas c'est une réédition de l'erreur, pour moi criminelle, non du retour des juifs dans leur très ancienne patrie mais dans la création d'un Etat qui s'est constitué sur l'expulsion souvage et souvent sanglante d'une population Palestinienne qui était légitimement chez elle et n'avait en rien contribué à la Shoah. Je suis persuadé que ce nouvel état Kosovar  rendu possible en fait par la volonté impérialiste des USA  et la lâcheté européenne, belge également, Monsieur de Gucht, sera en Europe un facteur de tensions durables et si j'étais Yougoslave, tout en reconnaissant les crimes de mon pays contre des musulmans innocents, je n'accepterais jamais ce diktat d'une Europe impmérialiste et je préférerais rester en dehors de cet aglomérat d'états pseudo-démocratiques qui s'asservit chaque jour davantage sous la houlette de Barroso devant la fausse divinité du marché.

Je reviens à RTL, propagandiste forcéné des troupes françaises agressant une partie au moins de l'Afghanistan;  parlant d'un match contre l'Italie où la marseillaise a été huée, ce qui bien sûr,est à l'an antitithèse de l'esprit sportif, elle demande à ses audteurs de donner leur avis à ce sujet ce qui évidemment entraîne un flots de vociférations anti-italiennes. Est-ce le rôle d'une station de radio de mettre ainsi de l'huile sur le feu.

Question sportive, la défaite des français en rugby face à l'Argentine, d'avant hier  a été commenté avec force deuil pendant de longues très longues minutes, la victoire de notre Justine sans commantaire a été expédiée en quelques secondes.

Haro encore contre la jeune ministre d'origine Africaine qui a réagi devant une expulsion de sans papiers préconisée par un pari communiste plus que jamais révisionniste. Je trouve que Christine Boutine, question des droit de l'homme, ferait mieux de se taire !  Mais cet incident montre bien combien est fausse et dévoyée cette "ouverture" de Sarkosy aux grands idéaux dela gauche du passé souvent hélas oubliés par ses représentants du présent .Je préfère de loin le petit facteur qui lui n'a pas abdiqué devant la dictature du marché.

Oui, RTL, ce matin radio nationaliste au mauvais sens du mot, chauvine au plus haut point réactionnaire en tous points m'a mis de mauvaise humeur.

Comme je m'en vais à la mer rejoindre un ami, petit autrichien qui à l'âge de sept ans, invité en nitre famille à la fin de la guerre m'a merveilleusement appris qu'il n'y a pas d'enfant, ni sans doute de civil ennemi, que les guerres sont des crimes commis le plus souvent par des politiciens ou des dictateurs pervers et que les peuples envahisseurs ou envahis sont  aussile plus  tôt ou tard des victimes innocentes d'idéologies destructrices. Oui ce jeune Autrichien de sept ans fut parmi nous des mois durant un exemple merveilleux de fraternité humaine. 

Je me rappelle avec émotion à ce propos  de cette citation évangélique que mes parents avaient glissé sous sa photo :"Certains d'entre vous ont sans le savoir hébergé un ange".

Aujourd'hui, plus de soixante plus tard,  la leçon de ce petit Werner est tellement plus importante que les vociférations et déformations de  de la France et  du monde ce matin, selon RTL.

 

Yvan Balchoy

balchoy@belgacom.net

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Samedi 8 septembre 2007 6 08 /09 /2007 22:11

 

 

 

 

 

 

 

 

"Elle ne te veut plus"

 

 

me dit-elle méchamment

 

 

Je lui répondis plus férocement

 

 

"Ei si elle me voulait plus"

 

 

Ce petit "s"

 

 

qui n'avait rien d'un S.O.S.

 

 

retentit en moi comme une musique

 

 

combien euphonique

 

 

enterrant un passé mort

 

 

au nom d'un Avenir tellement plus fort.

