Samedi 5 décembre 2009
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17:30
C'était encore du nouveau, et cela compliquait singulièrement la situation. Dans la foule, on citait même des automobilistes qui avaient été refoulés parce qu'ils n'avaient pas d'essence pour les
deux cent kilomètres.
Je n'ai pas su la suite et ce qu'il en était. Le député Chassaigne parut s'intéresser à mon cas et sans me faire aucune promesse m'invita à aller le voir à son domicile particulier le soir même
entre sept heures et huit heures.
J'oublie de dire, que le vingt-trois au soir, ou le vingt-quatre, on donna l'ordre à toutes les voitures belges éparses dans la ville d'aller se parquer au-delà d'Issoudun. Nouvel émoi, car cela ne
pouvait que compliquer le ravitaillement. Ayant fait observer que nos voitures étaient garées au couvent, on me dit en fin de compte, que je pouvais les y laisser. Donc, le vingt-quatre au soir,
vers sept heures et quart, j'allai sonner chez le député Chassaigne.
On me répondit qu'il était allé chez le préfet à Chateauroux et qu'on ne pouvait pas me fixer sur l'heure de sa rentrée. J'y retournai deux ou trois fois mais un peu avant huit heures, il n'était
pas encore rentré.
Je demandai qu'on voulut bien le prévenir que je serais chez lui de grand matin le lendemain, et me dirigeai vers le couvent. Arrivé à mi-chemin, et bien que les chaussures neuves que je venais
d'acheter par nécessité me fissent horriblement souffrir, j'eus un remord de conscience et de nouveau je redescendis vers l'intérieur de la ville pour aller une nouvelle fois chez le député
Chassaigne.
Bien m'en prit. Il descendait précisément d'auto et me fit entrer de suite. J'avais sur moi la liste des quatre voitures (Mab., Claeys et les deux miennes, et leur force respective.) et je lui
demandai timidement ce qui étaient nécessaires, peut-être un peu moins, car il restait encore quelques litres dans les voitures.
(à suivre)
Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
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Samedi 5 décembre 2009
6
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00:52
Cherchons nos biens en nous-même, autrement, nous ne les trouverons pas.
[Epictète]
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Samedi 5 décembre 2009
6
05
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/2009
00:32
Hier et aujourd'hui la neige ...
Voici notre cathédrale...
Et voici la rivière Harricana, qui traverse la ville, elle sera bientôt gelée...
Diane
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Vendredi 4 décembre 2009
5
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16:45
Dès le lendemain, nous nous mîmes en quête d'essence mais pour nous buter pendant trois jours aux plus mauvaises volontés qu'il soit possible d'imaginer. Au bureau de distribution d'essence, il
était indiqué qu'il n'y avait pas d'essence pour les Belges. Ayant essayé moi-même de parlementer, en évoquant mon âge et ma qualité, je fus éconduit à peine poliment ou plutôt très impoliment par
un jeune sous-officier qui semblait prendre plaisir à la chose. Nous essayâmes de nous adresser à l'autorité militaire et avec Emile, après avoir vainement tenté de trouver le chef à son bureau,
nous allâmes prendre un premier repas, dans l'hôtel où il prenait lui-même les siens.
Nous pûmes l'aborder. Il fut très aimable et nous laissa espérer qu'à son intervention, de nouvelles instructions pouvaient être espérées à bref délai. Mais bien que nous allions dîner
régulièrement dîner à cet hôtel pour le revoir, nous étions sans grand espoir. Nous avions rencontré là un Belge établi dans les environs de Paris qui nous raconta comment lui s'était tiré
d'affaire. Il était allé se mettre à la disposition du député Chassaigne qui remplissait les fonctions de sous-préfet, l'avait aidé dans ses écritures, ce qui lui avait permis à un moment donné
d'obtenir un bon d'essence.
Ce monsieur qui partait le lendemain, nous promit d'en chercher pour nous d'autre façon le soir même, et de laisser à l'hôtel un mot à notre intention. Le lendemain, nous trouvâmes le mot :
Monsieur Thomas n'avait pas réussi. Le maire d'Issoudun à qui je m'étais adressé dans l'entretemps m'avait aussi éconduit. Il ne me restait plus que le député Chassaigne. Malgré mon extrême
fatigue, j'allai dès le lendemain vingt-quatre juillet à la mairie où l'on me dit que j'avais chance de trouver Monsieur Chasseigne vers les dix heures.
Je ne le connaissais pas, et, à un moment donné, on m'indiqua ce Monsieur Chasseigne qui était harcelé de quémandeurs et on s'en débarrassait tant bien que mal.