Yvan Balchoy

balchoy@belgacom.net

 

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Jeudi 6 septembre 2007 4 06 /09 /2007 23:55

Il se voyait caressant

 

La si douce fourrure

 

D'une merveilleuse petite chatte,

 

Tandis que son amie

 

De sa bouche de nacre

 

Mimait merveilleusement

 

Un charmeur de serpents.

Yvan Balchoy

balchoy@belgacom.net

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Mardi 4 septembre 2007 2 04 /09 /2007 19:14

a)      L’idéal de l’auto affirmation

 Deux personnages illustrent comment on s’engage dans la voie satanique de l’autoaffirmation.  

 

 

            Le héros du récit : Le sous-sol  représente à l’état pur, pourrait-on dire, le choix de l’arbitraire au niveau de l’affirmation de soi. La révolte de Raskolnikov dont il sera question plus tard présente une similitude incontestable avec celle de l’homme souterrain mais elle n’exprime qu’une partie de la révolte de ce dernier. Le jeune criminel finit par comprendre l’impasse où l’a conduit sa volonté de puissance et retrouve ainsi accès à la voie de la Vérité, tracée pour nous par le Christ .

 

 

I)                   L’HOMME SOUTERRAIN

 

 

 

Dostoïevski présente lui-même en avant première le héros du Sous-sol. Son personnage appartient évidemment, note-t-il, au domaine de la fiction mais « il doit bien y avoir dans notre société des êtres semblables à l’auteur de ce journal. (1)

 

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(1)    L’homme souterrain est un représentant de la génération qui s’éteint à la fin de cette première moitié du XIX ème siècle. Dans le premier fragment de la nouvelle, il cherche une justification de sa propre existence, puis il raconte quelques souvenirs de sa vie passé.

 

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Ce singulier personnage se présente au lecteur sous le jour le plus défavorable qui soit :

 

           "Je suis un homme malade … Je suis un homme méchant, je suis un homme déplaisant… J’ai mal au foie. Tant mieux, si le mal empire. » (2)

 

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(1) Le sous-sol, p. 685

 

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Il force la note et le reconnaît ouvertement : « J’ai menti tout à l’heure lorsque j’ai dit être un fonctionnaire méchant. C’est par dépit que j’ai menti. (2) Je crois peut-être à ce que j’écris mais je sens au même moment, je soupçonne, je ne sais pourquoi que je mens comme un arracheur de dents. (3) Notre homme donne l’impression de vouloir narguer et même révolter ce lecteur qu’il persiste à affirmer purement imaginaire et que pourtant il présuppose présent à chaque instant. « On dit d’habitude, note-t-il, qu’il ne peut exister d’autobiographie exacte car l’homme ment toujours dès qu’il parle de lui-même. Selon Heine, Rousseau lui-même nous a certainement trompés dans ses confessions et même délibérément. Mais moi, prétend-t-il, je n’écris que pour moi-même et je déclare une fois pour toutes que si j’ai l’air de m’adresser au lecteur, ce n’est qu’un procédé dont je me sers pour plus de facilité ; ce n’est qu’une forme vide. Quant au lecteur, je n’en n’aurai jamais. » (4) 

 

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(2)    Le sous-sol p. 686 

 

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(3)    Le sous-sol, p. 716 

 

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(4)    Le sous-sol,  p. 718  

 

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            Bref, l’autoportrait que nous trace le mystérieux locataire souterrain n’est pas fait pour attirer notre sympathie, même si à de rares moments d’abandon il laisse deviner que tout sentiment d’humanité n’est pas mort en lui. 