Assez peu confiant, je l'abordai et lui racontai mon histoire en lui faisant remarquer que je voyais passer à Issoudun des parlementaires Belges qui venaient certainement à Limoges et qui avaient
certainement dû recevoir leur part dans la distribution d'essence dont j'ai parlé plus haut, que, moi, j'étais victime de ma bonne foi et que j'étais parti sans attendre cette essence parce que je
pensais en avoir assez pour gagner la ligne de démarcation par mes propres moyens, mais que réellement, à raison des crochets que l'on nous avait fait faire, j'étais maintenant à vingt-huit
kilomètres de cette ligne de démarcation sans essence suffisante, d'autant plus, me disait-on, que les allemands ne distribuaient pas d'essence à la ligne de démarcation et ne laissait passer que
chaque voiture ayant de l'essence pour deux cent kilomètres au moins.
(à suivre)
Yvan Balchoy
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Vendredi 4 décembre 2009
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02:48
Salut, amie lectrice, ami lecteur.
Dans le Figaro de ce matin aucune allusion à cette femme maltraitée par certains policier mais un plaisir douteux à présenter l'hostilité supposée des français vis à vis des minarets. Ce journal
est bien socialement injuste à l'image de la droite sectaire et malhonnête de Sarkosy qui vient une fois de plus de prouver son parti prix sous ce gouvernement aux ordres et Médef & Cie. Un
exemple entre cent, sarko est conscient d'avoir été roulé par le milieu hôtelier à propos de la baisse de la tva mais il affirme que quoi qu'il arrive, il ne reviendra jamais sur cette baisse.
Des têtus de ce genre sont un malheur pour leur peuple à commencer par les plus fragiles. Le scandale du bouclier fiscal en est un autre bon exemple. Cet homme à présent modifie les équilibres
électoraux pour s'assurer un succès quasi automatique à tous les échelons du pouvoir comme c'était le cas pour le sénat. Qu'il prenne garde car une société bloquée ainsi ne pourra évoluer qu' à
travers une vraie révolution comme en France en 1789 et en Russie en 1917 !
Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
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Vendredi 4 décembre 2009
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04
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01:12
Mon fils, ta vie près de moi
m'a comblée de bonheur,
parfois de peines, de beaucoup d'amour
et d'entraide. Ce que nous étions
l'un pour l'autre nous le sommes toujours.
Continue de me parler,
en me serrant dans tes bras...
Je t'aime fiston...
Veille sur nous!
Diane
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Vendredi 4 décembre 2009
5
04
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/2009
01:09
Lorsque le soir tombe
et que le ciel devient sombre
nous quittons bras dessus-bras dessous
en nous donnant mille bisous
l’ avenue de l’équinoxe,
la ville et ses intox
pour gagner les nombreux parcs verdoyants
où Bruxelles se fait bon enfant.
Yvan Balchoy
balchoyyvan13@hotmail.com
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Vendredi 4 décembre 2009
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00:57
Toute révolution devrait commencer par une réforme du dictionnaire.
[Victor Hugo]
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Jeudi 3 décembre 2009
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02:27
Nul ne peut atteindre l'aube sans passer par le chemin de la nuit.
[Khalil Gibran]
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Mercredi 2 décembre 2009
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/2009
19:20
L'univers a commencé sans l'homme, se terminera -t-elle avec? Claude Lévy Strauss en doutait, je crois. Ce matin, en regardant une
émission culinaire sur la Trois Française j’ai été bien tenté de lui donner raison. Il s'agissait de scampis découpés vivants et palpitants par un maitre ayant obtenu un grand prix en 2009.
À une auditrice lui demandant si une telle cruauté était nécessaire pour la qualité du plat cet individu peu ragoutant à mes yeux répondit que non mais qu'il était un peu pressé ce matin. Si nous
pensons que notre statut de roi du vivant nous permet de traiter avec un tel mépris nos frères dits inférieurs, je crois que Lévy Strauss à raison. Heureurement ce matin, une infirmière et son
assistante m'ont donné une tout autre image de la richesse humaine. Elles devaient m'enlever les agrafes résultant de mon opération chirurgicale, ce qui est sensiblement douloureux selon entre
autres l'attention que met la praticienne à être attentive à la douleur du patient tout en restant efficace dans la réalisation de sa tâche.
C'est ce qu'elles m'ont magistralement révélé ce matin en me rendant plus optimiste sur notre dignité humaine et notre solidarité avec tous les vivants.
Yvan Balchoy
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Mercredi 2 décembre 2009
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00:19
Depuis que nous avons la télévision à la maison, nous prenons nos repas tous du même côté de la table, comme dans la Cène de Léonard de
Vinci.
[Marcel Pagnol]
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Mercredi 2 décembre 2009
3
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Le meilleur médecin est la nature : elle guérit les trois quarts des maladies et ne dit jamais de mal de ses confrères.
[Louis Pasteur]
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Mardi 1 décembre 2009
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/2009
17:18
Un nouveau fait divers illustre la brutalité et l'imbécillité de certains policiers français. Une fois de plus, sur base d'une erreur
d'identité une femme qui refuse à juste titre d'être séparée de sa fille de 12 ans est plaquée avec une violence extrême contre sa voiture, amenee au poste y subit une fouille au corps intime qui
constitue une forme légalisée et humiliante de ce que j'ai envie de qualifier une violation de la personne humaine.