 

            « J’ai de l’écume à la bouche mais apportez-moi une poupée, offrez-moi une tasse de thé bien sucrée et il est probable que je me calmerai ; je me sentirai même tout attendri. » (1)

 

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(1)Le sous-sol, p. 686   

 

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D’où lui vient cette note « souterraine » à laquelle il semble tant attaché ? Il nous le dit lui-même. Entré autrefois dans l’administration « pour pouvoir manger (mais uniquement pour cela), un héritage soudain lui a permis de donner sa démission ; depuis lors, il vit retiré dans son colin définitivement pour y ruminer à son aise sa rancœur et son dégoût. » (2)  

 

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(2) Le sous-sol, p. 687

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à suivre

Yvan Balchoy

balchoy@belgacom.net

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

           

 

 

 

 

 

 

 

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Mardi 4 septembre 2007 2 04 /09 /2007 16:28

Sans rien lui dire, rien qu’avec l’expression de ses yeux, elle lui fit comprendre, légèrement rougissante, son désir d’aller jusqu’au bout de cette attirance qui les précipitait l’un vers l’autre.

            Elle leva légèrement ses longues et minces jambes pour lui permettre de lui enlever son slip ; lui-même se débarrassa furtivement de son dernier vêtement qu’il jeta en bas du lit.

Nus tous deux, ils se burent des yeux un long moment avec tendresse, puis tandis que la jeune fille, liane mouvante et caressante, l’enveloppait de ses longues jambes dorées, il sentit son corps se tendre en quête de cette douceur que ses doigts avaient visitée tout à l’heure/ La clé vivante de son corps s’introduisit peu à peu dans cette autre bouche de tendresse que Solange lui abandonnait tout en criant sa joie.

A vrai dire, Ghislain n’avait nullement l’impression de « pénétrer » ni d’ailleurs de « prendre » la jeune fille mais d’être reçu et « accepté » par elle en son intimité profonde.

Il ne savait plus où finissait son corps et où commençait celui de Solange dans un bien-être incroyable. Tous deux demeurèrent immobiles un long moment à savourer cette communion indicible qui, bien avant d’être une rencontre de deux sexes, était celle de deux cœurs et de deux sensibilités en incroyable interférence.

Petit à petit, entre ces deux corps si merveilleusement complices jaillit une danse rythmée, ponctuée de la musique de leur jouissance qui les mena graduellement à cette explosion autant cosmique que biologique où leurs sèves jaillissante se mêlèrent pour sceller leur communion.

La tendresse reprit aussitôt le relai et prolongea, de longues minutes partagées, la joie vécue par leur corps.

Puis brusquement et en même temps tous deux, se tenant étroitement la main, sombrèrent dans un sommeil agité.

Ce fut le froid revenu avec l’extinction du feu qui les réveilla en même temps, Ghislain se précipita vers les cendres encore fumantes pour y jeter quelques bûches tandis que Solange se rhabillait comme à regret.

Elle tendit ensuite à son ami ses propres vêtement en l’aidant d’une façon presque maternelle à les revêtir. Leur émotion, après ce qui s’était passé entre eux, restait intense même si elle s’exprimait d’une façon toute différente, aussi paisible en cet instant qu’elle avait été véhémente auparavant.

Etrangement, ils n’éprouvaient guère le besoin de parler, comme si, après ce qu’ils venaient de vivre, toute parole risquait de devenir un insupportable bavardage.

Aussi n’échangeaient-ils que l’indispensable, tandis que leurs yeux noyés l’un dans l’autre continuaient le dialogue noué tout à l’heure dans leur « corps à corps » devenu plus que jamais un « cœur à cœur ».

 

 

Il leur fallait à présent rejoindre avec prudence – leurs ennemis les cherchaient peut-être encore – la société des hommes dont ils avaient l’impression de s’être soustraits durant un temps interminable qui pourtant aurait paru bien timide aux aiguilles d’une montre.

 

En quittant cette cabane « de rien du tout » qui leur avait donné « ce qui vaut plus que tout », ils se jurèrent d’y retourner plus tard pour sceller à nouveau leur rencontre marquée, ils en étaient persuadés du sceau de l’éternité...

Il leur fallut plus d’une heure de marche toujours courbée et endolorie pour trouver un vague chemin qui les conduisit à une fermette.