J'ai voulu trouver trace dans le Figaro du jour de ce navrant fait divers :Rien n 'y figure. Il faut dire que ce journal porte parole officieux de l'U M P consacre deux pages sur l'union sacrée
(sic ) des polices d 'élite (celle de Tchéchénie ?) face au terrorisme ( celui de Ben Laden ou de l 'O T À N ?
Il est évident que la simple histoire d 'une petite française ne fait pas le poids devant les "nouveaux croisés de l'occident " mais n 'en déplaire au caporal sarko qui à sa responsabilité dans le
sentiment d'impunité que ressentent depuis des années des policiers violents et peu respectueux du droit des simples gens. Nous verrons demain si le Figaro à retrouvé la maman d 'une petite fille
de 12 ans qui ne voulait pas abandonner sa fille face à des hommes violents trahissant l'honneur de l'uniforme qu'ils portent.
Yvan Balchoy
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Mardi 1 décembre 2009
2
01
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/Déc
/2009
00:59
Dans la vie, il y a trois facteurs : le talent, la chance, le travail. Avec deux de ces facteurs, on peut réussir. Mais l'idéal est de
disposer des trois.
[Bernard Werber]
Par BALCHOY
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Lundi 30 novembre 2009
1
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/2009
18:38
Suisse C'est devenu clair comme autrefois le fascisme ou pire encore. Je prends acte que quelques cantons échappent à la peste brune,
tant mieux pour leur honneur: la confédération helvétique n'est pas digne de l'Europe que l'Espagne de Franco. Ce n'est pas une affaire de MINARET mais de dignité humaine.
Yvan Balchoy
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Lundi 30 novembre 2009
1
30
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/2009
02:09
Les plus grandes aventures sont intérieures.
(Hergé)
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Dimanche 29 novembre 2009
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/2009
23:16
Depuis deux mois des enfants slovaques donc appartenant à l'Union Européenne dorment sur des cartons, expulsés par des policiers, qui
ont oublié depuis longtemps qu'ils ont pour mission de défendre les plus faibles, tous les soirs à minuit jusque la réouverture de la gare à 4 h du matin. Le problème de ces "européens " c'est
qu'ils sont roms donc rejetés par presque tous y compris par la Fedasil, organisme d'accueil jouant très mal le rôle de Ponce Pilate: imaginez loger une famille rom de 6 enfants et lui trouver un
travail en 3 mois . . . On vous répondra que pour l'administration une famille slovaque est une famille européenne, point à la ligne. Il est alors désespérément normal que ces gosses dorment dans
une gare. Je suis sur en tout cas que Lénin aurait limoge ces policiers et mis au service des petits du peuple le Fedasil Sans le droit à un toit pour tous, à une politique de santé pour tous, à un
enseignement gratuit et obligatoire il n'est de démocratie que virtuelle et inégale. Voilà pourquoi à la pseudo démocratie de Van Rompuy je préfère celle de sa soeur Tine que le ptb préconise au
service des travailleurs de tous pays.
Yvan Balchoy (Le soir 27 /11 page 7 ) (Solidaire du 27 /11 page 1 )
Par BALCHOY
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Dimanche 29 novembre 2009
7
29
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/2009
23:06
MACHA BERANGER UN RÉCONFORT DANS LA NUIT.
Pendant près de 30 ans elle fut une "exemplaire voix de la nuit " et souvent l'ai écouté le poste vissé à l'oreille évertuer à calmer l'angoisse à apaiser les conflits de celles et ceux qui
venaient se confier à elle. En 2006, elle est frappée par une forme grave du cancer du sein. Courageusement elle relate son expérience dans un ouvrage: "quand ça vous arrive . . . "Le 23 mai, elle
est convoquée chez son nouveau directeur FRÉDÉRIC SCHLESINGER qui la vire purement et simplement. Normalement elle ne peut être licenciée vu son état de maladie mais comme elle n'à pas demandé
d'arrêt officiel pour continuer son action salvifique, Schlesinger lui répond sèchement qu'il n'est pas dans l'illégalité, mais dans son droit le plus complet, cas elle n'est pas en arrêt de
travail. De cette triste rencontre entre une femme admirable et un petit fonctionnaire inhumain, le choix est vite fait ! (voir "France dimanche " 7 mai 2009 )
Yvan Balchoy
Par BALCHOY
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Dimanche 29 novembre 2009
7
29
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/Nov
/2009
00:12
Nous sommes ici-bas pour rire. Nous ne le pourrons plus au purgatoire ou en enfer. Et, au paradis, ce ne serait pas
convenable.
[Jules Renard]
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Samedi 28 novembre 2009
6
28
/11
/Nov
/2009
23:41
J'ai décidé d'être heureux parce que c'est bon pour la santé.
[Voltaire]
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