 

 

 

(à suivre)

 

 

Yvan Balchoy

balchoy@belgacom.net

 

 

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Lundi 3 septembre 2007 1 03 /09 /2007 00:56

Parlant de la lutte acharnée qui se déroula jadis entre la Rome antique et l’Eglise primitive, Dostoïevski nous dit dans le Journal d’un écrivain  qu’elle fut le lieu de rencontre des deux « idées » ou « idéaux » les plus antagonistes qui puissent exister sur la terre : le dieu-homme y rencontra l’Homme-Dieu, l’Apollon du Belvédère, (8) le Christ. (9).

 

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(8) Ce terme désigne ici les valeurs profanes ou terrestres. En russe l’opposition est « homme-dieu’ et « Dieu-Homme’ (Christ). Le français exige qu’on inverse ici les termes sans quoi la phrase deviendrait équivoque.

 

(9) Journal d’un Ecrivain, 1880 ‘août) p. 557

 

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Impossible au plan pratique tout au moins de se dérober à ce choix crucial, car il n’existe pas de solution vraiment intermédiaire. Chacun doit se prononcer librement entre un idéal qui transcende ce monde et en respecte les valeurs spirituelles révélées par l’Homme-Dieu et un idéal qui y serait totalement immergé. On est pour ou contre le Christ.

 

Vouloir se « donner » aux autres, considérés comme des frères et chercher à vivre humblement sous le signe de la Vérité, partout où elle se manifeste, mène infailliblement dans le sillage de l’Homme-Dieu. (10)

 

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(10)     « La prédestination russe dans son idéal, écrit Fédor Mikhaïlovitch en juin 1876, revient à réaliser la parole du Christ : « Celui qui veut être placé au dessus de tous dans le Royaume de Dieu, qu’il se fasse le serviteur de tous. » Journal d’un Ecrivain p. 339

 

 

« Les hommes les meilleurs refusent d’adorer le monde matériel, cherchent à travailler à l’œuvre de Dieu, aiment la vérité… et quand il le faut, se lèvent pour la suivre, abandonnant maison et famille. Que de tels hommes existent dans le peuple russe, c’est le signe que ne s’y est pas perdue l’image du « meilleur homme. » (11)

 

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(11)     Journal d’un Ecrivain, 1876 (éd. Russe) tome II p. 409-411 (octobre)

 

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C’est évidemment au Christ, incarnant à ses yeux l’idéal de la perfection humaine que l’écrivain fait ici allusion.

 

En revanche la volonté qui prétend gouverner d’une façon égocentrique la vie de l’homme, créer arbitrairement son échelle de valeurs ou s’en forge un à partir d’une option souvent implicite est vouée à l’autodestruction.

 

Il en résulte, en lieu et place de l’épanouissement recherché, une lente désintégration de la personnalité, psychologique d’abord, ontologique ensuite ? Cette évolution régressive aboutit à

l’annihilation de la volonté absolutisée ; celle-ci se retourne contre son propre sujet et le disloque progressivement. Beaucoup de ces candidats surhomme finissent par se détruire physiquement dans le suicide ou psychiquement dans la folie. Le processus de destruction du « moi » va de pair avec la soumission croissante à l’emprise du mal, souvent personnalisé par celui qui en est le maître, Satan, prince du « néant ». Aussi leur destin conduit à parler de l’enfer, aboutissement innévitable de leur choix.

 

 

a) L’idéal de l’auto affirmation

(à suivre)

Yvan Balchoy

balchoy@belgacom.net

 

 

 

 

           

 

 

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Dimanche 2 septembre 2007 7 02 /09 /2007 23:27

Au-dessus d’eux, ce devait être l’aube et le soleil devait poindre à l’horizon ; mais le sous-bois où ils se débattaient appartenait vingt quatre heures sur vingt quatre au royaume de la nuit.

 

Le froid, aiguillonné par la bise restait vif et les pénétrait peu à peu ; de plus en plus fréquemment, ils devaient s’arrêter, se frotter les mains gelées sur le visage endolori. Ils n’avaient plus qu’une envie : trouver un coin protégé du froid et du vent, s’y coucher et dormir …

Et ce fut le miracle… sous la forme d’une cabane de chasseur dont la porte céda vite sous les coups de pied de Ghislain ; à l’intérieur, un mobilier des plus sommaires, deux chaises de paille, une grossière table de ferme mal équarrie, un poêle à bois en fonte et surtout – c’est sans doute ce qu’ils aperçurent d’abord avec ravissement – une couchette couverte d’une simple paillasse.

Quelques buches traînaient dans un coin. Grâce aux allumettes soigneusement conservées, ils allumèrent le feu. Un coffre en bois leur livra quelques provisions, une bouteille d’eau,  un paquet entamé de biscottes, quelques un de ces biscuits épais, dits parfois « de chien ». Ils se jetèrent sur ces restes plutôt minables comme si c’était un banquet délicieux.

Le feu rapidement rendit presque douillet leur abri de fortune. A la faim de chaleur et de pain succédèrent celle de tendresse. Ils se tournèrent l’un vers l’autre.

Ils s’étreignirent doucement ; Ghislain déposa ses lèvres sur le front de sa compagne, puis les appuya longuement sur ses yeux comme s’il voulait en boire la lumière.

Leur bouche enfin se rejoignirent et plus rien n’exista entre eux que ce grand feu qui les consumait.

Entre chaque nouveaux baisers toujours plus fougueux, plus audacieux, ils se déshabillèrent mutuellement, elle, avec savoir faire et doigté, lui avec tant de maladresse – il faillit casser les agrafes de son soutien-gorge – qu’ils en éclatèrent de rire.

            Les seins menus de Solange, lui donnaient un air de jeune adolescente ; profondément ému, le garçon se mit à les mordiller goulument tandis que souriante, elle réussissait à le débarrasser de sa chemise.

 

            -« Dis, mon cœur, lui chuchota-t-il, tu m’avais caché que tu portais de si délicieuses fruits sous ton corsage. »

Et Ghislain de s’extasier devant cette poitrine si jeunette dont l’aspect « fuit vert » l’excitait secrètement.

 

Aussi étrange que cela puisse paraître, un immense respect mutuel allait de pair avec leur excitation. Ainsi vivaient-ils ce lent déshabillage comme une sorte de rite sacral.

 

Bientôt ils se contemplèrent en sous-vêtements. Tout tremblant le garçon ne cessait de déposer de petits baisers sonores sur tout le corps de la jeune fille. Celle-ci, plus maîtresse d’elle-même, l’entraîna toute souriante vers le lit.

Leur regard était à ce point rivé l’un vers l’autre qu’ils s’étendirent sur cette ignoble paillasse comme s’il s’était agi du lit à baldaquin de la chambre d’amour d’un hôtel de haut standing.

Couchés, ils se serrèrent comme s’ils voulaient se perdre ou plutôt se fondre l’un dans l’autre.

Ainsi, ils demeurèrent immobiles durant plusieurs minutes ; ce contact, peau à peau,  du front jusqu’à la pointe des pieds faisait éclater en eux comme une symphonie de sensations exquises qui les comblèrent un bon moment.

 

Mais la nature repris peu à peu le dessus, les doigts de Ghislain partirent en explorateur au-delà de l’ourlet de la petite culotte vers de nouvelles terres, pour lui infiniment plus attirantes que tous les voyages dont il avait rêvé. Cet univers féminin,  imprégné de déliés si doux, de mousse si tendre, de chaleur si envoutante lui donnèrent l’impression de commencer une nouvelle vie en un univers transfiguré où le temps se mariait à l’éternité.

Quand se main découvrit la fleur entrouverte et toute humectée de rosée de cette nouvelle terre, la jeune fille gémit et le mordit à l’épaule.

 (à suivre)

           

Yvan Balchoy

balchoy@belgacom.net

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